Maison de l'Algérie Pont-d'intelligence

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Club "Génération Entrepreneurs en Algérie

jeudi 17 septembre 2015

Pas de décalage entre le système de formation professionnelle et la sphère économique

Pas de décalage entre le système de formation professionnelle et la sphère économique
 Le ministre de la Formation et de l'enseignement professionnels, Mohamed Mebarki, a indiqué lundi qu'il n'existait aucun "décalage" entre le système de formation professionnelle et la sphère économique, évoquant plutôt "un manque d'engouement" des jeunes à aller vers des métiers manuels et techniques.
"Il ne s'agit pas d'un problème de décalage ou d'inadaptation du système de formation professionnelle aux réalités économiques, mais d'un manque d'engouement des jeunes à aller chercher un diplôme professionnel et un métier dans le manuel et dans le technique", a affirmé le ministre dans un entretien à l'APS.
Le ministre a estimé que cela relève de la "mentalité" de certains jeunes qui refusent d'aller travailler dans certains secteurs comme l'agriculture et le bâtiment, ajoutant que "ces mentalités sont en train de changer".
Interrogé sur la lente adaptation du secteur avec les besoins du monde économique, M. Mebarki a déclaré que "si le constat est réel, il reste que la faiblesse signalée n'est pas de la responsabilité du secteur, en tous cas, pas de sa seule responsabilité".
Il a expliqué, à ce propos, que "plus de la moitié des 1.200 établissements du pays assurent des formations dans la plomberie, alors qu'on ne trouve pas de plombier sur le marché".
Pour le premier responsable du secteur, l'Etat "a toujours mis les moyens matériels et humains qu'il faut pour répondre à la demande de formation de la ressource humaine au profit du développement socio-économique du pays".
Il a soutenu, dans ce sens, que "l'ouverture des formations et des spécialités se fait en concertation avec les secteurs utilisateurs et les entreprises, dans le cadre des commissions de partenariat au niveau des wilayas, et dans le cadre du Conseil national de partenariat au niveau national".
Il a annoncé, à cet effet, que pour la rentrée de septembre 2015, le secteur offre près de 410.000 postes de formation aux nouveaux candidats dans différents modes de formation, relevant une hausse de 20.000 postes de formation résidentielle par rapport à la rentrée de septembre 2014, ajoutant que ce chiffre "augmentera selon les besoins en agissant sur le mode de formation par apprentissage qui est assuré en entreprise ou chez l'artisan".
"Le nombre de stagiaires reconduits, c'est à dire ceux déjà en formation, a atteint 244.000 stagiaires", a t-il ajouté.
Pour ce qui est des infrastructures d'accueil, le secteur compte 1.213 établissements de formation et d'enseignement professionnels, dont 35 établissements ont été réceptionnés durant le mois en cours, alors que d'autres infrastructures seront réceptionnées avant fin décembre 2015.
Dans le volet pédagogique, le ministre a annoncé que 1.408 équipements technico-pédagogiques ont été réceptionnés au profit des établissements, notamment ceux nouvellement créés ces deux dernières années.
S'agissant des personnels, Mebarki a indiqué que "66.500 postes budgétaires sont ouverts au titre du secteur de la formation et de l'enseignement professionnels", précisant que "1.555 postes seront réservés pour les 35 établissements nouvellement créés".
Des centres d'excellence pour servir de référence
