Maison de l'Algérie Pont-d'intelligence

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mardi 30 avril 2013

Parcs industriels : " Des espaces d'émergence des systèmes d'innovation ", selon Mme Hassiba Mokraoui, DG de l'ANIREF



Les parcs industriels tendent à devenir des espaces d'émergence des systèmes d'innovation, estime Mme Hassiba Mokraoui, DG de l'ANIREF.
En effet, pour elle, avec l'accélération du processus de globalisation de l'économie et les évolutions technologiques, la relation du territoire et de l'innovation devient un point focal du développement industriel.
L'innovation devient systémique et est envisagée, désormais, comme un ensemble d'acteurs et d'entités tels que des entreprises, des organisations et des institutions qui interagissent pour générer, utiliser et diffuser de nouvelles connaissances économiquement utiles dans le processus de production. Le couplage de cette conception avec la notion de territoire permet d'élargir la notion initiale de système territorial de production au bénéfice de celle de système territorial d'innovation. Pendant longtemps, on s'intéressait sur la capacité de l'entreprise à modeler les territoires et à générer des innovations, mais plus récemment, la problématique s'inverse et l'attention est portée au rôle du territoire dans la formation de regroupements spatiaux d'entreprises et son incidence sur l'adoption d'innovations.
L'enjeu économique est illustré par Michael Porter dans son ouvrage Avantages compétitifs des nations.
De nombreux territoires (régionaux, nationaux et supranationaux) ont adopté la théorie de la compétitivité de M. Porter. La notion de cluster, issue de ses travaux, fut  largement diffusée dans les milieux académiques, politiques et économiques. Porter le défit comme "un réseau d'entreprises et d'institutions proches géographiquement et interdépendantes, liées  par des métiers, des technologies et du  savoir-faire communs…
Le cluster a une influence positive sur l'innovation et la compétitivité, les compétences des travailleurs, l'information et la dynamique entrepreneuriale sur le long terme"(Porter, 1998). Cette nouvelle vision est adoptée par le gouvernement à travers le programme d'appui la R&D (recherche-développement).
Le ministère de l'Industrie, de la Petite et Moyenne entreprise et de la Promotion de l'Investissement a entrepris la mise en place des réseaux (clusters) regroupant l'ensemble des intervenants dans des filières stratégiques. Une démarche qui a pour objectif l'amélioration de la compétitivité et l'attractivité des PME. Le projet de mettre en place les pépinières d'entreprises, procède aussi de cette volonté de soutenir l'innovation. D'autres expériences sont envisagées à l'image du projet de création de centres d'appui à la technologie et à l'innovation (CATI) lancé en 2012 en application d'un accord entre l'INAPI et l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) qui s'est engagée à apporter son assistance technique et matérielle. Le prochain défi sera celui d'intégrer ces structures dans le processus de développement industriel.
Les parcs industriels constituent les lieux appropriés pour offrir les espaces adéquats. A l'image des technopoles et des parcs scientifiques, ils peuvent proposer différents types de services, notamment :
- l'accueil d'entreprises innovantes (location de bureaux équipés, mise à disposition de salles de réunion, etc.) ; des services financiers (pré-incubation, incubation et financement d'entreprises existantes) ; des services de promotion, de marketing et d'internationalisation (assistance juridique et financière, recherche de partenaires, homologations de qualité) ; des services liés à la technologie : innovation en matière de produits et processus (assistance dans le domaine des brevets et licences, mise à disposition de centres de démonstration et d'ateliers de test, services de courtage technologique) ; des services de promotion de l'innovation dans les domaines de l'organisation et de la gestion (aide à la création d'entreprises, aide logistique, consultance organisationnelle) ;des services de communication (services avancés de transmission de données et d'images, recherche dans des bases de données.
Wahid Zitouni

Tizi -Ouzou : Beaucoup d'espoirs sur la promotion des investissements productifs


Bien que la nature l'ait désavantagée au plan du foncier et que la montagne occupe prés de 90 % de son territoire, et qu'elle ne dispose de ce fait pas de potentialités foncières à même d'attirer et d'encourager les investissements qui sont créateurs de richesse et d'emplois permanents, la wilaya de Tizi-Ouzou, peut accéder au rang de véritable pôle attractif, pour peu qu'elle potentialise les ressources et les atouts qui lui sont propres. Les possibilités foncières qui ont pu être dégagé&es par le passé n'ont pas été souvent utilisées à bon escient. Elles ont été attribuées parfois de manière irrationnelle, voire contreproductive. Le manque de foncier industriel a constitué un véritable handicap pour le lancement de grandes opérations d'investissements tant par le secteur public que par le secteur privé.  Seules quelques opérations qui ont procuré à la région 10.000 emplois, telles que le complexe électroménager de Oued-Aïssi, et le complexe du Textile de Draâ-Benkhada, ont été réalisées sur financement public.

Deux zones industrielles d'une superficie globale de 443 hectares
Des conjonctures difficiles qui ont beaucoup influé sur l'investissement et partant sur le développement local. Des investisseurs potentiels manifestaient peu d'intérêt pour la wilaya. Certains entrepreneurs ont carrément choisi de délocaliser leurs unités. Prenant conscience de la situation de la wilaya, les autorités locales se sont attelées à la relance du développement local et l'encouragement de l'investissement.  En premier lieu, elles ont sollicité le concours de tous les organismes et de toutes les administrations chargés de l'encadrement de l'investissement, dont la contribution a été profitable. En second lieu, elles se sont attachées à réhabiliter plusieurs zones d'activités, comme celles de Boghni, Fréha, Draâ-Benkhada et Tizi-Ouzou. Des opérations d'aménagement et de viabilisation nécessitant une mise à niveau ont été réalisées. Dont le but de compléter ces zones d'activités, la wilaya a proposé la création de deux autres zones industrielles. Proposition qui a été prise en compte par le Gouvernement qui, par le décret n° 12-176 du 11 avril 2012, lui a permis de disposer de deux zones industrielles. L'une est localisée dans la commune de Souama, avec une superficie de 327 hectares. L'autre, dans une région qui chevauche entre les communes de Draâ El-Mizan et de Tizi-Ghenif, avec une superficie de 116 hectares. Pour la réalisation de ces deux projets, le gouvernement a alloué à la wilaya, dans le cadre du programme de l'année 2013, des crédits appréciables estimés pour les deux zones à 1.883.931 dinars, destinés aux expertises et aux indemnisations. L'appel d'offres en études et réalisation relatif à la zone de Souama est lancé par l'ANIREF courant le premier trimestre de l'année en cours.

De réels atouts pour reprendre la relance de l'investissement
La wilaya de Tizi-Ouzou dispose de réels atouts pour reprendre la relance de l'investissement lequel constitue un des leviers de son développement local. Elle possède un marché local de plus d'un million de personnes. Elle se situe à proximité d'Alger, de son aéroport international et de son port. Dans un proche avenir, elle sera reliée à l'autoroute EST6Ouest par une pénétrante. Son université performante, classée au neuvième rang à l'échelle africaine, ses populations industrieuses au savoir-faire reconnu et l'existence de compétences confirmées constituent autant d'avantages à prendre en considération. A cela s'ajoute la performance de l'enseignement professionnel que dispensent ses instituts actuel non négligeable.

Réseau de télécommunications et amélioration des infrastructures de base
Les deux derniers plans de développement ont permis à la wilaya de mettre à niveau son réseau de télécommunications et d'améliorer ses infrastructures de base. Ainsi, des travaux de modernisation de routes nationales ont été réalisés (réalisation des échangeurs de Tizi-Ouzou et Tademaït, réalisation du dédoublement de la RN.12) Le taux d'électrification atteint plus de 95,74 %, le taux dé pénétrations de gaz naturel a été porté à 50 % et sera vers la fin de l'année 2013 de 70 %. L'alimentation de nombreuses régions de la wilaya en eau a été considérablement améliorée grâce au barrage de Taksebt et à celui de KOUDIET Acerdoune (wilaya de Bouïra). En somme, la wilaya de Tizi-Ouzou fonde beaucoup d'espoirs sur la promotion des investissements productifs et assure de son appui tous les promoteurs de projets intéressés de s'installer dans ces différentes localités, assure le wali de Tizi-Ouzou, M. Abdelkader Bouazgui.

La Chambre de commerce et d'industrie, un rôle et des efforts remarquables
Ainsi, les investisseurs trouveront dans cette wilaya un climat propice à leur implantation. Les conditions d'une relance effective et tant attendue de l'investissement sont maintenant réunies. En conjuguant les efforts et en mettant en œuvre les dispositifs conçus pour accompagner les investisseurs, la wilaya prendra en main son développement.
La participation particulièrement utile de l'ANIREF, qui est pourvue de capacités et de compétences avérées, représente aussi un grand atout. Son implication à toutes les étapes de la création et du développement de ces zones, et sa démarche fondée sur la concertation et le partenariat et inscrite dans le cadre privilégié du développement durable, constituent un gage de réussite.
La promotion de l'investissement est une action permanente de la Chambre de commerce et d'industrie de la de Tizi-Ouzou, il est juste de louer ses efforts remarquables, son dynamisme et son rôle d'animation, d'accompagnement et d'orientation des entreprises.

