Maison de l'Algérie Pont-d'intelligence

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lundi 31 décembre 2012

Bilan de la politique du renouveau agricole Une large marge de progression à accomplir


En dépit des résultats satisfaisants réalisés par le département de Rachid Benaïssa, des insuffisances multiples persistent encore dans différentes filières. 
La politique du renouveau agricole et rural, prônée par le ministère de l’Agriculture, vise le développement du secteur et l’adaptation de ce dernier aux évolutions socioéconomiques récentes, tant sur le plan interne qu’externe.
Cet ambitieux objectif n’est pas encore atteint de par l’ampleur des changements introduits qui exigent un renforcement considérable des capacités humaines.
D’autres efforts supplémentaires doivent être consentis pour s’assurer qu’aucune zone rurale, catégorie sociale ou groupe de personnes, ne soit exclue de ce mouvement.
Cette stratégie commence à porter ses fruits si l’on se fie aux analyses du département de Rachid Benaïssa. “La disponibilité alimentaire en volume est, selon ses statistiques, en progression continue. Elle est passée de 1 758 calories/jour en 1962 à 3 500 calories/jour en 2011. La population ayant été multipliée par 4 durant la même période, la disponibilité alimentaire totale a donc été, elle aussi, multipliée par 8”, lit-on dans une revue publiée par la tutelle en mai 2012.
La croissance du secteur est évaluée à 7% par an en moyenne pendant ces dix dernières années et couvre en valeur 70% des disponibilités alimentaires. Les 30% restants le sont par le recours aux importations.
La part des importations alimentaires dans le total de ce qui est importé est restée, indique la revue, inchangée fluctuant dans une fourchette de 16 à 20%. L’indice de développement humain national est passé de 0,68 en 2009 à 0,699 en 2010. La valeur de la production agricole totale est passée de près de 500 milliards de DA en 2001 à 1 600 milliards de DA en 2011. Les importations des céréales ont baissé pour le blé dur et l’orge et ont connu une augmentation pour le blé tendre. Il faut dire que le budget alloué au secteur est appréciable, d’autant plus qu’il est passé de 52 milliards de DA en 2000 à 284 milliards de DA en 2011. De telles ressources financières ont permis aux responsables en charge du secteur de mettre en œuvre leur politique et de résoudre les problèmes du foncier, de financement, de structuration et d’organisation.
L’approche par créneaux d’activité a été réaffirmée et a favorisé la création de 17 filières qui font actuellement l’objet de suivi par les organismes spécialisés en statistiques agricoles. L’on a relevé le retour des offices et des conseils interprofessionnels, installés dans chaque filière.
Des démembrements régionaux et locaux ont été également mis en place à travers tout le territoire national. Outre la réappropriation des terres abandonnées par leurs propriétaires, des projets de proximité de développement rural intégré (PPDRI) dont le nombre avoisine les 12 000 ont été programmés entre 2009 et 2014.
Sur les 6 000 approuvés entre 2009 et 2011, plus de 4 100 ont été déjà lancés dans quelque 1 241 communes, créant ainsi un total de plus de 3 millions de postes d’emploi.
Ce qui donne un taux de réalisation de l’ordre de 30%. Le bilan du ministère précise que 23 555 PME ont été recensées dans le domaine agroalimentaire et qui ont généré plus de 140 000 postes et assuré 33% de la valeur ajoutée de l’industrie nationale.
La répartition de la valeur de la production globale nationale montre que les zones de montagne ont contribué à 18%, les Haut-Plateaux à 23%, les plaines à 44% et le littoral à 16%.
Il est à noter que la politique du renouveau agricole et rural a mobilisé une enveloppe de 1 000 milliards de DA (10 milliards d’euros) dédiée à la modernisation de l’administration, aux divers mécanismes de soutien et à la subvention des prix à la consommation. “Le secteur a enregistré un développement certain pendant les dernières années. Il est cependant évident qu’une large marge de progression reste à accomplir. C’est le défi à relever pour continuer à renforcer la sécurité alimentaire, accroître le rôle de l’agriculteur dans la croissance de l’économie nationale et réduire la dépendance du pays vis-à-vis de la rente des hydrocarbures”, affirme le ministre dans cette revue.
APS

L’année 2013 sera celle des réalisations des projets en retard (ministre)


Le ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Mohamed Tahmi a affirmé dimanche à Saïda que l’année 2013 sera celle du lancement et de la concrétisation de plusieurs projets non encore lancés à travers le territoire national.
"L’année 2013 sera celle du lancement et de la concrétisation de nombreux projets ayant accusé des retards notamment pour des raisons locales telles que l’indisponibilité de terrains appropriés", a-t-il déclaré à l’APS, en marge de la visite de travail qu’effectue le Premier ministre, Abdelmalek Sellal à Saida, accompagné d’une délégation comprenant plusieurs ministres.
M. Tahmi a noté, à cet égard, que près de 20 projets relevant de son secteur et programmés durant la dernière décennie n’ont pas encore été lancés.
Il a également relevé que son département ministériel a bénéficié de 4.900 projets depuis l’an 2000, achevés pour la plupart ou en voie d’achèvement, alors que d’autres n’ont pas encore été entamés à ce jour.
S’agissant du stade de football du 5 juillet, le ministre de la Jeunesse et des Sports a annoncé qu’il bénéficiera d’une nouvelle pelouse conforme aux normes à partir du mois de juin prochain, soulignant que la pelouse actuelle restera utilisable jusqu’au mois de mai prochain.
Dans ce contexte, M. Tahmi a insisté sur l’importance de renforcer les travaux de maintenance des différentes infrastructures sportives à l’instar des stades de football, qui nécessitent un "suivi et à la fois des opérations de réhabilitation".
APS

Activités commerciales : le projet de loi vise à faciliter la création d’activités économiques pour les jeunes (Benbada)


Le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, a affirmé, dimanche à Alger, que le projet de loi modifiant et complétant la loi relative aux conditions d’exercice des activités commerciales visait à faciliter la création d’entreprises et d’emplois au profit des jeunes.
M. Benbada a indiqué, lors d’une conférence, de presse que ce projet de loi complétant la loi N° 04-08 du 14 août 2004 relative aux conditions d’exercice des activités commerciales "permettra à des centaines de jeunes la création de leurs propres activités économiques (production, services ou commerciales) grâce aux facilités octroyées.
Il a souligné que le plus important amendement du projet de loi adopté la semaine dernière par le Conseil des ministres, a concerné l’article 8 en vue d’accompagner les jeunes dans l’exercice d’une activité commerciale légale en réduisant le nombre de délits entravant l’obtention du registre de commerce de 14 à 6 afin de réintégrer ceux qui ont été condamnés par la justice.
Evoquant les facilités garanties par cette loi, le ministre a souligné entre autres la non obligation de la désignation du siège social ou domiciliation de l’activité jusqu’à la fin du projet pour le principal investisseur au début de son activité.
Selon M .Benbada, les entreprises nouvellement créées dans le cadre du dispositif de soutien à l’emploi des jeunes ne sont pas soumises aux droits relatifs au dépôt légal des comptes sociaux durant les deux années suivant l’enregistrement dans le registre de commerce alors que la loi faisait obligation à ces entreprises de présenter leur comptes sociaux le 31 juillet au niveau du centre national du registre de commerce avant même d’entrer en activité.
Le Conseil des ministres a adopté mercredi un projet de loi modifiant et complétant la loi relative aux conditions d’exercice des activités commerciales pour faciliter la création d’entreprises et d’emplois au profit des jeunes, rappelle-t-on.
Intervenant sur ce point, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait souligné que "l’effort d’accompagnement de la création des petites entreprises doit se traduire par une nécessaire adéquation du cadre régissant les activités économiques avec les objectifs de développement de l’économie nationale".
APS

