Maison de l'Algérie Pont-d'intelligence

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dimanche 30 septembre 2012

Algériens de l’étranger, est-ce un devoir de revenir ?


« Depuis plusieurs années, une nouvelle forme d’immigration intrigue. En effet, de plus en plus de jeunes entrepreneurs et de retraités viennent s’installer en Algérie. Par espoir ou par nostalgie, pensez-vous que les Algériens de l’étranger doivent revenir ? ». 


Cette question est posée par le site de sondage Mouwatin. En effet la diaspora algérienne est conséquente, elle compterait 7 millions de personnes, dont 5 millions établies en France, selon les chiffres fournis par l’association AIDA (Association internationale de la diaspora algérienne» à l’étranger). Et si tous ces Algériens revenaient dans leur pays que se passerait-il?
Depuis quelques années, de nombreux algériens expatriés reviennent sur leur terre natale pour des raisons personnelles et désormais professionnelles. « L’immigration retour » est-elle une chose naturelle selon vous ? Ces Algériens de l’étranger reviennent pour retrouver leur culture, d’autres pour profiter d’opportunités que l’Algérie peut offrir. Comment percevez-vous ce retour, l’Algérie en a-t-elle besoin?
Nous vous proposons de répondre au sondage de notre partenaire Mouwatin, à vous de vous exprimer.

Sondage fourni par Mouwatin.com

Le vote se clôture dans: 16j, 14h, 46m



Algériens de l'étranger, est-ce un devoir de revenir ?

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Algérie Focus

Les Brésiliens et les Anglais trop gourmands : Le match Algérie-Brésil prévu à Alger annulé |



C'est raté, les Brésiliens ne viendront pas à Alger pour rencontrer les Fennecs au grand dam des supporters algériens. Le match amical entre l’Algérie et le Brésil prévu le 14 novembre prochain n’aura pas lieu, a annoncé samedi 29 septembre la FAF (Fédération algérienne de football). Les négociations ont buté sur les droits TV et les exigences financières. Auparavant, les Brésiliens avaient demandé 1,5 million d’euros.

« Les négociations entre la Fédération Algérienne de Football et la société anglaise qui représente officiellement et par délégation la Fédération Brésilienne de Football ont hélas échoué, » indiquait un communiqué de la FAF mis en ligne sur son site internet.
« Ces négociations ont échoué notamment pour l’absence d’accord sur les droits de Télévision et de marketing mondiaux et des exigences financières exorbitantes exigés par la société », ajoutait le communiqué sans fournir d’autres explications ni révéler le nom de la société intermédiaire.
Vendredi 14 septembre, le président de la FAF,  Mohamed Raouraoua, révélait l'existence de négociations avec la fédération brésilienne pour la venue de la Selecao à l’occasion du cinquantième anniversaire de la fédération.
Pour fouler le gazon algérien, les Brésiliens avaient d’abord exigé 3 millions d’euros avant que la somme ne soit divisée en deux pour être ramenée à 1,5 millions.
Mohamed Raouraoua expliquait à l’époque que le montant réclaù^é par les Brésiliens serait amorti par les sponsors.
Visiblement, les Brésiliens et leur représentant se seraient montrés plus gourmands que prévu.

DNA Algérie

Fellag. Auteur, acteur et humoriste : «Se refermer sur soi-même, c’est étouffer, c’est mourir»


 
 Le prolixe Mohammed Fellag

Fellag. Auteur, acteur et humoriste : «Se refermer sur soi-même, c’est étouffer, c’est mourir»



