Maison de l'Algérie Pont-d'intelligence

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samedi 30 avril 2011

1er MAI Fête internationale du Travail : Le chômage une hantise planétaire


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La fête du Travail a perdu de son éclat dans le monde entier. Elle n’est plus ce jour, où les prolétaires de tous les pays à défaut de s’unir montraient leur force.
Notre pays n’est pas le seul à avoir rompu avec les grandioses manifestations qui célèbrent les acquis des travailleurs. Quelle est la capitale du monde ou des défilés retiennent désormais l’attention ? La journée n’est que fériée et chômée, quelques organisations syndicales tentant tout de même de se manifester comme perpétuer une flamme vacillante. L’écroulement du monde socialiste a sonné le glas d’une époque ou la rhétorique en vogue faisait encore croire aux travailleurs que des lendemains meilleurs sont devant eux.
Cette illusion avait des échos même dans le monde libéral ou les syndicats avaient à  cœur de revendiquer. Les luttes sociales acculaient les capitalistes et constituaient partout un levier de changement politique. La crise n’avait pas encore entamé la détermination et les idéaux. Autres temps, autres mœurs. La valeur du travail a succombé devant le capital. La perspective historique s’est renversée. Ce ne sont plus les prolétaires qui sont le moteur de l’histoire mais les détenteurs de capitaux. Ils  affichent  partout une santé financière arrogante. Pire, dans le monde occidental, l’électorat populaire est tenté par les sirènes de l’extrême droite. Partout nous assistons à un recul de la croissance qui pousse les autorités à se concentrer sur le combat contre ce cancer des temps modernes qu’est devenu le chômage.
Peu de pays échappe à son emprise. C’est la hantise de tous les  gouvernants qui contiennent la précarité. Le plein emploi n’est assuré nulle part et les inégalités se creusent alourdissant un climat déjà morose. L’ascenseur social ne fonctionne pas et tout récemment en France, un sociologue a titré son livre d’enquête le descenseur social. Autrement dit, les enfants ne sont plus assurés de vivre comme les  parents. Des pays entiers recourent à des méthodes extrêmes  comme la baisse de salaires ou l’allongement de la durée des cotisations pour la sécurité sociale. L’Algérie n’échappe à ce cycle de l’histoire. Il y a une trentaine d’années, le chômage, le CDD n’étaient pas des termes familiers aux Algériens. Aujourd’hui, ils apprennent aussi à affronter les incertitudes d’une conjoncture difficile. A y regarder bien ; le pays ne s’en tire pas mal. Les facilités en matière de crédits destinés aux jeunes, la  relance des grands projets d’investissements publics donnent l’image d’un pays qui n’est pas englué dans le marais d’une crise économique sans perspective de sortie. Les revendications qui secouent la scène sociale peuvent même  être perçues comme de signes qui traduisent une demande légitime de mieux être. Certes, le pays connaît ses blocages, ses désillusions mais le travailleur entrevoit des lueurs d’un avenir meilleur. Peut être qu’a quelque chose de malheur est bon, c’est la rupture avec la culture de la rente qui peut redonner de la valeur à l’effort et partant d’un  pays qui reste encore à bâtir.

vendredi 29 avril 2011

Benali Benzaghou : Si les diplômés restent au chômage, c’est que l’économie ne génère pas suffisamment d’emplois


Benali Benzaghou : Si les diplômés restent au chômage, c’est que l’économie ne génère pas suffisamment d’emplois
L’université des sciences et de la technologie Houari Boumediène (USTHB) fête son 37e anniversaire. Qualité d’enseignement en baisse, niveau des diplômes remis en question, fuite des chercheurs à l’étranger… Benali Benzaghou, le recteur, se défend.
-Les universités algériennes, dans les classements africains et mondiaux, sont en général mal placées. Où se trouve exactement l’USTHB ?
La question du classement relève de la problématique d’appréciation des différentes institutions en question, se basant sur différents critères. Ce qui est certain, c’est que les entreprises ayant recruté nos diplômés gardent toujours leurs appréciations positives et jamais notre cote n’a baissé. Reste donc le classement. A commencer d’abord par la visibilité de l’université sur le Net. Ce point reste encore notre faiblesse, d’où mon insistance pour rendre notre site de plus en plus performant et utiliser davantage l’anglais. Même si des efforts ont été faits, j’invite les chercheurs et les laboratoires à y publier de plus en plus leurs recherches. Notre grande faiblesse réside surtout dans l’aspect pédagogique, puisque les cours en ligne et les exercices ne sont pas disponibles. Pour d’autres classements (Schengen), d’autres critères sont pris en compte, comme la publication dans des revues bien déterminées ou l’obtention par l’université du prix Nobel. Ce qui me ramène à vous dire que nous sommes classés, selon l’URAP (Centre de recherche en Turquie), les premiers en Algérie, les dixièmes en Afrique et nous occupons la 1100e place à l’échelle mondiale sur les 30 000 universités. Un classement honnête et plus que moyen.
                  