dimanche 30 décembre 2012

Théâtre dans le sud algérien : petits moyens, grande volonté


 
L’art dramatique dans le sud algérien évolue dans des conditions techniques et financières jugées difficiles par certains comédiens et directeurs de troupes théâtrales, qui croient malgré tout à des lendemains meilleurs en misant pour cela sur la volonté et la passion qui habiteraient les artistes de ces vastes régions désertiques.
Le 4ème art dans le Sud mérite un meilleur encadrement pas seulement pour le comédien mais pour l’ensemble des métiers du théâtre (mise en scène, scénographie, décors, son et éclairage), s’accordent à dire des spécialistes présents à Alger dans le cadre des 5èmes journées théâtrales du sud qui prendront fin samedi au Théâtre Mahieddine-Bachtarzi d’Alger (TNA).
L’acquisition des accessoires pour concevoir les décors et les costumes, le manque de salles de spectacles et autres aléas administratifs, représentent autant d’obstacles à l’émancipation du théâtre "saharien" et risquent d’étouffer l’esprit créatif chez les jeunes talents, alertent les mêmes représentants d’associations culturelles spécialisées dans le théâtre.
A voir les pièces de théâtre présentées chaque soir, pendant une semaine sur les planches du TNA, une passion pour l’art dramatique est vite constatée malgré des décors modestes et le manque de professionnalisme dans les jeux de de lumière comme dans la direction des comédiens, même si ces derniers affichent sans conteste un réel talent.
Selon le metteur en scène et responsable de l’association culturelle "L’art de la scène" d’Adrar, Noureddine Boulghiti, le théâtre du Sud vit une dynamique animée par de jeunes talents "ambitieux" et "passionnés" qui tentent d’aller de l’avant avec les moyens de bord, d’autant plus que cet art est visiblement apprécié par le public, lequel montre souvent un réel intérêt pour les spectacles proposés.
Cet artiste affirme, en outre, que la majorité des comédiens de la région sont autodidactes ou formés dans de simples ateliers lors des festivals ou dans un cadre associatif. Pourtant, soutient-il, les artistes du sud "ne demandent qu’à travailler et à réussir leur carrière artistique".
Haroun El Kilani, metteur en scène et président de la coopérative culturelle de Laghouat, estime que le "grand problème" du théâtre dans les régions du sud réside dans le manque de salles de spectacle, d’échanges entre les théâtres régionaux, de tournées théâtrales dans les wilayas du sud et d’activités culturelles consacrées au théâtre, à l’exception notoire des festivals.
Il croit au talent des comédiens et aux compétences des metteurs en scène car, selon lui, malgré le peu de moyens techniques et financiers, des pièces de théâtre ont été montées et d’autres sont en cours de préparation.
Moins optimiste, le comédien au sein de l’association "Recherches artistiques" de Biskra, Said Djenane, estime que le théâtre au sud vit une sorte de "coma" dont le sort reste incertain, car, dit-il, les artistes subissent des contraintes administratives notamment lorsqu’ils sollicitent l’aide des parties chargées de la gestion du champ culturel.
Il déplore aussi la dissolution de plusieurs troupes et compagnies théâtrales dans sa région natale suite à des problèmes d’ordre financier, notamment.
Pour lui, les associations spécialisées dans le théâtre sont livrées à elles mêmes et font face à d’autres problèmes dont le manque de salles de spectacle, de formation, de représentations théâtrales et de "communication" avec les directions de la culture.
Par ailleurs, les comédiens et responsables de compagnies théâtrales rencontrés par l’APS, ont salué l’organisation des journées théâtrales du sud car il s’agit, disent-ils, d’une "très bonne occasion" qui s’offre aux artistes de la région pour présenter leur travaux artistiques et se produire dans une salle "mythique" comme le TNA dont les planches ont vibré sous les pas de grands noms du théâtre algérien.
Huit wilayas — Tamanrasset, Biskra, Laghouat, Bechar, Ouargla, Adrar, Tindouf et El Oued — participent à la 5ème édition des journées théâtrales du sud qui se tient du 22 au 29 décembre au TNA dans une ambiance bon enfant mais sans le public des grands jours et en l’absence remarquée des médias.
APS