Ahmed Saber

LE BULLETIN DE SANTÉ DU PRÉSIDENT RENDU PUBLIC Les Algériens doivent tout savoir


En rendant public le malaise dont avait été victime, samedi dernier, le président Abdelaziz Bouteflika, les autorités ont tenu à informer les Algériens et les rassurer sur son état de santé.
Volonté de changement ou simple coup médiatique? En annonçant, samedi dernier, dans son journal de 20h que le président Bouteflika avait été victime d'un accident vasculaire cérébral, la télévision algérienne a innové pour une fois et brisé, du coup, un vieux tabou qui consistait à garder secret le bulletin de santé du président de la République. Pour des raisons qui ne convainquent personne, le bulletin de santé du président n'a jamais été divulgué à la presse ou aux Algériens, laissant place aux rumeurs les plus extravagantes. Rappelons-nous le triste épisode de la mort de l'ancien président Houari Boumediene et du grand mystère qui avait entouré sa maladie. On savait le président Bouteflika malade et que les différentes opérations qu'il avait subies au cours de ces dix dernières années l'avaient affaibli, mais cela ne l'a pas empêché de continuer sa mission à la tête de l'Etat. Les chefs d'Etat ou de gouvernement, les ministres et ambassadeurs qui l'ont rencontré, ces derniers temps, n'ont rien remarqué, en tout cas, d'anormal. C'est la première fois que l'«Unique» franchit le pas, en les informant du malaise dont avait été victime le président de la République. Transféré à l'hôpital militaire français du Val-de-Grâce pour y effectuer des examens complémentaires, après «un accident ischémique transitoire sans séquelles», Abdelaziz Bouteflika ne court aucun danger.
Pourquoi l'hôpital du Val-de-Grace? Pour la simple raison que les médecins qui assurent le suivi du président, après son admission en 2005, exercent dans cet établissement. Son dossier médical aussi. Sur un autre chapitre, Abdelaziz Bouteflika n'est pas le seul président à avoir été admis dans cet hôpital.
De nombreux chefs d'Etat à l'image de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et Yasser Arafat y avaient, déjà, séjourné pour se faire soigner et se reposer. Il ne faut pas oublier que le président de la République n'est plus jeune et qu'à 76 ans, c'est normal qu'il tombe malade ou soit victime d'un malaise.
Les Algériens doivent tout savoir, pour que le précédent de 2005 ne se réédite pas. Pour la petite histoire, c'est le chanteur Cheb Mami qui s'était chargé, à la place de la télévision, d'informer les Algériens sur l'état de santé du président lorsqu'il avait été admis pour la première fois à l'hôpital du Val-de Grâce.
Les Algériens auraient aimé que la Télévision algérienne les tienne informés, en y envoyant sur place un journaliste pour s'enquérir de l'état de santé du président. A défaut, ils se contentent d'informations que leur fournissent les télévisions françaises.
Les Algériens qui souhaitent un prompt rétablissement au président Abdelaziz Bouteflika, attendent une réaction de l'Entv et espèrent que celle-ci ne va pas les décevoir cette fois-ci.
L'expression

dimanche 28 avril 2013

Bouteflika transféré à Paris après un AVC "sans séquelles"



Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a été transféré samedi en fin d'après-midi à Paris pour y effectuer des examens complémentaires après un "accident ischémique transitoire sans séquelles", un type d'accident vasculaire cérébral (AVC) sans gravité. "Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a été transféré samedi en fin d'après-midi à Paris, pour y effectuer des examens complémentaires, sur recommandations de ses médecins traitants", a indiqué l'agence algérienne APS, citant une source médicale.
Selon des sources proches du dossier à Paris, Abdelaziz Bouteflika est arrivé à 18 heures à l'aéroport parisien du Bourget et il a été immédiatement conduit, sous escorte militaire, à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, un établissement parisien qui accueille régulièrement des personnalités françaises et étrangères importantes. Bien que son état général soit stable et "ne suscite pas d'inquiétude particulière", ses médecins lui ont prescrit des examens complémentaires ainsi que quelques jours de repos, a précisé la source médicale à l'agence APS.
Plus tôt, le directeur du Centre national de la médecine sportive (CNMS), le professeur Rachid Bougherbal avait indiqué que le chef de l'État avait fait à 11 h 30 "un accident ischémique transitoire sans séquelles". "Les premières investigations ont été déjà entamées et Son Excellence le président de la République doit observer un repos pour poursuivre ses examens", a ajouté le Pr Bougherbal, cité par APS. Le directeur du CNMS a rassuré sur l'état de santé du chef de l'État qui "n'occasionne aucune inquiétude".
Le Premier ministre Abdelmalek Sellal affirmé à Béjaïa (250 km à l'est d'Alger) où il était en visite samedi, que l'état de santé de Abdelaziz Bouteflika "n'est pas du tout grave". "Il y a quelques heures, le président a eu un petit malaise et a été hospitalisé mais sa situation n'est pas du tout grave", a déclaré M. Sellal, qui n'a pas écourté sa visite. Élu à la tête de l'État en 1999, réélu en avril 2004 puis en avril 2009, Abdelaziz Bouteflika, 76 ans, avait été opéré fin 2005 à Paris "d'un ulcère hémorragique au niveau de l'estomac", selon les autorités algériennes. Le président algérien annonçait un an plus tard "qu'il avait été très, très malade", mais qu'il s'en était "sorti de manière absolument fabuleuse". "Il faut cesser de parler de ma santé", avait-il prévenu. Depuis cette hospitalisation à Paris en 2005, l'état de santé d'Abdelaziz Bouteflika fait régulièrement l'objet de spéculations dans les journaux algériens. Il n'a pas encore indiqué s'il allait briguer un quatrième quinquennat en 2014.
source AFP
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jeudi 25 avril 2013

La qualité, intérêt majeur des visiteurs du Salon du véhicule d’Oran


La notion qualitative constitue l’intérêt majeur des visiteurs du 6ème Salon du véhicule utilitaire et industriel de l’Ouest ouvert mercredi au Centre des conventions Mohamed Ben Ahmed d’Oran (CCO).
Les premiers visiteurs de cette manifestation économique se sont montrés très "curieux" auprès des exposants, les interrogeant notamment sur tout ce qui a trait à l’aspect qualitatif et aux performances des véhicules et équipements.
"Le consommateur algérien affiche de plus en plus ses exigences avant l’achat du produit", a observé un des participants, estimant qu’il est indispensable aujourd’hui pour tout opérateur de se mettre "au diapason des attentes légitimes exprimées par le client".
Rappelant que la réglementation algérienne est en elle-même garante des droits du consommateur, cet exposant, représentant local d’une marque de véhicules, a choisi, pour sa part, de présenter ses voitures de remplacement, mises à la disposition du client en cas de panne.
Conformément à la législation en vigueur, a-t-il expliqué, "le client a le droit d’utiliser cette voiture de remplacement pendant toute la durée que prendra la réparation de son véhicule en période de garantie".
Nombre de visiteurs, abordés lors de cette première journée du salon, ont confié qu’avant de procéder à l’achat, "il est nécessaire de s’enquérir auprès du fournisseur des garanties offertes en termes de prestations de maintenance, de service après-vente et de pièces de rechange certifiées d’origine".
D’importantes remises allant jusqu’à 200.000 DA sont concédées par les exposants versés dans diverses catégories de véhicules telles que l’utilitaire, l’industriel, de transport de personnes et de marchandises, de manutention et autres engins et matériels de travaux publics.
Les remises offertes constituent, toutefois, un facteur d’attraction secondaire, eu égard aux grands soucis du public orientés plutôt vers l’engagement du fournisseur à respecter leurs droits en termes de délai de livraison et de service après-vente.
Plus de 50 firmes participent à cette manifestation qui se tient jusqu’au 29 avril, offrant "l’opportunité aux professionnels d’équiper ou de renouveler le parc de leur entreprise", a indiqué le commissaire du Salon, Abdelkader Rezzoug.
En outre, une partie de la superficie d’exposition, qui s’étend sur 7.500 mètres carrés, est réservée à la 7ème édition du Salon du service après-vente (AUTO-SAV), avec la participation d’une vingtaine d’entreprises offrant des prestations en maintenance, équipement de garage, pneumatiques, lubrifiants, assurances et leasing.
La cérémonie d’ouverture de ces deux salons complémentaires a eu lieu en présence des présidents des Assemblées populaires de wilaya et de la commune d’Oran, Abdelhak Kazi-Tani et Noureddine Boukhatem, qui ont mis l’accent en substance sur la nécessité, pour tout opérateur, d’inclure des prestations de formation au profit des personnels appelés à exploiter les engins.
APS

Benmeradi appelle à Tunis à l’élaboration d’une politique pour le développement du tourisme africain


Le ministre du Tourisme et de l’artisanat, Mohamed Benmeradi, a affirmé, mercredi à Tunis, la nécessité de mettre en place une politique pour le développement du tourisme dans le continent africain, basée sur la planification et les études prospectives.
Intervenant aux travaux de la 54e session de la commission Afrique de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), M. Benmeradi a souligné que le marché mondial du tourisme passe actuellement par une période de "mutation" qui s’avère plus "complexe", d’où la nécessité de dépasser l’improvisation et l’anarchie et d’élaborer des politiques de développement touristique basées "sur une planification rigoureuse et des études prospectives sérieuses".
Dans ce contexte, le ministre a proposé la création d’un office du tourisme en Afrique, en collaboration avec l’OMT et l’initiative du nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). Le ministre a, en outre, mis l’accent sur l’impératif de créer un réseau africain pour les établissements de formation dans diverses spécialités touristiques (restauration, voyages... ) qui bénéficiera de l’appui de l’OMT.
Evoquant les moyens de promouvoir l’industrie touristique, M. Benmeradi a insisté sur l’importance d’accorder davantage d’intérêt au tourisme intérieur, car constituant "un outil de stimulation" des économies locales et "un facteur de rapprochement" entre les enfants d’un même pays, ce qui permet, a-t-il dit, de "consacrer la tolérance, la stabilité et la cohésion sociale".
Il a ajouté que le tourisme interne était le thème retenu pour les 2èmes assises nationales du tourisme qui ont regroupé le mois en cours à Alger, plus de 600 participants représentant tous les secteurs du tourisme.
A cet égard, il a appelé les responsables de l’OMT à intensifier les rencontres consacrées à engager une réflexion sur le tourisme interne, notamment dans les pays en développement, soulignant "la disponibilité" de l’Algérie à abriter une conférence internationale consacrée à l’examen de ce sujet.
Les participants examinent plusieurs thèmes visant essentiellement à attirer davantage de touristes vers les pays africains et à promouvoir cette destination qui connaît une faible affluence à l’échelle internationale.
Les moyens de faciliter l’octroi de visas aux touristes désirant visiter des pays africains et d’assurer la coordination des programmes des vols pour encourager la concurrence entre les différentes destinations africaines figurent au menu de la rencontre.
Il s’agit également d’examiner le rôle des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) dans la promotion de ces destinations touristiques.
A l’occasion de la tenue des réunions de la 54e session de la commission Afrique de l’OMT, une conférence internationale sur "le tourisme africain face aux défis et aux enjeux actuels" sera organisée.
Selon les dernières statistiques de l’OMT, le nombre des touristes à travers le monde a dépassé en 2012 le milliard, dont 505 millions de touristes en Europe, 216 millions pour l’Asie et l’océan indien et 156 millions en Amérique, tandis que ce chiffre ne dépasse pas 50 millions en Afrique.
APS

dimanche 21 avril 2013

Les universitaires algériens de Londres veulent contribuer au développement de l’Algérie


