Maison de l'Algérie Pont-d'intelligence

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lundi 31 janvier 2011

ALORS QUE L'ETAT A ENGAGÉ UN PLAN DE DÉVELOPPEMENT DOTÉ DE 286 MILLIARDS DE DOLLARS
Les institutions peinent à communiquer sur leurs actions

Alors que des milliards de dollars sont investis annuellement pour améliorer les performances de l'économie et répondre aux préoccupations sociales des citoyens, l'Algérie donne l'illusion d'un pays figé, qui peine à opérer son décollage économique. Cette image, répercutée à l'envi par les médias étrangers, relance le débat sur la communication institutionnelle qu'il est grand temps de réformer.
Importations massives de céréales et de produits alimentaires, instructions aux entreprises d'ouvrir de nouveaux postes de travail, réactivation de l'opération 100 locaux par commune, «permanisation» de travailleurs contractuels, application moins rigoureuse du code de la route, la panoplie de mesures prises par le gouvernement en vue d’atténuer les tensions sociales ne fait que s'allonger.
Mais, chaque ministre se croyant obligé de «mieux dire» que ses collègues, les Algériens ont eu droit à une véritable avalanche de bonnes nouvelles censées les rassurer sur la volonté de leurs dirigeants de prendre à bras le corps les principaux problèmes auxquels ils font face dans leur vécu quotidien.
Or, à bien y réfléchir, ce flot d'informations rassurantes n'apporte rien de vraiment nouveau du moment que toutes les actions promises par ces décideurs sont déjà inscrites dans le vaste programme de développement quinquennal pour lequel l'Algérie a engagé plus de 286 milliards de dollars.
L'on sait, en effet, que les actions prioritaires du gouvernement s'articulent, essentiellement, autour de la satisfaction des besoins sociaux, à travers la réalisation d'un ensemble de projets structurants, d'abord pour  asseoir les bases d'un véritable décollage économique du pays, ensuite pour répondre à une demande sociale de plus en plus forte exprimée par une population en perpétuel accroissement.

«286 milliards pour le développement, aucun centime pour la communication»
La faille est, sans conteste, dans la manière de communiquer des institutions étatiques dont le gouvernement. En fait, explique le Pr Youcef Aggoun, spécialiste en sciences de la communication, «sur le budget dégagé pour la réalisation du plan quinquennal 2010-2014, il n'y a aucun centime qui a été dégagé pour la communication, c'est-à-dire qu'il n'existe pas de chapitre consacré à la communication du plan, alors que toutes les actions de développement en découlent».
Le Pr Aggoun se dit étonné de cette lacune, considérant que la communication sectorielle ne permet pas d'apprécier à sa juste dimension un plan aussi grandiose, qui plus est doté d'un budget de plus de 286 milliards de dollars. «De mon point de vue, un tel projet (le plan, ndlr) exige la mise sur pied d'une agence de communication spécialisée», précise-t-il,  recommandant de prendre exemple sur l'agence installée par le ministère de la Culture pour la gestion des grands projets culturels.
«Parce qu'il est structurant et que ses impacts sont immenses sur la vie économique, sociale et culturelle du pays, le plan 2010-2014 mérite qu'il soit médiatisé de façon structurée, organisée et coordonnée», ajoute notre interlocuteur qui souhaite une meilleure cohérence dans la façon de communiquer des institutions publiques. «Ce ne sont pas les actions qui manquent, dit-il, c'est la communication qui ne suit pas», précise le Pr Aggoun, qui relève que la multiplicité d'intervenants dans ce domaine n'est pas pour clarifier ces actions.
Les spécialistes de la communication, dit-il, ont constaté cette lacune qui fait que chacun communique pour soi alors que la logique veut qu'il y ait «une stratégie de communication d'Etat».

Paupérisation de l'information
«C'est pour cette raison qu'on assiste parfois à une cacophonie, parfois à un silence, parfois il y a du bruit, et cette démarche a de quoi dérouter les observateurs car elle n'est pas conventionnelle du point de vue des spécialistes de la communication», indique notre interlocuteur qui estime urgent de désigner une structure gouvernementale dont la mission est de gérer la communication «hors du secteur de la communication».
Certes, relève notre interlocuteur, les ministères disposent de structures chargées de communiquer sur l'activité de leur secteur, mais leurs actions de communication demeurent très limitées et qui plus est contrariées par le phénomène de rétention de l'information. «Mais ceci est un autre débat», s'accorde-t-il, expliquant que l'on constate de nos jours une baisse de la qualité de l'information par rapport aux décennies écoulées et ce, en dépit du développement spectaculaire des moyens de communication modernes.
«Il faut réhabiliter la fonction communication», indique le Pr Aggoun qui relève que, «paradoxalement, au moment où les outils de communication se développent, les nôtres ne sont pas au diapason». Il estime que «nos institutions doivent rattraper ce retard rapidement pour faire face à toutes les formes de communication», cette question ne tenant qu'à un effort d'organisation et de moyens.
Questionné sur le contenu des médias nationaux, le Pr Aggoun estime qu'il y a perte de la qualité de l'information,  cause de l'indigence de la communication institutionnelle.
«Parce qu'on ne distribue plus aux journalistes de dossiers de presse, de communiqués et de données écrites, on assiste souvent à des prises de bec entre journalistes et responsables, à des procès en diffamation, sinon à des mises au point et autres précisions qui décrédibilisent les deux protagonistes», fait-il remarquer, appelant à une réforme profonde de la communication institutionnelle «si l'on veut aller vers des institutions modernes».
Ali Laïb

dimanche 30 janvier 2011


Il représente 70% des comédiens du théâtre : Le potentiel jeunesse dans le 4e art




Soixante-dix pour cent des comédiens du théâtre professionnel sont issus du théâtre de jeunesse, a indiqué M. Omar Fetmouche, dramaturge et directeur du Théâtre régional de Bejaia, lors d'une conférence animée à Alger.

«Le théâtre contemporain est pris en charge par les jeunes", a souligné le conférencier en citant les résultats préliminaires d'une étude menée par ses soins durant la période 2005-2010 et portant sur un échantillon de 300 troupes de théâtre.
M. Fetmouche a relevé que le ministère de la Culture «a ouvert toutes les portes aux comédiens du théâtre de jeunesse», mentionnant notamment l'obligation faite aux théâtres régionaux de les programmer, ainsi que l'opportunité qui leur est donnée de participer aux compétitions officielles.
 «Nous remarquons également que le théâtre de jeunesse s'enrichit d'année en année d'éléments universitaires», a noté l'intervenant, précisant qu'actuellement les jeunes compagnies comptent 62 % d'universitaires, alors qu'ils étaient 10% dans les années 70 et 20 % dans les années 80.
«Le théâtre de jeunesse s'implante même dans les villages», a indiqué M. Fetmouche, faisant remarquer que les troupes, organisées sous forme de coopératives ou sous l'égide d'associations culturelles, ont investi les différents créneaux, à raison de
28 % pour le théâtre pour enfants, 36% pour le théâtre traditionnel (reprise de pièces, traductions, adaptations ou petites créations), 25 % pour le théâtre contemporain et 11 % pour le théâtre expérimental.
"Ce théâtre de jeunesse, qui peut donner beaucoup plus au théâtre algérien a, cependant, des contraintes, notamment liées aux moyens financiers malgré l'octroi de subventions et, parfois, à l'insuffisance d'espaces adéquats de répétitions", a affirmé l'auteur de l'étude, préconisant la création d'une structure chargée de suivre le travail des associations à travers un cahier des charges, afin de leur «impulser une plus grande dynamique».
«Nous avons remarqué, par ailleurs, que beaucoup de jeunes s'impliquent dans l'écriture dans le domaine du théâtre de jeunesse et ceci est une excellente chose», s'est réjoui M. Fetmouche qui a mis en exergue l'engouement du public algérien pour le théâtre.



