Maison de l'Algérie Pont-d'intelligence

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dimanche 22 juillet 2012

Montréal : Hommage à Warda El Djazairia


Montréal : Hommage à Warda El Djazairia
Le festival du monde arabe de Montréal rendra hommage à la diva algérienne Warda dans le cadre de l’événement Orientalys qui se tiendra du 10 au 12 août sur les quais du Vieux port de Montréal.


« Nous pensions depuis longtemps à inviter Warda El Djazairia pour le festival du monde arabe qui a lieu en automne mais la vie en a voulu autrement et la disparition de la diva en mai dernier nous a tous affectés. Il fallait lui rendre hommage. Le concert prévu dans le cadre d’Orientalys est un minimum », a expliqué à El Watan, Joseph Nakhlé, le directeur du festival du monde arabe, lors du dévoilement de la progammation d’Orientalys.
La tâche est revenue à la chanteuse montréalaise d’orgine égyptienne Tabarak. Elle est considérée comme la meilleure voix à Montréal qui puisse reprendre les grands succès de la «rose algérienne».
Les amoureux de la musique arabe et des chansons de Warda pourront, le temps de la soirée du 12 août, se transporter dans son monde sur le quai Jacques Cartier du vieux port de Montréal.
Orientalys qui est à sa deuxième édition est placé sous le signe de la fusion des styles, des musiquees et des cultures : on poura apprécier des spectacles où la gigue québécoise (danse) côtoie le flamenco, les musiques celte et berbère se rejoignent dans une harmonie aux couleurs du Jasmin rouge, un spectacle pensé par le Tunisien Walid Gharbi...
Pendant les trois jours que dure Orientalys, « le Quai se mue en souk, en agora, et donne la parole à tous, artistes, marchands, badauds ou spectateurs», peut-on lire dans le pamphlet de présentation de l’événement.

Rabah Driassa sur les rives du Saint-Laurent

Rabah Driassa ne viendra pas à Montréal ! Mais on écoutera certainement une de ses chansons sur les quais du Vieux Port de Montréal à l’occasion du festival Orientalys.
L’auteure-compositrice et interprrète franco-québécoise, Marie Trezanini, l’a annoncé à El Watan lors du dévoilement de la programmation de ce festival.
Qu’est-ce qui a poussé Marie Trezanini à aller chercher dans le répertoire du chanteur que nous avons connu il y a longtemps à travers, entre autres, ses chansons à la gloire de la révolution agraire – du temps du socialisme irréversible en Algérie ?
Cette globe-trotteuse de la musique orientale a parcouru pratiquement tout le monde arabe et se spécialise depuis 2010 dans la musique juive yéménite – Ceux qui connaissent la chanteuse israélienne Ofra Haza savent de quoi il en retourne..
Lors de ses recherches sur la musique traditionnelle dans différents pays arabes dont l’Algérie, elle est tombée sur Rabah Driassa. « J’ai adoré la chanson -Wentia Derti Elhenna- (Tu as mis le henné) qui raconte l’histoire d’un amour tragique ou un homme doit assister de loin au mariage de sa bien aimée..»


Hamdi Bennani et le cinquantième

Ceci dit, Orientalys n’est que le prélude au 13ème Festival du monde arabe de Montréal qui aura lieu du 26 octobe au 13 novembre pochain.
A cette occasion, le maître du Malouf, Hamdi Bennani, donnera un concert au théâtre Corona de Montréal.
Le cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie sera présent à cette 13ème édition à travers, entre autres des conférences et un hommage à Kateb Yacine..
Une programmation riche a été annoncée dont le spectacle Dieu en 3D, « une expérience extatique unique qui croise les trois expressions religieuses du sacré : judaïsme, christianisme et islam».
 Samir Ben
EL WATAN

IL S'EST RECONVERTI DANS LA RÉALISATION Mohamed Hilmi présente son court métrage


Mohamed Hilmi présente son court métrage

L'acteur et humoriste algérien, Mohamed Hilmi, a présenté à Alger en avant-première son court-métrage «Kemmerha», produit par la télévision algérienne et prévu dans la grille des programmes de la chaîne pendant le mois de Ramadhan 2012. Réalisé et écrit par Mohamed Hilmi, «Kemmerha», présenté au Palais de la culture Moufdi-Zakaria dans ses deux versions, en langue arabe et en tamazight, met en scène le départ en vacances d'un couple de riches, interprété par Mohamed Hilmi et Fadhila Ouabd Esslam, et les tentatives de leur employé de maison (Riad Aberkane) de se faire passer pour le propriétaire des lieux en leur absence afin d'impressionner les parents de la fille qu'il souhaite épouser.
Conçu comme une leçon de morale, «Kemmerha» est un court métrage qui tente par le biais de l'humour et des situations burlesques d'alerter sur les méfaits du mensonge et de ses conséquences incontrôlables.
Mohamed Hilmi est revenu, avant la projection, sur son absence de la scène artistique, due selon lui, à sa «reconversion» dans la réalisation. L'acteur et chansonnier a, en outre, saisi l'occasion de remercier l'Office national des droits d'auteurs de droits voisins (Onda), pour exprimer son «soutien total» à l'organisme dans sa lutte contre le piratage, un phénomène qualifié «d'ignoble» par l'artiste.
Né en 1931 à Azzefoun, dans la wilaya de Tizi Ouzou, Mohamed Hilmi intègre à l'âge de 17 ans la troupe de l'Opéra d'Alger sous la direction de Mahieddine Bachtarzi.
Compositeur de pièces radiophoniques et de chansonnettes en kabyle qu'il interprète aux côté, d'autres grands acteurs (Rouiched, Cheikh Nordine), Mohamed Hilmi joue également dans de nombreux téléfilms.
Il réalise son premier long métrage en 1993 «El Ouelf Essaïb» et publie dix ans plus tard son autobiographie et un livre titré «Le présent et le passé» aux éditions Casbah.
L'expression

Us et coutumes Que serait la chorba sans « M’katfa » ?


A l’approche du mois de Ramadhan, les ménagères se précipitent vers les marchés dans l’espoir de trouver pour leur cuisine des couleurs nouvelles et des formes originales. Mais si les femmes aujourd’hui accommodent leurs maisons au mois de Ramadhan en un simple tour de shopping, dans le passé elles s’apprêtaient à l’accueillir en fête. Toutes sortes de pâtes et de conserves se préparaient au préalable et à la maison dont « El M’katfa » ou le vermicelle traditionnel qu’on réalisait à la main durant les premières semaines de Chaâbane et qu’on faisait sécher au soleil sur un tamis. Un ingrédient nécessaire sans lequel le repas principal du Ramadhan n’aura pas bon goût. La chorba algéroise ne pouvait se préparer sans ces fines pâtes qui ajoutent à cette soupe la dose de féculents nécessaires à la santé du jeûneur.
Aujourd’hui « El Mkatfa » est remplacé par le vermicelle ou le blé concassé appelé « Frik ». Selon les histoires des grand-mères, les mères de famille se réunissaient autour d’une table dans le patio. Des après-midi durant, elles « s’amusaient » à rouler « El M’katfa » tout en récitant des bouqualate autour d’un café parfumé à la fleur d’oranger. « Les jeunes filles ne faisaient qu’observer le travail pour essayer de mettre la main à la pâte plus tard », raconte Zineb qui a grandi et vécu sur les hauteurs d’Alger. Un fil et une aiguille à la main, les petites demoiselles réalisaient des colliers de jasmins qu’on accrochait sur les portes d’entrée, les fenêtres et à l’intérieur des coffres et des armoires. Une manière d’accueillir le mois sacré sur les brises parfumées de l’été.
Farida Chaïb

Le mois sacré vu par... Le professeur M’hamed Benredouane Ce qu’il faut vraiment savoir