L’Algérie a la chance de compter une importante diaspora dans le monde. Particulièrement en France, au Canada, aux USA, en Angleterre. Cette diaspora est constituée de compétences détentrices d’un savoir et d’un savoir faire qu’elle ne demande qu’à mettre au service du pays. C’est dans cet esprit que les compétences algériennes vivant au pays de Sa Majesté ont tenu samedi une rencontre pour, justement, réfléchir aux voies qui leur permettraient de contribuer au développement du pays. La rencontre, selon la dépêche APS, datée de Londres, s’est tenue au siège de l’ambassade d’Algérie au Royaume.
Une cinquantaine de cadres de haut niveau, représentant plusieurs secteurs, y ont pris part. De multiples exposés ont été présentés, au cours de cette journée d’étude, sur des thèmes socio-économiques d’actualité comme le développement de l’énergie, les énergies renouvelables, les PME, la santé et l’enseignement de la langue anglaise en Algérie. Tous les intervenants ont exprimé et de façon enthousiaste leur désir d’être partie prenante dans la dynamique de développement national et sans contrepartie, “pour peu que des projets soient identifiés”.
L’ambassadeur d’Algérie au Royaume-Uni, Amar Abba a, pour sa part, affirmé la disponibilité du gouvernement à soutenir et encadrer la contribution des universitaires algériens établis à l’étranger au développement national. “La rencontre d’aujourd’hui a pour but d’organiser la contribution des universitaires membres de la communauté nationale du Royaume-Uni aux universités algériennes, notre objectif est que cette contribution soit encadrée par les autorités locales. Je crois beaucoup a l’apport que vous pouvez apporter en Algérie où le défi de la qualité a commencé”, a affirmé l’ambassadeur à l’ouverture des travaux de cette journée d’étude.
Les participants à la rencontre, dont certains ont déjà partagé leur expérience avec les universités algériennes au cours de dernières années, notamment à travers les universités d’été, ont montré une large disponibilité à aider les étudiants en Algérie dans leurs domaines respectifs. “Nous organisons des séances de formation en Algérie depuis un certain temps, il y a un énorme feed-back de la part des jeunes entrepreneurs en Algérie, dont certains ont des qualités extrêmement encourageantes qui peuvent faire d’eux des capitaines de l’industrie plus tard.
Notre rôle en tant qu’expert est de déceler ces jeunes et les soutenir”, a déclaré a l’APS M. Mustapha Kouriba, universitaire algérien installé à Manchester, qui a présenté un exposé intitulé “Business Education”. Cet expert, a l’instar des autres participants à la rencontre, a mis en exergue les efforts déployés par le gouvernement pour faciliter les échanges d’expériences entre les compétences de l’étranger et celles locales avec un objectif commun, la contribution au développement du pays.
Cette rencontre au Royaume Uni se situe dans le prolongement de celles tenues dans d’autre pays où cette diaspora à une présence. Mais force est de reconnaitre que c’est du côté des autorités nationales que l’on a du mal à donner un prolongement concret à ces manifestations d’intérêts pour servir le pays.
Algérie1

Marseille, je t’aime à l’algérienne…


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Odeurs de coriandre, olives en pagaille, et darija des quatre coins d’Algérie. Alger ? Non, nous sommes dans un ersatz de la capitale algérienne d’une Algérie réinventée de l’autre côté de la Méditerranée… Mais si, réfléchissez, celle que l’on nomme la 49e Wilaya… Marseille !
La cité phocéenne sent depuis bien longtemps un parfum algérien, qui flotte surtout dans les quartiers de son centre-ville. L’immigration, puis les enfants de cette immigration ont conservé le charme algérien même dans leur quotidien français. Malgré les générations, l’identité algérienne de la Cité phocéenne n’a pas pris une ride. L’Algérie est dans le cœur des chibanis comme des petits enfants d’immigrés. Pourquoi Marseille est-elle restée si influencée par la communauté algérienne ?
Entre souvenirs et adaptation
Une mer n’aura pas suffi à séparer des Algériens de leur terre natale. Migrants pour mille raisons, ces Algériens, ont laissé leur cœur arrimé au port de Marseille pour surveiller au loin leur chère Algérie. Même si la plupart ne regrette pas d’être parti de leur pays, les « zimmigrés » n’ont pas oublié leur pays et leurs proches restés là-bas. Ils se sentent Français, mais ont fièrement  gardé cette identité algérienne qu’ils tentent tant bien que mal de faire vivre sur une terre française, peut-être pour ne pas l’oublier.
Et c’est réussi, un petit tour dans les quartiers de Noailles ou de Belsunce nous transportent immédiatement vers l’Algérie. Les vendeurs de meubles et de vaisselles vous accueillent à coup de « Sabah el kheir », et vous vendent tout ce que vous trouverez en Algérie : tajine, le « sni », ces plateaux argentés, lampes mauresques, services à thé… vous en avez pour tous les goûts. Les cuisinières tentent de faire revivre les senteurs de notre cuisine. Du traditionnel couscous, à la mahdjeb en passant par les pâtisseries orientales. A quelques mètres, les coiffeuses s’occupent de leurs clientes qui se préparent pour le mariage du soir. Elles laquent et coupent les cheveux au rythme du raï qu’elles mettent à fond dans leurs salons.
La société marseillaise est à l’image de notre chère Algérie, quelques hitistes sont parsemés dans les quartiers nord, sur le cours Belsunce, et au marché des Capucines. Même le marché informel a trouvé sa place à Marseille, quelques cigarettes ramenées d’Algérie sont vendues à prix d’or à Noailles, où les « Marlboro, Marlboro » sont discrètement soufflés aux oreilles des passants. Alors que le marché du soleil s’improvise en brocante sauvage sur le trottoir.
Cela en deviendrait presque cliché, l’Algérie marseillaise est  devenue une image d’Épinal, une Algérie d’antan, basée sur un souvenir. Mais la Marseille algérienne a également emprunté à la France sa culture et les Algériens ne s’en plaignent pas. « Je suis heureux d’avoir élevé mon fils ici, et pas au pays, ils ont eu plus de chance ici. Tous mes enfants adorent l’Algérie et ne se sont pas reniés. Ils sont scolarisés dans un établissement privé et catholique ! Mais ils restent musulmans et algériens », explique Moncef, originaire d’Alger, marchand au marché des Capucines.
La famille avant tout
Ce n’est pas seulement l’ambiance qui est algérienne dans ces quartiers  marseillais, les relations entre les Algériens de Marseille sont primordiales. « Nous sommes une réelle communauté, d’Algériens mais aussi du Maghreb », d’après Moncef. Une communauté mais aussi une famille, même s’ils sont des milliers dans cette ville qui accueille la plus grande population algérienne de France.
Aicha, qui a quitté Oran pour Marseille depuis des années, sait qu’elle peut compter sur ses compatriotes en toutes circonstances. «Ici c’est la famille, vous voyez lui il est comme mon fils. On est solidaires entre nous et c’est important d’avoir ça à Marseille. Peu importe où l’on vit, s’il y a des Algériens, des arabes, des musulmans, nous saurons qu’il y aura de la chaleur humaine et de la solidarité », confie-t-elle. « Un jour l’un des nôtres est décédé à Marseille, sa famille n’avait pas les moyens de rapatrier son corps en Algérie pour l’enterrer dans son pays. On s’est cotisé, pour qu’il ait ses funérailles chez nous… » Les déracinés de Marseille font tout pour recréer leur petit cocon et s’entraider dans les moments difficiles.
Cette ambiance méditerranéenne a convaincu de nombreux Algériens à venir s’installer sur cette terre si proche de leur berceau. Anis, qui n’a pas vécu en France et en Belgique et a finalement préféré posé ses bagages à Marseille pour cet « esprit méditerranéen, si proche de l’Algérie et parce qu’ici « on est comme chez nous ! »
Héritage religieux et culturel
Plus facile donc de s’intégrer à Marseille où ses milliers d’Algériens tentent de perpétuer leurs traditions. Même si la ville ne ressemble pas parfaitement à l’Algérie, notamment lors des fêtes religieuses, que les expatriés préfèrent passer dans leur pays de naissance. Toutefois la culture algérienne a réussi à se faire une place dans le quotidien de ces néo-français. Moncef explique qu’il a toujours inculqué à ses enfants cette histoire algérienne et musulmane. Selon lui, il s’agit de leur héritage, et il a parfois l’impression qu’il s’en sort mieux à Marseille qu’en Algérie. « Nous avons tellement peur que nos enfants tournent le dos à nos origines que nous tenons à ce qu’ils connaissent notre pays et notre religion, alors nous sommes toujours derrière eux, et ça fonctionne. Et d’ailleurs j’ai remarqué qu’ainsi nous sommes plus pratiquants ici qu’au pays », estime Moncef, pour qui l’identité algérienne passe avant tout par la religion.
Pour son fils Anis, 14 ans à peine, c’est devenu une évidence : il est avant tout Algérien. Lorsque l’on lui demande de nous parler de l’Algérie, il explique « que ce pays je l’aime. Je me suis beaucoup intéressé à l’histoire de l’Algérie et j’ai compris que le pays avait beaucoup souffert ». L’adolescent s’est vite identifié au pays de ses parents même s’il n’y a jamais vécu, car l’histoire lui rappelé l’importance de rester attaché à cette  terre, même depuis la France. Et il faut dire que Marseille l’a bien aidé à conserver ce patrimoine, le jeune homme reconnaît qu’il est plus simple de s’assumer en tant qu’Algérien ici, même dans les milieux 100 % français.
Quand l’histoire vous rattrape
« On ne peut pas lier nos liens avec la France. J’ai beau dire non, l’histoire nous rattrape et rappelle qu’on est lié pour le meilleur comme pour le pire.» Mohamed, originaire de Chlef, et vendeur dans une boutique de vaisselle non loin du quartier de Noailles a résumé ce lien si particulier entre l’Algérie et Marseille. Cette ville est le symbole de cette relation tumultueuse et passionnelle. Les Algériens de Marseille l’ont gardée tatouée dans la peau.  Et inversement, Marseille ne déroge pas à la règle et reconnaît toujours son rapport à El Djazair. Elle a même réservé une place de choix à son statut symbolique de « 49e wilaya » dans sa programmation de  « Marseille Provence 2013 », l’année où elle est capitale de la culture européenne.Une série de concerts, intitulés « Wilaya 49″, mêlant les musiques des deux rives, ont eu lieu en novembre et mars. De la musique pour chanter à l’Europe entière que Marseille est une Algérienne comme les autres…
Marseille restera-t-elle toujours « l’Algérienne » ?
Mais jusqu’à quand cet héritage historique se perpétuera ? Ils sont certes beaucoup comme le jeune Anis à vouloir garder le souvenir algérien de leurs parents, à être attaché au pays, mais ils sont également nombreux, à prendre des distances, voyant l’Algérie comme le pays de leurs aïeux  mais pas le leur. L’immigration ralentit toujours plus avec le temps. La France ne fait plus rêver les Algériens, préférant opter pour l’Amérique du Nord, l’Angleterre ou encore l’Allemagne. Quelques étés passés au « bled » suffiront-ils à conserver la particularité algérienne de Marseille ? Rendez-vous dans un autre siècle…
Algérie Focus