Transport : 2012, l’année de l’optimisation des grands projets


En permanente évolution, le secteur des transports en Algérie a poursuivi en 2012 sa mutation profonde avec notamment l’optimisation des grands projets lancés dans le programme gouvernemental à travers la réalisation d’extensions du métro, de tramway, de nouvelles lignes ferroviaires et le lancement de nouveaux projets de réalisation ou de rénovation de téléphériques.
Considéré comme l’un des plus grands chantiers de l’Algérie, le secteur des transports est inscrit dans une logique de développement durable, et des schémas directeurs à l’horizon 2025 ont été ainsi élaborés.
La stratégie tracée par le secteur a pour objectif de développer l’offre de transport pour satisfaire les besoins de mobilité des personnes et des biens, améliorer la qualité de service par la réduction des temps de parcours, répondre aux besoins logistiques des opérateurs économiques et assurer un développement durable tout en privilégiant l’intermodalité et l’interconnexion des différents modes de transport.
Ainsi, pour faire accéder le réseau des transports en commun au niveau d’un véritable réseau d’agglomération et permettre au métro de jouer un rôle déterminant, des extensions ont été prévues.
Le réseau du métro évoluera, ainsi, pour proposer aux usagers une offre cohérente et efficace de transport public.
Actuellement, trois extensions de la ligne 1 sont en cours de construction pour étendre cette ligne d’environ 10 km. Il s’agit de l’extension Grande Poste vers la Place des Martyrs, d’une longueur de 1,69 km, de l’extension Hai El Badr vers Ain Naâdja sur 3,7 km et d’un autre prolongement de Hai El Badr vers El Harrach, d’une longueur de 4 km.
Les études préliminaires relatives à la réalisation des extensions de la ligne 1 du métro d’Alger, d’El-Harrach centre-Bab Ezzouar, Ain Naâdja-Baraki et Place des martyrs-Bab El Oued-Chevalley ont été déjà confiées des bureaux d’études spécialisés.
Une extension plus importante du métro d’Alger est déjà programmée
Dans le cadre de la modernisation et du renforcement des moyens de transport urbain à Alger et ses environs, et la prise en charge des préoccupations de la population algéroise, une autre extension plus importante est programmée pour le métro d’Alger en vue de former un réseau dense.
Il s’agit de l’extension Chevalley-Draria sur 14 km, en passant par Dély-brahim-Chéraga-Ouled Fayet-El Achour.
La création d’un réseau de métro algérien est proposée dans le cadre d’un programme de transport public conséquent élaboré pour assurer une réelle alternative à l’usage de la voiture, en garantissant une offre de transport complète avec des relais entre téléphérique, métro, tramway et bus.
Plus de 6 milliards de dollars ont été mobilisés par l’Etat pour doter les grandes villes algériennes de tramways qui vont renforcer le réseau national de transport public de voyageurs.
Depuis le lancement du premier tronçon du tramway d’Alger, les travaux se sont succédé rapidement au rythme des extensions et des créations de nouveaux réseaux.
A Alger, après la mise en service des deux premiers tronçons de la première ligne, la "ligne Est" qui relie Bordj El Kiffan aux Fusillés, les travaux du 3è et dernier tronçon de cette ligne qui s’étendra jusqu’à Dergana sur plus de 23 km, avancent à un rythme soutenu.
La mise en service de ce dernier tronçon est prévue pour mai 2013.
Métro et tram vont former une boucle de transport pour la capitale...
Deux extensions de cette ligne sont prévues. Le premier prolongement ira des Fusillés vers Bir Mourad Rais sur 4,6 km, alors que le second reliera Bir Mourad Rais à Draria pour rejoindre la ligne du métro, formant ainsi une véritable boucle de transport par rail pour la capitale.
Les travaux de réalisation des tramways d’Oran et de Constantine connaissent par ailleurs un état d’avancement appréciable.
Le tramway de la capitale de l’ouest du pays sera livré à la fin de l’année en cours.
Trois extensions du tramway d’Oran seront réalisées pour doter la population de cette ville d’un moyen de transport moderne et qui va minimiser son impact sur la circulation routière et leur assurer confort et sécurité.
Le tramway de Constantine, qui s’élancera depuis le stade Benabdelmalek pour aboutir à la cité Zouaghi sur 8 km sera, quant à lui, mis en service en juin 2013.
Les travaux d’extension du tramway de Constantine entre la cité Zouaghi et la nouvelle ville Ali Mendjeli sur 9,1 km, seront lancés en janvier 2014.
Les efforts pour doter les autres grandes villes du pays d’un réseau de transport urbain et moderne se poursuivent et de nombreux projets d’introduction de tramway sont inscrits. 14 projets de tramways au niveau national devront été réalisés.
Plus de 10 milliards de DA sont également consacrés par les pouvoirs publics pour la réalisation et la rénovation de téléphériques à Alger, Tizi-Ouzou, Oran et Constantine.
Le secteur du transport ferroviaire a connu ces cinq dernières années un développement remarquable porté par la volonté des pouvoirs publics de désenclaver les régions éloignées du pays et d’assurer une croissance économique et sociale équilibrée.
Les régions des Hauts plateaux et du Grand sud constituent la première priorité affichée par les autorités dans ce sens avec une part assez conséquente dans les différents projets inscrits pour le quinquennat qui s’achève en 2014.
Plus de 11 milliards de dollars pour développer le rail et le tramway
Ainsi et pour la seule année 2012, 13 projets ferroviaires ont été lancés ou en cours de l’être à travers le territoire national pour une enveloppe globale de près de 5 milliards de dollars.
Ce programme, qui sera pris en charge par des entreprises nationales, comprendra en effet la réalisation de 643 km, la rénovation de 225 km et la modernisation des infrastructures ferroviaires de la banlieue d’Alger, selon des révélations récentes de M. Amar Tou, ministre des Transports.
D’autre part, l’Algérie a consacré une enveloppe de 2 milliards de dollars pour l’acquisition de nouveaux trains de longues distances.
Par ailleurs, une enveloppe de 127 milliards de DA est allouée par les pouvoirs publics à la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) pour l’accompagner dans la réalisation de son programme d’investissement pour la période 2012-2015.
Le coup d’envoi des travaux de réalisation de la ligne ferroviaire devant relier le quartier de Bab Ezzouar à l’Aéroport d’Alger Houari-Boumediene sur une distance de 2,8 km a été donné par le ministre des transports.
Cette ligne permettra de faciliter la mobilité vers les deux terminaux (national et international) de l’Aéroport d’Alger et d’offrir une nouvelle solution aux voyageurs sortant de l’aéroport pour rejoindre les différentes villes reliées au réseau ferroviaire national.
La nouvelle desserte transportera près de 67.200 voyageurs par jour, avec une moyenne d’une rotation toutes les 30 minutes.
APS

Abdelmalek Sellal attendu dimanche dans la wilaya de Saida


Le Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, est attendu dimanche dans la wilaya de Saida pour une visite de travail d’une journée au cours de laquelle il inspectera plusieurs projets socio-économiques.
Durant cette visite, M. Sellal se rendra dans la commune de Sidi Ahmed (daïra d’Aïn Lahdjar) pour inspecter le projet de mise en valeur d’un périmètre agricole pris en charge par un investisseur privé et procéder à la remise des actes de concession au profit de jeunes agriculteurs de cette commune, selon un programme de visite de la wilaya de Saida.
Cette procédure s’inscrit dans le cadre de la mise en £uvre de la circulaire interministérielle portant création des nouvelles exploitations agricoles et d’élevage.
Dans la commune d’Aïn Skhouna (daïra de Hasasna), le Premier ministre prendra connaissance du projet de réhabilitation du périmètre Dhayat Zraguet qui permettra la création de 3.000 emplois.
Au chef-lieu de wilaya, plusieurs projets seront inspectés par M. Sellal comme le chantier des 3.000 logements LPL et LSP à Haï Salam.
Sur place, il suivra une présentation de l’étude du programme des 4.000 logements non lancés confiés à une entreprise chinoise, ainsi qu’une présentation d’une étude de réhabilitation de l’Oued Saïda, traversant la ville sur 1,8 km.
Au niveau du site de Oued El Ouakrif, la délégation suivra un exposé sur l’aménagement du site récupéré suite à l’éradication des commerces informels et il est prévu, entre autres, la réalisation d’une trémie et de parkings.
M. Sellal visitera aussi l’hôpital 240 lits "Ahmed Medeghri" qui souffre notamment du manque de spécialistes avant d’achever sa visite par une séance de travail élargie aux représentants de la société civile.
Cette visite de M. Sellal à l’intérieur du pays, intervient après celle effectuée en novembre dernier dans la wilaya de Ouargla. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en £uvre du programme du Président de la République.
APS