Le professeur M’hamed Benredouane, chef de l’unité consultation de dermatologie au CHU Mustapha-Pacha à Alger, ex-ministre des Affaires religieuses dans le gouvernement de Sid- Ahmed Ghozali, est actuellement président du conseil scientifique et vice-président de la fondation Émir- Abdelkader. Il est aussi présentateur d’émissions religieuses à la télévision algérienne (Canal Algérie et TV Coran).
Dites nous, Professeur, c’est quoi le jeûne en Islam ?
Même s’il est connu mondialement comme étant une privation volontaire d’alimentation, il est différent d’une société à une autre. Comme vous m’offrez l’occasion, je vais en profiter pour l’expliquer, et à vos lecteurs musulmans et à ceux qui vous lisent en dehors du pays et qui ne le sont probablement pas. Tout d’abord, c’est une privation volontaire d’alimentation du crépuscule au coucher du soleil, qui dure 29 à 30 jours. C’est selon le mois lunaire. Ensuite, le nombre d’heures de jeûne varie au cours des années. Comme l’année lunaire est plus courte que l’année solaire, ce mois va naviguer entre l’été, le printemps, l’hiver et l’automne. Enfin, cette pratique religieuse ne concerne que les individus pubères. Les enfants ne sont pas concernés. Les voyageurs aussi, à moins qu’ils veuillent réaliser ce jeûne pour ne pas avoir à le rattraper plus tard. Il ne concerne pas enfin les malades où ceux qui ont des maladies incompatibles avec le jeûne
Par exemple…
Vous avez l’insuffisance rénale chronique. Les gens qui ont des reins qui ne fonctionnent pas de manière adéquate ou qui ne fonctionnent pas du tout. Ils doivent prendre des médicaments et des liquides d’une manière régulière. S’ils jeûnent pendant l’été, ils risquent une déshydratation et un déséquilibre au niveau du sang. Nous avons deux cas de figure. Soit, ils sont dans un état qui leur permet de jeûner et dans ce cas, on va équilibrer les apports pendant la nuit. Dans la Sunna du Prophète (qsssl), il est recommandé de retarder au maximum le dernier repas de la nuit qu’on appelle le s’hor. Et, bien sûr, entre ce repas et le f’tour, le malade doit boire abondamment. Soit, leur maladie est dans un état avancé. Dans ce cas, ils doivent suivre les avis de leurs médecins traitants, c’est-à-dire ne pas jeûner. Autres exemples : ceux qui souffrent d’insuffisances hépatiques sévères, ceux qui présentent des maladies infectieuses sévères ou des cancers. Dans ces cas, il faut privilégier le traitement au jeûne. Et puis vous avez le diabète. Mais contrairement à ce que croient beaucoup, il y a deux formes de diabète. Le « gras » qui est traité entre autres par le jeûne, et le « maigre » qu’on dit insulino-dépendant. Des études modernes ont montré sur de longues périodes que le jeûne n’est pas permis pour les insulino-dépendants. La raison est simple. Il y a des risques immédiats dont l’hypoglycémie, c’est-à-dire qu’ils peuvent tomber dans le coma. Il y a d’autres risques qui ne se montrent pas tout de suite mais qui s’installent de manière cachée. Ces risques n’apparaissent qu’au bout de 10, 15, 20 ans. Il y a un consensus au niveau des médecins, surtout des médecins musulmans : le diabétique qui prend de l’insuline ne doit pas jeûner. Pour le malade atteint de diabète gras, c’est le contraire, il doit « jeûner » pour améliorer son état de santé. Cela dit, dans la plupart des maladies, le jeûne améliore l’état du malade. Lorsqu’il mange moins, le malade jouit d’un meilleur état de santé.
Et les diabétiques qui prennent des médicaments ? 
Il existe maintenant des médicaments qu’on appelle LP : libération prolongée. C’est-à-dire qu’au lieu de prendre un médicament plusieurs fois dans la journée, on le prend une ou deux fois. Vous avez aussi le médicament qui reste dans les intestins pour une durée de 24 heures. On peut parfaitement gérer en ne prenant qu’une fois son traitement.
Et les personnes âgées, professeur, doivent elles jeûner ? 
La vieillesse est variable d’une personne à une autre. Il y a des gens qui gardent un parfait état de santé à 90 ans alors que d’autres sont vieux à 60 ans. On ne peut pas donner un âge pour la vieillesse. Mais d’une manière globale une vieille personne, homme ou femme, est celle qui n’a plus ses capacités mentales. Une personne qui est atteinte d’Alzheimer ne peut jeûner. Maintenant, les vieilles personnes, hommes ou femmes, conscientes et lucides, si elles sont dans un état physique qui ne leur permet pas de jeûner, elles ne doivent pas le faire. Si leurs enfants constatent que le jeûne les fatigue énormément, ils on le devoir et pas seulement le droit de les obliger à ne pas jeûner, pour leur éviter de tomber éventuellement dans un coma.
Que faut-il faire pour les adolescents menus et faibles ? 
Le jeûne devient obligatoire à la puberté, c’est-à-dire à 12, 13 ou 14 ans. Si l’adolescent est maigre mais son état de santé est bon, il peut jeûner normalement. S’il est malade, il faut s’inquiéter pour lui avant le mois de Ramadhan et l’emmener chez un médecin.
Et avec les enfants très jeunes qui insistent pour jeûner ? 
Il ne faut jamais obliger un enfant à jeûner avant la puberté, d’abord parce que Dieu ne le lui a pas demandé. S’il a la volonté de jeûner, ne lui dites pas non. Vous pouvez lui dire qu’il peur manger à midi ou bien le laisser. C’est lui-même qui va demander à manger. Il faut l’accompagner en lui disant : « Voilà, tu as très bien fait de jeûner pendant la moitié de la journée. Une fois que tu auras le double de ton âge tu feras toute la journée  ». Vous pouvez aussi le laisser reprendre son jeûne après avoir mangé. Mais si vous voyez qu’il faiblit, qu’il n’arrive plus à jouer, qu’il n’arrive plus à parler, qu’il somnole, ne lui dites pas : « Il reste une heure ou deux pour manger ». Inquiétez-vous. Donnez-lui à manger quelque chose de sucré.
Qu’est-il recommandé pour les femmes enceintes et les femmes qui allaitent ?
Il faut savoir que la grossesse est un état physiologique normal et que pendant des générations, les femmes enceintes jeûnaient. Les femmes qui allaitent aussi. C’est tout à fait normal. Il n’y a pas de contre-indication entre la grossesse, l’allaitement et le jeûne. Simplement, maintenant, il y a une ambiance moderne qui fait que la grossesse est devenue quelque chose d’extraordinaire où la femme enceinte ne peut plus parler, plus travailler, plus marcher…. Elle ne peut, presque, plus rien faire. Si elle allaite, c’est encore plus grave. Je pense qu’il faut rassurer les gens.
S’il y a une femme qui se sent trop faible ou qui a peur pour sa santé ou la santé de son enfant, à ce moment-là, évidemment, il vaut mieux qu’elle arrête de jeûner.
Les voyageurs sont ils exemptés de jeûne ?
Si quelqu’un fait un voyage au-delà de 86 kilomètre et plus, il peut ne pas jeûner à condition de le rattraper plus tard. Le voyage peut-être fatigant par lui-même et fatigant par les problèmes administratifs. Mais, si le voyageur estime qu’il peut jeûner, il peut le faire. Si le voyageur sent qu’il est fatigué et que les gens qui sont avec lui vont être retardés à cause de lui, à ce moment-là, il vaut mieux ne pas jeûner et récupérer par la suite, que ce soit un voyage par voiture, par avion, par bateau ou à dos de chameau.
On parle beaucoup des avantages du jeûne, peut-on en connaitre certains ?
Le jeûne est une pratique religieuse qui nécessite une intention de la faire. C’est une expression claire et nette de la foi de l’individu puisque personne ne peut vérifier sa véracité. On peut tromper les gens qui nous observent, même son conjoint à la maison, en faisant semblant de jeûner. Mais, il n’y a que le Créateur qui connaît tout dans les moindres détails. Son premier avantage c’est de monter la solidité et la véracité de cette foi. Ensuite, évidemment, le jeûne du point de vue religieux renforce la piété (ettakoua). Et puis il a les avantages physiques et psychologiques. D’abord, je voudrais être très clair : le jeûne n’a jamais intéressé les écoles de médecine. Certaines sont contre le jeûne de manière globale puisqu’on l’assimile à une privation qui serait négative pour le corps humain alors que c’est une pratique connue dans toutes les civilisations.
Le jeûne est même connu dans le monde animal. Il faut savoir qu’un animal, lorsqu’il est malade, se prive de manger et de boire pour améliorer son état de santé. Il est connu aussi par le monde végétal : les plantes n’absorbent pas d’eau à n’importe quel moment, n’importe quel jour…. Comme je suis fils de fellah et petit-fils de fellah, je sais qu’il ne faut pas arroser ses plantes et ses fleurs lorsqu’il fait chaud. Donc, le jeûne est connu des êtres humains, comme des animaux et des plantes.
Que nous ramène-t-il du point de vue physique ?
D’abord un contrôle de soi. Souvent on a l’impression, même lorsque nous sommes pratiquants musulmans, qu’on ne peut pas nous débarrasser d’un certain nombre de choses. Je donne l’exemple de la cigarette. Beaucoup de gens fument puis ils découvrent qu’ils sont capables de ne pas fumer pendant des heures. Cela veut dire qu’ils ont des capacités qu’ils ignoraient. Ils découvrent qu’ils peuvent décider de ne pas faire ceci ou cela pendant un certain nombre d’heures durant un mois, donc de pratiquer ce que l’on veut dans la vie.
D’autre part, le jeûne doit débarrasser l’individu des excès : les surplus de graisse, de sucres et de protides, etc. Aussi, le jeûne permettra pendant un certain nombre d’heures à un certain nombre d’organes d’être moins sollicités et de se reposer. En particulier, l’appareil digestif et le cœur. Mais, lorsque nous parlons des bienfaits du jeûne, il ne faut pas le calquer sur ce qui se passe actuellement. De nos jours, on a l’impression que pendant la nuit les musulmans se vengent de la journée. Ils essayent de manger trois à quatre fois ce qu’ils mangeaient avant le Ramadhan.
Aussi, nous mangeons beaucoup de sucreries, de friandises et de matières grasses le soir. Et ça c’est négatif. L’autre aspect négatif de la pratique du jeûne au 21e siècle est que certains dorment le jour et passent la nuit à manger. Je voudrais leur dire que ce n’est pas ça le jeûne.
Le jeûne consiste à se priver d’alimentation pendant la journée, à circuler et à accomplir ses missions. Il est important de dormir, non pas pendant la journée, mais le soir. Les musulmans, dans le passé, jeûnaient pendant la journée mais ça ne les privait pas de travailler. L’histoire musulmane est pleine de dates symboliques pendant le mois de Ramadhan. Il faut savoir que Ghezouat Badr et Feth Mekka ont eu lieu pendant ce mois et que même la guerre de 1973 s’est déroulé le 10 Ramadhan.
Lorsque moi je parle du jeûne, j’en parle comme il était pratiqué. Vous avez des gens qui le rompent d’une manière raisonnable avant la prière du Maghreb. Ensuite, ils mangent d’une manière plus consistante. Un peu plus tard, ils font la prière d’el Icha et les Taraouih, ce qui est un exercice physique. Ils dorment relativement tôt après pour pouvoir se reposer et se lever avant l’aube. C’est ça la bonne pratique. Maintenant, si les gens restent éveillés pour manger toute la nuit et dorment pendant la journée jusqu’à 13 heures et sortir ensuite pour… acheter, ça n’a pas d’effets positifs quant à leur santé. Au contraire, c’est très négatif.
Comme on est en plein été, qu’est-il recommandé aux jeûneurs ?
Il faut prendre quelques précautions supplémentaires. Premièrement, sans raison valable et sérieuse, ne pas sortir au soleil. En Algérie, c’est surtout entre 11h et 16h. Si vous sortez, il faut avoir une protection contre le soleil : se couvrir la tête d’une manière ou d’une autre et se couvrir le corps parce qu’il y a risque d’assèchement. Il faut prendre un maximum de liquides : eau, lait, thé,… pendant la nuit. Il ne faut pas se contenter de boire, il faut aussi manger. Enfin équilibrer entre les deux.
Un conseil aux jeûneurs, Professeur ?
Il faut expliquer que le jeûne est un acte de piété, qu’il ne faut pas dire des mots déplacés, qu’il ne faut pas se comporter n’importe comment, ne pas se bagarrer dans les marchés,….
Le jeûne consiste également à faire un surplus d’efforts. Il faut lire le Coran le Hadith et apprendre d’une manière globale. C’est un ensemble de choses qu’il faut faire pour améliorer la qualité morale de l’individu.
Entretien réalisé par Samira B.
Horizon