Le 10e Congrès des SMA prône le dialogue pour prévenir toute propension à la violence chez les jeunes 

[Aps 29/1/11] ALGER - Les participants au 10e congrès des Scouts musulmans algériens (SMA) ont préconisé vendredi à Alger la mise en place d'"espaces de communication, de dialogue et de concertation" afin de prévenir tout comportement violent chez les jeunes. Si le jeune n'est pas pris en charge, il peut être la proie de personnes aux desseins inavoués, ont averti de nombreux délégués de wilaya dans leurs interventions devant le congrès dont les travaux ont débuté jeudi. Les orateurs qui se sont succédé à la tribune ont été unanimes à souligner l'importance de combattre l'oisiveté et le vide, appelant à la nécessité de canaliser les jeunes dans des mouvements associatifs afin de leur donner la possibilité de s'exprimer "sainement" et de s'épanouir sur tous les plans. 

Nedjar Ali, activant au sein de la mouhafadha des scouts de Ghardaïa, a évoqué le rôle de la prévention, affirmant que les activités sportives et culturelles étaient à même de jouer un rôle important dans ce domaine. 

Il a estimé aussi qu'il était nécessaire, à l'ère de l'internet et des réseaux sociaux, de doter le jeune d'un "solide bagage culturel" afin qu'il ait un sens du discernement face aux différents courants d'idées. "Nous avons un riche patrimoine culturel et civilisationnel. Il est impératif de l'inculquer à nos enfants car il constitue un rempart contre leur acculturation et peut les prémunir de fléaux comme la drogue où la violence", a-t-il recommandé. 


Ramdane Mohamed, de la mouhafadha de Blida, a affirmé que l'une des priorités des SMA est d'éviter que les jeunes ne se laissent gagner par le désespoir et versent dans la violence. 

Pour ce cadre des scouts de la wilaya de Blida, la conjugaison des efforts de tous est essentielle car les défis sont "nombreux". 

Le jeune scout Massinissa Malek de Tizi-Ouzou a mis en exergue la nécessité de structurer les jeunes et faire en sorte qu'ils se sentent intégrés dans la société. 
Les SMA expriment "plein engagement" à accompagner toutes les initiatives de prise en charge des jeunes 



ALGER - Les participants au 10ème congrès national des Scouts musulmans algériens (SMA) ont exprimé vendredi à Alger, à l'issue de leurs travaux, leur "plein engagement" à accompagner toutes les initiatives visant à prendre en charge les préoccupations des jeunes et leurs revendications présentes et futures. 




Dans la déclaration finale du congrès, les délégués ont réaffirmé leur disposition permanente à contribuer, à travers toutes structures du mouvement scout, à la concrétisation des axes énoncés dans le plan quinquennal de développement. 


Ils ont, par ailleurs, exprimé leur satisfaction quant aux résultats du congrès qui a vu M. Noureddine Benbraham, commandant général des SMA, plébiscité pour un nouveau mandat de cinq ans (2010-2015), soulignant leur engagement à oeuvrer avec lui à la mise en oeuvre de la stratégie nationale des SMA. 


Les participants ont mis l'accent sur l'importance de renforcer la présence du mouvement scout dans le milieu des jeunes à travers "l'intensification des actions de proximité". 

Ils ont également insisté sur la nécessaire amélioration de la formation spécialisée, l'intensification des activités et la mise en place de cellules d'écoute et de suivi dans le milieu des jeunes. 

L'importance du soutien matériel et moral au profit des sections scouts, le lancement du projet des clubs de scout au niveau des établissements scolaires et du projet "les jeunes s'expriment" dans le cadre d'un forum national, figurent également parmi les recommandations du congrès. 

Sur le plan international, les congressistes ont exprimé leur soutien aux causes justes dans le monde, notamment celles des peuples sahraoui et palestinien dans leur lutte pour leur droit à l'autodétermination. 

M. Benbraham, commandant général des SMA, avait souligné lors du congrès l'importance de renforcer la communication comme moyen d'intégration sociale des jeunes et de prévention contre la violence. 

Il a appelé au dialogue et à la communication collective et de proximité, qui doit commencer au sein de la famille, le quartier et l'école, et dans laquelle doit s'impliquer la société civile.

Le commandant général des SMA a proposé aussi la mise en place d'un forum de débat et d'échange avec les jeunes en vue de cerner leurs problèmes et trouver des solutions. 










vendredi 28 janvier 2011


Se félicitant des bonnes performances de l’Algérie

Le FMI recommande la diversification de l’économie algérienne


Par Smaïl Boughazi
Bien qu’il se soit félicité des bonnes performances économiques de l’Algérie, le conseil d’administration du FMI considère que le pays reste confronté à d’importants défis. «L’Algérie est confrontée à d’importants défis relatifs à la préservation de la stabilité macroéconomique, la restauration de la prudence budgétaire et la diversification de l’économie», note un rapport de l’institution publié, hier, portant sur les conclusions élaborées dans le cadre de l’article IV des statuts du Fonds au titre de l’année 2010. Le même document recommande «un programme de réformes structurelles plus affirmées [qui] devrait permettre d’améliorer le climat des affaires, de stimuler les investissements privés et de créer les opportunités d’emploi», tout en considérant que la réduction du chômage, surtout parmi les jeunes, demeure un «besoin urgent». Le FMI juge aussi que la modernisation et le renforcement du secteur financier seraient essentiels pour soutenir l’investissement privé. Evoquant les programmes d’investissements publics lancés ces dernières années, l’institution de Bretton Woods estime que «la politique budgétaire expansionniste de ces dernières années doit être contenue sur le moyen terme afin de protéger la capacité de résistance de l’Algérie contre d’éventuels chocs négatifs et prolongés des revenus des hydrocarbures». Dans le même sens, les experts du FMI soutiennent que «la poursuite de la réforme budgétaire est
nécessaire pour l’accroissement des recettes hors hydrocarbures et la maîtrise des dépenses publiques, dont une plus grande maîtrise
de la masse salariale du secteur public, un meilleur ciblage des transferts et des subventions et une priorité accordée aux projets d’investissements publics». Le rapport du FMI affirme, quant aux investissements directs étrangers, que «des mesures plus énergiques seront nécessaires pour améliorer le climat d’investissements», précisant que les nouvelles règles sur les investissements directs pourraient décourager les investisseurs étrangers et entraver la croissance. Pour la réforme du système du secteur financier, le FMI souligne que si une baisse des crédits non performants a été enregistrée récemment, des efforts sont encore nécessaires pour réduire le niveau élevé de cette catégorie de prêts au niveau des banques publiques. Par ailleurs, le Fonds prévoit une croissance globale de plus de 3% en 2010 et en 2011, et ce, en raison de la stabilisation du secteur des hydrocarbures et les performances dynamiques réalisées par les secteurs liés au programme d’investissements publics.   «L’excédent du compte courant s’est amélioré (aussi) d’une manière significative en 2010 en raison de l’augmentation des recettes des hydrocarbures qui a conduit à une augmentation des réserves de changes», notent les administrateurs du Fonds qui rappellent que «la gestion macroéconomique prudente au cours des dix dernières années a permis la constitution d’importantes réserves extérieures et d’épargnes budgétaires versées dans le Fonds de régulation des recettes, tout en maintenant un très faible niveau de la dette». Abordant l’inflation, le FMI, qui s’est félicité pour avoir «réussi à contenir les pressions inflationnistes en dépit des excès de liquidités, des revenus pétroliers élevés et des dépenses publiques importantes», a invité les autorités à resserrer la politique monétaire dans le cas où ces pressions inflationnistes venaient à augmenter. 
S. B.
«les mesures décidées pour agir sur les prix des produits alimentaires sont appropriées»Commentant les mesures adoptées récemment par le gouvernement pour contrer la forte hausse des prix de certains produits alimentaires de base, le chef de division du département Moyen-Orient auprès du FMI, M. Joël Toujas-Barnate, a estimé quelles étaient «appropriées» et que l’Algérie a les ressources nécessaires pour couvrir les coûts de ces mesures qui représentent 0,3% du PIB. Cependant, pour le représentant du Fonds, à plus long terme, l’Algérie «devrait promouvoir la concurrence dans le secteur de la distribution alimentaire pour éviter le comportement monopolistique potentiel et développer son secteur agricole afin d’augmenter son immunité contre les grandes variations dans les cours mondiaux des marchés».Par ailleurs, dans ses projections des principaux indicateurs macro-économiques de l’Algérie pour 2011, le FMI prévoit une légère hausse de la croissance économique, une baisse continue de la dette extérieure, une augmentation nette du montant des exportations des hydrocarbures et des réserves de changes. Voici les principaux indicateurs pour 2011 (les chiffres entre parenthèses sont ceux de 2010).  - PIB nominal : 168,8 milliards de dollars (158,6 milliards) - Croissance du PIB : + 3,7% (3,3%) - Croissance hors hydrocarbures : 5,3% (5,3%) - Exportations des hydrocarbures : 61,3 milliards de dollars (56,4 milliards de dollars) - Production pétrolière : 1,3 million de barils/jour (1,2 mb/j)
- Crédits à l’économie (par rapport au PIB): 12% (12,5%) - Investissements directs étrangers : 1 milliard de dollars (1,5 milliard)
- Réserves de changes : 171,4 milliards de dollars (161 milliards) - Taux de couverture des importations par les exportations : 38 mois (36,7 mois) - Dette extérie