samedi 29 décembre 2012

L’Algérie et la France engagées sur une relation forte et renouvelée


 L’année 2012 s’est distinguée par un raffermissement des relations politiques et économiques entre l’Algérie et la France, favorisée par les multiples échanges de visites de hauts niveaux entre Alger et Paris et confortée par la récente visite d’Etat du président François Hollande en Algérie à l’invitation du président Abdelaziz Bouteflika.
Cette visite, attendue et espérée par les deux pays, à forte valeur symbolique, cinquante ans après l’indépendance nationale, a permis à Alger et Paris de convenir pour progresser ensemble dans l’intérêt partagé des deux pays et aboutir à une relation forte et renouvelée, porteuse d’un dialogue fécond.
"Il s’agit d’un voyage attendu, espéré, redouté et il était nécessaire non comme un aboutissement, mais comme un temps d’un nouvel âge que je veux engager 50 ans après", avait déclaré le chef de l’Etat français à cette occasion.
Par ce voyage diplomatique, le président français entendait aussi mettre fin aux tensions historiques entre Paris et Alger sur les questions de la mémoire qui ont pendant longtemps confiné les deux pays dans une zone de turbulences.
En réaffirmant l’entente franco-algérienne, il a également souhaité, au nom de la République française, relancer les échanges économiques entre les deux pays pour les placer dans la continuité et les hisser au niveau souhaité par les deux pays.
Couronnée par la signature de sept accords de coopération, cette visite exprime ainsi la volonté d’Alger et de Paris de tourner la page d’un passé tumultueux et d’avancer ensemble vers un avenir tournée sur une concertation constante, consignée dans la Déclaration d’Alger d’amitié et de coopération, signée par les présidents Bouteflika et Hollande.
"Nous avons des relations qui sont à la fois humaines, économiques et culturelles que nous devons amplifier", a affirmé aussi M. Hollande, expliquant qu’"il y a une vérité à dire pour le passé et une volonté à prononcer pour l’avenir".
La signature d’une série de contrats, à la faveur de cette visite, démontre ainsi le souci des deux parties de renforcer une coopération à la fois humaine, culturelle et politique et donner davantage de visibilité à leurs relations.
Un document-cadre de partenariat, un procès-verbal d’échange des instruments de ratification et d’approbation de l’accord de coopération en matière de défense, un mémorandum de coopération financière et une convention de partenariat et de coopération dans les domaines de l’agriculture, du développement rural et de l’agroalimentaire, figurent parmi les documents ratifiés à la faveur de cette visite.
Une déclaration conjointe pour un partenariat industriel productif, sans compter un arrangement administratif relatif à la coopération en matière de protection et de sécurité civile ont également été signés, démontrant le souci des deux capitales de donner une impulsion nouvelle à leurs relations longtemps freinées par des malentendus.
Par ailleurs, et pour conforter leur concertation politique, les deux pays sont convenues de la mise en place d’un comité intergouvernemental de haut niveau dont une première session se tiendra au cours de l’année 2013.
Cet ensemble de mesures dénote la volonté des deux pays d’avancer vers des relations sereines et apaisées que les deux parties appellent de leurs voeux.
S’appuyant sur la déclaration d’Alger, l’Algérie et la France se sont également félicitées de la reprise du dialogue concernant la question des archives et ont décidé de la mise en place d’un groupe de travail pour la prise en charge de cet important volet relatif à l’histoire.
Il en fut de même pour les efforts à déployer pour faciliter la présentation par les victimes des essais nucléaires français au Sahara ou leurs ayants-droits des dossiers en vue de leur indemnisation éventuelle.
Par ailleurs, la signature d’un accord entre l’Algérie et le groupe Renault pour la création d’une société commune chargée de la construction d’une usine de véhicules Renault, basée à Oran, non seulement pour le marché algérien mais pour tout le continent, constitue une étape supplémentaire dans le renforcement de la coopération économique entre les deux pays.
"Nous sommes pour un partenariat stratégique d’égal à égal entre la France et l’Algérie", a déclaré le président Hollande à la faveur de cette signature.
La coopération dans le domaine énergétique et sécuritaire ne fut pas en reste, de même que la circulation des personnes, dont les conditions pratiques seront améliorées par un dialogue et dont les conclusions seront consignées dans un document commun.
Enfin, la question mémorielle qui a longtemps été occultée par les autorités françaises, a été évoquée à la faveur de cette visite, où le présidait Hollande a reconnu devant les membres des deux chambres du Parlement algérien le caractère "profondément injuste" du système colonial ayant infligé des "souffrances" au peuple algérien.
Le chef de l’Etat français a cité, plus particulièrement, les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata (8 mai 1945) qui demeurent, a-t-il dit, "ancrés dans la conscience des Algériens mais aussi des Français", estimant, à ce propos, que la vérité "doit être dite aussi sur les conditions dans lesquelles l’Algérie s’est délivrée du système colonial sur cette guerre qui, longtemps, n’a pas dit son nom en France, la guerre d’Algérie".
Pour le président Hollande, il était "très important de dire que ce n’était pas nos valeurs qui là s’appliquaient".
Cette reconnaissance constitue une étape supplémentaire après celle des massacres du 17 octobre 1961, où des milliers d’Algériens sont sortis manifester pacifiquement pour l’indépendance de l’Algérie.
"Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression", notait un communiqué de la présidence de la République le 17 octobre 2011.
"Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes", a écrit François Hollande, ajoutant que "la République reconnaît avec lucidité ces faits".
C’est la première fois que ce massacre est reconnu comme tel par un chef d’Etat français.
Le président Hollande a ainsi opté pour l’apaisement, dans la relation algéro-française, contrairement à son prédécesseur qui avait choisi la provocation ayant engendré une crise latente entre les deux pays et entravé leurs relations bilatérales.
APS

Au profit des étudiants des grandes écoles : Enfin une Maison de l’Algérie à Paris




L’un des résultats de la visite de François Hollande à Alger a été la décision de créer une maison de l’Algérie dans la Cité internationale à Paris. Pour des raisons obscures, l’Algérie est l’un des rares pays à ne pas disposer de sa Maison à la Cité internationale. Tous nos pays voisins en disposent. Cet espace sera réservé aux étudiants algériens des grandes écoles de Paris qui pourront bénéficier d’un hébergement, d’une bibliothèque. Des séminaires économiques et conférences pourront y être organisés au profit de notre diaspora en France. L’association Maison de l’Algérie qui s’est pendant longtemps battue pour la réalisation de cette maison à la Cité internationale s’en félicite. Elle se dit engagée à apporter son précieux concours à l’achèvement rapide de cet espace.
Par : Khaled R.
Liberté