Le véhicule blindé "NIMR" qui sera construit en Algérie présenté au public


Les visiteurs de l’exposition de l’armée nationale populaire (ANP) "mémoires et réalisations" ont pris connaissance, jeudi à Alger, du véhicule blindé "NIMR" pour le transport des troupes qui sera construit en Algérie après la signature de l’accord de partenariat entre le Groupement pour la promotion de l’Industrie mécanique (Epic-Gpim) du ministère de la Défense nationale et le groupe émirati Tawazun.
Le directeur des industries militaires, le général major, Rachid Chouaki qui était accompagné de la délégation émiratie, a indiqué à ce propos que le partenariat algéro-émirati consacré par la signature ce matin des actes de création de la société à capital mixte dénommée "NIMR-Algérie. SPA" était fondé sur le "principe de confiance liant les deux pays frères".
Pour sa part, le président exécutif du groupe Tawazun, Seif Mohamed Al Hadjeri a indiqué que le partenariat algéro-émirati "est fondé sur le principe de complémentarité industrielle entre les deux pays" soulignant que la commission mixte "NIMR Algérie" était un projet "parmi d’autres conclus".
S’agissant des spécificités techniques du véhicule "NIMR", M. Seif a souligné que le véhicule "est passé depuis 2002 aux Emirats arabes unis par plusieurs étapes et a obtenu un certificat de qualité de plusieurs centres internationaux spécialisés" ajoutant que ’"plusieurs essais ont démontré sa conformité aux exigences des forces armées des deux pays".
Le président du conseil d’administration de la société "NIMR-Algérie", le colonel Abdelghani Badaoui, a souligné, de son côté, que "la création de la société mixte algéro-émiratie qui produira le véhicule "NIMR" en Algérie avec une main-d’œuvre algérienne permettra la création de 400 à 450 emplois".
Le ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Abdelmalek Guenaizia, en présence du président du Groupe Tawazun émirati avait présidé jeudi matin au siège du ministère de la défense nationale la cérémonie de signature des actes de création de la société à capitaux mixtes dénommée "Nimr-Algérie SPA" dans la wilaya de Khenchela entre le Groupement pour la promotion de l’Industrie mécanique (Epic-Gpim) du ministère de la Défense nationale et le groupe émirati Tawazun.
La signature de ces actes s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du protocole d’accord algéro-émirati pour la coproduction de véhicules spéciaux.
APS

Plan national d’aménagement territorial : un mécanisme pour un développement équilibré et durable


Premier du genre dans l’histoire de l’Algérie indépendante, le plan national d’aménagement du territoire pour l’an 2030 mis en exécution dès 2011 après s’être doté d’un dispositif juridique une année avant, représente l’opportunité de réaliser un développement équilibré et durable dans toutes les régions du pays à la faveur de la bonne gouvernance.
Ficelé par une commission sectorielle instituée par le ministère de l’aménagement du territoire qui "compte des experts nationaux et étrangers", le plan renferme les orientations stratégiques de la politique d’aménagement du territoire et du développement durable" à l’horizon 2030.
Il se veut un "souffle vital" pour la relance de la dimension territoriale en Algérie à travers un large éventail d’activités sectorielles visant à harmoniser le développement national à l’horizon 2030 et à concrétiser un développement durable, ont indiqué à l’APS des sources du ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement.
Cinq grands axes viendront ainsi sous-tendre ce plan qui vise à conférer cohésion et cohérence aux politiques et investissements par la mise au point de la carte des infrastructures et celle du tissu urbain et à protéger les espaces objet de convoitise. Selon la même source, le plan repose sur trois piliers fondamentaux qui tendent tous, à préserver le capital naturel et le patrimoine culturel, à réactiver le développement dans un marché mondial compétitif et à veiller à une "répartition équitable du développement à travers l’ensemble du territoire national".
Le plan en question a été dicté par les nombreux dysfonctionnements relevés en matière d’aménagement territorial et générés par "l’absence d’une politique nationale et l’inefficacité des programmes qui ont précédé car dépourvus d’autorité, de fonds, d’instruments et même de conception".
"Il s’est avéré après constat, que le territoire algérien présentait d’importantes disparités du fait de la présence de ressources naturelles limitées allant en courbe décroissante face à une démographie sans cesse croissante".
Entre autres objectifs de la politique d’aménagement du territoire figurent "la réalisation du développement économique et social dans toutes les régions et l’exploitation rationnelle des richesses naturelles de manière durable au profit des générations montantes".
D’autre part, le plan national d’aménagement du territoire "n’est pas une politique complémentaire mais un cadre où sont conçus différents projets et investissements devant donner forme à d’autres politiques", de l’avis de plusieurs spécialistes.
L’équilibre du territoire souffre de répartition disproportionnée, ont-ils précisé avant d’ajouter que le plan s’inspire essentiellement d’une "approche stratégique et préventive".
Protéger l’environnement à travers la concrétisation d’un développement durable, pallier aux "lacunes naturelles et géographiques dans toutes les régions du pays et promouvoir le développement dans les différents domaines" restent cependant des conditions sine qua non pour la réalisation de la politique d’aménagement du territoire.
La concrétisation de cette démarche passe inévitablement, disent les experts, par "l’urbanisation et l’exploitation des régions lointaines et isolées dont les Hauts Plateaux, les régions du Sud et le Sahara pour réduire la surpopulation des régions du Nord, du Tell et du littoral connues pour leur vulnérabilité car sujettes aux catastrophes naturelles comme les tremblements de terre, les glissements de terrain et les inondations outre les accidents industriels". Les régions côtières "ne représentent que 4% du total de la superficie nationale estimée à 2 381 000 m2 dont 8 millions d’hectares de terres agricoles et un littoral sur 1200 km", affirment-ils estimant impératif un réaménagement du territoire pour freiner les activités et agressions dont font l’objet les régions côtières".
La politique d’aménagement du territoire a aussi pour objectif "l’amélioration du niveau de vie des populations en luttant contre la marginalisation et l’exclusion et de l’égalité des chances entre les différentes régions du pays à travers une nouvelle répartition des activités industrielles et économiques dans les Hauts Plateaux, régions du Sud et Sahara en particulier".
Pour réaliser cet équilibre territorial, il est indispensable de procéder à "la valorisation des grandes agglomérations et à leur réorganisation en les dotant de structures de base et de prestations sociales". Il est tout aussi important de réfléchir à la "création de nouvelles villes tout en veillant aux spécificités et activités des régions" et ce à travers la réalisation de "projets d’édification de nouvelles villes dans les Hauts Plateaux et le Sahara dont les villes de Boughzoul et El Ménéa".
En vue de garantir une liaison entre ces villes et les régions du Nord, il était donc nécessaire d’"étendre le réseau de liaison dont les autoroutes, le réseau ferroviaire et le renforcement des projets de transfert d’eau vers les régions du Sud", selon la même source.
C’est dans ce contexte que verra le jour le projet de "transfert d’eau de la région d’In Salah vers Tamanrasset sur une distance de 740 km". Par ailleurs, le plan national d’aménagement du territoire implique plusieurs départements ministériels et secteurs vitaux à même d’apporter leur contribution à la réalisation du développement durable. Il s’agit en l’occurrence des ministères de l’agriculture, de l’industrie, de l’énergie, de l’eau, du tourisme, de l’environnement, de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et de la culture".
A caractère pragmatique et composé de 17 livres scindés en 20 programmes d’action régionaux, l’objectif premier du plan étant la "prospérité et l’équité".
Les ministères sont donc tenus d’élaborer 20 plans sectoriels englobant entre autres, les finances, le réseau ferroviaire, les routes, les ports, les aéroports, les universités et l’hydraulique.
Désormais, la mise en valeur des terres dans les régions sahariennes est devenue le "principal enjeu du développement" au titre des programmes d’aménagement du territoire en cours d’exécution dans l’extrême Sud où les pouvoirs publics ont entamé la mise en place d’infrastructures dans les espaces inoccupés.
D’autres objectifs non moins importants viendront s’ajouter à celui-ci à savoir la répartition équilibrée des projets d’investissement industriels et commerciaux notamment en matière de prestations entre les wilayas côtières du Nord, le Sud et les Hauts Plateaux et la réhabilitation du tissu urbanistique qui s’était considérablement dégradé du fait de l’émergence de types architecturaux disharmoniques outre la mise en valeur des terres agricoles.
A moyen et long termes, le plan vise un "redéploiement de la population dans les Hauts plateaux et le grand Sud où l’on enregistre une faible densité et activité économique (hors hydrocarbure) insignifiante".
Par ailleurs, les experts ont rappelé "les potentialités importantes" que recèle le Sud algérien qui dispose d’un riche patrimoine touristique faisant ainsi de lui la destination prisée de milliers de touristes.
Ils ont affirmé d’autre part, que la mise en valeur des terres dans le Sud "se poursuit à travers la mobilisation sans précédent de ressources de l’Etat, citant les "grands projets" qui tendent à faire leur entrée dans les marchés africains pour renforcer les échanges commerciaux entre les pays du sud".
Ce dispositif se verra renforcer par la loi 2010 venue établir les nouveaux contours de l’aménagement territorial au regard de l’importance capitale qu’il revêt pour l’"attraction des investissements".
APS