-Le niveau de cette université, connue par le passé pour son enseignement de qualité, d’où sont sortis d’éminents chercheurs, est aujourd’hui remis en cause…
Nous continuons encore à parler de l’USTHB et de sa performance. En ce qui concerne l’université en général, je ne suis pas d’accord avec vous. Il faudrait cesser, à mon avis, de comparer l’université qui comptait autrefois 50 000 étudiants et celle d’aujourd’hui qui en rassemble 1,2 million. La majorité des étudiants dans le passé étaient brillants et il en est de même aujourd’hui sans pour autant qu’ils soient visibles. Par ailleurs, l’université accueille chaque année 30 000 nouveaux bacheliers, alors que dans le passé, le nombre ne dépassait pas les 2000. Ceux qui remettent en cause le niveau de l’université font surtout dans le masochisme.         

-Le secteur de l’enseignement supérieur souffre depuis le début des années 1980 de l’absence de politique nationale. L’unique politique du pouvoir demeure la gestion des flux des étudiants…
A l’USTHB, nos objectifs sont clairs. Nous répondons, à travers nos différentes spécialités en sciences et technologie, aux besoins du développement du pays. Nous essayons d’abord de connaître les besoins de manière précise, puis de trouver les moyens pour y répondre. D’ailleurs, un mastère en énergies renouvelables sera ouvert à partir de septembre prochain, une manière de répondre à un besoin actuel. Nos licences et mastère correspondent à toutes les demandes du marché.

-Pourtant les statistiques du chômage montrent bien que l’université est devenue une machine à produire des chômeurs diplômés...
Il y en a, c’est vrai. Mais l’économie ne génère pas suffisamment d’emplois, ce qui amène certains à rester au chômage.

-Il faudrait peut-être établir des conventions avec le monde économique…
C’est fait  depuis des années. De plus, il n’existe pas dans le monde des universités où l’on fait des formations à la carte. Cependant, nous essayons de  développer un dialogue avec les entreprises.  Nous avons plusieurs conventions, avec par exemple Sonelgaz, Sonatrach... Mais l’économie n’est pas faite seulement de ces grandes entreprises. Les conventions en question portent sur la possibilité de placer nos étudiants en stage, d’élaborer des sujets de fin d’études et l’insertion professionnelle. Il faut dire que cela ne marche pas dans tous les cas. Les entreprises réagissent selon leurs préoccupations.   
 
-La dégradation dramatique des conditions pédagogiques et de l’exercice du métier d’enseignant risque-t-elle de faire perdre l’équivalence aux diplômes universitaires algériens avec les diplômes européens et américains ?
L’existence d’équivalence des diplômes n’est appliquée nulle part. Aucune université n’a adopté cette option. Nous devons plutôt  parler d’une reconnaissance des diplômes qui ne se fait pas  systématiquement. Jusque-là, rares sont les étudiants de l’USTHB qui ont trouvé des difficultés pour la reconnaissance de leurs diplômes dans les universités européennes ou ailleurs pour s’inscrire à d’autres cycles. Pour la reconnaissance des diplômes, une commission doit statuer sur la question. Chaque pays ne reconnaît que ses propres diplômes.       