-Au théâtre, au cinéma, dans l’écriture, l’Algérie est présente, elle vous taraude... C’est une source d’inspiration ? Une référence ?
C’est volcanique, ce sont tous les séismes qui sont en moi. Cette algérianité qui m’a fondé, nourri, coule de source. Et je ne peux donner que cela. Je suis toujours l’Algérien qui regarde la France, dans ce qui dans sa culture me touche et à laquelle j’ai été familiarisé très tôt.
-Au théâtre, votre public n’est pas particulièrement algérien, cela veut-il dire que le message que vous portez lui est compréhensible ?
J’essaie de rendre la complexité algérienne plus facile à lire, d’ouvrir des voies de compréhension et de rendre toutes nos histoires universelles, c’est-à-dire que face à l’amour, à la souffrance, à la débrouille de tous les jours, on est pareils que les autres, on n’est pas exceptionnels, on a juste une musique qui est à nous, une façon à nous de vivre ces sentiments et situations, comme les Marocains ou les Français, ou les Américains… Et c’est cette musique-là que je veux faire entendre aux autres pour qu’ils nous comprennent, sinon on devient des gens totalement fermés. Je fais rêver, rire avec l’algérianité qui, habituellement, peut faire mal.
-Vous revenez sur ce couple franco-algérien que vous renvoyez, dos à dos, aux clichés entretenus par les uns et les autres. Et en même temps, c’est une déclaration d’amour…
C’est une double déclaration d’amour aux Algériens et à aux Français. Pour leur dire que nous vivons ensemble, que nous allons continuer à vivre ensemble, et pour mieux vivre ensemble, il faut s’aimer. On ne peut pas vivre ensemble si on se méprise, si on se déteste, si on se regarde de travers. Une des matières de l’amour, c’est le rire pour comprendre l’autre, pour ne plus en avoir peur. Et quand on rit de quelque chose dont on a peur, on le casse. Le rire aide à rendre plus facile l’accès à l’autre.
-A un moment, dans votre one man show Petits chocs des civilisations, vous dites «en nous acceptant, vous nous intégrez et en nous intégrant, vous nous oubliez»…
Quand je fais dire au public «on vous aime», je profite de cet élan spontané pour lancer un appel à la minorité de Français qui hésite encore à nous accepter.
-C’est une manière de marquer le cinquantenaire de la fin de la guerre pour l’indépendance de l’Algérie…
Depuis dix ans et dans tous mes spectacles, il y a toujours un moment et encore plus dans celui-ci, pour signifier que la guerre est finie, la mauvaise mémoire est terminée et qu’il faut inventer à partir des éléments de notre histoire des éléments d’amour. On n’est pas là pour se prendre en otages. C’est l’avenir qu’il faut construire, le passé on ne peut que le manipuler, il a été ce qu’il a été, avec ses horreurs, ses blessures ; par contre, ce qu’il est possible de construire, c’est le futur. Donnons-nous les moyens de le faire, en empêchant la mémoire négative du passé de parasiter l’avenir.   
-Pendant que vous véhiculez un message pacifique d’apaisement et de réconciliation, on assiste à des événements poussant à la stigmatisation, à la violence, avec la vidéo contre l’Islam et les caricatures de Charlie Hebdo. Comment observez-vous tout cela ?
Bien que le mondialisme soit un peu plus tangible aujourd’hui, je n’oublie pas que le monde est très vaste et qu’il y a de grands blocs politiques, qu’il y a des tenants et des aboutissants ultrasecrets qui régissent tous ces événements et que je ne connais pas. Un individu dans une petite ville américaine fabrique un petit film de quinze minutes d’une nullité absolue, ensuite, comment se fait-il que cette chose aussi immonde puisse voyager dans tout le monde et qu’elle fasse craquer les coutures de la colère du monde musulman. D’un autre côté, je crois qu’on n’a pas de leçon à donner, nous, individus. Cela m’est très difficile, moi Algérien, d’être à Paris et de dire ce qui se passe en Iran, ou en Afghanistan. On ne peut pas être les gardiens d’un monde qui compte un milliard et demi de musulmans. Par ailleurs, qui manipule des individus pour les amener à réagir sur les places publiques, donnant  une image violente de l’Islam et des musulmans.
-Comment comprenez-vous que les Algériens n’aient pas bougé ou si peu face à ces événements ?
Les Algériens ont le syndrome de la «trop bougite», ils ont bougé avant tout le monde et même de façon très forte, cela a commencé en 1988, au moment où le mur de Berlin tombait. On a eu en Algérie trois à quatre ans de lutte politique violente et assez généreuse aussi puisque des hommes et des femmes magnifiques ont proposé des solutions pour un avenir démocratique, qui se sont battus à l’intérieur du parti unique et qui, ensuite, se sont engagés dans la lutte pour une alternative démocratique. Il y a eu, par la suite, des manipulations qui ont fait basculer l’Algérie dans une véritable guerre contre les civils avec près de 200 000 morts, une économie à genoux, des dizaines de milliers de veuves et d’orphelins, des handicapés physiques, des blessés, et tout cela dans l’âme d’un peuple c’est un coup terrifiant, traumatisant. La peur était en chaque Algérien, car quand la violence s’est déclarée, elle était inédite, tout le monde était menacé et les assassins étaient tout proches. C’est dire l’ampleur des traumatismes. Et on continue à manifester, beaucoup, jusqu’au jour d’aujourd’hui. Oui, l’Algérie bouge, mais pas de la même façon qu’en Tunisie, en Libye ou en Egypte, des gens continuent à mourir, je pense qu’elle trouvera un jour le souffle décisif.
-Vous dites que le rire aide à la compréhension de l’autre. Qu’en est-il de la caricature ?
La caricature par écrit est un acte individuel, chacun va acheter son journal et en faire ce qu’il veut. Le théâtre ce n’est pas pareil, j’ai en face de moi mille personnes, c’est un autre moyen de communication.
-Qu’est-ce qui limiterait votre propre liberté d’expression ?
Je suis pétri par la culture algérienne, à l’endroit où je peux blesser les miens, je m’arrête.
-Est-ce qu’il y a des sujets que vous auriez du mal à traiter ?
Je viens d’une culture où la sexualité, la religion sont des sujets encore tabous, je fais des allusions par-ci par-là, j’ouvre des brèches, mais je ne les aborde pas de front parce que je ne suis pas dans une écriture de la provocation, je suis dans une écriture qui essaie de repousser un peu les murs. J’essaie d’avancer en même temps et avec mon public.
-Est-il envisageable que vous remontiez sur scène en Algérie ?
Cela m’étonnerait, mais c’est possible.
-Pourquoi cela vous étonnerait-il ?
Cela fait vingt ans que je suis en France, mon travail a commencé à s’inscrire ici et c’est ici que j’ai trouvé ma vraie place auprès des Algériens de France qui font partie intégrante de mon public. J’ai trouvé cette voie-là et je suis en France maintenant.
-Votre pièce actuelle n’est-elle pas transposable en Algérie ?
Elle est écrite à la fois pour les Français de «souche» et pour les Algériens de France.
-Votre retour à la fois au cinéma et au théâtre est-il une coïncidence ?
Le cinéma c’est une demande. Il y a une pièce qui s’appelle M. Lazhar. Un metteur en scène français qui dirige un festival à côté de Nantes — où des acteurs professionnels viennent lire un texte de pièce de théâtre au public — m’a proposé la lecture de ce texte. Le lendemain, l’auteure québécoise du texte, Evelyne de la Chenelière, m’a adressé un email, et cinq à six mois après, Philippe Falardeau, le metteur en scène québécois me propose le rôle de M. Lazhar. Arcady m’a lui aussi proposé un rôle dans le film qu’il a adapté du roman de Yasmina Khadra Ce que le jour doit à la nuit.
-Qu’est-ce qui vous fait accepter ou refuser un rôle ?
Ma disponibilité, et il faut que le rôle me convienne. Je refuse une quinzaine de propositions par an, soit parce que je ne suis pas disponible, soit parce qu’elles ne me satisfont pas.
Vous vous apprêtez à aller visiter le département des Arts de culture d’Islam. C’est une façon de vous ressourcer ? (A l’adresse de nos lecteurs, signalons que l’entretien avec Fellag s’est déroulé dans un café non loin du musée du Louvre alors qu’il se préparait à visiter les 3000 superbes œuvres d’art islamique).
Toute cette violence dans le monde et l’Islam qui fait peur m’a donné envie d’aller me replonger dans les beautés de l’Islam, dans l’Islam des lumières, l’Islam qui était inventif, avec un imaginaire et une spiritualité affinés, qui était ouvert et tolérant, qui avait fait vivre ensemble des peuples différents, des religions et des cultures différentes.
Cette visite au Louvre, que je vais renouveler plusieurs fois, me permettra de me nettoyer aux endroits qui ont été un peu pollués par tout ce contexte et cette actualité.
Pour moi, Les Mille et une Nuits — un roman qui provient de plusieurs sources, qui est la somme de centaines de contes rassemblés par des auteurs, dans les cafés, les souks, les palais — est un exemple extraordinaire de l’imaginaire des musulmans. On revient à votre propos de départ de cet entretien, sur l’ouverture sur l’autre, la connaissance mutuelle pour combattre les clichés et les préjugés et permettre un vivre ensemble. Se refermer sur soi-même, c’est étouffer, c’est mourir.
On a besoin de se décomplexer, c’est-à-dire de donner des images, des mots, des sensations, du sens à nos gestes, à nos regards, à notre façon de marcher, d’aimer. Il ne faut pas qu’on soit des blocs monolithiques, il faut se raconter, dire notre corps avec des poèmes, sinon on n’a pas de modèles pour nos jeunes, de modèles de gens qui ont un corps en liberté. Et sans tomber dans la vulgarité ou la provocation.
 