Les immigrés ont transféré 1,843 milliards de dollars vers l’Algérie en 2012


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Avec 1,843 milliards de dollars, l’Algérie arrive à la cinquième place en Afrique, durant l’année 2012, en matière de transfert de fonds par les immigrés vers leur pays d’origine. Selon les chiffres de la Banque mondiale (BM), rendus publics ce week-end, les «envois de fonds des immigrés vers les pays en développement ont atteint 401 milliards de dollars enregistrant ainsi une hausse de 5,3 % par rapport à 2011. L’institution internationale prévoit une moyenne annuelle de 8,8 % pendant les trois prochaines années atteignant ainsi 515 milliards de dollars en 2015.
En Afrique, les pays qui ont bénéficié le plus de ces transferts durant l’année 2012 sont le Nigeria et l’Egypte avec, respectivement, 20,568 et 20,515 milliards de dollars. Ces deux pays sont suivis par le Maroc, avec 6,894 milliards de dollars, la Tunisie avec 2,198 et enfin l’Algérie (1,843 milliards). En somme, même s’ils sont nombreux à l’étranger, notamment en Europe, les immigrés algériens, dont le nombre avoisine les quatre millions, ne transfèrent pas, comparativement avec d’autres pays, énormément d’argent vers leur pays d’origine.
Bien évidemment, ce rapport de l’institution de Bretton Woods ne prend pas en compte que les transferts effectués par voie réglementaire. Quand on sait que, généralement, les Algériens préfèrent effectuer le change au marché parallèle, où le taux est bien supérieur, il est clair que le chiffre est plus important. Les deux premiers pays africains bénéficiaires de ces transferts sont classés respectivement cinquième et sixième au monde. Le principal pays qui reçoit en quantité le plus de fonds est l’Inde avec 69,350 milliards de dollars, suivis de la Chine, avec 60,246 milliards, les Philippines, avec 24,453 et le Mexique avec 23,219 milliards de dollars.
En dernier lieu, la BM souligne que les personnes optent pour la voie informelle, en raison du «coût élevé des transferts effectués par voies officielles». C’est le cas notamment de l’Algérie. Si le taux de change officiel, la semaine dernière, était de 107 dinars pour un euro, en informel le prix tourne autour de 147 dinars. C’est la même chose pour le dollar, échangé sur le marché parallèle à près de 105 dinars, alors que son prix officiel est de 82 dinars.
Elyas Nour

74 % de jeunes Algériens sont optimistes pour l’avenir


jeunes arabes
Les jeunes Algériens ne sont pas si désabusés qu’on ne le croirait, ils estiment même pour la plupart que les meilleurs jours sont à venir pour eux. Cette conclusion est le fruit d’une étude intitulée « Arab Youth Survey 2013″ sur la jeunesse arabe dans le monde réalisée par le ASDA’A Burson-Marsteller (ASDAABM).
Que pensent les jeunes Algériens de leur vie ? Quel avenir espèrent-ils ? La jeunesse arabe a répondu cette année encore à toutes ces questions dans le cadre du « Arab Youth Survey » (sondage de la jeunesse arabe). Cette étude effectuée chaque année dans le monde arabe a pris en compte pour la première fois, pour cette nouvelle édition, l’avis des Algériens. Ils expliquent leurs craintes et livrent leur analyse du monde arabe. Ce qui ressort dans un premier temps de ce sondage est que 74% des jeunes interrogés estiment que leurs meilleurs jours sont à venir. Il semblerait que les jeunes Algériens placent beaucoup d’espoirs dans l’avenir. Ils sont en revanche 25 % à penser que le meilleur est passé.  L’Algérie est à l’image du reste du monde arabe qui en majorité se veut également optimiste pour l’avenir.
Arab Youth Survey 2013 / © ASDAABM
Être arabe, une fierté
Interrogés sur les conséquences et leur analyse du printemps arabe, les jeunes Algériens ont un double discours. D’un côté ils n’ont pas été très emballés par ce mouvement de révolte, ne se sentant pas nécessairement concernés. En revanche ils saluent l’initiative et reconnaissent à raison de 74%, que depuis ces événements ils sont d’autant plus fiers d’être arabes, comme la majorité des jeunes dans les autres pays sondés. Cette image qu’ils ont gardée de ces bouleversements a sûrement influencé leur regard sur leur avenir, leur laissant espérer des bouleversements majeurs.
Arab Youth Survey 2013 / © ASDAABM
Mais quelques nuages…
Toutefois le tableau n’est pas parfait, les jeunes Algériens comme les autres arabes sont soucieux de leur futur. Plusieurs domaines les inquiètent, mais ils sont liés aux finances et à l’économie : le chômage, le coût de la vie, leur pouvoir d’achat. Ils craignent d’être difficilement indépendant financièrement. Par exemple en Algérie, ils sont 18% à penser qu’ils ne pourront jamais s’offrir leur propre logement à cause du décalage entre les prix de l’immobilier et les salaires qu’ils peuvent espérer.
Se raccrocher à quelques espoirs
Quel rêve reste-t-il aux jeunes arabes de manière générale ? Ils souhaiteraient obtenir un pouvoir d’achat plus élevé, le renforcement de la démocratie dans leur pays ou encore d’une économie stable et parfois d’exil. De nombreux arabes rêvent en premier lieu de vivre aux Emirats Arabes Unis (EAU) (31%), puis en France (18%) ou encore aux Etats-Unis ou en Turquie (16% pour les deux pays). S’ils pensent au changement de leur Etat, ils aimeraient qu’il ressemble de près à ces mêmes pays. En revanche s’ils devaient suivre un modèle économique ce serait encore celui des EAU ou de la Chine. Inquiet,s les jeunes arabes le sont peut-être mais ils restent pragmatiques et optimistes. Pourvu que leurs espoirs se concrétisent.
Algérie Focus

Jamel Debbouze en one-man show pour la première fois en Algérie


djamel
L’humoriste marocain Jamel Debbouze présentera son dernier spectacle « Tout sur Jamel » le 25 avril prochain à l’hôtel Méridien d’Oran et le 26 avril sous le chapiteau de l’hôtel Hilton à Alger.
Dans ce one-man show drôle et émouvant, Jamel Debbouze se dévoile comme jamais. Il racontera tout aux Algériens pour cette première rencontre sous le signe des confessions humoristiques. Il évoque sa circoncision, son mariage, ses débuts en tant qu’humoriste et sa paternité. Des étapes-clés de la vie du comédien que de nombreux spectateurs ont dû vivre. Les billets du spectacle seront en vente à partir du dimanche 21 avril
En plus de sa tournée mondiale, Jamel Debbouze poursuit en parallèle sa carrière d’acteur et de producteur. Ce touche-à tout sera prochainement à l’affiche du filmNé quelque part. Il incarnera dans ce long-métrage, le « cousin » du personnage principal. L’acteur marocain jouera le rôle d’un Algérien qui rêve de pouvoir rejoindre la France…
Informations utiles :
Pour toute information, deux numéros sont disponibles : 0555 746 400
0 ou 0661 430 081
Prix des billets : Alger : 5000 dinars sur place / 4000 dinars en prévente
Oran:Entre 3000 et 5000 dinars
La sortie de « Né quelque part » est prévue pour le 19 juin 2013
Algérie Focus