La rentrée du secteur de la Formation professionnelle 2015, dont le coup d'envoi officiel sera donné le 27 septembre courant, sera marquée par "le développement des centres d'excellence qui serviront de référence dans un certain nombre domaines", selon M. Mebarki.
"La création de centres d'excellence est une nouvelle démarche de partenariat adoptée par le secteur dans le but de faire adhérer le secteur économique public et privé dans les différentes étapes du processus de formation professionnelle", a-t-il expliqué.
Citant l'exemple de création d'un centre d'excellence en partenariat avec la société Schneider-Electric dans la spécialité de l'électricité et de l'énergie à Rouïba, Mebarki a indiqué qu'une "prospection technique et pédagogique a été engagée avec la partie française pour nous accompagner dans la création de centre".
Il a annoncé, dans ce sens, qu'un partenariat a été conclu avec des entreprises nationales et internationales comme Cosider, Lafarge, Knauf et Seigneurie pour la création d'un centre d'excellence au niveau du CFPA de Douera (Alger).         "Dans les métiers des TIC, un centre est cours de création à Bousmail (Tipaza) en partenariat avec le ministère de la Poste et des TIC et Algérie Télécom", a indiqué le ministre, ajoutant que "d'autres centres sont aussi en cours de création à l'exemple du secteur de l'automobile avec Renault dans la wilaya d'Oran".
Abordant les spécialités nouvelles prévues pour cette rentrée, le ministre a fait état de l'introduction de 4 nouvelles formations au niveau national.
"Nous introduisons cette année quatre nouvelles spécialités au niveau national", a déclaré le ministre, précisant que "sur les 442 spécialités que compte la nomenclature officielle, 381 spécialités réparties sur 22 branches professionnelles sont programmées à travers différents établissements".
Les spécialités introduites pour cette rentrée sont: la culture des plantes médicinales, aromatique, les travaux géotechniques, les travaux publics et ouvrage d'art, et laborantin mines et carrières.
Adaptation aux orientations économiques
S'agissant du contexte économique, M. Mebarki a indiqué que "le secteur s'adapte aux orientations économiques récentes du gouvernement, suite à la baisse des prix du pétrole".
"Des efforts particuliers sont à mener en direction de secteurs décidés comme prioritaires par le gouvernement, à savoir l'industrie, l'agriculture, le tourisme et le bâtiment, a ajouté le premier responsable du secteur.
Evoquant les offres et les spécialités de formation ouvertes dans l'optique de répondre aux exigence de l'économie nationale, le ministre a révélé que le secteur du bâtiment et des travaux publics arrive en tête avec 40.000 postes de formation.
L'industrie du textile compte 20.000 postes, l'agriculture et l'industrie agro-alimentaire 19.000, l'hôtellerie et le tourisme 24.000, l'électronique, électricité et énergie avec 27.000 postes de formation.
Abordant la pression qui existe sur certaines spécialités où il y a une forte demande de formation, comme l'audiovisuel, les arts graphiques, le froid, l'automatisme, le ministre a indiqué que son département "est en train de les démultiplier pour diminuer la pression".
Le ministre, qui est revenu sur la question de l'enseignement professionnel, a estimé que "le cursus doit aller jusqu'au bout de la logique pédagogique ayant présidé son avènement", expliquant, à ce propos, que "le baccalauréat professionnel peut constituer une solution. Mais, ce n'est pas la seule".
APS