1er Salon de la formation professionnelle du 26 au 29 janvier à Riadh El Feth : Pallier les défaillances en communication

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L’Office Riadh El Feth abrite, depuis hier et jusqu’au 29 de ce mois le premier Salon national de la formation professionnelle FORMAPRO. Espace de rencontre entre les professionnels de la formation professionnelle, les entreprises qui souhaitent trouver des solutions de formations continues, ce salon est ouvert au grand public venu s’informer des offres proposées par les instituts et centres de formation publics ou privés.
Parrainée par le ministre du secteur, cette première édition du FORMAPRO regroupe plusieurs professionnels de la formation et spécialistes du monde de l’entreprise. 23 exposants dont  Watania Télécom Algérie, INSIM, Synped It School et tant d’autres écoles et centres de formation publics et privés prennent part à cette manifestation.
Le Salon est réparti en trois grands espaces. Le premier est dédié à la formation professionnelle, le second à l’entreprenariat et formation alors que le troisième est exclusivement consacré aux livres et matériels didactiques. Il se fixe comme objectif la promotion de la formation professionnelle, en créant un espace ouvert au public et la participation à l’amélioration des compétences des ressources humaines en Algérie.
C’est ce qu’a confirmé hier M. Chergou Akila, directrice de la formation continue au ministère de tutelle et présidente du comité intersectoriel, lors d’une conférence de presse inaugurale  animée conjointement avec M. Lamiri Abdelhak, PDG de l’INSIM, Institut international de management. La représentante du ministre a souhaité voir ce salon parvenir à l’objectif tracé. Informer les jeunes sur les possibilités offertes aussi bien au niveau des établissements de formation publics et privés.
«En Algérie, on communique mal. Les programmes de formation sont riches. Mais  malheureusement, l’information n’atteint pas son objectif. Il est donc important de professionnaliser la communication», a-t-elle déclaré. L’autre difficulté consiste en la non-adaptation de l’offre aux besoins de la société.
«Il est donc nécessaire d’identifier les besoins de formation au niveau de chaque entreprise», a-t-elle souligné, désignant l’ensemble des entreprises. Lesquelles devraient à l’avenir avoir une expression claire sur les besoins de formation conformément à leurs demandes et exigences.
De nombreuses démarches ont été entreprises pour résoudre l’adéquation formation-emploi. Mais elles demeurent insuffisantes, en dépit de la signature de 100 conventions-cadre et 4000 conventions spécifiques. Selon l’intervenante, il faut renforcer la formation par apprentissage.
3% DE LA MASSE SALARIALE POUR LA FORMATION DES EMPLOYÉS 
Le PDG de l’INSIM a souligné que la réussite de la formation est étroitement liée au système de management. «Cela signifie la formation de qualité à tous les niveaux, de l’institution éducative à l’université…même au niveau des centres de formations», a-t-il souligné. Une étude a confirmé que 60% de la production aux Etats-Unis est la résultante de la compétence et la qualification des ressources humaines. Et pour concrétiser les grandes orientations, il faudrait des plans de formation, selon les normes internationales.
Selon le BIT, chaque employé a droit à 30 jours de formation par année. Certaines clauses stipulent que chaque entreprise doit consacrer 3% de sa masse salariale pour la formation et la qualification de ses employés, même si ces derniers sont déjà formés. Il considère qu’il faut faire de la formation professionnelle le pilier solide du développement national. Il suffit seulement d’accorder l’importance à l’orientation, information sur la formation, la gestion et l’évolution des carrières.

jeudi 27 janvier 2011

POUR ABSORBER LE CHÔMAGE DANS LES RÉGIONS DU SUD
Le gouvernement se tourne vers les entreprises publiques

ImageDepuis quelques semaines, le gouvernement tente de trouver des réponses concrètes aux questions de l’emploi. Des réponses que certains pensent aléatoires, provisoires et presque improductives.
Pour d’autres, favorables à la politique du plein emploi, ces solutions d’urgence permettent de résorber quelque peu les demandes, en attendant l’arrivée d’une période de grande croissance.
Selon des sources, le gouvernement a décidé de se tourner vers des grandes entreprises publiques pour relancer les offres d’emploi, d’autant que ces compagnies se trouvent dans une situation favorable sur le plan économique et financier.
C’est ainsi qu’on apprend qu’une dizaine de ces entreprises publiques à caractère industriel et commercial ont été destinataires d’instructions dites «exécutoires» de la part de leurs tutelles, les invitant à ne pas renouveler ou reconduire les contrats et conventions les liant à des sociétés privées prestataires de services, notamment dans la restauration, les transports, le gardiennage et les locations multiples d’engins et de matériels. Parmi ces grosses boîtes, on évoque Sonatrach,
Naftal, Sonelgaz, Cosider et une autre spécialisée dans les travaux routiers. Selon les mêmes sources, on estime que ces entreprises ont déjà commencé à se préparer, notamment dans les régions du Sud, en attendant l’approbation de leurs conseils d’administration des études et des projets de création de filiales spécialisées dans la prestation de services.
Rappelons que ces filiales existaient depuis la création de ces grandes entreprises publiques, au temps de l’économie socialiste, mais ont disparu progressivement dans les années 90, soit pour des raisons d’assainissement des effectifs et des personnels non essentiels à la productivité de l’entreprise, considérés comme des charges salariales supplémentaires, soit pour des raisons strictement liées aux nouvelles idées de management et de gestion moderne des grandes entreprises.
Selon un haut responsable, les traditionnelles filiales qui assurent des services nécessaires devraient remplacer beaucoup plus les entreprises étrangères, très présentes dans les zones du sud du pays. La création de nouvelles filiales au sein
de ces entreprises devraient assurer, selon les mêmes sources, des milliers d’emplois pour des jeunes diplômés ou non, notamment dans ces régions, où les chômeurs ont décidé de s’organiser et de se structurer dans des associations, portant leurs revendications jusqu’au siège du gouvernement à Alger.
Walid Kouini

mercredi 26 janvier 2011



Adapter la formation aux exigences de l’économie : Le secteur de l’habitat aura besoin de 1.800.000 jeunes formés