jeudi 18 avril 2013

DÉMOGRAPHIE Nous sommes 38 millions d'Algériens


La population algérienne continue de croître, après avoir accusé une stagnation durant la période 2010-2011
Le cap d'un million de naissances par an sera probablement atteint pour la première fois dans l'histoire de l'Algérie.
La croissance démographique est en excellente forme en Algérie. Ce dynamisme est appelé à se poursuivre encore, à croire une étude de l'Office national des statistiques (ONS) qui prévoit un million de bébés algériens à l'horizon 2013-2014. En effet, selon cet organisme, l'année 2012 a connu un rebondissement assez «important» de la natalité, se traduisant par un accroissement relatif qui passe de 2,4% enregistré durant la période 2010-2011 à 7,5% entre 2011-2012. Cette évolution récente du nombre de naissances indique que la natalité en Algérie «maintient le cap vers un niveau de plus en plus élevé», commente encore l'office, précisant que le taux de natalité est passé de 24,78 pour mille à 26,08 pour mille entre 2011 et 2012. Cette mise à jour des grandes tendances de la démographie nationale révèle a fortiori que l'indice de fécondité a augmenté de 2,87 enfants par femme à 3,02 enfants par femme.
Alors que tous les indicateurs sont au vert, l'Algérie compte désormais une population de 37,9 millions d'habitants au 1er janvier 2013, en hausse de 2,16% par rapport à 2011, selon cette étude de l'ONS qui prévoit une population de 38,7 millions d'habitants en janvier 2014. La population algérienne continue donc de croître, après avoir accusé une stagnation durant la période 2010-2011.
La situation démographique durant l'année écoulée a été marquée par une augmentation «conséquente» des naissances (978.000) par rapport à 2011, soit une progression de 7,5%, le volume des décès, lui aussi, a connu un accroissement pour atteindre 170.000 décès, alors que les mariages ont enregistré une progression plus timide, fait savoir un responsable de l'office.
La population résidente s'est accrue en 2012 de 808.000 personnes, soit un taux d'accroissement naturel de 2,16%, atteignant ainsi un niveau assez important qui avoisine celui observé en 1994 mentionne l'ONS. Cette tendance s'explique par «l'augmentation considérable du nombre des naissances vivantes». «Si ce niveau d'accroissement devait se maintenir, la population résidente atteindrait 38,7 millions d'habitants, au 1er janvier 2014», estime l'Office.
Le taux d'accroissement naturel a entamé sa progression dès 2008 avec 1,92%, puis il est passé à 1,96% en 2009, 2,03% (2010) et 2,04% (2011). La dynamique démographique en Algérie maintient son rythme entamé durant la dernière décennie avec la progression plus timide, par rapport à 2011, des mariages et l'augmentation continue des naissances. En raison de la progression de la natalité en 2013, le cap d'un million de naissances par an sera probablement atteint pour la première fois dans l'histoire de l'Algérie, commente donc un responsable de l'ONS. Les statistiques démontrent que les hommes représentent 50,61% de la population de l'Algérie en 2012, alors que les femmes représentent 49,39%, soit la même structure enregistrée durant 2011.
Contrairement à ce qui a été observé en 2011, qui a vu une augmentation très importante du volume des mariages, les bureaux de l'état civil ont connu l'année dernière l'enregistrement de 371.280 unions, soit un accroissement relatif de 0,6%. Ainsi le taux de nuptialité a connu un léger fléchissement passant de 10,05 pour mille à 9,90 pour mille durant la même période de comparaison, ajoute la même source, précisant que le taux de la mortalité a par contre connu une augmentation de 4,9% pour atteindre le nombre de 170.000 décès. Concernant la structure de la population, la répartition par âges fait ressortir que la population âgée de moins de 5 ans continue de progresser, passant de 11% en 2011 à 11,2% l'année dernière, ce qui «témoigne de l'augmentation récente de la natalité», souligne l'organisme.
La part de la population âgée de moins de 15 ans connaît elle aussi une remontée après une légère baisse enregistrée en 2011, passant de 27,7% à 27,9% de la population totale. La population en âge d'activité (15 à 59 ans) continue de régresser passant de 64,4% à 64%, mais représente toujours la part la plus importantes dans la population, tandis que la part des personnes âgées de 60 ans et plus poursuit également sa progression, passant de 7,9% à 8,1% de la population.
La population de l'Algérie a franchi le seuil des 30 millions d'habitants en 2000, puis les 35 millions dès 2009 pour dépasser les 37 millions en 2011 et les 38 millions en 2012.
L'Expression

Lancement d’une commission juridique internationale "Paris-Alger"


Une commission juridique internationale "Paris-Alger" visant notamment au rapprochement entre les avocats des Barreaux des deux capitales a été lancée mercredi soir depuis Paris, a-t-on constaté.
Selon la bâtonnière du Barreau de Paris, Christianne Férel-Schuhl, qui a mis sur pied la Commission, l’objectif essentiel de cette dernière est de croiser les regards en termes de culture juridique, mais aussi de faire du Droit comparé et de réfléchir à la manière d’harmoniser cette approche.
"Aujourd’hui, il y a une volonté forte de construire, de conforter un partenariat efficace. Et, à travers cette commission, il s’agira de voir comment faire pour rapprocher les avocats des deux pays et de développer les affaires entre eux", a-t-elle dit, lors de la cérémonie de lancement de la Commission.
Intervenant devant un parterre composé essentiellement de juristes, le principal animateur de la Commission, Me Chems-eddine Hafiz, a souhaité, avec l’implication "positive" des services de l’Ordre des avocats du Barreau de Paris, que cette Commission ouverte " Paris-Alger" intensifiera les échanges entre les deux rives de la Méditerranée "dans tous les domaines du Droit".
Dans son "projet" de programme de cette commission, il a annoncé la tenue, chaque six semaine, de rencontres entre juristes sur des thématiques précises, citant, à titre d’exemple, les contrats d’expatriation en Algérie, le Droit de la famille, les Investissements étrangers en Algérie, le Droit algérien des hydrocarbures, la propriété intellectuelle en Algérie.
L’avocat franco-algérien a indiqué que ces rencontres seront ouvertes tant aux avocats ayant un lien avec l’Algérie, qu’à l’ensemble des acteurs de la société civile qui s’intéressent aux relations bilatérales entre la France et l’Algérie : chefs d’entreprises, experts comptables, économistes, financiers, magistrats, juristes, universitaires, étudiants etc.
Me Emmanuel Pierrat, membre du Conseil de l’Ordre des avocats de Paris, a signalé que la mise sur pied de la Commission "Paris-Alger" intervient pour "donner corps" à la convention signée en 2003 entre les Barreaux de Paris et d’Alger.
"Cette convention n’a malheureusement pas été suivie d’effet et une réunion en décembre dernier entre des avocats parisiens et algérois a permis de relancer l’idée de créer une commission internationale juridique internationale", a-t-il expliqué.
Comme première action "concrète" entre les deux Barreaux, Me Pierrat a annoncé la mise en commun, d’ici juin prochain, des bases de données des Barreaux de Paris et d’Alger, et la mise sur place au Barreau d’Alger d’une formation continu. "L’Algérie devrait être la destination phare du Barreau de Paris", a-t-il préconisé.
La Commission "Paris-Alger" est la 18e du genre au Barreau de Paris qui compte aussi des commissions thématiques ayant en charge l’étude des différentes spécialités du Droit. Elle est la première du genre entre un pays du Maghreb et le barreau de la capitale française, qui dispose d’une Commission Maghreb regroupant les avocats ayant des "affinités, des relations d’affaires ou d’influence" avec les confrères des pays du Petit Maghreb que sont le Maroc, l’Algérie et la Tunisie.
Quatre barreaux d’Algérie (Alger, Constantine, Oran et Tlemcen) sont, depuis des années, jumelés avec des institutions similaires en France, dont celui de Paris, ce dernier étant lié à la fois à Alger, mais aussi à ceux de Marseille et de Montpellier.
Inscrit au barreau de Paris depuis 1991, Me Hafiz mène une activité intense dans l’Hexagone puisqu’il a créé en 1995 "l’Association des avocats algériens de France" et en 2000 "l’association Euro-Maghreb des avocats de droit des affaires".
APS

[Communiqué de presse] Les WeekEnds BeMyApp débarquent en Algérie

Demain Jeudi 18 avril, un WeekEnd BeMyApp débutera pour la première fois en Algérie. Les WeekEnd BeMyApp sont des concours de développement d’applications mobiles. Cet évènement s’inscrit dans le cadre d’une initiative mondiale qui a déjà pris place dans de nombreux pays (les Etats-Unis, la France, la Belgique, le Maroc, le Brésil, la Tunisie, l’Angleterre, l’Italie...).

Le principe est de réunir pendant un weekend, les ingrédients nécessaires à l’innovation dans le domaine du mobile : des porteurs d’idées, des développeurs, des designers, des marketeurs ainsi que des personnes qui ont des compétences dans un domaine lié au mobile. Réunis en équipe autour d’une idée innovante dès le début du weekend le jeudi soir, les participants ont ensuite 48h pour développer un prototype d’applications mobiles, ayant une utilité dans divers domaines (professionnel, médical, divertissement, tourisme, transport, etc.). 

A l’issue du weekend, les équipes présentent les prototypes de leurs projets devant un jury composé de chefs d’entreprises, d’experts dans le domaine des TIC et du mobile, des marketeurs confirmés et des investisseurs. Les trois meilleurs projets seront sélectionnés au regard de la compatibilité, l’utilité et l’utilisation à long terme, l’innovation, le business model et l’exécution de l’application. Les gagnants recevront un prix récompensant leur persévérance et leur créativités, et permettra de soutenir leurs premiers pas dans le domaine de l’entreprenariat. 

A l’étranger, ce concept est bien établi. Il a d’ailleurs permis de faire émerger de nombreuses applications mobiles qui ont gagné en notoriété et qui permettent de pérenniser le succès de l’évènement. Un évènement qui marque une fois de plus l’importance accordée aux technologies mobiles à travers le monde. 

Sponsorisé par Samsung, Ce WeekEnd BeMyApp est prévu du 18 au 20 avril 2013, à l’Incubateur du Cyberparc de Sidi Abdellah pendant « Algeria 2.0 », l’évènement parrainé par Monsieur Moussa Benhamadi, Ministre des Postes et des TIC. Cette concentration de matière grise et de savoir faire sur un lieu propice à l’innovation et à l’initiative donnera un élan positif aux applications mobiles en Algérie. Il est d’ores et déjà possible de suivre les actualités de BeMyApp Algeria via les différents comptes sociaux de l’évènement (facebook et Twitter). Les inscriptions sont toujours ouvertes sur le site officiel de BeMyApp : dz.bemyapp.com 

BeMyApp Algeria sera une réelle passerelle entre les entreprises et les professionnels du mobile et une opportunité tangible pour les PME de s’offrir une place dans le domaine des TIC et de prendre ainsi part à cette démarche mondiale. 

BeMyApp Algeria est organisé en partenariat avec l’Agence Nationale de Promotion et de Développement de Parcs Technologiques (ANPT), Med&com, Ernst&Young, Feedz, Algeriemobile.com, le club Etic et le quotidien Liberté. 

mercredi 17 avril 2013

Les entreprises algériennes ne savent pas communiquer

Les entreprises et institutions algériennes ignorent un important élément  de développement, à savoir la communication. Certaines le font peu, d’autres le font mal mais aussi bien les unes que les autres ratent la marche de l’évolution.