-Que faites-vous pour retenir les chercheurs et les diplômés des filières scientifiques, dont beaucoup choisissent de quitter le pays pour s’installer ailleurs où, selon eux, les conditions de travail sont meilleures ?
Nous ne connaissons plus la saignée des années 1990. Depuis le début des années 2000, nous n’avons pratiquement plus de départ de chercheurs en poste. Au contraire, certains sont revenus et d’autres affichent leur souhait d’intégrer l’université.

-Les portes leur seront-elles ouvertes ?
Nous avons enregistré quelques demandes de retour, mais honnêtement, nous n’avons pas de postes budgétaires disponibles à l’USTHB. Ils peuvent éventuellement intégrer Blida ou Boumerdès. Nous avons plus de 1500 enseignants, dont 288 sont des professeurs et aucune autre université du pays ne dispose de ce potentiel humain.  
-Pour consacrer définitivement la démocratisation de la gestion de l’université, il faudrait passer à l’élection des recteurs ou présidents d’université pour un mandat unique de trois ans, conformément aux recommandations de l’Unesco. Quel commentaire faites-vous à ce propos ?
Cela reste un débat. Il ne s’agit plus d’une question pédagogique. En tant qu’enseignant, je veux bien y participer, mais en ma qualité de recteur, je préfère m’abstenir. Nous avons déjà eu cette expérience en Algérie et je ne souhaite pas porter de jugement. 

-A la tête de la commission de la réforme du système scolaire, vos recommandations et idées étaient-elles vraiment appliquées comme vous le souhaitiez ou votre dossier est resté dans le casier, comme le disent certains ?
La commission, composée d’une centaine de spécialistes, a remis son rapport, puis le gouvernement a adopté certaines de nos propositions. Il serait raisonnable et objectif, dix ans après l’application de cette réforme, de réfléchir à l’évaluer. Nous souhaitons également que le rapport de la commission soit rendu public. Je regrette réellement le fait qu’il soit gardé secret, alors qu’il est loin d’être confidentiel.

 

Bio express :

Né à Tlemcen en 1938, Benali Benzaghou est diplômé de l’Ecole normale d’instituteurs d’Oran et de Bouzaréah, et de l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud de Paris. Il décroche son DES de mathématiques à l’université de Paris. En 1963, il obtient dans la même spécialité son agrégation à Paris, puis son doctorat en 1969. De maître-assistant jusqu’à professeur d’enseignement supérieur, il a toujours exercé en tant que responsable : la direction du département de mathématiques de l’université d’Alger jusqu’à 1968. Il devient ensuite premier recteur de l’USTHB à son ouverture de 1974 à 1979.
Avant d’y revenir en 2000, il occupe plusieurs postes universitaires et assure d’autres missions, comme ambassadeur d’Algérie en Italie et responsable de la Commission de réforme du système éducatif. 
Nassima Oulebsir

USTHB-Microsoft : Lancement d’une plate-forme de messagerie pour les étudiant




Dans le cadre du programme de modernisation du système éducatif de l’Université Houari Boumediène (USTHB), Microsoft a mis au profit des étudiants de l’établissement une plate-forme avec des adresses de messagerie personnalisée.  
Le représentant du géant mondial du logiciel qui déclare vouloir soutenir la mise en place de nouvelles pratiques pédagogiques comme première étape vers l’économie du savoir, vient, en effet, d’offrir gracieusement la plate-forme de messagerie et de collaboration Live@EDU pour l’université USTHB qui permet à chaque étudiant inscrit de bénéficier d’un compte sous la forme «identifiant@edu.usthb.dz».
  Le service, basé sur la solution Live@edu de Microsoft spécialement conçue pour le développement des systèmes éducatifs dans le monde, permet un échange d’information plus structuré et une communication plus riche et fluide entre étudiants, directeurs, enseignants et administration. Dans sa première étape de déploiement, la plate-forme s’intègre dans le système d’information de l’administration scolaire, du département de l’enseignement supérieur, visant ainsi la modernisation et l’amélioration de la gestion des différents départements scolaires. Dès son activation, elle fournira une suite d’outils collaboratifs et de communications aux étudiants, enseignants et administrations scolaires.
La solution inclut, en plus de la messagerie électronique, de nombreux autres services essentiels aux étudiants tels un espace de stockage (un disque dur virtuel de 25 Go par compte), un espace de messagerie à 10 Go en plus d’un accès Web et Mobile et partage de documents en ligne, agendas, carnet d’adresses, constitution de groupes, blogs, messagerie instantanée et même visioconférence.
Après cette première expérience avec l’USTHB, Microsoft compte généraliser cet outil de travail professionnel comparable à celui du monde de l’entreprise, déjà utilisée par des milliers d’universités, collèges et écoles de 90 pays dans le monde, de manière complètement indépendante et gratuit à tous les établissements publics.
«Avec Live@EDU les universités algériennes fourniront à leurs étudiants une expérience similaire à ce qu’ils utilisent chez eux ou dans leur future vie personnelle : l’email, la messagerie instantanée, le partage de documents, l’accès depuis un mobile… C'est-à-dire,  des outils à la hauteur de leurs attentes», annonce-t-on.
Hamida B.