Travaux publics: des changements dans le cahier de charges des grands projets



Travaux publics: des changements dans le cahier de charges des grands projets
Le ministre des Travaux publics, Abdelkader Ouali a indiqué, lundi à Tlemcen, que le cahier de charges des grands projets de son secteur connaitra des changements qui seront annoncés bientôt.
Ces changements assureront la poursuite des travaux sans interruption et éviteront des erreurs que peut commettre l’entreprise de réalisation à cause de mauvaises études techniques des sols, a affirmé le ministre lors d’un point de presse en marge de sa visite d’inspection dans la wilaya.
M. Ouali a souligné que ces changements imposées par la politique de rationalisation des dépenses commence par une organisation des moyens de travail et leur disponibilité au chantier de manière à garantir un travail continu.
Le premier changement exige à l’entrepreneur la disponibilité de tous les moyens humains et matériels avant le lancement du projet pour ne pas perturber le travail, a-t-il ajouté soulignant que chaque arrêt du travail induit de nouvelles dépenses lors de la réévaluation du projet.
M. Abdelkader Ouali a déclaré, dans ce sens, que la durée de réalisation est celle qui détermine les moyens à fournir et non le contraire.
Le ministre a, en outre, souligné que l’étude technique minutieuse du sol est une priorité dans les prochains changements afin d’éviter toute ambiguïté dans le travail qui pourrait conduire à un incident technique.
Il a ajouté que le but escompté de ces changements est de réhabiliter les outils de travail nationaux des secteurs privé et public et de bénéficier de l’expérience des partenaires étrangers en vue de garantir la qualité, le respect des délais impartis et la rigueur.
Pour la wilaya de Tlemcen, le ministre a indiqué que tous les projets programmés ont été lancés et vont à un rythme satisfaisant en vue de contribuer au développement local et au désenclavement des zones rurales, à la sécurité des usagers de la route et au développement des infrastructures routières.
Lors de sa visite qui a touché plusieurs dairas de la wilaya côtières, montagneuses et steppiques, M. Abdelkader Ouali a inauguré trois trémies à Ain Youcef, Maghnia et Chetouane et a inspecté l’échangeur de Remchi avant de procéder au lancement des travaux de 24 unités nouvelles de contrôle et d’intervention sur les routes, ainsi que la cérémonie de reconversion de l’abri de pêche de Honaine en port de pêche doté d’une capacité d’accueil de 150 embarcations permettant d’accroître la production halieutique et générer 250 emplois permanents et 120 autres provisoires.
Le ministre a également visité le projet de construction d’un port à Sidna Youchaa dont le taux des travaux avoisine les 38 pour cent, pour un coût de plus de 7,3 milliards DA. Ce projet sera livré en février 2017 avec la réalisation d’un nouvel accès au port sur une distance de 1,3 kilomètre.
Un rapport a été présenté au ministre sur les différents projets concrétisés dans la région dont le dédoublement de la route nationale (RN 22) reliant Remchi à la frontière nord de la wilaya de Tlemcen sur une distance de 20 km, la RN 98 reliant Hennaya et la RN 35, la rénovation du chemin de wilaya (CW 102) sur 9 km et l’achèvement des travaux de la RN 98 entre Tlemcen et Ghazaouet sur 15 km.
Parmi les projets en cours de réalisation, figurent la voie d'évitement de la côte entre Marsa Ben M’hidi et Ghazaouet et le dédoublement de la voie entre Maghnia et Marsa Ben M’hidi sur 60 km.
APS

L'impôt forfaitaire unique sera calculé par les contribuables eux mêmes dès 2016 (DGI)