Nadjia Bouzeghrane
EL WATAN

80 encadreurs des établissements de jeunes bénéficient d'une formation en langue anglaise


80 encadreurs des établissements de jeunes bénéficient d’une formation en langue anglaise
"Au moins 80 encadreurs des Etablissements de jeunesse auront une formation en langue anglaise. ils seront ensuite répartis dans les structures de jeunes pour faire bénéficier les élèves de cette formation", a déclaré M. Mellah, en marge du lancement officiel de la session de formation des formateurs en langue anglaise, initiée par le ministère de la Jeunesse et des Sports en collaboration avec l’ambassade des Etats-unis enAlgérie.
La session de formation pour les encadreurs des établissement de jeunesse, qui se déroulera dans les locaux du complexe olympique Mohamed-boudiaf (Alger), englobe les quatre régions du pays, à savoir le Centre, l’Est, l’Ouest et le Sud, et sera répartie sur quatre cycles deformation d’une durée de 21 jours chacun.
La formation des encadreurs sera élargie prochainement aux autres wilayas du pays, a fait savoir M. Mellah, sans pour autant en préciser l’échéance.
Les Etablissements de jeunesse, qui relèvent du ministère de la Jeunesse et des Sports, regroupent notamment les maisons de jeunes, les centres sportifs de proximité, les centres de loisirs scientifiques et les camps de jeunes.
"C’est une initiative positive, d’autant que les gens s’intéressent énormément aux langues, notamment l’anglais, qui est la clé avec laquelle il est possible de s’introduire dans chaque région du monde et communiquer avec les gens sans aucune difficulté", a ajouté M. Mellah.
Pour M. Mellah, l’importance des langues réside dans le fait que dans le domaine de l’enseignement notamment, la maîtrise de la langue est plus que nécessaire pour l’acquisition d’un savoir et d’un savoir-faire.
"Il faut un partenariat réel, notamment culturel et scientifique, qui soit dans l’intérêt des jeunes", a-t-il soutenu.
Pour sa part, l’attaché culturelle auprès de l’ambassade des Etats-unis, Mme. Lynda Macmillan, cette session deformation est "une opportunité de travailler ensemble" en vue de réaliser des "objectifs communs".
"C’est une grande opportunité pour nous de travailler ensemble pour réaliser des objectifs communs. L’occasion nous est également donnée pour soutenir la formation des encadreurs et promouvoir ainsi la langue anglaise", a-t-elle relevé.
APS

Hervé Bourges : «L’Algérie indépendante n’en est qu’à ses premiers pas…»


- Quelles sont les raisons qui vous ont conduit à un documentaire consacré entièrement à l’Algérie indépendante et aux Algériens, quand d’autres n’ont fait que raconter la guerre en évoquant ses suites ?
 
Comme vous le soulignez, aucun film ni en Algérie ni en France n’avait encore été produit sur cette période 1962-2012. Mon ambition a été de m’inscrire dans une première démarche historique et patrimoniale pour l’Algérie, avec l’intention de montrer, raconter, interroger, confronter, en m’interdisant de juger. C’est l’histoire du pouvoir en Algérie, depuis l’indépendance, conquête historique inestimable du peuple algérien. Il m’a semblé utile de permettre, notamment aux jeunes générations, en Algérie et en France, de mieux appréhender ces cinquante premières années de l’Algérie algérienne. Durée infime au regard des 23 siècles de son histoire qui ont vu Berbères, Phéniciens, Romains, Vandales, Byzantins, Almoravides, Arabes, Turcs et Français se disputer cette terre d’exception. Et l’Algérie indépendante n’en est qu’à ses premiers pas dans un monde en plein bouleversement. Toute comparaison mise à part, je rappelle souvent que la Révolution française de 1789 a été suivie par la terreur, la restauration, deux contre-révolutions impériales, des massacres et qu’il a fallu près d’un siècle pour proclamer la République.

- Nous avons le sentiment que vous avez fait le film qu’un Algérien aurait pu réaliser...
 
Pendant le tournage en Algérie à la fin de l’année 2011, une équipe algérienne, choisie par mes soins, en accord avec le réalisateur Jérôme Sesquin, nous a accompagnés. Rien n’empêchait des professionnels algériens de prendre l’initiative d’un tel film. Je me serais alors volontiers effacé… J’ai également souhaité associer à mon film l’ENTV comme coproducteur, avec France 5 et TV5, comme ce fut le cas pour mon précédent film, en 2003, Un parcours algérien. Cela ne s’est pas réalisé cette fois-ci, à mon grand regret.

- Comment avez-vous choisi vos intervenants et les images d’archives ?
 
Par choix éditorial, tous les intervenants du film, que je connais pour la plupart, sont Algériens. Certains ont été ou sont au pouvoir, dans l’opposition ou dans la société civile. J’ai retrouvé ou recueilli les témoignages exclusifs de premier plan : Ahmed Ben Bella peu avant sa disparition, Sid-Ahmed Ghozali, Ali Yahia Abdenour, Khalid Nezzar, Abdelaziz Belkhadem, Zohra Drif Bitat, Khalida Toumi, Louisa Hanoune, Rédha Malek, le commandant Azzedine, Anissa Boumediène, Abdelmalek Sellal, Abdelaziz Rahabi, Rachid Boudjedra et l’historien à l’université de Constantine Abelmajid Merdaci. Et les témoignages archivés – souvent inédits – de Hocine Aït Ahmed, Bachir Boumaza, Saïd Sadi, Houari Boumediène, Mohammed Boudiaf et Abdelaziz Bouteflika. Quant aux images d’archives qui illustrent cette histoire, avec le réalisateur, nous avons fait nos choix dans les archives françaises de l’Institut national de l’audiovisuel (INA), de l’ECPAD du ministère des armées ; européennes des télévisions belge RTBF, suisse TSR, arabe  (Al Jazira), américaine (NARA) et auprès de la cinémathèque de Belgrade (les années Tito 1962-1963). Nous avons également librement puisé dans les archives de la Télévision algérienne.

- Pourquoi le président Bouteflika, pourtant votre ami, est-il absent de ce casting, ainsi que Saïd Sadi, pourtant longtemps une figure de la scène politique algérienne ?
 