Politique de promotion de l’emploi spéciale jeunesse : Le soutien de l’initiative entrepreneuriale





L’ANSEJ, un outil destiné aux jeunes de 19 à 40 ans, s’appuie sur le soutien au développement de l’initiative entrepreneuriale et la promotion de l’emploi salarié, avec un seuil d’investissement situé à 10.milliards de dinars. La caisse nationale d’assurance chômage s’adresse aux chômeurs âgés entre 30 et 50 ans pour un seuil d’investissement de 10 milliards de dinars.
Les taux de financement sont de trois niveaux : de moins de 500.000 DA avec une participation du crédit bancaire de 70 % ; entre 500.000 DA à 10.000.000 DA avec une participation bancaire de 70 %, et ce, avec un abaissement des taux d’intérêt atteint de 0 %, de 50 à 95% selon le volume du projet.
Les missions de ces agences et structures d’aide et de soutien aux jeunes et aux chômeurs vont du contrôle des initiateurs des projets d’investissement au soutien et conseils, la mise à leur disposition des informations et données économiques et techniques, en passant par la formation au métier de dirigeant et gestionnaire, permettra de créer l’environnement au développement et l’élargissement du tissu économique.
Houria A.

jeudi 28 avril 2011


Journee d’etude au conseil de la nation : Relever le défi de l’emploi et de la formation

L’objectif se propose d’aider les politiques à nous projeter en tant que pays émergent dans l’économie du savoir et des sciences et à nous placer dans l’universalité des rapports au monde, aux innovations technologiques et à nous établir dans des enseignements supérieur et de formation professionnelle pour apprendre à apprendre et comprendre pour innover et sortir des soudures.