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Safia D.
Le département de la formation et l’enseignement professionnels est, désormais, doté d’un conseil de partenariat impliquant tous les secteurs ayant une étroite relation avec les jeunes apprentis du secteur notamment ceux en quête d’emploi. Les pouvoirs publics lui consacrent des financements considérables, en raison du rôle qu’il aura à jouer en tant que pourvoyeur de main d’œuvre qualifiée. Cette année, l’enveloppe financière s’est élevée à 38 milliards de DA. Ce qui explique, d’ailleurs, l’intérêt accru que lui accordent plusieurs départements, dont les responsables relèvent la nécessité de former en fonction des besoins du marché du travail et les exigences du développement économique.
Les experts reconnaissent que les formations dispensées ne sont pas adaptées aux besoins qualitatifs du marché du travail. Constituant ainsi une entrave au processus d’apprentissage. Pour certains, les centres et instituts de formations et d’enseignement professionnels, n’offrent qu’une main d’œuvre généraliste, ne constituant guère un avantage comparatif dans plusieurs domaines d’activités. Pour ce faire, l’apprenti ou le stagiaire doit être hautement spécialisé pour pouvoir répondre aux besoins particuliers de chaque secteur. Cet objectif s’inscrit d’ailleurs parmi les principales missions assignées au conseil de partenariat nouvellement installé. Lequel s’articule autour de l’amélioration de son rendement et l’adaptation des offres de la formation professionnelle aux besoins de l’environnement socio-économique. Le programme du gouvernement a d’ailleurs défini plusieurs priorités, la formation des ressources humaines à l’effet d’adapter la main d’œuvre aux exigences induites par le marché du travail et l’intégration de notre économie dans le processus de mondialisation Tous les ministères devraient, à l’avenir identifier leurs besoins. Le secteur de l’habitat aura, à lui seul, besoin de 1.800.000 jeunes formés dans les métiers liés à la construction. pour la réalisation de 1.200.000 logements inscrits au titre du programme 2010-2014. Les entreprises publiques relevant de ce secteur formeront, à elles seules, 150.000 jeunes.
De même pour le secteur des travaux publics. Il compte énormément sur les spécialités qui seront introduites et dispensées dans le cursus de la formation et l’enseignement professionnels. Selon les responsables du secteur, les formations doivent être à la hauteur de l’intérêt et le budget qu’accorde l’Etat, à l’infrastructure de base, allusion faite à l’autoroute Est-Ouest. Un projet en phase d’achèvement mais nécessitant un personnel qualifié pour l’entretien et la gestion des maisons cantonnières. Selon M. Ghoul, 500 bureaux d’études, 6000 entreprises de réalisation et pas moins de 700.000 emplois seront créés d’ici 2014, dont la quasi-totalité concernera les diplômés des centres et instituts de la formation professionnelle.Un effort extensif devrait être consenti pour le développement des ressources humaines. Selon les prévisions, les entreprises ont besoin de 1.500.000 postes qualifiés sur les cinq années à venir dont 500.000 dans les entreprises industrielles. D’où la nécessité de mettre en place une organisation et des méthodes pédagogiques pour assouplir le système de formation et développer les ressources humaines pour pouvoir répondre aux besoins des entreprises en constante évolution, y compris les sociétés étrangères, investissant en Algérie.
Ressources humaines :
«La jeunesse doit partager un rêve algérien», selon un expert
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Farida Belkhiri.

Le manque de capacités et de qualifications en Algérie n’est un secret pour personne. Bien des débats sont engagés depuis quelque temps pour situer la faille dans ce domaine, déterminer le pourquoi de ce manque malgré les efforts déployés pour la formation de nos ressources humaines.


En effet, l’experte en ressources humaines, Souad El Abraoui, affirme, comme d’autres experts avant elle, hier au forum Echaab, que le problème se situe du côté des formateurs dont le niveau est à revoir. «J’ai effectué un sondage auprès de 200 entreprises, au niveau de leurs bureaux de recrutement. Tous disent que les personnes qualifiées sont difficiles à trouver et à garder. Pourtant, ce ne sont pas les diplômés qui manquent. D’où la nécessité de former une cellule de réflexion pour évaluer le niveau des formateurs», confie-t-elle.

L’autre expert en ressources humaines, Abdelhak Laamiri, se penche pour sa part, sur le côté psychologique de la jeunesse algérienne pour expliquer le pourquoi du manque de potentiel humain qualifié. «La jeunesse algérienne n’a pas de rêve, du but partagé. En Malaisie par exemple, les jeunes ont le même rêve de faire de leur pays une force économique dans 20 ans. Notre jeunesse n’a pas de repaire, manque de confiance en elle-même ainsi, ne se fie ni à l’administration ni aux programmes de formation.

Bref, elle a des doutes sur l’avenir de l’Algérie», estime-t-il. Il ne suffit pas de former les jeunes, poursuit-il, mais aussi de leur prouver que leur formation aboutit sur le terrain. «Il faut leur montrer des exemples de réussite, créer des pépinières par exemple dans chaque centre de formation, dans chaque commune, … cela permet de développer chez eux l’esprit de l’entreprenariat.

Il leur faut un rêve algérien pour lequel ils doivent travailler», souligne-t-il en expliquant que l’absence de but commun est l’une des raisons qui font que le nombre des entreprises en Algérie ne soit pas très important. «70 entreprises pour une centaine d’employés seulement sont créées en Algérie chaque année alors que dans d’autres pays en voie de développement, 350 entreprises en moyenne sont créées chaque année», fait-il savoir. Par ailleurs, précise-t-il, le manque de but ne touche pas uniquement les jeunes mais aussi les entreprises et l’administration. «Quant une wilaya n’a pas d’objectifs précis, elle ne peut pas réaliser grand-chose pour les citoyens.

Elle ne fait que tourner autour d’elle-même et encourage même des fléaux comme la corruption. Idem pour les entreprises», dit-il. Il faut savoir, signale-t-il, que dans le marché économique, celui des managers est le plus important.

«Quand les managers qui gèrent le marché économique n’ont pas de but à atteindre, ne sont pas qualifiés, ne sont pas à leur place et ne sont pas entourés des capacités qu’il faut, les ressources humaines sont automatiquement marginalisées», affirme-t-il.

Contrairement à ce que l’on croit, conclut-il, les jeunes diplômés algériens sont qualifiés même s’ils ont besoin d’un recyclage et d’une remise à niveau. «Ce qu’il nous faut, c’est un fonds de restructuration qui permet de placer chaque capacité à la place pour laquelle elle est faite», estime-t-il.
M. Benmeradi, Ministre de l’industrie : «Bientôt un nouveau dispositif pour le soutien de la PME»image



M. Kechad.

Un nouveau mécanisme visant le soutien des Petites et Moyennes entreprises (PME) sera lancé dans les prochaines semaines.