Le président Bouteflika, que j’ai souvent côtoyé, rencontré dans le passé et accueilli à deux re prises en 2003 à Paris, à la Sorbonne et à l’Institut du Monde arabe (IMA) pour des manifestations culturelles alors que je présidais «L’Année de l’Algérie en France», ne semble plus accorder d’interview ces derniers mois. Mais il figure, bien évidemment, en bonne place dans mon film. J’ai repris notamment sa déclaration lors de la commémoration, à Sétif en 2012, des événements du 8 Mai 1945. En ce qui concerne Saïd Sadi, j’ai évoqué le rôle joué par le leader du Printemps berbère. Je regrette qu’il n’ait pas donné suite à ma demande d’interview.

- Quelles questions auriez-vous aimé poser au président Bouteflika ?
 
Parmi tant d’autres,celles-ci, en vrac : «Comment et quand passer de la légitimité révolutionnaire à la légitimité populaire ?» et «Si comme vous l’avez indiqué, vous ne vous représentez pas en 2014, comment préparer votre succession ?»
L’Algérie est un pays riche : son taux de croissance est de 3,5%, son pétrole, son gaz, son électricité, ses transports, son agriculture, ses universités et ses cadres lui permettent de fonder de grands espoirs de développement économique. Mais le peuple est encore pauvre et la jeunesse impatiente de partager les fruits de la croissance ; comment réduire les inégalités et lutter efficacement contre la corruption, mal universel mais aussi mal endémique algérien ?

- Comment concilier sécurité, démocratie, citoyenneté, patriotisme ?
 
L’Algérie, méditerranéenne, arabo-berbère, musulmane, est un acteur essentiel et incontournable d’un monde en plein évolution. La société algérienne a traversé des années terribles, confrontée au terrorisme fondamentaliste et à la violence. Elle a aussi résisté et vous avez œuvré pour la réconciliation, la concorde civile et l’établissement d’un Etat de droit. Mais aujourd’hui se profile un avenir incertain avec ce que l’Occident appelle des Printemps arabes, aux conséquences incalculables et dont certains ouvrent l’immense voie sahélienne aux terroristes obscurantistes. L’Algérie est le pays fort de la région ; quel peut-être son rôle tout à la fois pour se protéger, assurer sa sécurité et aider l’Afrique sahélienne à faire face à l’invasion barbare ?
 
N’est-il pas temps, au-delà d’échanges traditionnels économiques et commerciaux, d’établir de nouvelles relations avec une France ayant évacuée, il faut l’espérer, les vieux démons du colonialisme, de la pensée et de la pratique coloniale et l’Algérie assumant toute son histoire. Nous n’avons pas le pouvoir d’abolir le passé, mais le devoir de le connaître et de dépasser la radicalité de la guerre des mémoires. Quand l’Algérie et la France vont-elles enfin évacuer leur double ressentiment latent et regarder ensemble vers l’avenir ?

- Quelles sont aujourd’hui vos relations personnelles avec l’Algérie ?
 
J’entretiens des relations fraternelles avec les habitants de Aïn Arnat, une fidèle amitié avec Abdelaziz Bouteflika, Hocine Aït Ahmed, Abdellatif Rahal, Lakhdar Brahimi, comme ce fut le cas avec Ahmed Ben Bella, Mohamed Boudiaf, Bachir Boumaza et avec de nombreux Algériens de toutes situations et de toutes conditions. J’ai toujours été fidèle, dans ma vie personnelle et professionnelle, à mes convictions, mes engagements, mes amis.
Mais j’ai gardé, en toutes circonstances, un esprit libre, critique, une démarche indépendante. Et ce n’est pas à mon âge, alors que je n’ai plus rien à attendre encore moins à solliciter, élargissant ainsi le champ de ma liberté, que je changerais d’attitude. Ici et là, maintenant et demain, aussi longtemps que Dieu me prêtera vie.

Parcours professionnel d’Hervé Bourges :

Natif de Rennes, diplômé de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille, Hervé Bourges découvre l’Algérie en 1959 lorsque, sous les drapeaux, il enseigne aux enfants. Commence ainsi une longue histoire avec l’Algérie.  Alors au cabinet d’Edmond Michelet, ministre de la Justice, il fait la connaissance en prison de Ben Bella, dont il deviendra, après l’indépendance, le conseiller, poste qu’il occupera également auprès de Bouteflika et Boumaza.
De retour en France en 1966, il va prendre, outre un poste d’ambassadeur à l’Unesco, la tête des grandes structures audiovisuelles : RFI, TF1, Canal+ Afrique, Monte-Carlo, la Sofirad, France Télévisions, le CSA, l’Union internationale de la presse francophone et, depuis 2009, le comité permanent de la diversité de France Télévisions. Il s’est aussi illustré par des écrits importants dont on peut citer L’Algérie à l’épreuve du pouvoir  (1967), Les cinquante Afriques (1979), Pouvoir, information et développement en Afrique (doctorat d’Etat de sciences politiques), Sur la télé, mes 4 vérités (2005) et  L’Afrique n’attend pas (2010), entre autres.
Sur le plan audiovisuel, il n’est pas en reste avec Un parcours algérien  (2003) et Abdou Diouf, un destin francophone. On lui prête un projet futur, toujours audiovisuel, qui impliquerait encore l’Algérie.  Wait and see !
 