« JE VEUX UNE MAISON [DE L’ALGÉRIE] À LA CITÉ INTERNATIONALE » FRANÇOIS HOLLANDE



Pour son deuxième jour de visite en Algérie, François Hollande était jeudi matin à la tribune du Parlement à Alger.
Dans de son discours, le Président de la République s’est longuement exprimé au sujet de la jeunesse Algérienne. Il a notamment insisté sur l’importance de mieux l’accompagner : « La jeunesse est une ressource que nous devons accompagner et valoriser (...) Je pense à ces 25 000 algériens qui étudient en France. Je veux que l'on accueille mieux et davantage. Je veux une maison à la Cité internationale universitaire de Paris pour accueillir ces étudiants ».
L’intervention du Président de la République, exprime le vif intérêt des autorités françaises pour le projet d’une résidence de l’Algérie à la Cité internationale universitaire de Paris.
Les étudiants algériens constituent le premier contingent (3662) d’étudiants dans les universités parisiennes, devant les chinois (2377) et les marocains (2151).
L’accord foncier passé avec la Ville de Paris en avril 2011 a permis de libérer plusieurs terrains constructibles au sein du parc de la Cité internationale universitaire de Paris. L’Algérie est désormais en mesure de lancer, si elle le souhaite, les opérations nécessaires à la construction d’une Maison de l’Algérie à la Cité internationale.
Plus de 25 pays sont déjà présents à la Cité internationale qui accueille chaque année 12 000 étudiants, chercheurs et artistes de 130 nationalités.

www.ciup.fr/

lundi 24 décembre 2012

Communiqué de presse "Maison de l'Algérie"

Communiqué de presse
Maison de l’Algérie
Du 22 décembre 2012

L’équipe de Maison de l’Algérie et la jeunesse des deux rives, se joignent à moi pour adresser ses vifs remerciements et sa haute considération aux Présidents, François Hollande et Abdelaziz Bouteflika pour leur détermination à oeuvrer ensemble en faveur du renforcement de l’amitié franco-algérienne.

Le Président Bouteflika, le 8 Mai 2012 à Sétif a appelé à «une lecture objective de l’histoire, loin des guerres de mémoire et des enjeux conjoncturels, afin d’aider les deux parties à transcender les séquelles du passé douloureux pour aller vers un avenir où règnent confiance, compréhension, respect mutuel et partenariat bénéfique».

Le Président Hollande, le 20 décembre 2012 à Alger confirme « Cette vision, je la fais mienne aujourd’hui... Mais entre le passé et l’avenir, il y a le présent. Il est fait de rapports exceptionnels entre l’Algérie et la France. Cette proximité n’est pas une incantation. Elle n’est pas une abstraction. Elle est une réalité, qui se fonde d’abord sur des liens intimes, profonds, uniques pour la France comme pour l’Algérie».

L’association Maison de l’Algérie félicite le Président François Hollande de l’attention accordée dans son discours aux liens particuliers qui unissent la France et l’Algérie et de l’édification d’une «Maison de l’Algérie» à la cité universitaire internationale de Paris. Ce projet permettra à la jeunesse des deux pays et à tous ceux qui s’intéressent en France à l’Algérie et qui veulent nouer des relations à un niveau d’excellence de faire vivre pleinement la relation d’exception entre la France et l’Algérie.

Longue Vie à la relation franco-algérienne.

Un pont entre deux cultures, un regard vers l’avenir, bâtissons ensemble 
«Maison de l’Algérie».www.maisondelalgerie.org

Naima Iratni 
La Présidente



vendredi 21 décembre 2012

L’Algérie et la France conviennent de progresser ensemble dans l’intérêt partagé des deux pays (communiqué)