Le ministre de l’Industrie, de la Petite et Moyenne entreprise et de la Promotion de l’investissement, Mohamed Benmeradi, en visite de travail effectuée, avant-hier, dans la zone industrielle de la wilaya de Chlef, a fait savoir qu’une réunion conjointe avec le ministère des Finances se tiendra cette semaine pour mettre en place des fonds de soutien et d’accompagnement aux PME au niveau de chaque wilaya.
«Ces fonds qui s’ajoutent aux autres mécanismes déjà en œuvre à l’image de l’Ansej, Agem et la Cnac, auront principalement à aider les jeunes désirant se lancer dans le domaine de la PME. Il ne s’agit pas seulement de les aider dans la création des entreprises mais aussi de les accompagner dans la production. Nous sommes pour les emplois productifs », a expliqué le Ministre qui souligne le nombre de 20 000 PME attendues dans les cinq prochaines années et à lesquelles une enveloppe de 360 milliards de dinars est réservée, à titre de soutien, dit-il. Pour le partenariat étranger dans le secteur de l’industrie, il rappelle la directive du Gouvernement qui prévoit l’intégration des entreprises locales dans tout investissement étranger.
L’Entreprise des ciments et dérives d’Ech-Cheliff (ECDE), du groupe industriel des ciments d’Algérie, a été le principal point sur lequel la délégation ministérielle s’est attardée. L’entreprise qui emploie plus de 20.000 personnes dont 1.000 postes d’emplois directs, est réputée leader dans son domaine de toute la région de l’Ouest, voire du Centre. Opérationnelle depuis 1978, l’Ecde qui a bénéficié des assainissements, produit actuellement 2,4 millions de tonnes de ciment par an et compte doubler sa capacité de production pour atteindre 4 millions de tonnes dans les années à venir, comme l’indique son DG, Ketrane M’hamed. Pour manifester l’aura ou plutôt la qualité du produit de son entreprise, le DG note que «les constructeurs, tout secteur confondu, opérant avec 300 barres ou plus, recourent à l’Ecde. Je vous laisse le soins de vérifier mes propos chez les réalisateurs mêmes».
Parmi les actions entreprises visant l’amélioration de la qualité du produit, le DG cite la modernisation du laboratoire de l’entreprise qui fonctionne actuellement en conformité avec les normes en vigueur, précise-t-il. Pour répondre à la demande du marché, l’Ecde s’est engagé, ajoute-t-on, à réaliser une 3e ligne de production d’une capacité de 6 000 tonnes de clinker/j. Mieux, «cette nouvelle ligne de production qui sera mise en exploitation dans les années à venir verra la création de 250 postes d’emplois supplémentaires. Il est également envisagé la réalisation d’une station de production de granulats et de sable concassé d’une capacité de 1 million de tonnes/an», indique encore la direction de l’entreprise.
Le Ministre Benmeradi s’est également arrêté au projet, en cours de réalisation, de l’Agence nationale de développement de l’investissement (Andi). Les explications fournies par des responsables locaux indique que ce projet sera un guichet unique décentralisé, à vocation régionale, en charge des wilayas de Chlef, Ain Defla et Relizane. Il aura pour mission essentielle, ajoute-t-on, de faciliter l’accomplissement de formalités constitutives des entreprises.




lundi 24 janvier 2011

Adrar : 125 milliards de dinars pour le développement


Les secteurs du bâtiment, des travaux publics, de l’hydraulique et celui de  l’Éducation se sont taillé la part du lion avec une cagnotte de 58 MDA. Les secteurs de la santé, la jeunesse et des sports et la culture ont bénéficié respectivement de 4 MDA, 3 MDA et 2 MDA.

125 milliards de dinars (MDA) sont le quota  accordé, par l’État, au financement du programme de développement et d’investissement de la wilaya d’Adrar pour le programme quinquennal 2009/2014. Les secteurs du bâtiment, des travaux publics, de l’hydraulique et celui de  l’Éducation se sont taillé la part du lion avec une cagnotte de 58 MDA. Les secteurs de la santé, la jeunesse et des sports et la culture ont bénéficié respectivement de 4 MDA, 3 MDA et 2 MDA. Enfin tous les secteurs socioéconomiques et culturels sont touchés par ce programme. Ainsi, sont prévus 32.000 logements dont 20.000 réservés au milieu rural. 650 km de routes nouvelles comme Bordj Badji Mokhtar, Timiaouine, Adrar, Aoulef, Tinerkouk, El Bayadh, Réggane, Bordj Badji Mokhtar, seront réalisées.
L’agriculture a obtenu 150 millions de DA destinés à la réhabilitation des foggaras pour augmenter la productivité agricole. Durant ce programme quinquennal, le département de la santé à Adrar sera doté d’un hôpital de 240 lits, d’une gériatrie et d’un établissement psychiatrique. Pour ce qui est du secteur de la jeunesse et des sports, plusieurs infrastructures sont inscrites.
Le stade de Timimoun sera doté du gazon synthétique durant cette année. L’amélioration de la qualité de l’énergie électrique est aussi prise en compte par la pose de 180 nouveaux postes transformateurs ainsi que la réalisation de centrales à  Timimoun, Aoulef et Kabertène (Aougrout) de puissance 2x25 Méga Watt.                       
A. A.


Inauguration à Alger 

d'une bibliothèque maghrébine numérique

Un accès à plus de 1000 ouvrages de référence





Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Rachid Harraoubia, a présidé hier avec l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger, M. David Pearce,  la cérémonie de lancement de la bibliothèque maghrébine numérique au niveau du siège du CERIST à Alger.
Mis en place en collaboration avec l’US Civilian & development Foundation (CRDF) dans le cadre de la concrétisation du Mémorandum d’entente (MOU) conclu avec le ministère de l’Enseignement supérieur en 2009, ce centre virtuel de documentation permettant l’accès à plus de 1000 ouvrages de référence s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de l’accès aux ressources et à leur utilisation par le développement d’une bibliothèque algérienne numérique des sciences et par la mise en place d’ateliers de formation en faveur des personnels  de la bibliothèque et des bénéficiaires de ses services. Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, cette autre initiative visant à développer les centres de recherche et à multiplier les sources d’accès à la documentation constitue également une ouverture pour l’université algérienne sur d’autres partenaires de part le monde. «Ce système de documentation permet le partage des connaissances et l’amélioration des compétences», a-t-il indiqué.
La bibliothèque maghrébine numérique favorisera la poursuite des relations entre les communautés scientifiques algériennes et des Etats-Unis d’Amérique. «Le projet de la bibliothèque numérique reliera des chercheurs à travers le monde, pour la recherche en Algérie en donnant accès aux chercheurs algériens et à un public plus large, à davantage de possibilités de mener des recherches conjointes. Le projet permettra également aux chercheurs et universitaires algériens l’accès à la recherche dans le monde entier » a estimé l’ambassadeur américain à Alger. Pour rappel la communauté scientifique (chercheurs permanents, enseignants-chercheurs, doctorants, étudiants en magister, étudiants en deuxième année Master et les étudiants en fin de cycle ingénieur)  bénéficie, par ailleurs, depuis peu d’un Système national de documentation en ligne (SNDL). Une documentation numérique accessible en ligne à travers le réseau ARN (Algerian Research Network) avec des serveurs d’accès hébergés et gérés par le CERIST qui permettent aux utilisateurs une connexion directe aux ressources numériques sans avoir à passer par une adresse IP, avec un débit largement amélioré. Quelque 87 institutions entre universités, centres universitaires, écoles nationales supérieures, centres de recherche et unités de recherche ont testé le SNDL accessible à travers le site HYPERLINK "http://www.sndl.cerist.dz" www.sndl.cerist.dz durant la période allant de 1er octobre au 30 novembre 2010. En tout, 900 laboratoires, centre et unités de recherche ont reçu des codes d’accès individualisés, répartis sur 60.000 d’utilisateurs ayant effectué 100.000 téléchargement durant la même période.  Et pour encourager cette même communauté scientifique à produire davantage,  les trois meilleurs chercheurs algériens qui se sont distingués par la qualité et le nombre de leurs publications durant la période 2009/2010 ont reçu le prix «Thomson Reuters Scientific», visant à encourager les chercheurs à publier dans les domaines scientifiques du web (sciences, sciences sociales et les arts/ sciences humaines.
Ont été honorés hier, M. Fouzi Ould Kadour de l’université de Tlemcen, chercheur dans le domaine des sciences exactes, Mme Karima Messaoudi de l’université de Skikda pour sa contribution dans les sciences sociales et M. Bennouar Djilali de l’université de Bab Ezzouar, spécialisé dans les risques majeurs.
Hamida B.