L'impôt forfaitaire unique sera calculé par les contribuables eux mêmes dès 2016 (DGI)
L'impôt forfaitaire unique (IFU) sera calculé et déclaré par les contribuables eux-mêmes à compter de février 2016, une mesure qui facilitera la tâche au déclarant et à l'administration fiscale, a indiqué mardi le Directeur général des impôts, Abderrahmane Raouia.
Cette autodéclaration de l'IFU, introduite par la Loi de finances complémentaire (LFC) pour 2015 "est très importante car elle réduira les procédures de contentieux et soulagera l'administration fiscale de la lourde gestion de cet impôt", a estimé M. Raouia qui était l'invité des "Débats du FCE" (Forum des chefs d'entreprises).
L'article 23 de la LFC 2015 stipule que "les contribuables soumis à l'impôt forfaitaire unique doivent procéder au calcul de l'impôt dû et le reverser à l'administration fiscale suivant la périodicité prévue".
Les contribuables concernés sont ainsi tenus de souscrire une déclaration complémentaire entre le 15 et le 30 janvier de l'année N+1, et de payer l'impôt y relatif, en cas de réalisation d'un chiffre d'affaires dépassant celui déclaré par eux au titre de l'année N.
L'administration fiscale peut ensuite, selon le même article, rectifier les bases déclarées, par un rôle individuel, en cas de possession d'éléments décelant des insuffisances de déclaration.
Cette rectification ne peut être opérée qu'après l'expiration du délai nécessaire pour la souscription de la déclaration rectificative. En cas de contestation des bases retenues, la loi autorise le contribuable à adresser un recours.
L'IFU est imposé aux personnes physiques ou morales, les sociétés et coopératives exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale ou de profession non commerciale dont le chiffre d'affaires annuel n'excède pas 30 millions de DA.
Son taux est de 5%  pour les activités de production et de vente de biens et de 12%, pour les autres activités.
Interrogé par ailleurs sur le déroulement du programme de mise en conformité fiscale volontaire (MCFV), lancé en août dernier, il a réitéré qu'il "ne s'agissait pas d'amnistie fiscale" mais d'une "démarche visant à bancariser l'argent informel".
Il a rappelé qu'à compter du 1er janvier 2017, la loi sera appliquée pour les détenteurs de fonds informels n'ayant pas souscrit à ce dispositif.
La LFC 2015 (article 43) a fixé une taxation forfaitaire libératoire de 7% applicable sur les sommes déposées auprès des banques dans le cadre d'un programme inédit en Algérie: la mise en conformité fiscale volontaire dont la date limite a été fixée au 31 décembre 2016.
A une question d'un journaliste sur un début d'austérité qui serait engagée par la LFC 2015, M. Raouia a répondu qu'il "n'y avait pas de mesures d'austérité du moment que beaucoup de taxes ont été réduites au profit de l'entreprise productrice alors que d'autres ont été juste réajustées" avant d'ajouter" s'il y avait austérité vous aurez trouvé des mesures différentes".
Le FCE veut généraliser la baisse de l'IBS aux services
Lors des débats, les membres du FCE ont exprimé leurs préoccupations relatives notamment au climat des affaires et aux procédures fiscales, douanières et bancaires.
Ils ont surtout proposé d'élargir la réduction de l'IBS (impôt sur les bénéfices des sociétés), introduite par la LFC 2015 au profit des entreprises de production de bien, aux sociétés de services.
"La réduction de l'IBS a été accueillie avec une grande satisfaction par les chefs d'entreprises mais on ne comprend pas pourquoi les services ont été écartés alors qu'ils représentent une bonne part du PIB algérien", a lâché Salah Eddine Abdessamad, vice-président du FCE en ajoutant que son association patronale, la plus importante en Algérie, tenait à la généralisation de cette réduction.
"Nous avons été choqués de voir l'IBS pour les services augmenter de 23% à 26%, ce qui nous met au même niveau que les importateurs alors que nous sommes producteurs", s'est, à son tour, indigné  M. Sifi, président de la commission des Services au sein du FCE.
Le taux de l'IBS, unifié par la loi de finances initiale 2015 à 23% pour toutes les activités, a été revu par la LFC 2015 pour être fixé à 19% pour les entreprises de production, à 23% pour les activités de BTPH et de tourisme, et à 26% pour les autres activités notamment les services, l'importation et la revente en l'état.
Estimant que la pression fiscale en Algérie était raisonnable et que l'IBS, à titre d'exemple, est passé de 60% juste après l'indépendance à 40% dans les années 1990  pour osciller autour de 20% aujourd'hui, M. Raouia a promis que son administration "examinera la proposition" du FCE.
A une proposition des membres du FCE à supprimer carrément la TAP (taxe sur l'activité professionnelle), le DGI a répondu qu'il "faudrait trouver le juste milieu (...) pour ne pas impacter les ressources des collectivités locales", rappelant que cette taxe constituait l'essentiel des sources de financement local.
M. Raouia a rappelé enfin quelques indicateurs financiers du premier semestre de 2015 qui a enregistré une fiscalité pétrolière de plus de 1.240 milliards de DA et une fiscalité ordinaire de plus de 1.500 milliards de DA.
APS