vendredi 20 juillet 2012

Le métro d'Alger

Le Ramadhan commence demain en Algérie et en France



Le Ramadhan commence vendredi 20 juillet en Algérie, a annoncé ce jeudi le ministère des Affaires religieuses dans un communiqué lu en direct à la télévision. Le premier jour du Ramadhan a également été fixé à vendredi en France où vit une importante communauté musulmane, a annoncé plus tôt le Conseil français du culte musulman (CFCM) dans un communiqué.
La commission théologique de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris, présidée par le recteur Dalil Boubakeur, réunie en présence de dignitaires musulmans de France, informe en effet dans un communiqué publié ce jeudi soir que le Ramadhan 2012 débutera demain vendredi 20 juillet en France. La réunion a eu lieu à la Grande Mosquée de Paris, en présence notamment du président de l’Union des organisations islamiques de France et de responsables associatifs de mosquées.
Les membres de la commission ont annoncé « s’être assurés de la possibilité de la vision du croissant de la nouvelle lune suite à diverses consultations, notamment astronomiques », selon le communiqué, attestant ainsi que ce jeudi 19 juillet 2012 correspond au 29e et dernier jour du mois de Chaâbane de l’année hégirienne (1433/H), et qu’en conséquence, le vendredi 20 juillet sera le premier jour du Ramadhan.
TSA
 

Paroles d'Algériens


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Algérie Focus

ILS ONT TROQUÉ LA SCÈNE POUR LA SELLE


Mohamed Touri - Rouiched - Mustapha Kateb - Sid Ali Haouat

Mohamed Touri, Rouiched, Mustapha Kateb, Sid Ali Haouat dit «Fernandel», Youcef Hattab et son frère Mohamed avaient inventé le téléthon en 1950.
En remontant l'horloge du temps en amont du Cinquantenaire de la libération du pays, on «bute» sur des histoires insolites et pleines de sève tel ce premier «petit tour cycliste» d'artistes s'invitant pour l'histoire sur des routes algéroises, entre les 12 et 16 septembre de l'an de grâce 1950.
Des artistes jouant aux cyclistes, cela ne court déjà pas les routes et quand, de surcroît, ils troquent la scène pour la selle en suivant une bonne cause affichée, celle de récolter de l'argent pour la lutte contre le cancer, tout en n'oubliant pas dans la foulée de soigner leur image, on applaudit en se disant que, comme Scapin, ils ont plus d'un tour dans leur sac. Ce mini-téléthon sans télé avait pour têtes d'affiche des vedettes comme Mohamed Touri, Rouiched, Mustapha Kateb, Sid Ali Haouat dit «Fernandel», Youcef Hattab et son frère Mohamed passé à la postérité comme jeune premier sous le nom de Habib Réda (il a eu 93 ans le 28 mars de ce cinquantenaire), Allel El Mouhib qui, selon un quotidien français, a «éclipsé» le grand Orson Welles dans le rôle shakespearien d'Othello, et Himoud Brahimi, alias Momo, qui a fait aussi fort en chantant la Casbah d'Alger qu'en nageant en apnée avec un record du monde à la clé (5mn45s en 1948), indétrônable jusqu'à ce jour,
semble-t-il.
Tout ce panel artistique était flanqué d'autres célébrités, françaises, de l'époque, issues du monde du spectacle et de la radio. L'on ne sait dans quel cerveau a sailli l'idée de ce projet mais on connaît celui qui en a flairé immédiatement l'intérêt, en a été le plus ardent défenseur et promoteur.
Mahieddine Bachetarzi, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a senti tout de suite les dividendes possibles à tirer de cette opération. Celle-ci, selon l'avis consigné dans ses «Mémoires», avait pour objectif affirmé de «faire parler des artistes et les faire connaître», mais elle constituait surtout pour lui, dessein non déclaré, un excellent «atout» médiatique pour réinvestir l'Opéra d'Alger d'où sa troupe «arabe» venait d'être «débarquée» par la municipalité (saison 1949-1950), au profit de celle de Mohamed Ferrah dit Errazi (disparu dernièrement).
Personnage d'une envergure rare, qui fut, à lui seul, une institution, «un véritable ministère de la Culture» selon l'expression de l'universitaire-chercheur Ahmed Cheniki, Bachetarzi (1897-1986) a, par ses qualités de créateur et surtout d'administrateur et d'organisateur, permis à une activité socialement marginale, le théâtre, d'acquérir droit de cité au sein de son peuple.

Naviguer sur les eaux coloniales exigeait de la prouesse
Car si Ali Sellali dit Allalou a libéré la dynamique du 4e art dans le pays grâce à Djeha (avril 1926), et si Rachid Ksentini se révéla l'auteur - interprète algérien le plus original jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale, Mahieddine s'imposa pour sa part, jusqu'aux premières lueurs de la lutte libératrice, comme le vaisseau amiral qui a tracé le cap et apprivoisé les vents contraires pour donner sa chance au pavillon théâtral autochtone.
Naviguer sur les eaux coloniales exigeait de la prouesse mais aussi énormément de souplesse, et l'amiral Mahieddine n'a manqué ni de l'une ni de l'autre pour conduire son vaisseau à bon port, avec à son bord plusieurs générations de comédiens et artistes lyriques dont certains intègreront la troupe artistique du FLN et dont la grande majorité se retrouvera au-devant de la scène dans l'Algérie indépendante.
C'est donc ce personnage hors normes qu'on découvre à la manoeuvre du projet cyclo-artistique sus-mentionné jugé par tous les intéressés «irréalisable», opération caritative fourbie par un stratège et dont la consistance apparaîtra finalement avec la désignation d'un directeur général du tour, en la personne d'Aîssa Medjebri, la participation confirmée de sept équipes composées chacune de six coureurs (radio, opéra, music hall, musiciens, variétés, dramatique, et la dernière, formée d'artistes parisiens) supervisées par un directeur technique, et l'agencement de la course en tranches de 50 km et cinq villes-étapes: Blida, Marengo (Hadjout), Cherchell, Castiglione (Bou-Ismaïl) et Alger, où étaient programmés en soirée des galas d'attractions au bénéfice de la Ligue contre le cancer.
Le caractère inédit de l'évènement a favorisé son succès populaire et stimulé sa médiatisation pendant plus de deux semaines, avec des articles et compte-rendus dans la presse algéroise de l'époque et en particulier Alger Républicain. Ce dernier quotidien, évoquant le moment de départ du tour sur la place du Gouvernement (aujourd'hui place des Martyrs, à Alger), relève «le nombreux public présent» et «l'ambiance burlesque humoristique» et quelque peu «pagailleuse» créée par les participants. Certains d'entre eux, interrogés au pied levé, affichaient leur intention de «courir sérieusement» (Mustapha Kateb, Habib Réda).

Momo, l'existentialiste et le recordman du monde de la nage sous-marine
D'autres, à l'image de l'acteur parisien Henry Garat et du danseur de l'Opéra d'Alger Susini, paradaient comme des paons devant leurs fans. Et parmi les plus décontractés, on rencontrait l'inénarrable Mohamed Touri qui, tout guilleret, affirmait son espoir bien chevillé aux jambes d' «arriver bon dernier, car j'ai tout fait dans ce but, claironnait-il, me livrant à un entraînement régulier de 6 à 7 km».
«Mais la grande curiosité de ce tour, ajoute plus loin Alger Républicain, est sans conteste l'existentialiste et le recordman du monde de la nage sous-marine Momo, bien connu des Algérois. Avec ses longs cheveux, sa barbiche et son air de «ne pas y toucher», il a largement plu au public qui ne lui ménagera pas ses applaudissements. Avec lui, le comique Sid Ali Fernandel se dépensa sans compter tout le long du parcours pour mettre de la gaieté et de l'entrain dans le peloton. C'est ainsi que, assoiffé, il prit une tranche de citron pour se masser les jambes, provoquant une franche hilarité».
Dès cette première étape Alger-Blida, menée par la plupart de ses acteurs à un train de sénateur (on musarde comme on peut), s'engageait une lutte feutrée pour le leadership du tour que se livreront avec une détermination de plus en plus marquée, et des fortunes partagées, le danseur pied-noir Susini et l' «Othello» algérien Allel El Mouhib.
Ce duel «amical» à caractère sportif n'était pas, dans l'Algérie coloniale, en attente du round final, dénué d'arrière-pensée politique, comme l'ont avoué à l'auteur de ces lignes Allel El Mouhib (en 1969) et un peu plus tard Rouiched, ce dernier ajoutant de manière espiègle en avoir pris «plein les guiboles» dans cette aventure.
Drainant, selon les journaux, un public «consistant» aussi bien sur les routes que dans ces villes-étapes, où les comités locaux avaient bien fait les choses pour fêter la «petite reine» montée par des princes de la scène et de l'écran, le petit tour cycliste des artistes a fait «courir» aussi, sur les lignes d'arrivée et de départ, des figures prestigieuses de ce sport.
Ainsi, rapporte le Journal d'Alger, dans l'ancienne capitale des Roses (Blida) «les vrais as sont là» parmi lesquels se remarquent «les vieilles gloires» Remdani et son coéquipier Azour, les «tours de France» Kebaïli et Abbès, les cracs locaux Amar Lakhdar et Bendjiar.
«Tout ce lot d'authentiques champions va d'ailleurs servir de garde d'honneur jusqu'à la prochaine ville-étape à nos 28 rescapés, étape (Marengo) où sera également de la fête la comédienne Kaltoum pour remettre des bouquets de fleurs aux vainqueurs du jour», conclut le quotidien.
Et si les créateurs et artistes d'aujourd'hui, à la recherche de leurs marques, prenaient modestement exemple sur leurs aînés pour organiser une fête cycliste ou sportive similaire, histoire de se remettre en selle et de surprendre à nouveau leurs concitoyens en recaptant leurs faveurs? Chiche!
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ANIMATIONS CULTURELLES DURANT CET ÉTÉ

Le Grand Prix consacré au lauréat du Festival d'Oran s'appelle désormais l'«Ihr Dahabi» après qu'il ait été baptisé au nom de «Ahagar Dahabi».