Mouloud Mimoun
EL WATAN

Le ballet diplomatique de Paris en direction d’Alger différemment apprécié


Les multiples visites de hauts responsables français en Algérie depuis l’avènement des gauchistes en France a suscité l’espoir que le président français François Hollande auront les clés pour déverrouiller les relations bloquées entre Alger et Paris à l’époque de l’ancien président Nicolas Sarkozy. Pourtant, à en croire certains observateurs, une telle navette diplomatie n’est qu’une étape stratégique de la France, qui se trouve en situation de difficulté économique, de reprendre des parts de marché qu’elle a perdu dans ce pays d’Afrique du Nord face aux concurrents étrangers.
Interrogé sur cette question par Xinhua, l’économiste et politologue Abdelhamid Mezaache a indiqué que "la France n’a jamais eu de succès avec l’Algérie, et ce pour des raisons historiques. D’ailleurs, elle a de tout temps préféré le voisin marocain pour les facilitations qu’il lui offre sur tous les plans".
Ceci dit, explique M. Mezaache, "il semble que le nouveau président français et son gouvernement arrivent avec une nouvelle vision dans les relations bilatérales, dont les investissements vont occuper une bonne place, vu le nombre de projets en cours".
Jeudi, le PDG du groupe automobile français Renault, Carlos Ghosn, a indiqué que la marque au losange ouvrirait prochainement une usine en Algérie.
Par ailleurs, l’économiste et politologue a estimé que "les deux pays ont intérêt à discuter l’ensemble sur des sujets tels que la situation au Mali et la façon de trouver des points de convergence pour que le conflit ne se dégénère pas et fasse contagion en Algérie".
Côté algérien, le gouvernement a beaucoup à y gagner même s’il ne s’agira que davantage de ventes de gaz vers l’Hexagone, a soutenu l’expert.
Au moment où des parties en Algérie voient dans les déplacements d’officiels français vers Alger une nouvelle ère dans les relations bilatérales et un réchauffement des liens diplomatiques, d’autres trouvent que seuls les contrats pétroliers et gaziers intéressent les Français.
C’est le cas de l’Organisation nationale des Moudjahidine (ONM, une association des anciens combattants français), qui conditionnent la signature d’accords commerciaux et économiques entre les deux pays par la reconnaissance de la France de ses crimes coloniaux commis en Algérie pendant 132 ans d’occupation.
L’établissement d’une véritable coopération entre les deux Etats et peuples passe inévitablement par la reconnaissance de la France de ses crimes commis contre le peuple algérien, la présentation d’excuses et des dédommagements, a réaffirmé le 1er novembre dernier à Alger, le secrétaire général de l’ONM, Saïd Abadou, lors de son passage sur les ondes de Radio Algérie internationale (RAI), à l’occasion de la célébration du 57e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale.
De mi-juillet à fin septembre, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, le ministre de la Francophonie, Yamina Benguigui, et la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, ont successivement visité Alger.
D’autres hauts responsables français sont attendus dans les prochains jours, y compris le président François Hollande, qui "devrait venir au début ou à la mi-décembre", selon Nicole Bricq, qui a effectué une visite de deux jours de travail à Alger la semaine dernière.
Le ministre français de l’Intérieur Manuel Valls est attendu à Alger début octobre, tandis que le ministre de l’Education Vincent Peillon devrait lui aussi faire le déplacement en Algérie.

Énergies renouvelables : Les défis de l'Algérie


A l’instar des autres pays de la région, l’Algérie est appelée à diversifier ses ressources économiques voire énergétiques  de manière à limiter sa dépendance au pétrole et au gaz.


Le projet Desertec qui a pour objet de produire de l’énergie propre s’inscrit dans cette vocation bien que d’aucun redoute que le pays ne se retrouve une nouvelle  fois dépendant à la technologie importée et d'un processus difficile à maitriser. En d’autres termes, on s’interroge si le projet en question pourra vraiment servir à l’économie nationale et notamment à la création de l’emploi. 
Brahim Zitouni, Pdg de la société émiratie de la biotechnologie, Oasis Ltd qui estime dans un entretien qu’il a accordé à la revue Enquête Economique dans son dernier numéro que « aller vers les énergies renouvelables, est une question que seuls peuvent se permettre de se poser les pays riches.  Et c’est loin d’être notre cas ». Et d’ajouter que la question n’est pas d’aller ou non vers les énergies renouvelables mais plutôt de sortir de l’attitude rentière.
Selon lui, les projets de type « Desertec » dont le pays a la juste volonté de se doter propose en filigrane de faire basculer, graduellement, le système énergétique algérien, en particulier dans sa dimension de production électrique vers l’énergie solaire. N’allons nous pas, en grands consommateurs de technologies « made in là-bas » que nous sommes, passer d’une rente pétrolière à une rente écologique en tirant profit, sans grands efforts, d’un avantage comparatif dont la nature a bien voulu nous doter », s’interroge-t-il.
Cela dit, pour Brahim Zitouni, la question des énergies renouvelables, pour l'Algérie, ne doit se poser de façon théorique ou techniciste en dehors des contraintes qui pèsent aujourd’hui fortement sur la construction de notre Etat, Nation et Société.
Brahim Zitouni définit deux enjeux qui se présentent actuellement à l’Algérie. Primo, s’affranchir complètement de la fiscalité pétrolière comme source de financement de son Budget pour lui donner une plus grande autonomie face aux centres de la mondialisation. Secundo, intégrer les forces vives de la Nation à la construction de l’Algérie de demain au risque de perdre l’ensemble des acquis de la révolution algérienne.
« La seule manière de réaliser graduellement, ce qui s’apparente à un véritable programme économique est de rompre de façon déterminée avec la logique rentière qu’elle soit pétrolière ou écologique par la réforme fiscale et une politique sociale audacieuse », suggère-t-il.
Mina Adel
EL WATAN