«  80% des entreprises disposent d’une direction de la communication  mais toutes ne travaillent pas comme l’exige la communication », a indiqué  mardi  Rachid Hessas, expert en communication lors d’une conférence de presse organisée à la première journée du salon « event expo » qui se tient au Palais des Expositions.  Et d’enchainer «  d’ici deux à trois années on pourra réussir grâce à de pareils évènements ».
Dans son intervention, Tibaoui Sid Ahmed,  directeur général du World Trade Center Algeria (Wtca) a indiqué que ce salon, premier en son genre, va permettre, à coup sûr, aux exposants et visiteurs d’améliorer la qualité de leurs services et de déboucher sur des possibilités de partenariats.
Selon lui, l’Algérie est dans l’obligation d’améliorer le secteur de l’événementiel et des services globalement tant cela va de son adhésion même à l’OMC.
Ce salon professionnel qui se poursuit jusqu’à jeudi est  organisé à l’initiative du World Trade Center  Algeria dans le souci d’offrir aux opérateurs dans le domaine de l’événementiel un espace d’échange et de rencontre.
Pour la création d’une association des agences de pub
Faisant état de la désorganisation totale de l’activité des agences de publicités en Algérie, Rachid Hessas, appelle une nouvelle fois, à réfléchir à l’organisation des opérateurs sous forme d’association.
Cette organisation permettra, explique-t-il, d’identifier et d’évaluer les opérateurs. «  Dans les conférences  que je fais à l’étranger je n’arrive pas à parler des agences de publicité en Algérie vu que le secteur est désorganisé, on ne sait pas qui travaille, et qui fait quoi », dit-il.
Les professionnels présents dans la salle ont approuvée cette idée. Ils parlent du besoin de définir quelques règles  qui vont aider à instaurer une certaine  spécialisation des agences et par ricochet améliorer la qualité des services offerts. 
Mina Adel
EL WATAN

mardi 16 avril 2013

CONSTANTINE CAPITALE DE LA CULTURE ARABE La gestion du dossier par le P/APC décriée


À une année et demie de la tenue de l’événement, le maire de la ville semble dépassé par la préparation des festivités.
En désaccord avec l’administration de la commune et certains élus de son assemblée, le P/APC de Constantine Seiffedine Rihani ira-t-il jusqu’au bout de son mandat ? Le jeune maire et son équipe ont été critiqués  maintes fois par les élus, les cadres de l’administration de la commune et même par l’exécutif de la wilaya, pour leurs maladresses et surtout pour leur autorité à exercer leur fonction sans partage. Lors du conseil de wilaya tenu il y a une dizaine de jours, à l’APC de Constantine, consacré au plan d’urgence des cinq années à venir, les participants ont remarqué que le maire donnait l’impression d’être coupé de la réalité et de ne pas pouvoir élaborer un programme de développement à court terme. L’intervention de M. Rihani était entachée d’incompétence, et ce, à une année et demi de la tenue du grand événement “Constantine capitale de la culture arabe”, au point d’inquiéter sérieusement l’exécutif de wilaya.  M. Rihani, illustre inconnu sur la scène politique locale, ancien comptable du mouhafedh de la wilaya Driss Maghraoui, a bénéficié des jeux de coulisse pour se voir propulser candidat du FLN au poste de P/APC, alors qu’il était quatrième sur la liste électorale. Au même titre que le nouveau P/APW Abdelghani Yaïche, entrepreneur et bras droit du même Maghraoui, la désignation de Rihani a été qualifiée de scandaleuse et suscita une controverse aussi bien chez des cadres de son propre camp qui ont contesté la mise à l’écart de la tête de liste Mohamed Righa, que chez les élus des autres formations politiques à commencer par le RND. Au lendemain de cette investiture, les élus du RND et du MPA ont boycotté les séances de travail de l’assemblée. Depuis le début, les AG se suivent et se ressemblent : des séances courtes où on remarque surtout que le maire s’exprime peu et a du mal à convaincre les élus. Aux dernières nouvelles et suite à l’intervention du maire lors du conseil de wilaya, le wali aurait adressé un rapport contre la gestion du maire au ministère de l’Intérieur. Le courant ne passe pas entre le premier responsable de la wilaya et le maire depuis un certain temps déjà. Rappelons que ce dernier a déjà rejeté une proposition du wali en début d’année concernant la répartition des fonctions des élus des autres partis politiques dans les affaires de la commune, notamment pour les postes de chefs de secteurs et de commissions.
Par ailleurs, un cadre du FLN de la wilaya  a révélé que la destitution de Driss Maghraoui actuel mouhafedh de la wilaya est une affaire de temps. “Une fois le secrétaire général du parti désigné, nous allons faire le grand ménage ici à Constantine, ça ne peut plus continuer comme ça, cet homme (Maghraoui) a sali l’image du parti, tout le monde se plaint de lui, y compris ses proches collaborateurs. Nous allons tout faire pour le faire destituer”, a-t-il déclaré.
Liberté

TOURNÉE, EN ALGÉRIE, DE LA COMPAGNIE DE DANSE CONTEMPRAINE HUBBARD STREET DANSE CHICAGO Ateliers et Fusion avec les danseurs du Ballet de l’Onci


L’atelier qu’anime, depuis hier et jusqu’au 17 avril, la compagnie Hubbard Street Dance Chicago au profit des danseurs du Ballet de l’Onci, donnera naissance à une fusion entre les danseurs lors d’un spectacle, prévu le 20 avril à Alger.

Glenn Edgerton, directeur artistique de la compagnie de danse contemporaine Hubbard Street Dance Chicago (Etats-Unis) a animé hier matin, aux côtés de
M. Kemda, responsable du Ballet de l’Office national de la culture et de l’information (Onci), une conférence de presse, durant laquelle il a été question de l’atelier et des master class qu’anime sa compagnie au profit des danseurs du Ballet de l’Onci.
Cet atelier, qui a commencé hier matin et qui prendra fin le 17 avril prochain, donnera naissance à un spectacle, qui sera marquée par une fusion entre les danseurs du Ballet de l’Onci et ceux de la compagnie Hubbard Street Dance Chicago, et ce, le samedi 20 avril prochain à 18 heures au palais de la culture Moufdi-Zakaria.
La compagnie, en tournée en Algérie (organisée par l’ambassade des Etats Unis à Alger et le ministère de la Culture algérien), présentera également une performance de danse contemporaine, le jeudi 18 avril prochain à 18h au théâtre régional Abdelkader-Alloula d’Oran. Après une tournée, qui a mené les danseurs de la compagnie américaine (qui fait partie de la compagnie DanceMotion USA) à Marrakech (Maroc) et dans le sud de l’Espagne où ils ont travaillé avec des enfants en situation de handicap, la compagnie vient pour la première fois en Algérie. “C’est la première fois que l’Hubbard Street Dance fait une fusion avec des danseurs d’autres pays”, a signalé Glenn Edgerton, qui a affiché un intérêt particulier pour la danse folklorique algérienne, et ce, en déclarant qu’il était «curieux» et impatient de la découvrir. Concernant cet échange avec Algérie, M. Edgerton estimera qu’un tel programme est très important “parce qu’on a un contact direct avec les gens, et ça n’a rien à voir avec les images que nous renvoient les médias”. Le directeur artistique évoquera également le programme de la soirée de samedi, qui sera marquée par cinq pièces ou chorégraphies réalisés par trois chorégraphes de la compagnie. “On va enseigner aux danseurs du Ballet de l’Onci cinq chorégraphies et on va voir ce que ça va donner. Ce n’est pas facile de réaliser une fusion [une idée de l’ambassade des Etats Unis à Alger], mais on va travailler, et ce n’est peut être qu’un début.» Questionné à propos des similarités entre les danseurs algériens et américains, Glenn Edgerton dira qu’elles existent, d’autant que pour lui «la danse contemporaine est un mélange entre la danse classique et la danse moderne.”
Il relèvera également que “ce qui nous intéresse ici c’est que les danseurs du Ballet de l’Onci sont très ouverts d’esprit”. Quant au but de cette fusion, M. Edgerton a estimé que c’est une manière “d’apprendre les uns des autres”. A ce propos d’ailleurs, Fatma-Zohra Souidi, chargée de la programmation culturelle à l’ambassade des USA indiquera que cette fusion s’inscrit dans le cadre d’un programme d’échange, que l’ambassade organise quatre ou cinq fois par an, en collaboration avec le ministère de la Culture. Revenant sur l’historique de la compagnie Hubbard Street Dance Chicago, Glenn Edgerton signalera qu’elle existe depuis 35 ans, qu’elle a été créé par quatre danseurs dans un studio à Chicago. Au moment où il fallait lui trouver un nom, le fondateur a regardé par la fenêtre et a vu le nom du quartier où était situé le studio : “Hubbard Street”. Et c’est ainsi que le nom a été choisi. La compagnie se partage en deux groupes : le premier est composé de 16 danseurs professionnels qui entreprennent des tournées de par le monde ; le deuxième est composé de 8 danseurs débutants. Signalons enfin, que le communiqué de presse annonçant l’évènement indique que «cette tournée internationale [de l’Hubbard Street Dance Chicago] est organisée dans le cadre de DanceMotion USA, un programme du département d’Etat américain produit par Brooklyn Academy of Music dans le but de promouvoir la danse américaine au niveau international”.
Liberté

2es assises nationales du tourisme : Message du président Bouteflika aux participants “Transformer le potentiel naturel en produits touristiques de qualité”


Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé dimanche un message aux participants aux 2es Assises nationales du tourisme qui se tiennent au palais des Nations. Voici une traduction APS du message :

Mesdames, messieurs
Les présentes Assises nationales du tourisme offrent l’opportunité de faire un bilan objectif des réalisations accomplies et des carences accusées en matière de mise en œuvre des politiques adoptées par les pouvoirs publics à travers deux cadres de référence que sont le Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) et le Schéma directeur d’aménagement touristique (SDAT).