Formation : Installation d'un Conseil de partenariat de la formation et l'enseignement professionnels
M. Lakhdar Rekhroukh à la tête du Conseil de partenariat




Un Conseil de partenariat de la formation et de l'enseignement professionnels a été installé hier, à Alger, avec pour mission l'élaboration et l'enrichissement de la politique nationale en la matière. Cet organe national consultatif regroupe des représentants de différents départements ministériels, des chambres nationales notamment du commerce et de l'industrie, de l'agriculture, de l'artisanat et des métiers, de la pêche ainsi que de représentants d'agences de l'emploi. Ce Conseil, dont le siège est à Alger, contribue par des recommandations et avis, à la consolidation du système national de formation et d'enseignement professionnels et la formulation de propositions sur l'ensemble des programmes mis en œuvre en la matière.
Le Conseil est constitué d'une Assemblée générale, d'un bureau et des comités techniques spécialisés. M. Lakhdar Rekhroukh a été installé, lors de cette cérémonie, à la tête du Conseil de partenariat de la formation et de l'enseignement professionnels. M. Rekhroukh, actuel Pdg du groupe Cosider, est chargé notamment de diriger les travaux de l'assemblée générale et du bureau de cet organe et d'adresser au ministre chargé de la Formation et de l'Enseignement professionnels le rapport annuel sur les activités du conseil.


Assurer un pilotage du système national de formation et d’enseignement professionnels par la demande afin de mieux prendre en charge les besoins du secteur économique, tel est l’objectif principal de l’installation du Conseil de partenariat de la formation et de l’enseignement professionnels qui a eu lieu hier après-midi, au Cercle national de l’armée à Béni Messous.

Placée sous le haut patronage du Président de la République, la cérémonie d’installation du Conseil s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement et du secrétaire général de l’UGTA ainsi que des représentants de différents secteurs. La mise en place de ce Conseil s’inscrit dans le cadre de la loi d’orientation sur la formation et l’enseignement professionnels, notamment le chapitre 4, qui consacre la mise en place d’organe de concertation dans le but de faire participer les représentants des différents acteurs et partenaires à la définition de la politique nationale de formation et d’enseignement professionnels et l’évaluation de la mise en œuvre.

Présidé par M. Lakhdar Rekhroukh, PDG du groupe de BTP COSIDER, ce Conseil est composé de 23 représentants de ministères, d’un représentant du Conseil national consultatif pour la promotion des PME/PMI, de 4 représentants des chambres consulaires, d’un représentant de l’UGTA, de 3 représentants de confédérations (CNPA, CAP, CGEOA), de 4 représentants d’agences de soutien à l’emploi et à la création de micro-entreprises (ANSEJ, ANEM, ANGEM et ANDI) et de 20 représentants d’entreprises publiques relevant des SGP. Il est, faut-il le rappeler, institué par le décret exécutif 09-170 du 2 mai 2009 fixant les attributions, la composition et les modalités d’organisation et de fonctionnement du Conseil de partenariat de la formation et de l’enseignement professionnels.

Il regroupe des représentants d'institutions publiques et privées et des chambres professionnelles et de commerce des opérateurs économiques. Son rôle se situe dans l’organisation, la coordination et la formation à travers l'ouverture de spécialités conformément aux propositions et besoins des opérateurs économiques.

Parmi les missions dévolues au Conseil et citées par le ministre de la Formation et l’Enseignement professionnels, la contribution par des avis et recommandations à la stratégie nationale de formation et d’enseignement professionnels en vue d’assurer sa cohérence, l’amélioration de son rendement et l’adaptation des offres de formation aux besoins de l’environnement socio-économique. Il prendra en charge, en outre, la consolidation du système national de formation et d’enseignement professionnels en formulant des propositions sur l’ensemble des programmes mis en œuvre en la matière. Ce Conseil contribuera au développement des filières et des profils de formation demandés au niveau du marché de l’emploi, de façon à assurer l’adéquation entre l’offre et les besoins du marché de l’emploi à travers les propositions formulées par les commissions de wilaya de partenariat. Il contribuera par ailleurs au développement et à la promotion de l’apprentissage et de la formation continu, ainsi qu’au renforcement de la nomenclature nationale des spécialités de formation par l’introduction de nouvelles filières qui répondent aux exigences du marché de l’emploi. Le Conseil se chargera aussi de l’examen des bilans annuels des programmes réalisés en donnant des avis sur les résultats obtenus dans le domaine de la formation. Comme il assurera le dialogue et la concertation d’une façon régulière et permanente entre l’ensemble des acteurs et partenaires du système de formation et d’enseignement professionnels.

En effet, il s’agit d’accompagner et de soutenir le développement économique et social, par la formation, la qualification et la création d’emploi.

Sarah Sofi
Mettre tout le monde à contribution
 

 
Le processus de démocratisation qui repose sur des programmes et des activités politiques, économiques, sociales et culturelles tend à la modernisation du pays et de la société et à mieux diriger les intérêts de la nation. Il se veut une valorisation des résultats et des acquis enregistrés. Une incarnation pour le pays à franchir d'autres étapes encore sur la voie de la construction nationale, loin de toute exclusion et de toute marginalisation, pour bâtir ensemble un meilleur confort matériel, intellectuel, scientifique et technique des citoyens. Tout cela est considéré comme tâche cruciale pour les pouvoirs publics. Ceux-ci en engageant toutes les démarches nécessaires pour valoriser un environnement naturel et sa transformation en bien-être, s'orientent vers un "conscient actif" pour illustrer au plus près des populations, le programme politique dans sa totalité, ce qui signifie la garantie d'un développement global intégré et équilibré touchant toutes les régions du pays et la consolidation d'une politique de décentralisation conforme d'abord et avant tout aux intérêts des citoyens et, de fait, concrétiser une politique de gestion saine des ressources nationales tant humaines, matérielles que financières et dont les retombées se traduisent directement en profit pour la population. Ainsi, en ce qui concerne le développement, un grand nombre d'objectifs ont été délimités et à atteindre dans le moyen et le long terme, le recensement des insuffisances et les causes objectives de l'essoufflement de certains secteurs, la comparaison du rendement économique avec les objectifs et les efforts. Autrement dit, entre les besoins et le degré des capacités à y faire face. L'objectif central de l'exécutif est, là encore, la satisfaction des besoins de l'économie nationale et de la population. L'établissement d'une hiérarchie dans les opérations à réaliser et dans les activités à mener, doit être menée à terme. Il faut mettre tout le monde à contribution, toutes les structures capables d'intervenir, les entreprises publiques et privées. Si chacun y met du sien, les résultats devraient être positifs à plus d'un titre. Mais, effectivement, cela exige du dynamisme, des assurances et des études précises pour contrer les aléas et programmer avec la rigueur maximale en amont et en aval, d'être à l'écoute des collectivités territoriales décentralisées, qui sont sans doute les mieux placées pour sentir le pouls des populations, juger de leurs préoccupations. Elles constituent un lieu commun pour affirmer un rôle de premier ordre dans la vie économique et sociale des populations au niveau local, aussi bien dans l'espace que dans le temps, eu égard aux différentes priorités des citoyens. A ce sujet, il faut utiliser la gestion la plus économique, mener une politique rationnelle d'aménagement du territoire et, également, redonner toute sa dimension au pouvoir local, c'est dans cette voie qu'il est permis de puiser les capacités nécessaires pour construire la prospérité au profit de tous, y compris pour les générations montantes.    
B. C.
S'adapter aux exigences et aux enjeux du moment
 