Le Festival d'Oran du film arabe, Fofa 2012, se tiendra du 5 au 15 septembre de l'année en cours, c'est-à-dire dans moins d'un mois et demi. La décision, qui vient tout juste d'être avalisée par le ministère de tutelle, arrive à point nommé puisque la tenue du festival a été programmée au moment où la ville d'Oran grouille d'estivants et de touristes contrairement aux deux dernières éditions tenues pendant la période hivernale. Cela dit, les férus de cinéma profiteront au maximum des projections des films anciens et nouveaux.
A cet effet, la wilaya d'Oran est fin prête pour abriter une rencontre de stature internationale puisqu'elle est devenue une escale importante réunissant annuellement les cinéphiles, réalisateurs, producteurs, acteurs autour d'un seul objectif: le cinéma arabe et son avenir à la lumière des mutations rapides que connaît ces dernières années le Monde arabe. Plusieurs pays arabes, dont l'Egypte, le Maroc, la Tunisie et le Liban ont d'ores et déjà confirmé leur participation à la 6e édition du Festival d'Oran qui sera dédiée exclusivement à la célébration du Cinquantenaire de l'Indépendance de l'Algérie. Le Festival du film arabe est, d'un autre point de vue, devenu un repère culturel qui prend de l'ampleur chez les jeunes en quête de formations accélérées. En effet, l'édition de 2011 a servi de tribune pour la formation de plusieurs dizaines de jeunes amateurs du 7e art. Leur formation, sanctionnée par la remise de diplômes d'honneur, a été assurée par d'éminents hommes de cinéma arabes qui ont animé plusieurs ateliers. Les formations ont été axées autour de l'interprétation, la mise en scénario, la décoration, le maquillage, les prises de plans et la réalisation. Dans l'un de ces ateliers, le cinéaste algérien, Karim Traïdia, a apporté sa touche en formant plusieurs jeunes dans la réalisation des films de «One minute».
De tels films peuvent être réalisés à l'aide de petits outils comme le portable, le caméscope. Le Festival d'Oran est, donc, cette rencontre culturelle qui continue à redonner à la ville son dynamisme culturel malgré les réserves émises par certains qui estiment qu'El Bahia n'est, matériellement, pas encore prête à abriter des activités d'envergure internationale faute de moyens techniques dans les salles de cinéma.
Le Festival du film arabe, dont l'initiative revient à Hamraoui Habib Chawki, a vu le jour en 2007. Le ministère de la Culture a pris le relais depuis 2010.
En 2011, plusieurs changements ont été apportés dont le Grand Prix consacré au lauréat qui est passé à «L'Ihr Dahabi, Lion d'Or» après qu'il ait été baptisé au nom de «Ahagar Dahabi». Le Festival d'Oran du film arabe vient clôturer une série d'activités culturelles concoctées en vue du mois de Ramadhan et des soirées d'été. En effet, le mois de jeûne est, comme de coutume, synonyme d'intenses activités culturelles dans la ville des Deux Lions. Toutes les institutions culturelles de la ville des Deux Lions sont à pied d'oeuvre ces derniers jours en vue d'être au rendez-vous le jour du coup d'envoi des soirées ramadhanesques. L'agenda culturel du Théâtre régional est à la fois riche et varié, ce dernier propose un riche plateau composé d'une vingtaine de pièces de théâtre et des galas de musique, apprend-on auprès du service de la programmation. En effet, une dizaine de troupes, venues des théâtres régionaux des wilayas de Sidi Bel Abbès, Mascara, Saïda, Bordj Menaïel, Béjaïa, Sétif, Guelma et Batna se succéderont sur les planches du Théâtre régional d'Oran, a-t-on expliqué, indiquant que le coup de starter à ces festivités sera donné le premier jour du mois de jeûne avec la présentation de la séduisante pièce intitulée «El Hasla» de Mahi Benamara. Cette dernière est mise en scène par Medjahri Habib. Ce n'est pas tout puisque le Théâtre régional d'Oran, en collaboration avec la municipalité d'Arzew, proposera, à l'effet des soirées ramadhanesques, plusieurs autres plateaux musicaux animés par d'illustres artistes et troupes de la chanson algérienne. L'humour et la comédie, pour lesquels les Oranais sont fins connaisseurs, ne sont pas en reste, étant donné que plusieurs spectacles de ce genre égayeront les habitants et les visiteurs d'El Bahia. Pour sa part, la municipalité d'Oran s'est mise à pied d'oeuvre en vue d'animer les soirées ramadhanesques. Plusieurs activités culturelles et artistiques sont, à cet effet, concoctées comme le Festival du rire, le chant religieux et autres soirées musicales.

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BATAILLE SUR LA PUBLICITÉ ENTRE L'ENTV ET LES TÉLÉS PRIVÉES

DEs produits de l'agroalimentaire, l'électroménager et des détergents se disputent l'espace publicitaire à côté des opérateurs de téléphonie mobile.

Contrairement aux années précédentes, l'Entv va avoir de la concurrence durant le mois sacré de Ramadhan. Outre sa rivalité avec Nessma TV qui continue de lui prendre quelques parts de marché, cette année, la Télévision nationale doit faire face à des concurrents on ne peut plus sérieux et surtout au programme 100% local des nouvelles chaînes privées algériennes: Echourouk TV, Ennahar TV et Al Djazaïria TV. Le téléspectateur algérien aura l'embarras du choix dans la gestion de ses soirées audiovisuelles. Mais cette concurrence n'est pas seulement limitée à la production, elle est surtout concentrée sur le marché de la publicité.
Certaines chaînes profitent même de ce mois sacré pour amasser le maximum d'argent pour survivre et payer certaines productions très coûteuses dudit mois. Car le véritable nerf de la grille audiovisuelle du Ramadhan demeure la publicité. C'est un marché important qui rapporte des milliards de centimes. Et sur ce plan, c'est la télévision publique qui en profite, ce qui lui offre une grande bouffée d'oxygène dans la production du programme de Ramadhan.
Presque 60% des recettes publicitaires servent à payer les productions exécutives programmées pour la grille de Ramadhan. A titre d'information, en 2011 la publicité aurait, selon certaines sources, rapporté à la télévision nationale plus de 150 milliards de centimes. Ce chiffre a été réalisé grâce à une stratégie créée au milieu des années 2000 par l'ancien DG de l'Entv, HHC. Cette stratégie consiste à lancer sur le marché des packages d'espaces publicitaires, vendus sous trois formules commerciales.
Ces formules sont vendues par l'Entv par appel d'offres et achetées par des groupes de publicitaires à coups de milliards, pour ensuite les revendre à des annonceurs. Dans tous les cas, l'Entv est gagnante dans l'affaire. En 2006, l'Entv avait vendu sa régie publicitaire à la boîte de communication Vox Algérie pour la somme de 60 milliards de centimes. Cette dernière se chargeait de rassembler le maximum d'annonceurs pour la Télévision algérienne.
Depuis, l'Entv a saisi le concept et l'adopte pour remplir les caisses de sa trésorerie et surtout investir dans le matériel et les ressources humaines. Il faut dire aussi que l'Entv reste et demeure le seul espace publicitaire depuis des années. Tout a commencé avec le concours de RamTV au début des années 1990.
Des annonceurs locaux comme Hamoud Boualem, très discret durant l'année, s'affichent durant le Ramadhan. Mais tout changea avec l'arrivée des opérateurs de téléphonie mobile, qui demeurent les plus importants investisseurs dans le marché de la publicité audiovisuelle. Les trois opérateurs Djezzy, Nedjma et Mobilis se partagent les premiers importants programmes d'après le Ftour: El Adhan, le quart-heure chaâbi, le sitcom du rire et le feuilleton historique. Ce sont les passages à l'Entv les plus chers et font partie de la formule Gold dans le package de l'Unique. Une trentaine d'annonceurs se partagent les autres espaces publicitaires entre El Adhan et le feuilleton historique Omar Ibn El Khettab. La majorité des annonceurs sont issus de l'agroalimentaire: Sim, Nouara, Bellat, Afia et ses cinq marques, mais aussi La Belle. En outre, plus de six marques de café se disputent la grille de Ramadhan. A cela s'ajoutent les boissons: Rouiba, Vitajus, Coca-Cola, Ifri ou bien sûr Hamoud Boualem.
Sans oublier les détergents, les produits de beauté et les marques importantes d'électroménager comme les climatiseurs et les réfrigérateurs. Beaucoup moins présents durant le Ramadhan mais qui demeurent de gros bailleurs de fonds de l'Entv: les constructeurs automobiles. Toutes ces marques se disputent une place de rêve dans un programme qui ne dépasse pas une heure trente.
Selon certaines sources, cette manne publicitaire profite surtout à l'Entv, qui a adopté une stratégie commerciale bien huilée depuis une dizaine d'années. Cette manne pourrait lui rapporter environ 180 milliards de centimes. Malgré cette assurance d'espace, le DG de l'Entv, Khelladi, reste prudent et a instruit ses collaborateurs d'être plus agressifs dans la chasse aux sponsors et à la publicité. L'Entv a déjà réussi un grand coup en enlevant à Nessma TV, un important sponsor pour accompagner le feuilleton historique Omar Ibn El Khettab. Mais l'Entv y a laissé quelques plumes cette année avec Echourouk TV et Ennahar TV, qui ont réussi à attirer quelques annonceurs. Ces chaînes télé ont été avantagées surtout par leurs espaces dans leurs quotidiens. Ce n'est pas le cas de la dynamique chaîne Al Djazaïria TV qui n'a pas réussi à profiter de ce marché très important de la publicité et assurer ainsi une pérennité après le Ramadhan.
Mais selon toujours nos sources, ces télévisions privées algériennes ne pourront prendre qu'entre 5 à 10% du marché publicitaire du Ramadhan, soit entre 10 et 20 milliards de centimes, ce qui est important, affirment des spécialistes pour des jeunes qui n'ont que 3 à 5 mois d'existence.
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L’ONU rend hommage à Nelson Mandela pour son oeuvre de paix



NEW YORK - L’ONU a célébré mercredi à son siège à New York la Journée internationale de Nelson Mandela, à l’occasion du 94ème anniversaire de l’ancien président de l’Afrique du Sud, auquel il a été rendu hommage pour ses grandes contributions à la démocratie, à la justice raciale et à la réconciliation.