L’Algérie et la France ont convenu de progresser ensemble dans l’intérêt partagé des deux pays, en s’appuyant sur "la nouvelle impulsion" donnée par la Déclaration d’Alger, indique jeudi soir un communiqué des ministères des Affaires étrangères des deux pays.
"Les deux parties, s’appuyant sur la nouvelle impulsion donnée par la Déclaration d’Alger sur l’amitié et la coopération entre l’Algérie et la France, conviennent de progresser ensemble, dans l’intérêt partagé des deux pays", souligne le communiqué sanctionnant la visite d’Etat de deux jours en Algérie effectuée par le président Français, M. François Hollande, à l’invitation du président de la République M. Abdelaziz Bouteflika.
L’Algérie et la France se sont félicitées de la signature, à l’occasion de cette visite, d’un document-cadre de partenariat, d’un procès-verbal d’échange des instruments de ratification et d’approbation de l’accord de coopération, en matière de défense ainsi que du mémorandum de coopération financière.
Elle se sont également félicitées de la signature de la convention de partenariat et de coopération dans les domaines de l’agriculture du développement rural et de l’agro-alimentaire, de la déclaration conjointe pour un partenariat industriel productif, de même que l’arrangement administratif relatif à la coopération en matière de protection et de sécurités civiles.
Les deux parties ont, d’autre part, exprimé, dans ce communiqué, leur satisfaction de l’atmosphère "constructive et sereine" caractérisant le dialogue entre les deux pays, dans les divers domaines de leur relation et ont décidé de tout mettre en £uvre "pour poursuivre et intensifier" encore ce dialogue, afin que leur partenariat stratégique se traduise dans le bien-être de leurs ressortissants.
Au plan de la concertation politique de haut niveau, les deux parties sont convenues de préciser, par un accord spécifique à conclure ultérieurement, le mécanisme et les modalités de fonctionnement du Comité intergouvernemental de haut niveau, présidé par les deux Premiers ministres, dont une première session sera organisée au cours de l’année 2013, lit-on dans le communiqué.
Elles se félicitent ainsi de la reprise du dialogue concernant les archives et de la mise en place d’un groupe de travail pour la prise en charge de cette importante question. Pour ce qui est du volet de la dimension humaine, le document a souligné que les conditions pratiques de la mobilité des Algériens en France et des Français en Algérie seront améliorées.
Il s’agit en outre de faciliter l’entraide judiciaire pénale et de parvenir, dans le cadre formel d’un groupe de travail mis en place à cette fin, à une résolution des cas d’enfants déplacés issus de couples mixtes.
Ce même volet s’intéresse aux difficultés auxquelles font face certains ressortissants français, propriétaires légaux de biens immobiliers, dans l’exercice de leur droit de propriété.
Les deux parties conviennent de déployer aussi les efforts nécessaires afin de conforter le bon fonctionnement des services diplomatiques et consulaires algériens en France et français en Algérie.
Idem pour les efforts à déployer pour faciliter la présentation par les victimes des essais nucléaires français au Sahara ou leurs ayant-droits des dossiers en vue de leur indemnisation éventuelle.
Le document a précisé que les deux parties sont convenues de la mise en place prochaine d’un mécanisme de discussion à ce sujet.
S’agissant des retraités algériens, un groupe de travail sera mis en place pour trouver les solutions appropriées, a-t-on ajouté.
Pour ce qui est des relations culturelles et éducatives, il est prévu notamment que la France accompagnera les efforts de l’Algérie en vue d’ouvrir et de développer un réseau d’une vingtaine d’Instituts d’enseignement supérieur technologique (IEST), à travers le territoire national.
Sur le plan économique, la relation bilatérale fera l’objet d’une dynamisation et d’un suivi régulier par un comité mixte, de façon à identifier ensemble les moyens de progresser, dans l’intérêt des deux pays, sur les différents aspects de cette relation.
Les deux parties soulignent aussi la nécessité de stimuler la coopération dans le domaine énergétique, qu’il s’agisse des hydrocarbures, du développement en Algérie de la filière nucléaire civile ou de l’utilisation des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.
Dans le domaine de la coopération en matière de défense, l’accord bilatéral entrera en vigueur en février 2013 et ouvrira ainsi des perspectives prometteuses pour une relation dynamique dans cet important secteur.
Communiqué des Ministres des Affaires étrangères sur la relation bilatérale algéro-française (Texte intégral)
A l’invitation du Président de la République algérienne démocratique et populaire, Abdelaziz BOUTEFLIKA, le Président de la République française, François HOLLANDE a effectué les 19 et 20 décembre 2012 une visite d’État en Algérie.
Au cours de cette visite, les deux Chefs d’Etat ont procédé à un large échange de vues sur un certain nombre de questions liées à l’état des relations bilatérales et aux perspectives offertes pour leur développement afin d’élever les rapports algéro-français au niveau des potentialités des deux pays et des attentes des peuples algérien et français.
Dans le respect de la tradition de concertation entre les deux pays, les Présidents BOUTEFLIKA et HOLLANDE ont passé en revue les questions d’actualité régionale et internationale au sujet desquelles de larges convergences de vues ont été relevées.
Les deux Présidents ont instruit leurs Ministres des Affaires étrangères afin qu’ils intensifient leurs contacts et renforcent leur concertation pour permettre une densification de la relation bilatérale et identifier, autant que possible, des points de convergence sur les questions d’intérêt commun.
A l’issue de cette visite, et s’agissant des relations bilatérales, les Présidents de la République des deux pays ont fixé, dans la Déclaration d’Alger sur l’amitié et la coopération entre la France et l’Algérie, le cap politique d’une relation forte et renouvelée, cinquante ans après l’indépendance de l’Algérie.
Les deux parties se félicitent de la signature, à l’occasion de la visite du Président François HOLLANDE, des documents et accords suivants :
- Document Cadre de Partenariat ; 
- Procès-verbal d’échange des instruments de ratification et d’approbation de l’Accord de coopération en matière de défense ; 
- Mémorandum de Coopération financière ; 
- Convention de partenariat et de coopération dans les domaines de l’agriculture, du développement rural et de l’agroalimentaire ; 
- Déclaration conjointe pour un Partenariat industriel productif ; 
- Arrangement administratif relatif à la coopération en matière de protection et de sécurités civiles ;
Les deux parties, s’appuyant sur la nouvelle impulsion donnée par la Déclaration d’Alger sur l’amitié et la coopération entre l’Algérie et la France conviennent de progresser ensemble, dans l’intérêt partagé des deux pays, en particulier sur les volets suivants.
Concertation politique de haut niveau
• Les deux parties sont convenues de préciser, par un accord spécifique à conclure ultérieurement, le mécanisme et les modalités de fonctionnement du Comité intergouvernemental de Haut Niveau, présidé par les deux Premiers ministres, dont une première session sera organisée au cours de l’année 2013.
• Elles se félicitent de la reprise du dialogue concernant les archives et de la mise en place d’un groupe de travail pour la prise en charge de cette importante question.
Dimension humaine
• Les conditions pratiques de la mobilité des Algériens en France et des Français en Algérie seront améliorées par un dialogue soutenu et régulier dont les conclusions seront consignées dans un document commun.
• Les efforts entrepris de part et d’autre pour faciliter l’entraide judiciaire pénale seront poursuivis.
• Les deux parties partagent une même volonté de parvenir, dans le cadre formel d’un groupe de travail mis en place à cette fin, à une résolution des cas d’enfants déplacés issus de couples mixtes.
• Les difficultés auxquelles font face certains ressortissants français, propriétaires légaux de biens immobiliers, dans l’exercice de leur droit de propriété seront pris en charge par un groupe de travail qui aura pour mission de trouver des solutions appropriées dans le respect de la législation en vigueur.
• Les deux parties conviennent de déployer les efforts nécessaires et de mettre en place toutes les facilités requises afin de conforter le bon fonctionnement des services diplomatiques et consulaires algériens en France et français en Algérie.
• Les deux parties conviennent des efforts à déployer pour faciliter la présentation par les victimes des essais nucléaires français au Sahara ou leurs ayant-droits des dossiers en vue de leur indemnisation éventuelle. A cet effet, ils sont convenus de la mise en place prochaine d’un mécanisme de discussion à ce sujet.
• Les deux parties font part de leur disponibilité à faciliter la recherche et l’échange d’informations pouvant permettre la localisation des sépultures de disparus algériens et français de la guerre d’indépendance.
• Les deux parties poursuivront les discussions engagées en vue d’apurer définitivement les dettes dûment justifiées auprès des établissements hospitaliers français et de réunir la commission mixte de sécurité sociale.
• S’agissant des retraités algériens, un groupe de travail sera mis en place pour trouver les solutions appropriées.
Relations culturelles et éducatives
• Dans le domaine culturel et éducatif, les deux parties affirment leur volonté de poursuivre et intensifier la coopération bilatérale, selon les axes prioritaires définis dans le nouveau Document-Cadre de Partenariat, signé le 19 décembre à Alger et dont l’appui à la formation de la jeunesse constitue une ligne directrice.
• A ce titre, il est prévu notamment que la France accompagnera les efforts de l’Algérie en vue d’ouvrir et de développer un réseau d’une vingtaine d’Instituts d’Enseignement Supérieur Technologique (IEST) à travers le territoire national.
• Les deux parties se fixent l’objectif de définir un statut conventionnel pour le Centre culturel algérien et pour l’Ecole algérienne à Paris. Deux nouvelles écoles françaises à Oran et Annaba seront ouvertes.
Partenariat économique
• La relation économique bilatérale fera l’objet d’une dynamisation et d’un suivi régulier par un comité mixte, de façon à identifier ensemble les moyens de progresser, dans l’intérêt des deux pays, sur les différents aspects de cette relation. Les modalités de ce partenariat seront définies dans un accord spécifique.
• Dans la continuité de la Déclaration conjointe sur le partenariat industriel et productif, signée le 19 décembre, le développement de l’investissement français en Algérie et algérien en France sera accompagné, dans une logique d’équilibre des intérêts et de profits partagés. A cet effet, les deux parties se félicitent de la conclusion de plusieurs accords de partenariat, et en particulier de la signature de l’accord entre la Société Nationale des Véhicules Industriels – SNVI et l’entreprise Renault ce qui permettra la promotion de l’industrie automobile en Algérie.
• Les deux parties soulignent la nécessité de stimuler la coopération dans le domaine énergétique, qu’il s’agisse des hydrocarbures, du développement en Algérie de la filière nucléaire civile ou de l’utilisation des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.
Coopération dans le domaine de la sécurité
• Dans le domaine de la coopération en matière de défense, l’accord bilatéral entrera en vigueur en février 2013 et ouvrira ainsi des perspectives prometteuses pour une relation dynamique dans cet important secteur.
• L’arrangement administratif conclu entre les deux ministères de l’Intérieur en matière de Protection Civile donnera une impulsion à ce volet de la coopération entre les deux pays.
• Les deux parties se félicitent de l’atmosphère constructive et sereine caractérisant le dialogue entre les deux pays, dans les divers domaines de leur relation. Ils décident de tout mettre en œuvre pour poursuivre et intensifier encore ce dialogue afin que leur partenariat stratégique se traduise dans le bien-être de leurs ressortissants.
APS