samedi 29 septembre 2012

Festival du théâtre professionnel : de nouveaux talents


 Le festival national du théâtre professionnel, dont la 7ème édition a pris fin jeudi, a été marqué par la qualité de la scénographie et l’émergence de nouveaux talents.
Durant 12 jours de compétition, le public était au rendez-vous avec les différentes représentations théâtrales inspirées de textes mêlant tragédie et comédie.
Le festival a été inauguré par la pièce "Hasla", une comédie sociale sur la spirale du monde du travail écrite par Benamara Mahi et réalisée par Medjahir Haabib.
Le théâtre régional de Sidi Bel abbès était présent au festival avec la pièce "Tu fais quoi maintenant ?" écrite et réalisé par Haroun Kilani et qui relate l’histoire de "Djellab", un vieillard qui, à partir de sa baignoire qui lui sert de lit dans un décor macabre, voit les spectres de ses amis morts dans un accident de la route.
Par ailleurs, la pièce théâtrale "Nissae bila malamih" (femmes sans traits) de l’association Enawaris des arts, a été présenté lors de cette manifestation culturelle. Adaptée d’une £uvre de l’écrivain irakien Abdelamir Chemkhi, la pièce soulève la problématique de trois jeunes filles unies par une même destinée après avoir été victimes de viol dans une société autoritaire qui les transforme en criminelles.
"Imraa Min Warak" (femme en papier) du théâtre régional Azzedine Medjoubi d’Annaba, adaptée d’un roman de Wassini Laaredj, a versé dans la tragédie psychologique à travers un aspect de la souffrance existentielle de l’intellectuel et de l’artiste.
C’est l’histoire de l’épouse d’un écrivain qui fait une dépression nerveuse en apprenant que son mari, qui venait de sortir d’un coma, appelait "Meriem" l’héroïne de ses romans.
La tragédie et la comédie ont fait la paire à cette 7ème édition. Le public algérois a ainsi pu apprécier des ouvrages dont certains ont brisé des tabous à l’instar de la pièce Wassaa Ettariq (laissez passer) de la troupe égyptienne "Yanayer Theatro" qui s’est livrée a une analyse satirique de la situation de l’après-révolution du 25 janvier 2011.
La troupe Masrah El madina du Maroc a gratifié le public de scènes d’humour et de rire avec "Eddok wa sket" (coups et silence) qui traite du conflit conjugal dans la société marocaine.
Le "cadavre encerclé", adapté par le théâtre de la Colline de Tizi-Ouzou d’une pièce du même titre de Kateb Yacine revient les évènements du 8 mai 1945. Dans une écriture poétique concrétisée dans diverses et riches formes picturales la pièce met en avant la "confrontation" entre la génération ayant vécu ces évènements et celle de la révolution.
Cette édition s’est distinguée par une importante dynamique qui a favorisé l’émergence de jeunes talents, a résumé le metteur en scène Tayeb Dehimi à l’APS. Selon lui, les vocations prometteuses adossées à des choix judicieux ont conféré un niveau de qualité au spectacle.
Pour sa part, le dramaturge Bouziane Benachour estime que l’aspect esthétique a été dominant et qu’il s’agit d’un trait dominant du théâtre nouvelle tendance. Il s’est félicité par ailleurs de l’ouverture de plus en plus marquée des jeunes aux différents courants qui animent le 4ème art.
Contrairement aux représentations hors compétition, présentées dans les dialectes locaux, les œuvres inscrites en compétition étaient en arabe classique ce qui a empêché en quelque sorte le public de bien composer avec les interprètes, ont fait remarquer des observateurs.
17 pièces de différentes régions du pays ont participé à cette édition. En marge de la compétition des troupes algériennes et étrangères se sont produites à Alger, Tlemcen, Tizi-Ouzou, Médéa, Annaba, Maghnia et Koléa. Un colloque scientifique dédié au romancier et écrivain dramaturge Kateb Yacine a revisité la vie et l’œuvre du célèbre auteur de "Nedjma".
APS

Investissement : des députés demandent d’exclure les Algériens résidant à l’étranger de la règle 51/49%


Des députés, qui intervenaient lors du troisième jour de débat par l’APN du plan d’action du Gouvernement, ont demandé jeudi d’exclure les Algériens résidant à l’étranger et désirant investir en Algérie du champ d’application de la règle 51/49%.
"Traiter un Algérien qui possède une autre nationalité au même titre qu’un étranger est complètement injuste", a estimé Mme Chafia Mentelechta (UFDS), députée représentante de la communauté algérienne en France.
Elle a plus explicitement demandé d’ouvrir l’investissement en Algérie aux émigrés algériens sans leur imposer la règle 51/49%, appliquée depuis 2009 et exigeant à tout investisseur étranger d’entrer en partenariat avec un ou plusieurs investisseurs locaux à condition que la part du capital détenue par ces derniers soit égale ou supérieure à 51%. "Il faut que la communauté algérienne à l’étranger participe plus au développement économique du pays", a-t-elle insisté.
Le député Djamel Bouras (FLN - France) a pour sa part remarqué que cette communauté possédait souvent des compétences techniques avérées en plus des capacités financières, et qu’il était donc bénéfique pour l’Algérie de lui permettre de détenir la propriété totale de ses investissements en Algérie.
Le même député a en outre proposé de relever le plafond des exonérations douanières au profit des émigrés algériens qui regagnent définitivement le pays.
Il a par ailleurs déploré les tarifs du transport aérien pour la liaison Paris-Alger qu’il juge trop élevés en suggérant la création d’une compagnie aérienne publique-privée de type "low cost" qui couvre la même liaison à des tarifs inférieurs à 250 euros.
Le ministre des Transports, Amar Tou, interrogé par la presse en marge des débats, a expliqué que la création d’une telle société ne serait rentable pour l’Algérie qu’avec un seuil minimum des transferts de devises vers le pays.
"La communauté algérienne à l’étranger fait entrer au pays un (1) milliard de dollars par an et c’est insuffisant pour rentabiliser la création d’une compagnie aérienne low cost", a-t-il dit.
L’ouverture à l’étranger de succursales de banques algériennes et la prise en charge du rapatriement des corps des Algériens décédés à l’étranger ont été également préconisés par le député du FLN.
La limitation de l’emploi précaire a été par ailleurs la préoccupation principale des députés Khaira Drar et Salem Sidi Moussa du PT alors que la "précarité des ressources budgétaires" dépendant essentiellement des prix du brut a interpellé le député du Front El-Moustakbal, Mohamed Benboualem Krout.
L’élargissement des produits financiers notamment aux produits de la finance islamique, c’est-à-dire aux prêts sans intérêts, a été évoqué par Abdennacer Ibn Oum Hani (AAV) qui a qualifié les taux d’intérêts de "freins" à l’investissement en Algérie.
La trentaine de députés ayant intervenu la matinée a abordé les questions de développement local relatives à leurs régions comme les retards enregistrés parfois dans la réalisation des routes ou encore le manque d’alimentation en électricité et en gaz naturel.
Said Lakhdari (FLN) a suggéré un plan spécial pour l’alimentation de la Kabylie en gaz de ville.
La députée Rahima En’emr de l’UFDS a surtout insisté sur la fixation d’un échéancier précis pour toutes les actions du Gouvernement.
Les débats autour du plan d’action du Gouvernement seront clôturés dimanche par l’intervention des présidents des groupes parlementaires et la réponse du Premier ministre.
APS