L’Assemblée générale de l’ONU a célébré la Journée par un évènement intitulé "Construire un monde solidaire û La vision de Nelson Mandela". Parmi les intervenants figuraient plusieurs figures politiques de la lutte contre l’apartheid, des hauts fonctionnaires de l’ONU et des dirigeants sud-africains.
"Le Président Mandela Madiba incarne la culture de paix prônée par les Nations Unies. Son héritage inspire l’ONU dans ses activités pour renforcer la justice sociale et la paix au travers du dialogue et de la non-violence", a affirmé le président de l’Assemblé générale, Nasser Abdelaziz Al-Nasser.
Pour sa part, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a souligné que "Nelson Mandela a consacré 67 ans de sa vie au peuple d’Afrique du Sud, le menant sur la voie du changement. Pour témoigner notre gratitude, nous pouvons et devons changer nous aussi pour construire un monde meilleur".
Journée Mandela : Ban Ki-moon appelle chacun d’entre nous à consacrer 67 minutes à aider autrui
NEW YORK (Nations Unies) - Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a appelé mardi tous les citoyens du monde à consacrer 67 minutes de leur temps à aider autrui, à l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela.
"Je me joins à la fondation Nelson Mandela pour exhorter chacun de nous à consacrer 67 minutes de son temps à aider la communauté, à l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela - soit une minute pour chaque année où Madiba a servi l’humanité de façon aussi remarquable", a indiqué M. Ban dans un message vidéo, diffusé mardi sur le site de l’ONU.
En novembre 2009, l’Assemblée générale des Nations unies a déclaré le 18 juillet "Journée Nelson Mandela", en l’honneur de la contribution apportée par l’ancien président sud-africain à la culture de la paix et de la liberté dans le monde.
Le chef de L’ONU a rappelé que Mandela avait consacré 67 ans de sa vie à apporter le changement au peuple d’Afrique du Sud, ajoutant : "En guise de cadeau, nous pouvons et nous devons nous efforcer nous aussi de construire un monde meilleur".
M. Ban a demandé a tous les citoyens du monde de "participer au mouvement Mandela afin de faire de ce monde un monde meilleur, par exemple en adoptant un enfant, en nourrissant les affamés, en prenant soin de l’environnement, ou en travaillant bénévolement dans un hôpital ou un centre communautaire".
"Agissons, soyons des facteurs de changement, faisons en sorte que chaque jour soit une Journée Nelson Mandela", a plaidé le secrétaire général dans son message.
APS

jeudi 19 juillet 2012

VISITE DE LAURENT FABIUS À ALGER Tous les dossiers mis sur la table


Pour la première fois, les deux pays ne se sont pas détournés du miroir qu'ils se tendaient mutuellement depuis des années.
La visite du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, depuis dimanche à Alger, a ceci de particulier: pour la première fois, les deux pays ne se sont pas détournés du miroir qu'ils se tendaient mutuellement depuis des années. La question de la mémoire, la circulation des personnes, les archives, l'économie, la défense, la sécurité, le dossier Renault, les relations inter-maghrébines, particulièrement algéro-marocaines et l'UPM. Sans faux-fuyants, tous les dossiers sont mis sur la table. Ainsi, pour sa première visite dans un pays arabe en tant que chef de la diplomatie française, Laurent Fabius s'est dit confiant dans «un nouvel élan dans les relations entre les deux pays». «Passer à un nouveau stade, un partenariat d'exception, ne sont pas des mots en l'air. Ce sont des volontés concrètes qui existent à la fois du côté algérien et du côté français», a déclaré M.Fabius lors d'une conférence de presse organisée tard dans la nuit d'avant-hier, conjointement avec le ministre des Affaires étrangères algérien, Mourad Medelci. Très satisfait par l'accueil chaleureux qui lui a été réservé, l'hôte d'Alger a affirmé à la fin de sa visite que toutes les conditions sont réunies pour donner un nouvel élan au partenariat entre l'Algérie et la France. «Je peux dire que nous avons tous les éléments pour faire un grand chemin ensemble», a déclaré M.Fabius à l'issue de l'audience que lui a accordée le président Bouteflika. Il a précisé que le but de sa visite en Algérie, précédant celle devant être effectuée par le président François Hollande, était de «contribuer à donner un nouvel élan à ce partenariat. «Je crois que c'est le cas», a-t-il dit. M.Fabius a ajouté que ses entretiens avec le chef de l'Etat ont permis de passer en revue «tout ce qui concerne les relations bilatérales et d'analyser les grandes questions régionales et internationales». «J'ai apprécié la hauteur de vue et la sagesse du président Bouteflika, que j'ai eu le plaisir de revoir puisque nous nous connaissons depuis des années», a indiqué le chef de la diplomatie française.

La crise du Mali
Le dossier-clé de cette visite a été incontestablement le Mali et la situation au Sahel. M.Medelci a rappelé la position de principe défendue jusque-là par l'Algérie en rappelant que «la solution militaire aujourd'hui n'est pas la bonne. C'est la solution politique et le dialogue qui doivent prévaloir».
De même que le chef de la diplomatie algérienne a souligné le fait que «la solution du Mali est entre les mains des Maliens qui peuvent trouver dans les pays du champ, Algérie, Mali, Mauritanie et Niger, notamment l'aide nécessaire en cas de besoin». De son côté, Fabius a dit «rejoindre» les propos de M.Medelci.

Le président Hollande à Alger en fin 2012
Cependant, il inscrit cette crise dans un contexte international, notamment dans son volet sécuritaire. M.Fabius a estimé que la situation au nord du Mali constituait une menace non seulement pour les pays de la région, mais pour le monde entier. «Les terroristes disposent d'armes puissantes et de moyens financiers. Ils constituent une menace pour l'ensemble du monde», a-t-il insisté. Pour donner corps à cette relance de la coopération, le président français François Hollande sera à Alger dans le cadre d'une visite d'Etat. C'est le coeur même de cette visite de M.Fabius à Alger. Il a annoncé que les deux pays sont tombés d'accord pour préparer ensemble, pour une périodicité allant de 2012 à 2016, un document «qui résumera, a-t-il précisé, les différents éléments de la coopération». «Ce document doit être prêt avant la fin du mois d'octobre» afin que la visite du président François Hollande prévue à la fin 2012 puisse se faire sur un travail préalable précis et qui permet d'avancer», a-t-il, en outre, indiqué

La mémoire omniprésente
La question mémorielle a été évoquée sans complexe par les deux ministres. «La question de la mémoire, présente non seulement dans les esprits des responsables mais aussi dans ceux des citoyens, ne peut être oubliée», a déclaré M.Medelci. Il a indiqué que les messages échangés entre le président Bouteflika, et son homologue François Hollande, à l'occasion du Cinquantenaire de l'Indépendance de l'Algérie et de la Fête nationale de la France, «montrent que la question mémorielle reste bien présente dans les esprits». «Nous voulons aujourd'hui croire qu'un nouvel état d'esprit est en train de se créer qui nous permette de traiter d'une façon plus intelligente cette question de la mémoire», a-t-il ajouté, soulignant que personne ne peut décider de «l'oubli» de cette mémoire. «Il faut simplement que nous puissions puiser de cette mémoire afin de renforcer les relations entre nos pays», a-t-il également affirmé. De son côté, M.Fabius a fait part de la volonté de «traiter du passé en toute objectivité et en toute lucidité sans rien dissimuler». Après avoir exprimé la volonté de «travailler ensemble concrètement», M.Fabius a ajouté que «nous avons eu des épreuves extrêmement rudes, un passé en commun, un présent qui maintenant nous rapproche et un futur qu'il faut que nous bâtissions ensemble».

L'Accord de 1968 sauvegardé
Mourad Medelci a été affirmatif quand il s'est exprimé sur les négociations bilatérales liées à l'Accord de 1968 sur l'immigration algérienne en France: «L'Accord de 1968 est un segment important de notre partenariat d'exception. Et aujourd'hui ce segment est sauvegardé.» Pour sa part, Laurent Fabius a été quelque peu évasif. Il s'est contenté d'annoncer la visite prochainement à Alger du ministre de l'Intérieur, Emmanuel Valls. Aussi, ce dernier se penchera dans le détail sur les Accords de 1968 et la question des visas.

Renault Algérie ne doit pas menacer la France
«M.Valls a l'intention de se rendre en Algérie pour faire avancer ces sujets» liés à la circulation des personnes entre les deux pays. «Symétriquement, des améliorations à apporter et des situations administratives et immobilières à améliorer», a-t-il déclaré. Au sujet du dossier Renault Algérie et l'impact qu'il pourrait avoir sur le social, Laurent Fabius a été clair et précis: «Si c'est un investissement gagnant-gagnant en Algérie, oui. Si c'est un investissement pour concurrencer les produits fabriqués en France, c'est non.» Est-ce à dire que les véhicules qui seront fabriqués en Algérie ne seront pas exportés en France? Par ailleurs, M.Fabius a affirmé poursuivre le travail entrepris par Jean-Pierre Raffarin dans le cadre de sa mission en Algérie.