Le président François Hollande en visite à Tlemcen



Le président de la République française, M. François Hollande a entamé jeudi une visite à Tlemcen, dans le cadre de la deuxième journée de sa visite d’Etat en Algérie
à l’invitation du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Il a été accueilli, à son arrivée à l’aéroport "Messali El Hadj" de Zenata, par le président Bouteflika.
Après avoir salué le drapeau national, les autorités civiles et militaires et des personnalités de la wilaya de Tlemcen, le président Hollande a passé en revue un détachement de la Garde républicaine et un détachement des trois Armes de l’ANP (Terre, Mer et Air) qui lui ont rendu les honneurs.
M. Hollande est accompagné, dans sa visite, d’une importante délégation composée notamment du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, de l’Intérieur, Manuel Valls, de la Défense, Jean Yves Le Drian, du Commerce extérieur, Nicole Bricq, ainsi que du général d’Armée, chef d’Etat-major particulier du président Hollande, Benoît Puga et de parlementaires des deux Chambres (Assemblée nationale et Sénat).
Le chef de l’Etat français doit prononcer un discours à l’université Aboubakr Belkaid où il recevra le titre de docteur Honoris Causa, avant de rencontrer des étudiants.
Le président Hollande visitera aussi des sites et monuments historiques de la capitale des Zianides, notamment le Mausolée de Sidi Boumediene, le Palais royal du Mechouar et le Musée de Sidi Belahcen.
Le chef de l’Etat français doit également donner une conférence de presse avant d’être convié à un dîner officiel offert par le wali de Tlemcen.
La première journée de la visite d’Etat du président français en Algérie a été couronnée, mercredi à Alger, par la signature de la Déclaration d’Alger sur l’amitié et la coopération, par les présidents des deux pays. Sept (07) accords de coopération dans différents domaines ont été également signés en présence des deux chefs d’Etats.
M. Hollande, qui a plaidé pour un "partenariat stratégique d’égal à égal" entre l’Algérie et la France "pour entrer dans une nouvelle ère", lors d’une conférence de presse, a souligné que sa visite intervenait à un moment "fortement symbolique" marqué par la célébration du 50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie.
Avant de se rendre à Tlemcen, le président français a prononcé un discours, jeudi à Alger, devant les membres des deux chambres du Parlement algérien, où il a reconnu, en substance, que le système colonial était "brutal, destructeur et profondément injuste" infligé aux Algériens durant 132 ans de colonisation.
Le président Hollande s’est recueilli aussi au Sanctuaire des Martyrs à Alger à la mémoire des martyrs de la glorieuse guerre de libération nationale.
APS

Déclaration d’Alger sur l’amitié et la coopération entre l’Algérie et la France ( Préambule)


L’Algérie et la France sont déterminées à ouvrir un nouveau chapitre de leurs relations, cinquante ans après l’indépendance de l’Algérie.
Les deux parties partagent une longue histoire et ce passé a longtemps alimenté entre nous des conflits mémoriels auxquels il est nécessaire de mettre un terme. Elles doivent, pour cela, regarder le passé en face, ensemble, avec lucidité et objectivité, tout en recherchant une voie originale permettant une lecture objective de l’histoire.
L’Algérie et la France ont noué des liens humains, affectifs et culturels d’une exceptionnelle intensité, dans tous les domaines.
Le moment est maintenant venu de donner à ces liens une impulsion puissante pour porter ces relations à un niveau conforme à leur potentiel et aux aspirations de leurs peuples.
L’une et l’autre entendent jouer un rôle exceptionnel dans la construction d’un espace euro méditerranéen de paix et de sécurité, de démocratie, de justice et de liberté, de développement et de prospérité.
Les deux parties ont décidé de développer un partenariat exemplaire et ambitieux, fondé sur l’égalité, le respect mutuel, l’équilibre des intérêts et la solidarité. Ce partenariat stratégique devra inclure toutes les dimensions de notre relation et aura vocation à se développer rapidement dans tous les domaines.
I - Dialogue politique
L’Algérie et la France souhaitent trouver ensemble des réponses adaptées aux défis d’un monde en profonde mutation. Elles considèrent qu’elles ont, chacune, des atouts qu’elles peuvent valoriser dans le cadre d’un dialogue politique confiant et approfondi.
Elles décident, en conséquence, de renforcer leurs échanges à haut niveau sur les questions internationales et régionales d’intérêt commun et pour assurer le suivi de la relation bilatérale dans tous ses aspects.
Dans cette perspective, il est mis en place un ‘’Comité intergouvernemental de Haut Niveau’’, présidé par les deux Premiers Ministres. Ce comité tiendra sa première réunion en 2013. Il se réunira ensuite à intervalles réguliers selon des modalités qui seront définies ultérieurement.
II - Dimension Humaine
Les échanges humains qui témoignent des liens étroits entre les deux pays, représentent une richesse incomparable pour chacun d’eux.
L’Algérie et la France conviennent de favoriser le plus largement possible la mobilité de leurs ressortissants entre les deux pays. Les efforts engagés à cet effet donneront lieu à une concertation régulière au niveau diplomatique et consulaire.
L’Algérie et la France s’efforceront par ailleurs de répondre aux préoccupations exprimées par l’une des parties en ce qui concerne l’entrée et le séjour de ses ressortissants sur le territoire de l’autre, ainsi que le respect de leurs droits.
Dans ce contexte, la France réitère toute l’importance qu’elle accorde à la communauté algérienne établie en France qui a toute sa place dans la société française, à la prospérité de laquelle elle contribue activement.
III - Culture et éducation
L’Algérie et la France ont développé au fil des ans une coopération étroite dans de nombreux domaines.
Soucieux de poursuivre ces échanges, et de les intensifier, les deux parties ont élaboré conjointement un document définissant les axes de leur coopération pour la période 2013-2017.
Dans ce cadre, les deux parties souhaitent donner une claire priorité à l’éducation et à la formation. Elles ont décidé de donner une dimension prépondérante à la formation professionnelle des jeunes dans le nouveau Document Cadre de Partenariat.
Les deux parties conviennent de donner une impulsion significative à leurs relations et aux échanges culturels par la conclusion d’accords dans ce domaine et de faciliter chacune les activités des établissements éducatifs et culturels de l’autre sur son territoire.
Les deux parties décident de mettre en place toutes les facilités tendant à promouvoir et à encourager les initiatives permettant une meilleure connaissance réciproque de leurs jeunesses, en réponse à leurs attentes.
IV - Coopération économique
Les deux parties donneront un nouvel élan à leurs relations économiques. Dans ce but, elles entendent favoriser une relance équilibrée de leurs échanges et encourager le développement des investissements entre leurs entreprises.
Leurs économies doivent relever le défi du redressement productif et de la mondialisation. Elles présentent en outre de nombreux éléments de complémentarité.
Fortes de ce constat, les deux parties entendent valoriser leurs atouts et développer une stratégie visant à promouvoir les partenariats industriels entre opérateurs algériens et français. Cette stratégie devrait être mutuellement bénéfique et se traduire par le développement de l’investissement et la préservation ou la création d’emplois sur le territoire de chacune des parties, ainsi que par des transferts de compétences et de technologies. Les opérateurs économiques seront étroitement associés à sa définition et au suivi de sa mise en œuvre.
A cette fin, elles ont décidé d’adopter une Déclaration conjointe pour un partenariat industriel et productif.
Un comité mixte de suivi de la relation économique bilatérale sera institué. Placé sous l’autorité des ministres désignés à cet effet, il présentera régulièrement un rapport aux deux Gouvernements sur l’état de cette relation et formulera à leur intention des recommandations en vue de son développement.
Alger, le 19 décembre 2012