Mesdames, messieurs
L’Algérie recèle un potentiel touristique intégré : un patrimoine naturel, culturel et historique, un littoral renfermant des sites merveilleux qui ne demandent qu’à être mis en valeur, un tourisme d’affaires qui attend d’être organisé et accompagné, des sites de loisirs, des sources thermales et un désert immense. Toute cette diversité érige en effet le pays en véritable pôle touristique.
Force est toutefois de reconnaître que tout ce potentiel naturel dont dispose l’Algérie ne suffit pas à lui seul pour la relance du tourisme, dans notre pays, qui reste tributaire de notre capacité à transformer ce potentiel en produits touristiques de qualité qui lui confèrent une dimension à la hauteur de ses atouts.
Le SDAT constitue le cadre stratégique de référence pour la politique touristique dans notre pays. Il constitue le support sur lequel l’État algérien a édifié sa vision du développement du tourisme national par étapes sur les court, moyen et long termes.
Il définit également les outils et conditions de mise en œuvre faisant ressortir un souci de l’équilibre triptyque consistant en l’équité, l’efficacité économique et la protection écologique dans le contexte d’un développement durable pour les vingt prochaines années.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une démarche de diversification de l’économie nationale productive hors hydrocarbures qui constitue un des secteurs centraux de soutien à la croissance avec l’Industrie, l’Agriculture et d’autres.
L’État s’est attelé à réunir le climat favorable à la concrétisation de cette vision par le lancement, notamment, de programmes ambitieux, à l’instar de ceux relatifs à la relance de l’économie (2001-2004), le programme de soutien à la croissance économique (2005-2009) et ceux relatifs au développement du Sud et des Hauts Plateaux, et le programme quinquennal (2010-2014) qui nous permettra, avec l’aide de Dieu, de conforter les précédents. Plusieurs projets d’équipements publics ont été engagés à la faveur de ces programmes. Je citerai à cet égard :
L’élargissement du réseau autoroutier, autoroute Est-Ouest et ses pénétrantes, les routes du littoral, l’autoroute Nord-Sud, l’autoroute des Hauts Plateaux, la modernisation du réseau ferroviaire, le métro d’Alger et les tramways d’Alger, d’Oran et de Constantine, et bien d’autres projets aussi grandioses.
Le renforcement du réseau d’alimentation en eau potable par la construction de barrages, de stations de dessalement d’eau de mer et le projet du siècle In Salah-Tamanrasset...
Les grands chantiers d’aménagement du territoire et de développement durable, dont les projets des nouvelles villes, les parcs nationaux, les zones protégées, l’aménagement des sites protégés du Tassili et de l’Ahaggar, la mise en valeur du littoral, le système des oasis et des steppes. Les grands projets énergétiques et les chantiers des nouvelles technologies d’information et de communication, le développement du réseau de téléphonie tous types confondus...
Tous ces programmes profiteront inéluctablement au secteur du Tourisme, un secteur horizontal par excellence interdépendant avec plusieurs autres secteurs d’entreprises.
La mobilisation de tous pour réunir les conditions et l’environnement favorables à son développement et son essor reste primordiale.
Je voudrais également souligner les dispositions prises par l’État pour encourager l’investissement et l’activité touristique dans le cadre des mesures fiscales et parafiscales incitatives qui figurent dans les différentes lois de finances et celles relatives au foncier.

Mesdames, messieurs
La réunion d’aujourd’hui se propose de diagnostiquer et d’évaluer les politiques et programmes mis en place depuis l’adoption, par le gouvernement, du SDAT en 2008, notamment au niveau de ses cinq grands axes que sont :
1. Le plan de valorisation de l’Algérie en tant que destination touristique à l’effet d’accroître son attrait et sa compétitivité.
2. Le développement des pôles touristiques d’excellence par la rationalisation de l’investissement et le développement dans le but de mettre en évidence l’authenticité du potentiel touristique de l’Algérie.
3. La mise en application du plan qualité tourisme pour l’adaptation des offres touristiques aux normes internationales en matière de qualité, et ce par la modernisation, la mise en conformité du système d’enseignement et de formation, et l’intégration des technologies d’information et de la communication.
4. Le renforcement de la coopération et de la complémentarité entre les secteurs directement ou indirectement liés à celui du tourisme, ainsi que la facilitation du partenariat entre les secteurs public et privé.
5. Le soutien et l’accompagnement de l’investissement afin de renforcer les capacités d’hébergement, en termes de qualité et de quantité, grâce à un plan de financement clair et des mesures simples qui permettent l’attrait de l’investisseur local et étranger.

Mesdames, messieurs
Le développement touristique est l’une de nos aspirations. Il constitue une grande ambition que nous voulons tous réaliser.
L’État a, pour sa part, accordé un rôle central à la relance de l’activité des services et à l’élargissement du réseau touristique pour la création d’emplois durables et saisonniers en offrant un climat adéquat, favorable et attrayant.
Je fonde de grands espoirs en vous en tant qu’entreprises publiques et privées, opérateurs, instances, associations professionnelles, gens de la presse animés de la volonté de relever le défi en toute responsabilité, professionnalisme et objectivité.
Le but de cet effort est d’aboutir à des plates-formes et des visions comprenant les aspects positifs, et les moyens de les développer et de les valoriser, mais également les carences et les moyens de les enrayer.
Les pouvoirs publics auront ainsi le loisir d’élaborer un programme de travail basé sur les recommandations qui seront ainsi prises dans le but de relancer ce secteur prometteur pour davantage de progrès et le développement.