La stratégie de la formation et la problématique de l’emploi, entre le marché de l’enseignement supérieur et le nouveau modèle de développement économique, tel est l’énorme défi de la politique algérienne en matière d’enseignement, de formation et d’emploi, telle est également la thématique proposée à la réflexion au panel de scientifiques, d’experts et de chercheurs universitaires, qui participent à la journée d’étude parlementaire organisée hier à la salle des conférences du Conseil de la nation, au palais Zighoud Youcef. L’objectif se propose d’aider les politiques à nous projeter en tant que pays émergent dans l’économie du savoir et des sciences et à nous placer dans l’universalité des rapports au monde, aux innovations technologiques et à nous établir dans des enseignements supérieur et de formation professionnelle pour apprendre à apprendre et comprendre pour innover et sortir des soudures.
Dans son exposé portant sur l’enseignement universitaire au cœur de la société humaine, le professeur de l’université de Constantine, Abdelkrim Benarab, s’est promené dans les espaces du marché de l’enseignement supérieur et celui du travail pour élaborer les perspectives offertes à l’économie algérienne et mesurer l’intérêt qu’accordent les pouvoirs publics à l’enseignement supérieur dans son rôle de moteur, considérant ce rôle primordial dans la construction d’une économie et d’une société du savoir à l’échelle mondiale, marquée davantage par l’investissement dans l’immatériel et l’intelligence. Et pour comprendre la dynamique commune de l’enseignement supérieur et de la croissance économique au niveau des résultats de la recherche scientifique, il compare les 150 millions d’étudiants inscrits dans le monde en 2007, contre le million trois cents mille qui étudient dans nos universités pour poser les capacités nationales à accéder aux savoirs et à les adapter au contexte de notre société.
De cette dynamique, il revisite l’Algérie depuis 1962 et parcourt la succession des tentatives d’ajustement du marché des enseignements aux besoins du marché du travail pour sortir avec la conclusion selon laquelle l’enseignement supérieur constitue l’épine dorsale des politiques et des stratégies nationales pour affirmer la dimension sociale qui rejette l’exclusion, la quantitative qui satisfait la demande de main-d’œuvre qualifiée et adaptée, et la dimension qualitative sans laquelle point de performance économique.
Lui succédant, Mohamed Tahar Chalal, le DG de l’ANSEJ, tout en s’appuyant sur les dispositifs publics de lutte contre le chômage, s’installe dans la réalité du terrain et constate que l’emploi est le point focal des politiques économiques et sociales, une de nos actuelles priorités, notamment chez les jeunes issus des universités et de la formation professionnelle. Il prospecte les démarches et détaille le plan d’action de la politique nationale et avance ses principaux axes, situant l’appui à l’investissement dans le secteur économique créateur d’emploi, la formation, l’adaptation au poste de travail, l’accompagnement à la création des PME et les nouvelles facilités d’aides aux jeunes promoteurs de projets.
La stratégie de la formation en Algérie, entre stratégie par nécessité et nécessité de stratégie, est un autre chapitre développé par le professeur et sénateur, Abdelkrim Korichi, qui investit le millier de structures et établissements de formation professionnelle avec les 300 disciplines enseignées à plus de 680.000 stagiaires en formation, pour constater qu’entre hier et aujourd’hui, les perspectives doivent être améliorer pour sortir de la stratégie par nécessité et aller vers la nécessité de la stratégie.
De son côté, le professeur Mohamed Bahloul, économiste et directeur de l’IDRH d’Oran, se positionne entre la démocratie de l’éducation, la formation du mérite et de l’élite, considérant que la stratégie devra s’établir comme domaine de partage entre les politiques et les experts. Les travaux de la manifestation se sont déroulés sous la présidence de Rafika Kesri, ancien recteur de l’université de Boumerdès et membre du Sénat, par une allocution de bienvenue prononcée par Kamel Bounah, vice-président du Conseil de la nation.
Houria Akram

Formation professionnelle : 30 à 40% des diplômés du BTPH travaillent dans le marché informel


De 30 à 40% des diplômés du secteur de la Formation et de l’Enseignement professionnels dans les métiers du BTPH travaillent dans le marché informel, a indiqué hier le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, M. El Hadi Khaldi. «Le secteur assure une formation dans les métiers du BTPH, mais malheureusement nous observons une migration vers le marché informel», a déploré M. Khaldi en marge des travaux d’une journée parlementaire au Conseil de la nation sur la formation et l’emploi. «Les jeunes préfèrent soit travailler dans le marché informel, ce qui représente autour de 30 à 40% des produits de la formation professionnelle, soit travailler à leur compte», a-t-il précisé. Le ministre a mis en exergue dans ce cadre l’importance du rôle des cellules d’orientation et d’accompagnement des stagiaires installées dans les établissements de la formation et de l’enseignement professionnels. Ces cellules, dont la mission est la sensibilisation et l’orientation des jeunes durant leur cycle de formation, en matière notamment de dispositifs d’emploi, regroupent des représentants des secteur concernés.