APS

Valérie Trierweiler en Algérie, une première dame en apprentissage


Valérie Trierweiler en Algérie, une première dame en apprentissage
Pendant que François Hollande s'entretenait ce mercredi avec son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, Valérie Trierweiler visitait une école et exposait son rôle de première dame à des élèves curieux. 
"Vos questions sont pires que celles des journalistes!" Valérie Trierweiler a un petit sourire un brin crispé. Pendant que François Hollande discute avec son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, elle visite une école primaire rattachée au lycée international Alexandre Dumas, dans la banlieue d'Alger. Dans l'établissement fraîchement inauguré, la compagne du chef de l'Etat, accompagnée de son chef de cabinet et de quelques journalistes, a d'abord reçu bouquets de fleurs et chocolats.  
Puis des élèves de CM2 ont été invités à lui poser quelques questions sur la thématique de l'éducation civique mais leur sujet de prédilection va se révéler beaucoup plus pointu: le statut de la première dame. "Quel est votre rôle?", interroge un enfant. Réponse: "Le rôle de la première dame n'est pas défini, c'est à elle d'en faire quelque chose." 
Les enfants lèvent la main. "Pourquoi êtes-vous venue en Algérie?", interroge un élève. Un autre: " Quels sont les avantages et les inconvénients de votre rôle?" Valérie Trierweiler ne se démonte pas et répond: "L'avantage est de pouvoir voyager, ce que je faisais avant dans le cadre de ma profession. C'est de pouvoir rencontrer toutes sortes de gens. L'inconvénient, c'est de perdre un peu de sa liberté et d'abandonner un peu de ce qu'on est soi-même." 
Les enfants décidément curieux osent une dernière question: "Quel effet cela fait-il d'être première dame?" Réponse du tac au tac de Valérie Trierweiler: "Ca fait très peur au début. On apprend ensuite, comme vous à l'école." 
L'Express

François Hollande : « la France et l'Algérie doivent passer à la vitesse supérieure »



Au deuxième jour de sa visite d'Etat en Algérie, François Hollande a tenu un discours jeudi à la tribune du Parlement algérien, devant lequel il a reconnu les « souffrances » infligées à l'Algérie par la colonisation.


Cinquante ans après l'indépendance de l'Algérie, François Hollande a prononcé un discours jeudi à la tribune du Parlement algérien avec la volonté d'ouvrir une nouvelle ère de la relation entre Paris et Alger.
Devant les deux chambres du Parlement algérien réunies, le président français a reconnu les « souffrances » infligées à l'Algérie par la colonisation, « un système profondément injuste et brutal ». Parmi ces souffrances, il a cité « les massacres de Sétif, de Guelma et de Kherrata » qui « demeurent ancrés dans la mémoire et dans la conscience des Algériens ».
« Je n'oublie pas les Français d'Algérie, ni les coopérants venus après l'indépendance », a-t-il ajouté.
François Hollande a également promis d' « accueillir mieux » les Algériens demandant des visas pour se rendre en France, et de faire en sorte que les consulats français délivrent plus vite les documents. Il est nécessaire de « maîtriser les flux migratoires » mais la demande de visas « ne doit pas se transformer en un parcours d'obstacles ou pire encore une humiliation », a-t-il déclaré. « Nous attendons que l'Algérie accueille tous les Français qui souhaitent s'y rendre parce qu'ils y ont des attaches ».
Le président français François Hollande a également souhaité la mise en place, à l'échelon méditerranéen, d'un système d'échanges universitaires du type Erasmus. Evoquant des projets de coopération dans le domaine de l'enseignement supérieur, le chef de l'Etat a lancé  : 'nous pourrions au niveau de la Méditerranée, faire ce qui a été réalisé au niveau de l'Europe, ces programmes d'échanges universitaires qu'on appelle Erasmus'. 'On trouvera un autre nom, un autre philosophe, mais c'est le même système : permettre les échanges, la circulation', a poursuivi le responsable français.
Par ailleurs, François Hollande a souhaité l'édification d'une maison de l'Algérie à la Cité internationale universitaire de Paris, ensemble de résidences étudiantes installé dans le sud de la capitale française et qui accueille quelque 5.500 étudiants.

Construire l'unité méditerranéenne de demain

Il a ensuite rappelé les liens qui unissent la France et l'Algérie et indiqué son « souhait que la France et l'Algérie travaillent ensemble pour le projet méditerranéen ». « L'Algérie et la France peuvent construire ensemble l'unité méditerranéenne de demain. » « Je souhaite que la France et l'Algérie travaillent ensemble, de même que la France et l'Allemagne ont su être les moteurs de l'Europe » a-t-il ajouté.
« Dans tous les domaines, l'énergie, les transports, l'éducation (...) La France et l'Algérie doivent passer à la vitesse supérieure (...) Nous pouvons partager notre savoir-faire, nos expériences, nos ressources ». « Je ne viens pas ici pour faire du commerce mais pour marquer un temps nouveau. » Le président français a rappelé que la France est le premier investisseur sur le territoire algérien, « mais nous pouvons faire encore mieux » a-t-il précisé. « Je veux que l'économie soit au coeur de notre relation. »
« 50 ans après l'indépendance, nous pouvons jeter un regard lucide sur le passé et ouvrir une nouvelle page, aller plus vite et loin »

François Hollande avait indiqué mercredi lors d'une conférence de presse que son déplacement ne serait pas celui de la repentance mais qu'il entendait poser un regard « lucide » sur 132 ans de colonisation et huit ans de guerre. « Je connais les attentes du peuple algérien à l'égard de la France en ce qui concerne la colonisation », a-t-il indiqué dans un entretien publié jeudi par le journal El Watan. François Hollande et son homologue Abdelaziz Bouteflika ont signé mercredi une déclaration communedans laquelle ils s'engagent à mettre en oeuvre « un partenariat exemplaire et ambitieux ».
Jeudi après-midi, François Hollande s'exprimera devant les étudiants de Tlemcen, la « Perle du Maghreb », avant de regagner Paris dans la soirée.

Les Echos