Commerce extérieur: renforcement du dispositif de l'Opérateur économique agréé

Commerce extérieur: renforcement du dispositif de l'Opérateur économique agréé
Le statut d'Opérateur économique agréé (OEA), entré en vigueur depuis trois ans pour faciliter les procédures de dédouanement, vient d'être renforcé par la Direction générale des Douanes (DGD) en introduisant plus de facilitations notamment en faveur de l'exportation, a appris l'APS auprès de cette institution.
Une nouvelle circulaire signée par le Directeur général des Douanes le 30 juillet dernier, abrogeant celle de juillet 2012 relative à la mise en œuvre du statut de l'OEA, a simplifié davantage les procédures de dédouanement au profit des opérateurs agréés et notamment les exportateurs.
Un contrôle intelligent, limitant le passage par scanner à seulement 40% des marchandises contrôlées, a été ainsi instauré.
Pour les marchandises ciblées par un scanning et lorsqu'il s'agit d'un nombre de conteneurs ou autres engins de transport important dépassant cinq unités, "la douane procède à un ciblage d'un nombre ne dépassant pas les 40%, un ciblage qui sera automatisé dès qu'il est possible", selon la circulaire dont l'APS a obtenu une copie.
Le contrôle physique des marchandises ne peut être cumulé avec le passage au scanner sauf si ce dernier donne de "fortes présomptions de fraude", et lorsqu'elle est décidée, elle est effectuée sur le site de l'opérateur ou sur un site de son choix.
L'autorisation d'une visite approfondie de la déclaration ou de la marchandise est du ressort exclusif du chef d'inspection divisionnaire des douanes.
Cette vérification est en plus effectuée "dans la célérité la plus totale, par les services de l'inspection principale des brigades, de concert avec ceux chargés de la vérification", selon la circulaire.
En cas où le résultat du scanning indique qu'il n y a "rien à signaler", la marchandise est immédiatement enlevée ou exportée.
En dehors de cas de marchandises prohibées ou soumises à une formalité particulière préalable à l'exportation, tout litige avec les services des Douanes n'ouvre pas droit à ces dernières de bloquer la marchandise destinée à l'exportation.
La marchandise sera ainsi normalement exportée et le litige la concernant est traité après son exportation.
D'autre part, les marchandises destinées à l'exportation bénéficient désormais de la "priorité" dans la mise à quai et dans la constations du vu à l'embarquement.
Et pour inciter les opérateurs bénéficiant du Circuit vert à intégrer le statut de l'OEA, l'administration douanière a décidé de réserver ce circuit, à compter du premier novembre prochain, aux seuls OEA.
La Douane invite ainsi tous les opérateurs inscrits dans ce circuit, actuellement au nombre de 80, à introduire leur demandes de bénéfice du statut de l'OEA.
D'autres facilitations douanières ont été par ailleurs intégrées au profit des exportateurs et importateurs à pied d'égalité.
Il s'agit, par exemple, de la reconduction automatique d'une procédure douanière, l'acceptation de chèques non certifiés pour le paiement des droits et taxes ainsi que la dispense des autorisations préalables pour les opérations s'inscrivant dans le cadre des régimes douaniers économiques et pour les demandes de mains levées de dépôts ou le dédouanement des marchandises pour propre compte.
Les opérateurs agréés ne sont désormais tenus de fournir un mandat qu'à la première opération de dédouanement et non pas à chaque opération comme c'était le cas avant l'entrée en vigueur de la nouvelle circulaire.
Moins de 200 OEA à ce jour: manque de communication et peur de la transparence
Enfin, les importateurs pour la revente en l'état, actuellement exclus du statut, pourront prétendre au bénéfice de l'OEA selon les modalités qui seront déterminées prochainement par un arrêté conjoint du ministère des Finances et celui du Commerce, annonce la circulaire.
Depuis l'entrée en vigueur du statut de l'OEA en 2012, à peine 199 opérateurs l'ont intégré.
Des chefs d'entreprises invités récemment par l'administration douanière pour se concerter autour des procédures de dédouanement et d'autres contraintes rencontrées, ont exprimé pourtant une satisfaction vis à vis des facilitations proposées par l'OEA et détaillées lors de la rencontre.
Le manque de communication sur se statut est dès lors pointé du doigt par les opérateurs économiques et même reconnu par l'administration douanière.
"Le faible taux d'adhésion à ce dispositif est le résultat d'une mauvaise information... le problème est essentiellement un problème de communication", dira Chelgoum Djamel, entrepreneur membre du FCE (Forum des chefs d'entreprises).
Le manque de confiance et la crainte d'un contrôle caché derrière l'OEA seraient également responsables de ce "désintérêt" pour le dispositif, selon lui.
"L'opérateur a toujours ce problème de confiance envers son administration, il pense, qu'en se faisant agréer, il sera plus contrôlé et plus regardé par l'administration fiscale notamment", explique à l'APS cet entrepreneur.
L'OEA est "une mesure en faveur de l'entreprise mais qui n'a pas été malheureusement entourée d'une bonne vulgarisation. En plus, nous n'avons pas encore cette culture de transparence", soutient de son côté Nait Abdelaziz, Président de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA).
Pour bénéficier du statut de l'OEA, les opérateurs doivent remplir un cahier des charges dans lequel figureront toutes les informations relatives à l'entreprise et qui servira de fiche de renseignement aux Douanes qui vont soumettre l'entreprise à un audit, dont la durée peut aller d'un à six mois.
En cas de fraude, les avantages et les facilitations accordés par l'OEA seront suspendus et l'opérateur s'exposerait à des sanctions pouvant aller jusqu'à la poursuite judiciaire et l'inscription de son nom, ou sa raison sociale, sur le Fichier national des fraudeurs.
APS