USA: de plus en plus d'étrangers rachètent des maisons à prix plancher


25 000 euros pour une maison à Détroit, 55 000 euros à Atlanta, voilà où en est le marché de l'immobilier américain pour l'instant. C'est la conséquence de la crise des subprimes, de ces centaines de milliers de maisons saisies par les banques. De plus en plus d'étrangers rachètent ces maisons à prix plancher.
Jeudi soir, une agence immobilière d'Etterbeek organisait une réunion d'information autour d'un nouveau "produit", d'un "placement immobilier" développé pour surfer sur cette vague d'immobilier à bas coût. 
Pourquoi investir dans l'immobilier aux Etats Unis? D'abord, explique Bernard Petit, parce que les banques ne laissent plus les américains investir dans l'immobilier: "Les banques prêtent beaucoup moins qu'avant, elle demande des fonds propres à ceux qui veulent acheter une maison... ce que l'Américain endetté n'a pas". "On se retrouve donc dans un marché où les prix sont bas, où la demande locative est soutenue".
L'acheteur belge devient donc le propriétaire d'une maison et c'est une société de gestion qui s'occupe de la location. Un placement qui se veut clé en main, facile. Mais qui comporte, comme tout investissement immobilier, des risques auxquels il faut ajouter dans ce cas-ci la gestion à distance.
Parmi la cinquantaine de spectateurs présents ce soir dans les locaux de l'agence Cap Sud à Etterbeek, beaucoup sont séduits. Comme ce jeune cadre de 31 ans, propriétaire, qui envisage d'investir dans un second achat "mais avec des moyens beaucoup plus limités". Mais il est tout de même conscient que "c'est une opportunité à saisir suite à une crise qui a malheureusement mis pas mal de gens à la rue".
Avec les questions éthiques que ça pose, tout en sachant que les investisseurs étrangers relancent le marché immobilier américain. C'est ce qui se passe depuis quelques mois avec des maisons qui retrouvent une valeur. Et ça, c'est plutôt positif pour les américains dont la maison a échappé à une saisie pendant la crise.
Odile Leherte

Investissement du Qatar dans les banlieues françaises


On commence par la Une de Libération. Et cet étrange investissement du Qatar dans les banlieues françaises.
Le gouvernement français a finalement accepté le projet d'un fond pour les banlieues, financé par l'émirat. Drôle d'affaire que cette perfusion qatarie pour les quartiers, comme l'écrit Libération. Et étrange parfum, persistant de mystère et de raison d'Etat.
Libération pose donc cette devinette : Qui, depuis le début du quinquennat Hollande a été le plus souvent reçu à l'Elysée? L'Allemagne? L'Italie? Avec les remous européens, on comprendrait. Voire les Etats-Unis, tiens pourquoi pas. Eh bien, non, c'est bien le Qatar, une fois en la personne de l'Emir, et en grandes pompes. Et puis deux fois le premier ministre, mais plus discrètement alors. Inutile pour ces visites-là de demander à l'Elysée un résumé de ce qui s'est dit. Avec le Qatar, on ne traîte que de sujets sensibles, où s'entremêlent intérêt financier et diplomatie secrète.
Car, finalement, que le Qatar investisse dans le football ou dans les entreprises du Cac40, c'est de bonne guerre. Mais que l'émirat se pose en grand financier des banlieue de la République, là, c'est une autre affaire. D'abord, on s'interroge. Pourquoi investir ? Libération n'a pas de réponses toutes faites. Certains d'ailleurs s'en offuscent. Imaginerait-on les Etats-Unis investir 10 millions d'euros dans l'éducation nationale s'étrangle un sénateur socialiste. Encore président, Nicolas Sarkozy avait préféré reporté l'affaire, flairant la polémique. Pour un proche du dossier, c'est là une stratégie de conquête de l'opinion publique, s'afficher en bienfaiteur des banlieues, c'est une façon pour les Qataris de se faire accepter avant d'aller plus loin. On est presque dans l'humanitaire.
Chez les anglo-saxons, c'est ce qu'on appelle le soft power. Une manière de mener une diplomatie financière plutôt qu'une course à l'armement. L'on capte les esprits plutôt que de contraindre les corps. Attention, rappele le quotidien français, malgré son omniprésence et malgré ses milliards investis chaque année à l'extérieur du pays, l'émirat n'est pas un philantrope mais bien une puissant état.
Nicolas Vandenschrick.

Banlieues françaises : paroles de quelqu’un du « 93 »

François Hollande vient de prendre des mesures afin de lutter contre la délinquance : cet été, 15 zones de sécurité prioritaire ont été désignées par les responsables du gouvernement socialiste : figurent dans cette liste des quartiers, des zones à risques qui vont assister au retour en force de l’État. Dans les zones déclarées « pas sûres » on trouve les tristement célèbres banlieues parisiennes, théâtres des émeutes en 2005.
Outre le XVII ème arrondissement de ParisSaint-Denis et Saint-Ouen sont les villes d’Ile de France s’apprêtant à faire partie des ZSP qui seront au cœur d’une opération de « coordination des forces de sécurité intérieure », selon le ministre de l’Intérieur français, Manuel Valls.

Une communauté qui vit dans l’ignorance


Le taux de criminalité dans ces zones est étroitement lié à l’inactivité et au degré de marginalisation des plus jeunes. Dans le département du « 93 », celui de la Seine-Saint Denis, le chômage atteignait à la fin de l’année2009 le pic des 30% (données Insee) pour les jeunes entre 15 et 24 ans. Pour une population de presque 1,5 millions d’habitants, 13 866vols avec violence (dont la majorité n’était pas à main armée) se sont produits au cours de la dernière année, cela équivaut à un taux d’infractions de 11,6 pour 1 000 habitants (le taux national stagne à 1,9, données Inhesj).
Mais Saint-Denis ne se réduit pas qu’à ces statistiques. La place de la gare où se concentrent les dealers, fait partie des peu d’endroits où les enfants peuvent jouer à l’abri des voitures. J’y ai vécu pendant sept mois et je me suis senti partie intégrante de cette communauté qui vit tout en étant ignorée, et qui ignore à son tour la commune de Paris qui est à peu de kilomètres de là.
« Saint-Denis ville sans égal, Saint-Denis ma capitale », clame un célèbre poète slameur. En fait, la ville conserve toujours une certaine fascination royale : la basilique est considérée comme étant la plus ancienne cathédrale gothique au monde et accueille les dépouilles des Rois de France. La rue de la République coupe en deux la ville comme le font les grands boulevards parisiens. Les dimanches, les rues se remplissent d’étals et de vêtements colorés, on entend parler plein de langues étrangères différentes, ce qui crée une magique atmosphère de fête. Aux alentours du centre, on trouve en revanche les « cités » avec des immeubles, des tours pouvant accueillir des centaines de familles, où même la police n’ose pas pénétrer. Les Francs-Moisins, le Cosmonautesont les villes les plus connues à l’intérieur de la ville, il s’agit de labyrinthes impénétrables, au sein desquels se cachent les histoires les plus disparates.
J’ai constaté que ceux qui vivent à Paris ont une perception déformée des réalités qui les entourent
Entre le train-train quotidien de ces mois passés en Seine-Saint Denis et la rédaction de cafebabel.com, j’ai constaté que ceux qui vivent à Paris ont une perception déformée des réalités qui les entourent. C’est comme si le périphérique constituait une frontière entre les personnes qui se côtoient et qui travaillent souvent aux mêmes endroits, mais qui retournent chaque soir à leurs vies différentes. Il y a ceux qui retrouvent leur maison en plein cœur de Paris et ceux qui retrouvent leurs immeubles en banlieue.