 
Le pivot central de la réforme économique qui s'engage depuis quelques années, a besoin en ce moment précis d'identifier toutes les opportunités qui s'offrent au pays dans tous les secteurs. Dans un cadre de réflexion approfondie sur les stratégies à retenir, il est temps de connaître la bonne "réponse ", accélérer la croissance et promouvoir plus le développement du pays. Cela comporte des positions responsables et une certaine ténacité à tous les échelons, afin d'affirmer un développement hautement structuré profitant à toute la population. Si d'aucuns ne tiennent pas compte de cet important volet de réussite dont le pays a besoin, on ne peut rendre service à la nation. A ce titre, l' " allocation " des ressources doit être optimale pour " compter " plus d'indicateurs et un " pousse " important à l'ensemble du processus de développement dans lequel s'est engagé le pays, mais c'est aussi l'amélioration de l'indice macroéconomique qui devrait être l'autre cible de cette action. Les pouvoirs publics semble à ce titre avoir leurs propres règles. Ils prêchent toutes les formes d'amélioration et en assument l'action afin que les citoyens tirent profit à parts égales. L'opinion nationale doit savoir qu'il est ainsi que le développement se révèle être une réalité répondant, en particulier aux populations. Et dans de telles conditions, les règles sont les mêmes pour tous, quand dès l'origine, on note que des efforts sont déployés pour satisfaire les disparités entre les différentes catégories sociales, notamment la transformation des préoccupations de la jeunesse en actions concrètes. Il est maintenance plus que clair que les pouvoirs publics adoptent une approche liée à la gestion sociale afin de renforcer les investissements en la matière et que de telles interventions à l'Etat son susceptibles d'affronter en termes de développement et de prise en charge des " immédiats " qui préoccupent la société. Mais se faire, chacun et tous devront ensemble construire un véritable espace politique, économique et social viable qui peut renforcer la mobilisation autour d'un même consensus, appuyer la créativité, l'ingéniosité et l'initiative talentueuse. L'application  de manière adéquate de ces normes de promotion, crée un climat sain de développement parce que, c'est une revendication populaire. Les " exercices "  coûteux de mettre en œuvre des ressources illimitées pour protéger la réputation du programme politique, sont dès lors pris grâce à des décisions plus éclairées. L'Etat a aujourd'hui, tout le potentiel de contribuer à la prévention de toutes les tensions et de garantir toutes les exigences liées à la bonne gouvernance, suit l'encouragement d'un sens social et économique plus élevé et pour un développement concerté. Ceci est crucial parce que, pour réussir un tel pari et une telle intégration, les principaux antagonistes sont avant tout les Algériens qui participent à ce processus de bien-être et adoptent ce véritable processus d'émergence du projet de société, afin que le peuple " récolte " rapidement les dividendes dans un contexte de justice sociale et d'équité. L'unité et la cohésion sont à ce sujet très fondamentales pour que tous s'adaptent aux exigences et aux enjeux du moment dans la perspective de la consolidation des acquis et le parachèvement de ce qui reste à réaliser.
B.C.
Rentrée de la formation professionnelle à Tipasa : Promouvoir les métiers de la région

Amirouche Lebbal.


Photo : Lylia M.    image    

Désormais, il reste moins de 20 jours avant la clôture des inscriptions relatives à la deuxième rentrée programmée pour l’actuelle année (2010-2011) dans les centres et instituts de l’enseignement et de la formation professionnels de la wilaya de Tipasa. Ainsi, la date limite pour les nouveaux candidats désirant apprendre un métier est fixée pour le 10 février prochain, alors que la rentrée effective est prévue pour le 27 du même mois.Selon un responsable de la direction de l’enseignement et de la formation professionnels à Tipasa, la rentrée de la formation professionnelle de février 2011 est une autre opportunité qui s’ouvre au profit des jeunes notamment afin qu’ils s’arment d’un métier d’avenir pour mieux affronter le monde du travail et faciliter en conséquence leur insertion professionnelle.
Dans le même volet aussi, un document émanant de la direction de la formation professionnelle de Tipasa indique que «la rentrée de février 2011 se caractérise par la concentration beaucoup plus sur la qualité, et ce dans le but urgent de la prise en charge effective des demandes de formation pouvant être formulées à travers les différentes catégories de la population des jeunes». Pour donner corps à cette stratégie, les services de la direction en question ont pensé à un ensemble de mécanismes tant organisationnels que fonctionnels prenant prioritairement en compte la promotion des métiers en adéquation avec les vocations locales et la demande exprimée par le marché régional du travail.
En clair, ce dispositif qualitatif prend en charge notamment : «des métiers de l’artisanat correspondant à la vocation socio-économique de la wilaya, ainsi que des métiers manuels, plus particulièrement liés à la branche professionnelle du BTP et ce, compte tenu du besoin pressant s’appréciant au regard des chantier ouverts et des projets de développement en matière de réalisation d’infrastructures de base», lit-on dans un document.
Pour dispenser un environnement adéquat et propice à l’apprentissage des jeunes, la direction de la formation révèle que des efforts continuels sont déployés pour optimiser au maximum l’utilisation des capacités d’hébergement, eu égard à la dotation d’internats sans cesse croissante des établissements de formation de la wilaya. Toujours sur le registre des inscriptions en cours, les mêmes services confient avoir «Contacté à nouveau les recalés du système scolaire (4ème année moyenne, et 3ème année secondaire), dans le cadre de la commission d’orientation mixte Education – formation et enseignement professionnels, sachant que cela concerne ceux qui ont été ciblés par la campagne d’information de la rentrée d’octobre passé et n’étaient pas prêts», indique le communiqué en question. Concernant la rentrée du 27 février, il est prévu à travers tous les centres de formation et l’institut de la wilaya l’ouverture de 5750 postes tous modes et types de formations confondues.
Ceux-ci s’ajoutent aux 4913 stagiaires et apprenants reconduits. Au total, et à partir de la rentrée prochaine, la carte de la formation professionnelle de la wilaya comptera à titre prévisionnel 10663 apprenants, soit plus que les 9172 de la rentrée d’octobre dernier. Pour ce qui est des nouvelles spécialités, la direction de la formation professionnelle évoque l’introduction de cinq banches, à savoir, l’apiculture au CFPA d’Attatba, formation de pépiniéristes, ainsi que la mécanique et réparation des machines agricoles au CFPA de Meurad et enfin la sculpture sur bois et la décoration sur verre au CFPA de Douaouda.
Par ailleurs, le secteur de l’enseignement et de la formation professionnels compte 10 internats totalisant une capacité d’hébergement de 702 lits dans la wilaya. Pour le service demi-pension il assure, quant à lui, 1800 repas/jour.

Emploi : Une politique audacieuse pour réduire le chômage

Les priorités du 2e programme quinquennal : Lutte contre le chômage et extension du progrès et de la modernité