Algeria 2.0, le carrefour International des Professionnels des TIC :L'Afrique à l'honneur

L’ « Algeria 2.0 » revient pour la quatrième année consécutive au service des TIC. Organisé comme d’accoutumée à l’incubateur du Cyber parc Sidi Abdellah, du 15 au 19 septembre 2015, l’événement se veut être une passerelle entre les acteurs du web africains et plus spécifiquement algériens.

Pour la journée d’ouverture, des experts, sénégalais, ivoiriens et français et tunisiens ont abordé avec les mordus des nouvelles technologies algériens leurs expérience dans le numérique et l’entreprenariat.

Yves Miezan Ezo, faisait partie des conférenciers. Venu de la Cote d’Ivoire, il a partagé ses différentes missions menées en Europe et en Afrique, en accompagnant le développement international d'entreprises innovantes, basées en France, en Côte d'Ivoire, au Sénégal, au Cameroun, au Maroc, Madagascar ou encore à l'ile Maurice.

Florent YOUZAN représentait également la Cote d’Ivoire.   Spécialiste en ‪TIC, il a lancé en février 2011, « Afriworkers » une plate-forme de promotion de l'emploi par le télétravail, le co-working et la mutualisation des compétences, sur lequel il s’est étalé au cours de son intervention à l’Algeria 2.0.
©ImeneAmokrane/liberte-algerie.com
©ImeneAmokrane/liberte-algerie.com
©ImeneAmokrane/liberte-algerie.com
Le Sénégal, était aussi à l’honneur de cet événement, avec la participation de Babacar BIRANE, entrepreneur, cofondateur de “Baobab Entrepreneurship ». Lancée en octobre 2013,  la startup qui est à l’origine de www.concree.com, est considérée comme la première plateforme de réseautage d’entrepreneurs, d’incubation virtuelle et de financement de startups en Afrique francophone.

Du côté algérien, Rafik Chala, expert en entrepreneuriat, il a choisi comme thématique, « l’innovation », en abordant différents sujets liés à la compétitivité, la créativité et la curiosité intellectuelle.
Liberté