Le Sahara occidental, le Maroc et l'UMA
Mourad Medelci a affirmé que les difficultés que rencontre la construction de l'UMA ne sont pas uniquement liées aux relations algéro-marocaines. «Le problème du Sahara occidental existe bien avant la création de l'UMA en 1989 à Zéralda», a-t-il déclaré ajoutant que «cette question est entre les mains de l'ONU et du Conseil de sécurité». Au sujet des frontières avec le voisin marocain, la question est aujourd'hui abordée sans tabou et sereinement rappelant que cette question n'est pas imputable à l'Algérie mais à un certain événement à Marrakech en 1994. S'exprimant sur le même sujet, M.Fabius a indiqué que la position de la France concernant la question du Sahara occidental est «celle défendue par les Nations unies». «Nous nous plaçons dans le cadre de la légalité internationale telle que défendue par l'ONU», a ajouté le ministre français.
Brahim TAKHEROUBT 
L'expression

Festival l’été en musique d’Alger : concert démentiel de Houari Dauphin


 
 Houari Duaphin à l’esplanade d’Alger.
C’est l’un des plus célèbres prénoms de la ville d’Oran. Il se prénomme Houari. Comme Blaoui ou encore Benchenet. C’est Houari Dauphin ! Il était heureux comme un «poisson» dans l’eau, lundi soir, sur l’Esplanade de Riad El Feth d’Alger.

Effectivement, nous avons découvert un Houari Dauphin très dynamique  et  très «agressif» - musicalement parlant - et en super forme…olympique. Il était devenu, sans jeu de mots, Houari «requin». Et, de surcroît, Houari a réussi à drainer des dizaines de milliers de personnes. Tous aficionados du raï ! Aussi, a-t-il fait danser, se déhancher, chanter et s’éclater un bon public en or.
Le raï du président
Le raïman au catogan a été l’auteur d’une belle et bonne prestation. Honnêtement «goupillée». Car Houari a respecté son public et a offert une playlist très festive, et cela durant plus d’une heure et demie ! Ainsi, cette bête, enfin ce «mammifère» de scène a délecté la foule sentimentale, comme dirait Alain Souchon, avec ses titres-phares comme Ma Doum Ila Rabi, Chaâl N’kalache Omri, Madabia, Ham Denia, N’kri Omri Fi Sheraton, Maâraftchi Hak, C’est ma vie, Ghadi Neweli Mahboul et surtout ses hits tels que Ma Maya, Liah Diri Haka (sans cheb Abdou), Je t’écris - interprété mot par mot par son fan-club -, Je pense à toi… Bref, le public  a communié et chanté en chœur, pour ne pas dire en «cœur»… sur la main avec Houari.
Il a évolué sur scène avec un big band, sous la direction orchestrale du maestro, compositeur et producteur, Amine Dehane, veillant au grain en matière de partition et autre tablature. Contre toute attente, Houari Dauphin a remercié le public avec déférence, et fera une big dédicace au primus inter pares en Algérie : le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. «Je formule une dédicace pour notre président Abdelaziz Bouteflika ! Longue vie à notre président !» La première partie a été assurée par Noura Gnawa de Béchar, ayant décliné un récital traditionnel et saharien avec des titres comme Ya Banga, El Gnawi, Lala Mimouna, Laâfou ou encore Allel Soudani.

 
K. Smail
 

Affluence record de touristes et s'estivants fi Annaba ya baba!


 
 Annaba la Coquette, avec son magnifique front de mer a drainé la grande foule en ce mois de juillet.
Avec l’arrivée du mois de Ramadhan en plein été, jamais Annaba n’a connu un rush d’estivants et de touristes aussi important que celui enregistré en moins de deux mois cet été.

Près de 3 millions d’entre eux y ont effectué un séjour, attirés par l’ambiance quotidienne, de jour comme de nuit, assurée par les décibels de la musique, les couleurs et les lumières. Depuis le 10 juin, date de l’ouverture officielle de la saison estivale, cette ambiance a frappé lourdement aux portes du Cours de la Révolution, du boulevard du 1er Novembre avec son prolongement jusqu’à la plage Rizzi Amor et du petit port de pêche de la Grenouillère, jusqu’au cap de garde en passant par les majestueux complexe hôtelier «Sabri», le Club Bouna Beach et leur ambiance bon enfant. L’on se rend en ces lieux pour une longue promenade amoureuse avec sa bien-aimée ou en famille, pour y goûter des glaces de bonne qualité ou des pizzas, bourek annabi, pâtisseries et étancher sa soif avec des boissons fraîches fruitées ou sodas.  
Le cortège de voitures rutilantes ou brinquebalantes avec des immatriculations de toutes les régions du pays et de plusieurs pays d’Europe ressemble beaucoup plus à un cortège d’espoirs, de réalités et d’incertitudes de tous ordres propres à cette ville millénaire. L’on a l’impression que tout le monde se rend au cap de garde via la plage Fellah Rachid (ex-Saint Cloud), Rizzi Amor (ex-Chappuis), La Caroube, Refès Zahouane (ex-Tôche), Aïn Achir, le vivier comme pour se ressourcer dans la perspective d’une nouvelle année.

Avec son atypisme, ses cachets algérien, africain et méditerranéen, Annaba est tout à la fois, décriée et enviée dans sa réussite à marier la tradition à la modernité. Cette arrivée massive des estivants et des touristes chaque jour plus nombreux pour partir à la conquête des plages, du Cours de la Révolution, des boulevards, des cités, des quartiers, des rues et des ruelles est significative de cette poussée de fièvre que l’on sent dans l’animation estivale.
C’est en quelque sorte un ancrage qui, tout en nous contant l’histoire de Annaba, son habillement traditionnel, son histoire, sa jeunesse et sa richesse culturelle, nous rappelle à ses origines, mais aussi à son avenir indissociable depuis toujours de celui de l’Algérie. Ainsi, à l’heure où les pieds-noirs natifs de Bône, Souk Ahras, Guelma, Tébessa revivent dès leur arrivée sur le port ou à l’aéroport Rabah Bitat la beauté du paysage d’un département qu’ils ont quitté voilà 50 ans, Seraïdi, le village haut juché sur l’Edough, ne trouve plus le sommeil. Seraïdi est en fait une carte maîtresse dans la perspective du développement touristique. Il est constitué d’une situation géographique et climatique privilégiée, un environnement préservé et d’une grande richesse culturelle et architecturale qu’embellit davantage l’hôtel El Mountazah de renommée internationale. Sur le même prolongement, toujours au cœur de l’Edough et collé à la grande bleue, il est un village dont le seul nom fait rêver : Chetaïbi. 
Il s’agit d’un lieu qualifié comme étant la plus belle baie du monde. Mais, l’absence de tout hôtel et de restaurant digne de ce nom freine l’envie à beaucoup de candidats au farniente de s’y rendre. Cet été 2012, Annaba s’est faite plus belle encore que les précédentes années. Sa corniche ressemble à l’ Eldorado tant vanté au point où l’on oublie parfois que l’on est en terre algérienne avec ses crises multiples, ses catastrophes, ses pleurs et ses larmes. Les estivants se baignent en toute sécurité sous l’œil vigilant de la protection civile. Cette dernière a effectué 2968 interventions depuis l’ouverture de la saison estivale, contre 3655 interventions durant la même période en 2011, soit 697 interventions de moins.
«C’est le strict respect des consignes de sécurité qui a minimisé les risques des noyades», explique le premier responsable de la protection civile de Annaba. Enfin, si aucune noyade mortelle n’a été enregistrée au niveau d’une vingtaine de plages surveillées, l’on déplore néanmoins la mort, à Chetaïbi, de deux personnes, dont un jeune gendarme, dans des zones rocheuses interdites à la baignade.  Mais le point noir reste le stationnement, où des jeunes brigands, gourdin en main, imposent une dîme de 100 DA sur la corniche, et 50 DA au centre-ville sous peine de voir son bien saccagé. N’est-ce pas là une autre forme de mendicité par la force. 
Gaidi Mohamed Faouzi
El watan

COOPÉRATION UE-ALGÉRIE Laura Baeza dresse un bilan positif


La ministre des Affaires étrangères de l'UE, Catherine Ashton, est attendue à Alger avant la fin de l'année en cours.
«L'Algérie est passée d'un pays difficile à un pays recherché en matière de coopération internationale», a déclaré hier la chef de la délégation de l'Union européenne à Alger, Laura Baeza, lors d'un déjeuner de presse organisé, hier, à l'occasion de son départ. Faisant un bilan de ses quatre ans de présence en Algérie, la représentante de l'Union européenne s'est montrée très satisfaite de l'état des relations entre les deux pays. «Les relations entre l'Algérie et l'Union européenne ont connu d'importants progrès et ont pris un nouveau tournant au niveau politique surtout depuis 2011 et je m'en réjouis», a-t-elle affirmé. Preuve en est, le dialogue politique est devenu beaucoup plus intense lors des différents conseils d'association.
La représentante de l'Union européenne estime que tous les dossiers qui fâchent sont à un stade avancé. Il s'agit entre, autres de l'accord sur le démantèlement tarifaire, de la politique européenne de voisinage et du mémorandum sur l'énergie. Sur le démantèlement tarifaire, les négociations sont bouclées et la liste de 1750 produits qui faisaient l'objet d'examen, a été finalisée. Selon ses propos, il reste juste à conclure l'accord. «C'est un problème de moins de réglé», a-t-elle estimé. Il faut relever que la prolongation des discussions sur le démantèlement tarifaire proposée par l'Algérie a été mal perçue par l'UE.
L'Algérie a dû faire un forcing pour convaincre son partenaire d'accepter. Interrogée sur la date de la signature de l'accord, Mme Baeza n'a pas donné de précision. «Aucune date n'a été fixée jusqu'à présent», a-t-elle indiqué estimant qu'il sera signé durant l'automne. Sur la politique de voisinage, la même responsable assure que les négociations avancent bien. Une rencontre est prévue en septembre prochain. «La négociation du plan d'action Algérie-Union européenne dans le cadre de la politique de voisinage sera également un événement important de nos relations au cours des prochains mois», a-t-elle affirmé. Elle a expliqué que ce plan d'action permettra d'identifier un nombre précis d'objectifs mutuellement agréés sur lesquels se concentrera dorénavant la coopération bilatérale. Ce plan devra permettre, selon elle, d'assurer des avancées concrètes qui auront un impact sur le développement économique et social des deux pays. En matière de coopération culturelle, un projet est en cours de finalisation portant sur l'appui à la valorisation du patrimoine culturel en Algérie. Ce projet sera doté d'un budget de 20 millions d'euros de l'UE.
La chef de la délégation européenne a annoncé que la ministre des Affaires étrangères de l'UE, Catherine Ashton, est attendue à Alger avant la fin de l'année en cours. Cette visite sera certainement couronnée par la conclusion des accords en question.
L'expression