En inscrivant parmi ses objectifs prioritaires la création de 3 millions d’emplois à l’horizon 2014, le second programme quinquennal 2010-2014 se propose d’atteindre de meilleurs résultats dans le domaine de la lutte contre le chômage par rapport à ce qui s’est fait dans le cadre des précédents programmes. Pour donner toutes ses chances de réussite à ce défi, il y a d’abord les moyens conséquents qui ont été mobilisés avec une enveloppe financière se chiffrant à 286 milliards de dollars pour la réalisation des projets et actions de soutien aux différentes activités. L’autre facteur qui doit jouer dans l’atteinte de l’objectif visant une diminution sensible du nombre de chômeurs, ce sont toutes les mesures d’accompagnement et la vision stratégique qui tracent les contours de la démarche économique de l’Algérie suite aux réajustements opérés dans le cadre de la LFC pour 2009. 
A l’heure de la crise économique et financière internationale qui oblige les firmes étrangères à plus d’efforts et d’ingéniosité pour décrocher des contrats, l’Algérie veut tirer son épingle du jeu dans le cadre de son programme de relance pour arriver à des résultats appréciables en matière de création d’emplois. Lors de sa dernière sortie sur le terrain au niveau du tronçon d’autoroute Bousmaïl-Cherchell en cours de réalisation, le ministre des Travaux publics, M. Amar Ghoul, a sommé l’entreprise chinoise de respecter la clause du contrat stipulant l’embauche d’un certain nombre de travailleurs locaux, le contrôle effectué ayant révélé que le nombre fixé n’a pas été atteint.
Il y a lieu de noter que le code des marchés publics a été amendé dans le sens de l’octroi d’un avantage substantiel à l’entreprise nationale publique ou privée dans les appels d’offres liés au programme quinquennal. Une mesure à même d’encourager le recrutement de main-d’œuvre locale. L’investisseur étranger est tenu, selon les nouveaux textes, de s’associer avec un opérateur local et toute entreprise étrangère postulant à un projet est tenue de réaliser un investissement.
Une philosophie du partenariat fondée sur le principe de l’équilibre des intérêts et la promotion d’un partenariat s’inscrivant dans la durée. De l’avis des spécialistes, les investissements d’envergure à caractère structurant (barrages, chemins de fer, autoroutes ports et aéroports) participant à la modernisation des infrastructures auxquels il faut ajouter l’important programme de construction de logements (un million d’unités), devront déployer leurs effets d’entraînement et leurs synergies avec un effet multiplicateur en matière de création d’emplois. Ainsi, les projets de réalisation de routes, d’autoroutes s’accompagnent de la mise en place de nombreuses stations d’essence, de motels, espaces de loisirs et de détente, de maisons cantonnières et services devant intervenir pour l’entretien et la maintenance des routes et des ouvrages (ponts, tunnels...). Les infrastructures modernes qui améliorent le confort du voyage (trains rapides...) et font gagner du temps ne manqueront pas d’avoir un impact économique et social en favorisant le développement du tourisme, de l’artisanat et d’autres activités dans l’industrie, l’agriculture, le commerce. L’exploitation des eaux de la nappe albinienne dans le Sud du pays va alimenter à la fois des villes du Sud, comme Tamanrasset (projet de transfert In Salah-Tam) mais également des villes situées dans la zone des hauts plateaux (Djelfa, M’sila) a assuré récemment le ministre des Ressources en eau, M. Abdelmalek Sellal, lors de sa sortie sur le terrain. 
Avec ces projets d’envergure qui méritent le qualificatif de “projet du siècle” on constate une amélioration sensible du taux de satisfaction des besoins en eau en gaz et électricité dans toutes les régions du pays, y compris les coins les plus reculés du territoire national. Des projets qui permettent à des milliers de citoyens de l’Algérie profonde de bénéficier du progrès et de la modernité. Et avec les emplois générés par les investissements publics et privés dans les énergies renouvelables (solaire, éolien...) et d’autres  secteurs, c’est la garantie d’une vie digne pour des milliers de familles.
M. Brahim
 

dimanche 23 janvier 2011

à la faveur du plan de développement des activités sportives

Constantine veut promouvoir l’action de la jeunesse


De notre correspondant à Constantine
Nasser Hannachi


La capitale de l’Est, après une hibernation totale en matière d’infrastructures sportives, compte reprendre du poil de la bête pour capitaliser surtout son potentiel jeunesse souvent délaissé faute de moyens et de mesures d’accompagnement. Ainsi, le nouveau plan quinquennal accorde une importance particulière aux réalisations. C’est toute la faiblesse que recèle la ville depuis des décennies.

La dernière visite du ministre du secteur aura mis à découvert le retard accusé dans les anciens projets notamment de réhabilitation.

Il est venu amorcer un nouveau départ pour les chantiers inscrits dans ce riche programme d’exécution qui s’étale sur 5 années. Il faut créer un équilibre entre toutes les communes pour instaurer un climat homogène et permettre une osmose des diverses activités. C’est le pari des pouvoirs publics qui ont compris que l’absorption de l’énergie dépensée par la jeunesse demande des supports. Dans ce contexte, la wilaya compte réaliser au moins 8 salles omnisports pour étoffer le tissu infrastructurel, mais aussi pour désenclaver

des zones telles que Ben-Badis et Beni H’midane qui demeurent démunies d’associations faute d’espace où briller. Aussi, le ministère a consacré une enveloppe conséquente pour engager des réalisations d’aires de jeu. S’agissant des anciens projets, qui sont en veilleuse, la piscine olympique à proximité du stade Chahid Hamlaoui qui a consommé près de 40 milliards de centimes elle enregistre un taux d’avancement frôlant les 80%. En matière de rénovation, les responsables locaux du défendent contre les retards, arguant le fait qu’il n’existe pas, d’entreprises spécialisées aptes à garantir de telles opérations. Ainsi, on apprend que pas mal de projets sportifs sont pénalisés. Par ailleurs, la ville s’apprête à entériner la construction d’un complexe olympique sur les hauteurs de la nouvelle ville dès lors que la commission nationale aura peaufiné le cahier des charges et les appels d’offres nationales ou internationales suivront incessamment.


Déficit infrastructurel, mouvement associatif inactifLa wilaya de Constantine demeure un pôle sportif, culturel… aux pieds d’argile en matière d’infrastructures ! Un constat pourtant

visible depuis des années sans que personne ne vienne enclencher un débat de fond. La majorité des bâtisses sont concentrées au chef-lieu et les municipalités restent les parents pauvres en la matière. Il est des jeunes qui s’arrachent une aire de jeu pour y jouer au foot faute d’espaces aménagés. Tandis que les plus chanceux peuvent se permettre, avec un grand merci à l’adresse des responsables, une salle couverte. La jeunesse constantinoise souffre énormément de l’indisponibilité de campus destinés à contenir sa passion. Si pour le volet culturel, la donne se pose moins percutante en raison de la présence de deux grandes maisons de la culture

Malek Haddad et Mohamed-El-Khalifa avec en plus des salles de lecture implantées en divers arrondissements, l’aspect relatif à des activités beaucoup plus physiques demeure le maillon faible dans cette chaîne. D’aucuns estiment que pour contenir toute l’énergie de la jeunesse, il importe de favoriser des lieux de détente. En vain. Cela requiert des infrastructures. La wilaya de Constantine se contente de ses acquis vétustes et les différentes opérations de réhabilitation se font au compte-gouttes. Un état que personne ne peut nier et la dernière visite du responsable du secteur, M. Djiar, aura mis à nu ces défaillances. Des travaux de réalisation inscrits à travers la circonscription enregistrent un retard flagrant. Sinon comment expliquer qu’un chantier qui démarrait en 2006, à titre d’exemple, dans la commune de Zighoud- Youcef arrive seulement à atteindre 30% de taux d’avancement. Les exemples sont multiples à cet effet. Chaque lopin de Constantine accuse son lot de retard en la matière. Au Khroub, deuxième localité à forte concentration, la jeunesse, férue de foot, se cherche une aire quelconque pour taper dans le ballon. La salle omnisport en construction tarde à voir le jour. Il faut noter l’absence des aires de jeu ou qui sont mal entretenues dans la troisième ville du pays. A vrai dire,

la jeunesse constantinoise n’a pas été gâtée en matière d’infrastructures destinées à lui servir de détente ou pour la pratique sportive notamment. Les pouvoirs publics locaux remettent à chaque réunion les mêmes maquettes sur la table des réunions pour les réactiver et les suites ne se sont pas enchaînées. La commune et la Direction de la jeunesse et des sports tentent de gérer leurs espaces comme les maisons de jeunes ou les salles de sports, réparties sur les banlieues du chef-lieu de la wilaya. Les autres municipalités en renferment moins, ce qui freine toute émergence qui pourrait partir de la frange «juvénile». L’état des installations reste en deçà de la norme requise et la DJS aura tiré la sonnette d’alarme bien avant. Pour y remédier, le concours des associations, de l’APC et de la DJS est plus que nécessaire. Sur un autre chapitre, la tutelle appelle les associations à concentrer leurs efforts sur la lutte contre les fléaux à travers justement des actions multipliées sur le terrain et couvrant un spectre pluridisciplinaire. Soit une soupape pour combattre entre autres l’oisiveté. D’où le rôle des associations locales de quartier ou relevant du vaste mouvement associatif. La ville en compte

beaucoup ! Mais en réalité, rares sont celles qui interviennent pour proposer ou inciter davantage les acteurs principaux à éplucher les aspects culturels, sportifs, ou de loisirs aptes à apaiser voire à contenir le besoin, somme toute raisonnable, d’une jeunesse en quête d’équilibre «physique» ou spirituel.