mercredi 16 septembre 2015

Ghoul: le tourisme en Algérie, un "secteur prioritaire" pour l'économie du pays

Ghoul: le tourisme en Algérie, un "secteur prioritaire" pour l'économie du pays
 Le tourisme en Algérie est devenu un "secteur prioritaire" pour l'économie du pays compte tenu de sa plus-value, a indiqué lundi à Medellin (Colombie) le ministre de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de l'Artisanat, Amar Ghoul.
"Le tourisme est devenu un secteur prioritaire (du fait) de sa plus-value dans le devenir de l'économie nationale (...) et ce, sur décision du président de la République", a souligné M. Ghoul, dans un exposé présenté à la 21ème session de l'Assemblée générale de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), qui se tient en Colombie, indique un communiqué du ministère.
M. Ghoul a également "salué" les efforts déployés par l'Algérie pour développer l'activité touristique qui entre dans le cadre de la promotion du développement durable en Algérie.
Le développement du tourisme en Algérie se traduit aussi à travers le Schéma national de l'aménagement du tourisme (SDAT) à l'horizon 2030, ce qui constitue une référence de la politique touristique en Algérie, a-t-il dit.
Dans le même contexte, le ministre a souligné toute l'attention accordée à l'investissement privé et public et à l'investissement étranger, relevant aussi "l'important patrimoine touristique" que représente le Sud et le Grand sud ainsi que les composantes culturelles dont jouit le pays.
Il a également mis en exergue le "rôle prépondérant" que joue l'Algérie pour appuyer les principes fondateurs de l'Organisation mondiale du Tourisme, qui a pour but, a-t-il dit, de développer l'activité touristique qui reste un vecteur "majeur" de création de richesses et d'emplois.
L’Algérie est membre de cette organisation depuis 1976, rappelle-t-on.
APS

La LFC 2015 vise à promouvoir l’investissement

La LFC 2015 vise à promouvoir l’investissement
Les dispositions bancaires et fiscales contenues dans la loi de finances complémentaire pour 2015 "visent à promouvoir l’investissement et le développement socio-économique", a-t-on indiqué, lundi, à Jijel au cours d’une rencontre consacrée à cette loi.
Intervenant au cours de cette journée d’information, des intervenants ont notamment estimé que les nouvelles dispositions, consignées dans ce texte réglementaire ont pour objet de "stimuler l’investissement productif et de booster le développement socio- économique".
La rencontre, initiée par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Jijel, a regroupé des opérateurs économiques, des promoteurs et des investisseurs spécialisés dans différents créneaux.
Après l’ouverture des travaux par le président de la CCI, Nouri Saïd Belmedrek, en présence de responsables et d’élus locaux, le représentant à Bejaia de la direction régionale de la Banque nationale d’Algérie (BNA), Abdesselem Achour et Nacer Benoulha, directeur des Impôts de la wilaya de Jijel se sont longuement attardés, dans leurs interventions, sur les nouvelles dispositions bancaires et fiscales.
Le programme de conformité fiscale volontaire (CFV) qui s’inscrit dans la démarche globale du gouvernement pour poursuivre l’inclusion financière et la bancarisation de l’économie nationale, les modalités pratiques relatives au traitement de ce programme, son ancrage juridique, les principales mesures fiscales consignées dans la loi en question, ainsi que la révision du dispositif douanier et fiscal régissant l’importation de certains produits ont été longuement expliqués et commentés par les deux intervenants.
De son côté, le représentant de la direction des Domaines et de la conservation foncière de la wilaya de Jijel, Nouredine Touati, a évoqué les nouvelles procédures d’attribution des terrains du domaine privé de l’Etat destiné à l’investissement.
Le conférencier a expliqué, à ce propos, les modalités pratiques pour l’octroi de terrains d’assiette aux fins de la concrétisation de projets d’investissement. S’agissant de la sécurité sociale, le directeur de l’agence locale de la Caisse nationale d’assurances sociales (CNAS), Hacene Nouara, a abordé les dispositions relatives à ce secteur, mettant en exergue les "facilités exceptionnelles" octroyées pour la régularisation de la situation des employeurs en matière de déclaration des employés. Outre le nouveau produit relatif à la télé-déclaration des cotisations, mis en place par la CNAS, l’intervenant a également évoqué le dispositif d’encouragement et d’appui à la promotion de l’emploi qui accorde notamment des abattements en matière de charges sociales.
Selon ce nouveau dispositif, tout recrutement d’une durée de douze (12) mois et plus, la part patronale de cotisation à la Sécurité sociale passera de 25 % à 15 % lorsqu’un demandeur d’emploi est recruté dans la région Nord du pays, à 5 % pour un primo-demandeur d’emploi dans la même région, et 2,5 % lorsqu’il s’agit d’un recrutement dans les régions du Sud et des Hauts-plateaux.
D’autres avantages sont également consentis au titre de ce mécanisme (subvention mensuelle, abattement de part patronale...), a expliqué M. Nouara, dans son intervention.
APS