Un secteur porteur de croissance
Placée sous le haut patronage du Président de la République, la 2e édition des assises du tourisme a été inaugurée  hier au palais des Nations, en présence du ministre du Tourisme et de l’Artisanat M. Mohamed Benmeradi, du secrétaire d’Etat auprès du ministre du Tourisme, M. Mohamed  Amine El Hadj Saïd, et de M. Ousmane Ndiaye, directeur  du programme Afrique de l’Organisation mondiale du tourisme,  ainsi que des professionnels du secteur.  Organisée sous le thème «Vers un tourisme plus performant, agissons ensemble », cette rencontre de deux jours se veut un espace de réflexion et de discussion sur les enjeux actuels du tourisme en Algérie. Ce rendez- vous est également une occasion de consolider les liens entre les acteurs de l’industrie touristique et un espace d’échanges entre tous les acteurs pour la mobilisation autour de grands enjeux, tout en  donnant aux participants la possibilité de s’exprimer, de débattre dans une volonté de progrès partagée et d’innovation.
Elle  sera aussi une opportunité pour les professionnels du secteur de dresser un diagnostic du Schéma directeur d’aménagement  du tourisme (SDAT) et d’envisager les perspectives d’un développement touristique concerté qui réponde aux exigences de la clientèle nationale et internationale. Il y a lieu de souligner que lors des travaux en plénière, les professionnels et experts sont appelés non seulement à dresser une évaluation objective de cinq années de mise  en œuvre du SDAT, mais aussi à élaborer de nouvelles  propositions capables d’insuffler au tourisme, en Algérie, une cadence soutenue. Les atouts naturels et patrimoniaux de l’Algérie ne sont rien sans la passion, l’énergie et le professionnalisme  des hommes et des femmes qui, au  quotidien, construisent l’offre touristique.
Makhlouf Aït Ziane
Le ministre du tourisme et de l’artisanat M. Mohamed Benmeradi :
“L’Algérie table sur 2.5 millions de touristes en 2015”
 « On ne peut pas parler de la destination Algérie avant l’année 2015, car cela nécessite  en premier lieu d’achever  le programme  de réalisation des infrastructures touristiques», à indiqué hier le ministre du Tourisme et de l’Artisanat M. Mohamed Benmeradi. S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée en marge de la rencontre, il a précisé que « les  perspectives de l’Algérie à l’horizon 2015 tablent sur 75.000 lits de qualité, 2,5 millions de touristes ainsi que l’élévation de la contribution du secteur à hauteur de 5% du PIB». Il dira dans ce contexte  que « l’organisation de cette rencontre  confirme non seulement l’importance qu’accorde le gouvernement à la question du développement touristique, mais confirme également sa volonté de rassembler cette industrie autour  d’une vision commune». Il a souligné que «le tourisme réunit sous une même communauté  de destins nombre d’autres secteurs qui consolident chaque jour par leur apport l’offre touristique algérienne». Nous mesurons, a-t-il ajouté, « l’importance de favoriser une meilleure articulation de cette transversalité et nous sommes heureux que ces secteurs contribuent aux assises». Aujourd’hui, le développement de ce secteur porteur de l’économie nationale nécessite la collaboration et la contribution de tous les secteurs. Dans ce cadre, le ministre n’a pas manqué de souligner  que «aujourd’hui, le secteur du tourisme à connu de profondes transformations». Il dira dans ce sens que « de plus en plus de destinations rivalisent pour se faire connaître autant pour retenir leur marché intérieur que pour attirer les visiteurs étrangers». Selon lui, tant que la Méditerranée est une destination touristique du monde, l’Algérie peut aujourd’hui voir loin. Nos principaux défis consistent, a-t-il fait savoir, « à développer  une offre touristique performante pour séduire davantage nos compatriote et conquérir, grâce  à la force de l’identité touristique algérienne, les marchés étrangers». Et de poursuivre : «L’Algérie puise sa force non seulement dans sa nature vaste et magnifique, dans sa culture distinctive, mais surtout dans la passion que doivent déployer les professionnels du secteur au jour le jour, ensemble pour satisfaire pleinement les touristes et leur permettre ainsi de vivre des moments mémorables». S’adressant aux professionnels du tourisme, le ministre a indiqué qu’«il nous est demandé à l’avenir de mieux conjuguer nos efforts pour lui permettre de remplir pleinement ce rôle», ajoutant que « malgré les résultats positifs enregistrés, nous devons continuer davantage à déployer nos efforts». Le ministre n’a pas manqué de mettre l’accent sur les postes d’emploi créés dans ce secteur, en relevant que leur nombre à atteint 430.000, soit 5% du nombre d’emplois au niveau national  en 2012. Concernant la contribution  du secteur au PIB, il a indiqué que le tourisme a contribué à hauteur de 2 % (265 milliards de dinars). Sur un autre registre, M. Benmeradi a mis l’accent sur la nécessité d’adopter, dans les plus brefs délais, les SDAT de wilaya (Schéma directeur d’aménagement  du tourisme), tout en notant que 85% des projets du secteur sont réalisés en dehors des ZET et 98% du foncier aménageable des ZET est resté vierge. M. Benmeradi a déploré le fait qu’ils manquent d’imagination et d’innovation. «Ces derniers n’ont fait jusqu’ à présent qu’expédier les touristes nationaux vers l’étranger et acheminer les hadjis vers La Mecque», les appelant à plus d’efforts dans la création de produits touristiques et l’encouragement du tourisme interne. Quant aux objectifs assignés à ces assises, le ministre a cité, entre autres, le soutien à l’investissement, notamment par l’allégement des procédures, l’amélioration de l’image de la destination Algérie pour l’inscrire sur l’agenda des touristes nationaux et étrangers, inculquer davantage la culture touristique et œuvrer à sa réémergence effective au sein de la société.
M.A.Z.
M. Ousmane  Ndiaye, directeur du programme Afrique de l’organisation mondiale du tourisme :
“L’OMT apportera à l’Algérie son expertise pour promouvoir un tourisme respectueux de l’environnement”
« L’Algérie est un pays doté d’immenses ressources naturelles qui, si elles sont judicieusement  mises en valeur et exploitées rationnellement, pourront contribuer au développement durable  d’un tourisme axé essentiellement sur son environnement dans ses dimensions naturelle et sociale», a indiqué hier M. Ousmane  Ndiaye, directeur  du Programme Afrique de l’Organisation mondiale du tourisme.
S’exprimant à l’ouverture des travaux, il a souligné : «Nous sommes conscients à l’OMT que le développement d’un tourisme responsable contribuera, entre autres, à l’éradication  de la pauvreté  qui est un objectif du millénaire pour le développement  auxquels notre organisation souscrit pleinement».
Il a ajouté dans ce sens que  « ce secteur, qui est source de croissance et de développement,  n’apporte pas toujours les retombées économiques souhaitées, eu égard au potentiel touristique immense  qui caractérise les pays d’Afrique». De nos jours, a-t-il dit,  «le tourisme fait partie des activités économiques et humaines qui ont un impact sur différents aspects de notre vie. Sur le plan macroéconomique et social, il fait partie des secteurs porteurs de croissance et facteurs de développement  économique et son rôle fédérateur et unificateur de peuples  n’est plus à démontrer». Et de poursuivre : «La contribution  du tourisme  au PIB représente 5%, elle est de 6% pour le commerce  mondial, et un emploi sur douze créé est à l’actif du tourisme.» Les arrivées de touristes internationaux ont atteint en 2012 le chiffre de 1,35 million, soit une progression  de 4% par rapport à l’année 2011. En ce qui concerne les perspectives  pour  2013, il  a estimé que celles-ci « s’annoncent positives. Les arrivées de touristes internationaux  vont augmenter, mais à un rythme de croissance de 3%  plus lent que 2012 ». En dépit des différentes crises qui ont frappé le monde au cours de ces dernières années, l’évolution du tourisme en Afrique s’est caractérisée par une progression des arrivées touristiques. L’Afrique, a-t-il fait savoir, « pour la première fois dépasse la barre des 50 millions de visiteurs. Le continent est passé de 49,2 millions de touristes  en 2011 à 52,3 millions en 2012». L’hôte de l’Algérie n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction quant à l’organisation de cette rencontre en félicitant, à cet effet, «le gouvernement algérien d’avoir inscrit le secteur du tourisme parmi les axes prioritaires de son programme de développement économique et social et en élaborant une stratégie nationale pour le développement de ce secteur», indiquant que «l’OMT est prête à apporter à l’Algérie son expertise pour promouvoir un tourisme respectueux de l’environnement, qui sera, a-t-il insisté, le substrat sur lequel il doit se développer».
M. A. Z.
EL MOUDJAHID
Une priorité stratégique
Les travaux des 2es Assises nationales du tourisme ont débuté hier matin au palais des Nations (Alger), et seront consacrés, notamment, à la présentation du bilan du secteur de 2008 à 2012. Ces assises de deux jours seront également un espace d’évaluation, de réflexion et de discussion sur la situation et le devenir du tourisme national.
Plus que jamais, l’Algérie revient ainsi avec force à l’idée du tourisme moteur de développement. En effet, le tourisme constitue une priorité stratégique, en lui attribuant une place et un rôle prépondérants dans le développement des ressources économiques en Algérie. L’objectif de sortir le secteur de l’ornière à l’horizon 2025, mise aussi, bien sûr, la nécessité de créer des emplois que sur la possibilité de générer des recettes. Cet objectif intervient dans un contexte où la mondialisation constitue un enjeu de taille. Pour réussir à atteindre un tel objectif, les professionnels devraient articuler leurs efforts autour de la mobilisation des synergies en termes de réflexion et de réalisations innovantes dans un cadre de professionnalisation. Il s’agit d’œuvrer aussi pour une véritable démarche créative, qui tienne compte de l’ensemble des éléments de la problématique, notamment la concurrence. Le tourisme est indéniablement une valeur, mais une valeur d’une grande fragilité et vulnérabilité. L’activité touristique exige, donc, de plus en plus, l’adaptation aux interactions avec les autres secteurs qui lui servent de plate-forme culturelle et de canevas socioéconomique, pour mieux œuvrer dans l’objectif d’un développement harmonieux. Il est certain que les présentes Assises ne peuvent apporter des réponses à toutes les problématiques que posent les perspectives de développement du secteur touristique en Algérie avec toutes les composantes, les potentiels et l’offre et la demande… Il propose cependant quelques solutions et réflexions prospectives sur les réalités et les défis qui accompagnent la stratégie du tourisme en Algérie en mettant l’accent sur les impératifs de la durabilité comme levier de toute conception qui mise sur l’avenir. Ces assises mettront également en exergue l’intégration de l’entreprise privée et la «société civile». Il s’agit d’une nouvelle politique volontaire de développement et d’aménagement, politique basée sur une approche partenariale et contractuelle qui réunit l’État et d’autres acteurs socioéconomiques. Cependant, un développement harmonieux et structuré se doit d’intégrer la formation qui permet de créer une dynamique de qualité. Si la notion de compétence constitue un enjeu capital, une offre de formation optimale et adaptée requiert d’être compatible avec la demande des entreprises. En effet, l’Algérie se distingue par le fait qu’elle se situe en Méditerranée, une région du monde qui connaît le plus fort niveau de développement touristique ; de là le pays est appelé à développer l’offre touristique en termes de capacité et de diversification. Les capacités d’hébergement sont actuellement concentrées sur l’offre hôtelière globale, comme l’a souligné Mohamed Benmeradi, ministre du Tourisme, lors de son passage récemment à l’émission «Rencontre avec la presse», de l’ENTV. En ce qui concerne les investissements dans le secteur touristique, ils présentent une spécificité par rapport aux autres secteurs productifs. En effet, le tourisme, plus particulièrement l’hôtellerie, s’apparente à la fois à une industrie lourde qui nécessite des immobilisations très importantes sur une longue période et à une industrie de main-d’œuvre qui nécessite une formation de plus en plus élevée. Dans ces conditions, les investissements touristiques doivent pouvoir bénéficier d’un environnement politique et économique stable, ce qui est le cas particulièrement en Algérie, mais aussi de conditions financières adaptées au contexte spécifique du secteur.
Farid B.

Hôtels à Oran
Lifting avant les étoiles
Avec 153 établissements hôteliers (en plus de 47 autres en cours de construction), la wilaya d’Oran occupe la première place à l’échelle du pays, devançant même Alger. Son statut de place commerciale de première importance a, évidemment, encouragé de nombreux particuliers à investir de le créneau du gîte pour offrir une chambre le temps d’une nuitée ou d’un très court séjour. Cela dit, il faut bien reconnaître que de nombreux hôtels devraient rapidement opérer une mise à niveau pour décoller de cette gestion «poussiéreuse» des années 1970, et oser un lifting non seulement pour les chambres, mais aussi au niveau du marketing, de l’offre de service. Seulement trois hôtels affichent fièrement leurs 5 étoiles, le gros des établissements étant écrasés en bas du classement avec une seule étoile, voire aucune ! Des hôtels ont été fermés pour cause de vétusté et, aussi, parce que les exploitants n’ont pas fourni de certificat d’expertise du CTC. Voilà qui fait désordre dans une ville qui ambitionne de devenir une capitale du tourisme d’affaires et abriter un pôle touristique par excellence. Le Congrès mondial du GNL qui s’est tenu dans cette ville en 2010 a révélé l’écart qui existe entre l’idée que l’on se fait de la ville et sa capacité à accueillir dans des conditions acceptables des hommes d’affaires et des participants à des manifestations d’envergure. Des bateaux hôtels ont été affrétés lors de ce congrès au moment où la wilaya affichait presque 140 hôtels, c’est dire le travail qu’il a fallu abattre pour une mise à niveau des infrastructures et pour encourager l’investissement dans ce créneau. Aujourd’hui, des enseignes internationales ont pris pied dans cette ville prometteuse. Mieux encore, Le Royal Hôtel d’Oran a obtenu récemment le label MGallery (Accor). Une carte de visite internationale. MGallery a sous sa marque plus d’une cinquantaine d’hôtels d’exception et de grand prestige… une collection d’hôtels de 4 et 5 étoiles de fort charisme. «Des produits qui avaient soit une forte architecture historique, soit le reflet d’une personnalité ou d’un passé d’envergure, soit un design ou un environnement d’exception», pour reprendre la déclaration de son responsable. Autre exemple qui illustre la ténacité des travailleurs et de la direction du complexe Les Andalouses, qui a signé une convention avec  l’ONAT pour assurer la prise en charge, durant la période basse (mai-juin-juillet), des touristes étrangers qui opteront pour la destination Algérie commercialisée par le biais de l’ONAT en collaboration avec la compagnie de transport aérien Air Algérie. Pour information, rappelons qu’Oran fait partie d’un pôle touristique d’excellence qui comprend d’autres wilayas : Aïn Témouchent, Tlemcen, Mostaganem, Mascara, Sidi Bel-Abbès et Relizane. Le Schéma national d’aménagement du territoire «SNAT 2025» l’a érigée en métropole.
M. K.