POUR RAJOUTER DE L'ARÔME À CE MOIS DE RAMADHAN Kiri lance l'opération «Desserts gourmands»


A travers cette opération, l'équipe souhaite démontrer aux Algériens qu'un nouvel usage du fromage Kiri est possible.
Kiri a invité, hier, les journalistes à un moment de convivialité et de gourmandise autour d'un atelier cooking. C'était une occasion unique pour découvrir d'étonnants et délicieux desserts réalisés avec du Kiri. L'atelier était animé par Eric Deblonde, Chef restaurant du Sofitel d'Alger.
En effet, Kiri a présenté ses nouvelles recettes de dessert qu'elle proposera aux Algériens pour leurs soirées ramadhanesques.
Kiri, marque du groupe Bel, a lancé son opération desserts gourmands. Des milliers de livrets de recettes de desserts réalisés avec du Kiri seront distribués sur l'ensemble du territoire national et des opérations de dégustation seront également organisées afin de faire découvrir ces pâtisseries délicieuses et originales.
«A travers cette opération Desserts gourmands, nous souhaitons démontrer aux Algériens qu'un nouvel usage du Kiri est possible. Bien souvent, ils l'utilisent uniquement comme fromage à tartiner, or il existe des milliers de recettes sucrées développées par la marque depuis de nombreuses années. Je suis certaine que cette utilisation originale saura convaincre l'ensemble des consommateurs», a indiqué Sihem Allek, responsable de la marque Kiri Algérie.
Ce qu'il faut savoir, c'est que le fromage Kiri est composé principalement de crème fraîche et de lait frais, ce qui lui confère un atout indéniable dans la réalisation de pâtisseries orientales ou internationales.
Il apporte une texture et goût particulier aux desserts offrant ainsi un compromis parfait entre l'onctuosité d'une crème et la fraîcheur du lait, lui conférant un raffinement unique. D'autant plus que cette composition donne au dessert une légèreté qui n'est pas négligeable en fin de f'tour..
Un livre de recettes (m'halbi, tarte aux fraises, biscuits...) sera distribué dans les hypermarchés et supérettes du pays.
Des recettes qui seront inscrites également au dos des emballages de 12 portions Kiri. Enfin, un format de 24 portions Spécial Ramadhan sera également lancé, en édition limitée, sur lequel figureront aussi les recettes. Le fromage Kiri est commercialisé en Algérie par le groupe Bel, un des leaders mondiaux du secteur des fromages de marque. Il commercialise notamment les marques: La Vache Qui Rit Chef, Kiri et Picon.
C'est ainsi que Kiri a souhaité s'inviter à la table des Algériens à travers une nouvelle utilisation de son célèbre fromage à la crème.

Les chanteurs et la saison estivale Béni soit l’été !


L’été, c’est la saison rêvée des artistes. De nos artistes, et plus précisément nos chanteurs. Et pour cause, la période est propice aux fêtes, synonymes non seulement de rencontres avec le public mais aussi des cachets plus ou moins mirobolants.
C’est le cas de l’interprète de la chansonnette chaabi, Mourad Djaafri. « Je profite de la saison estivale pour avoir le maximum de soirées de fête. Au cours de cette période, je m’efforce à concilier ma vie de famille avec l’activité fébrile que je mène en faisant mon métier d’artiste. La saison estivale représente pour moi le temps idéal pour travailler et gagner ma vie », note-t-il. Tout comme Mourad Djaafri, d’autres artistes, à l’instar de Nacereddine Hora, chanteur chaoui, ou encore Cheb Wahid, attendent fébrilement la saison des mariages et autres galas officiels. Nos chanteurs hawzi, chaâbi, andalou, raï, kabyle sont ainsi sollicités. Mais parmi eux, il y a ceux qui se sentent écartés de la scène artistique. On citera le cas du célèbre interprète de la chanson kabyle, Ahcen Ahras. Samir El Assimi, médecin et chanteur de variété algéroise, attend lui aussi l’intermède de la saison estivale avec impatience, lui qui n’a pas été programmé pour animer des soirées dans le cadre des festivités du cinquantième anniversaire de l’Indépendance. « La saison estivale représente une période de très grande activité. Je n’arrête pas d’aller de mariage en mariage. Parfois, pour satisfaire la demande, je n’hésite pas à animer jusqu’à trois cérémonies par jour. Malgré ce surcroît de travail et ce surmenage, je partage ma joie avec les familles en donnant le meilleur de moi-même pour la réussite de ces cérémonies familiales », résume-t-il. L’été est aussi la belle saison pour organiser des soirées musicales. Nos structures d’organisation de spectacles publiques et privés mettent à profit la saison estivale pour faire appel aux chanteurs. C’est le cas de l’ONCI (Office national de la culture et de l’information), l’établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger, l’AARC (Agence algérienne pour le rayonnement culturel), qui organisent des événements et des festivals pendant l’été, à l’exemple de ceux de Timgad et de Djemila. L’Office Riadh El Feth est aussi de la partie. Les groupes musicaux, surtout, trouvent en lui une occasion de se produire sur scène. Des organismes privés y organisent même des soirées pendant l’été mais il n’y a pas que les interprètes de chansons qui profitent de cette période. Nos acteurs de théâtre sont également sollicités, certes avec beaucoup moins d’empressement et uniquement par les organismes de l’Etat. Ainsi l’ONCI programme des pièces théâtrales en plein air à Sidi Fredj. Ce théâtre fonctionne tous les jours pendant l’été. C’est le cas également de l’établissement Arts et Culture. Son théâtre de plein air au complexe culturel Laadi-Flici est en activité pendant l’été. Mais on ne peut pas dire que nos acteurs vivent de ces représentations.
Samira Sidhoum

Tarif spécial Ramadhan d’Air France Alger- Marseille à 15.000 da


Air France se met à l’heure du Ramadan. Pendant toute la période du mois de jeûne, la compagnie propose de nombreuses offres tarifaires au départ d’Alger vers plusieurs destinations dans le monde.
Les tarifs seront de 15 000 DA, toutes taxes comprises, pour les vols Alger-Marseille et de 34 000 dinars à destination de Paris.Une grille tarifaire très agressive est mise en place pour les destinations vers New York où le billet est fixé à 88 000 DA, Montréal (88 000 DA), Johannesburg (78 000 DA), Ghanzhou, en Chine (78 000 DA).
S’exprimant, hier, lors d’un point de presse tenu à Alger, la directrice générale Air France en Algérie, Giselle Le Nozer affirme que ces offres sont déjà disponibles et que « la promotion figure parmi les 10 nouveautés envisagées par la compagnie ». La conférencière ne le cache pas, la compagnie française traverse une situation « difficile » à cause de la conjoncture économique des « plus complexes ». C’est pourquoi, sur une question d’éventuelle ouverture de nouvelles lignes aériennes entre l’Algérie et la France, elle s’est montrée prudente indiquant que cette perspective demande « d’importants investissements ». N’empêche, le ciel algérien est porteur. Air France a ainsi réalisé un chiffre d’affaires important pour l’exercice précédent et le premier semestre de cette année. « Les parts de marché de la compagnie augmentent », résume Mme Le Nozer. Elle cite « le très bon résultat » réalisé sur les destinations Alger-Paris et Alger-Marseille. Comme il a été constaté un « très bon chiffre » concernant la déserte Alger-Canada.
Les mêmes « performances », à quelques différences près, ont été réalisées par Alitalia en Algérie. Selon Wassila Boussaad, directrice générale de la compagnie italienne, le premier semestre 2012 « a été bénéfique ». Des résultats des plus encourageants ont été réalisés, notamment sur les désertes Alger-Rome. D’ailleurs, en perspective du mois de ramadhan, la compagnie a établi un tarif promotionnel pour cette destination fixée à 30.000 DA. Les deux responsables attendent, d’ores et déjà, un taux record de remplissage des vols, notamment pour la désserte Algérie- France.
INAUGURATION D’UNE AGENCE COMMUNE 
Air France-KLM et Alitalia ont inauguré, hier, leur nouvelle agence commune à l’hôtel Sofitel d’Alger. La cérémonie officielle d’inauguration s’est déroulée en présence Mme Giselle Le Nozer, Directrice Générale Air France en Algérie et Mme Wassila Boussad, directrice générale d’Alitalia en Algérie. Cette nouvelle agence s’inscrit dans la volonté d’Air France, KLM et Alitalia « d’offrir à ses clients une meilleure accessibilité et une agence plus accueillante dans le cadre agréable du Sofitel Alger », soutiennent les deux responsables. La directrice générale d’Alitalia en Algérie indique que le premier objectif de ce partenariat « stratégique » est de « permettre à Air France, KLM et Alitalia d’assurer à leurs clients le meilleur service possible entre leurs marchés nationaux et plus généralement entre l’Europe et le reste du Monde ».
Amokrane H.