Le début d’une épreuve

La fermeture du théâtre Gérard Philippe à la fin de la saison, devant lequel je passais tous les soirs, a été le début de mon calvaire. L’énorme complexe, construit en 1960sous l’influence d’une forte politique de décentralisation des centres culturels, est devenu le Centre dramatique national en 1981. C’était une sorte de phare lors des sombres nuits de Saint-Denis. Les files de personnes patientant aux guichets étaient la garantie que je ne me retrouvais jamais seul. Je rentrais à la maison, loin de mes amis de Paris, et un spectacle était ponctuellement sur le point de commencer.
En avril, à la fin de la saison, il ne restait plus qu’un immense immeuble, gris, sombre, devant lequel se rassemblaient des groupes de gens ivres et des hommes qu’il valait mieux ne pas regarder dans les yeux. Des odeurs de vomi et d’urine me poursuivaient jusqu’à ma porte d’entrée que je refermais avec soulagement. Le théâtre étant fermé, en pleine saison estivale, je n’ai rien trouvé d’autre en ville qui m’aurait incité à sortir après avoir diné.
Il reste un tissu urbain et social incapable d’offrir des solutions diversifiées pour les jeunes
Saint-Denis qui a été confronté à la forte désindustrialisation dans les années 70/80, a démontré qu’elle pouvait rebondir : elle a gagné en 2004 le prix «Ruban du développement durable ». Au 1er janvier 2012environ 30% des entreprises existaient depuis moins de deux ans (14.575 nouvelle entreprises ont été crées sur un total de 74.614) . Au-delà de ces données montrant la potentialité du territoire, il reste un tissu urbain et social incapable d’offrir des solutions diversifiées pour les jeunes. Une de mes visites à l’improviste à « la maison de la jeunesse » s’est conclue par un désolant spectacle. C’est une affiche déchirée datant de 2007 qui m’a accueilli.





Nous savons que le gouvernent français programme des politiques de requalification urbaine et des aides pour faire entrer les jeunes des zones dégradées dans le monde du travail. Ces mesures sont nécessaires pour compléter le travail des forces de sécurité. Mais les résultats seront seulement visibles dans quelques années, si tout va bien.
Pourquoi ne pas, pendant ce temps, construire deux cinémas en plus, trois théâtres, quatre galeries d’art ouvertes jusqu’à tard dans la nuit ? La présence de l’État ne peut pas seulement se limiter à un bras de fer pour lutter contre la délinquance. La culture n’a pas juste pour but d’être un loisir, mais elle sert aussi à faire reculer la violence et les fantômes de la nuit. En tous les cas, c’est ce que le théâtre Gérard Philippe représentait pour moi.Il faut donner l’envie aux jeunes de Paris de venir à Saint-Denis. Avec une politique des prix à la baisse et le soutien public pour une scène culturelle alternative, on pourrait inciter les gens à sortir de chez eux pour aller reconquérir la ville des rois. Le chiffre d’affaire de ces activités serait sûrement à perte mais les activités influeraient positivement sur la qualité de vie des habitants. Paroles de quelqu’un du « 93 »
cafebabel.com - le magazine européen


Qui guide notre jeunesse ?


Plus de 70% de la population en Algérie est constituée de jeunes. Un taux très élevé qui fait rêver beaucoup  de pays. Mais visiblement, ça ne semble pas enchanter les gérontocrates qui ne les perçoivent que comme une source de problèmes, et qui n’ont jamais réussi à établir un vrai dialogue mobilisateur au service du pays.
Le dialogue entre les générations est rompu depuis longtemps. Loin du domaine politique, ce fait pose un problème de taille, qui est l’absence d’idoles et de guides pour la jeunesse algérienne. Comment alors, imaginer un épanouissement social favorable au développement du pays ?
Comment imaginer une cohésion sociale alors que chaque microgroupe possède ses propres références et ses propres visions ?
Le vide cédé par une société qui ne fournit plus de modèles crédibles auprès des jeunes, se remplit de différentes manières et donne différentes orientations. Si le cas de n’importe quel délinquant est analysé de près, un point commun ressort très souvent : l’envie de s’affirmer en tant qu’homme! Comme la société ne lui a pas fournit le modèle d’homme qu’il souhaite incarner, il le trouve dans la rue, à travers lui il définit la vertu par la délinquance.
Une grande démonstration de force et de pénétration parmi les jeunes, a été l’influence des joueurs de l’équipe nationale de football en 2009 et 2010. Les rues algériennes, en plus de l’engouement populaire, ont connu une reproduction du look des joueurs comme Ziani et Yebda, par une grande partie des jeunes. Pourquoi alors ne pas employer ce genre d’influence pour les guider positivement ? Qui sera mieux placé pour parler de violence qu’un Mohamed Bengasmia? Qui sera mieux placé pour parler des excès de vitesse qu’un Nassim Sidi Said? (ce ne sont que des exemples qui doivent être étudiés) Les médias ont le rôle d’identifier les personnes vertueuses qui peuvent être écoutées par les jeunes, et les mettre au front.
La profondeur culturelle et historique du peuple algérien, constitue aussi un élément clef dans l’accompagnement des jeunes. En fonction de cet aspect, ils seront guidés vers le modèle souhaité. Mais attention à ne pas amalgamer une telle démarche avec une approche propagandiste qui annule les libertés personnelles.
La jeunesse algérienne  est une très grande richesse pour le pays. Elle a besoin d’être encadrée pour qu’elle puisse s’exprimer et tracer son chemin.
Cherif Amokrane

vendredi 28 septembre 2012

Les Algériens de France écrivent à Sellal

Une lettre ouverte de la Jeunesse des deux rives (Algérie-France) est adressée au Premier ministre Abdelmalek Sellal pour proposer son implication au titre du rayonnement économique et social de l'Algérie. La Maison de l'Algérie se donne comme vocation de bâtir un pont d'intelligence entre les deux pays pour déclencher une dynamique de création d'emplois. Ce programme est axé sur le tourisme, les affaires et la formation. Comme il vise aussi à favoriser les échanges d'idées, de techniques, de savoir-faire du monde sportif et de contribuer à l'émergence d'élite sportive algérienne par la création du sport étude. La Maison Algérie vise aussi l'amélioration des conditions d'accueil et d'accès aux services administratifs dans les ambassades et les consulats.
L'expression