Création de jeux vidéo : Les étudiants de l’USTHB exposent leur génie


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C’est une première dans les annales de l’Université des sciences et de la technologie Houari Boumediene de Bab Ezzouar.
Les étudiants inscrits à la faculté d’électronique et d’informatique ont organisé hier, par le biais de leur club Micro club, le Game Challenge Algeria. Cette compétition consiste à créer ou à développer des jeux vidéo. Les quatre équipes concurrentes ASK Design, Marvel Design, Infernal Game Team et AG Team se sont surpassées dans le choix de l’histoire, de la création des héros et dans l’utilisation des supports techniques pour l’animation.
Le show a été entamé par la présentation de l’œuvre Wegii de AG Team. Développé en 8 jours, ce jeu, regroupant 4 personnages, est inspiré des games classiques avec comme toile de fond une histoire de délivrance de prisonniers. L’équipe de Infernal Team s’est inspirée du virus qui détruit es logiciels et autres micro-ordinateurs avec développement d’un nouveau logiciel. Quant à Marvel Design, leur jeu Chucky the Bear est une histoire basée sur la protection de l’environnement et de l’espace naturel des animaux. «Les travaux présentés reflètent les grands efforts consentis par les étudiants. C’est une première expérience bien que les produits n’aient pas atteint les standard internationaux», estime le président du jury et enseignant à l’USTHB, Ahmed Berber.
Aussi, affirme-t-il, cette initiative démontre également du retard cumulé en matière de création de produits d’Internet bien que ce retard soit expliqué par la crainte de piratage. « Le piratage est un frein et une barrière au développement et à la production de divertissements », observe-t-il. Durant la présentation, M. Berber a incité les étudiants concurrents au respect de la propriété intellectuelle. «C’est une notion et une valeur que nous voulons inculquer à nos étudiants qui à travers cette activité créent une passerelle entre l’université et le monde économique». De son côté, le vice-recteur de l’USTHB chargé de la scolarité, Saïdi, a salué cette compétition «œuvre d’étudiants qui ont eu le courage d’organiser un concours d’un haut niveau».Au terme de cette compétition, trois projets ont été récompensés par les sponsors de ce Game Challenge. Une autre compétition du savoir-faire algérien dans le domaine des TIC, Imagine Cup Algeria, est prévue samedi à Kiffan Club. Des experts étrangers seront de la partie. Le lauréat gagnera un voyage aux Etats-Unis.

Encouragement à l’emploi : De nouvelles mesures dans la loi de finances complémentaire


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Le gouvernement va prendre dans le cadre de la loi de finances complémentaire pour 2011 de nouvelles mesures incitatives pour encourager la création d’emploi, à travers les micro-entreprises et d’autres qui cibleront les patrons d’entreprises.
C’est ce qu’a précisé le DG de l’Ansej (Agence de soutien à l’emploi des jeunes) hier lors d’une journée d’étude sur la formation et l’emploi organisée par le Conseil de la nation.
Selon M. Mohamed Tahar Challal, après une exonération de trois années sur les impôts sur le bénéfice  des sociétés (IBS), sur l’IRG (Impôt sur le revenu global) et sur la TAP (Taxe sur l’activité professionnelle), les jeunes entrepreneurs se verront, pour leur accorder plus d’aisance financière, dans la loi de finances complémentaire en préparation «une exonération dégressive qui commencera à partir de la quatrième année. Ainsi, le bénéficiaire commencera par payer uniquement une partie de son imposition, de l’ordre de 50% et 70% les deux années suivantes.
Quant aux employeurs, en sus des encouragements classiques, ils se verront gratifier par le gouvernement eux aussi d’une prise en charge de 80% de leurs charges patronales pour l’intégration de primo demandeurs d’emploi. Ce taux sera de 90% «lorsque le recrutement intervient dans les zones du Sud», précise M. Challal.
Le DG de l’Ansej qui a eu à expliquer les outils publics visant à encourager l’emploi en Algérie, a cité l’Anem, la Cnac et bien entendu l’agence qu’il représente. Les mesures introduites depuis le 22 février dernier  par le président de la République en faveur des jeunes ont été de nouveau clarifiées avec «l’introduction grâce à l’Ansej de nouveaux métiers dans la nomenclature du registre de commerce au profit des jeunes plombiers, vitriers...». L’Ansej a, depuis peu, introduit «une décentralisation dans le traitement des dossiers» et ce en «déléguant ses prérogatives à des annexes qui activent sur le plan local», dit-il.
18,5% DES CHÔMEURS SONT ISSUS DE L’UNIVERSITÉLa journée organisée par le Conseil de la nation a traité de «l’inadéquation de la formation par rapport au marché», comme l’explique un expert. On note à ce titre une grande proportion parmi les chômeurs d’universitaires (18,5%) alors que ce taux est de «8% dans les pays de l’OCDE», explique-t-il. Les universitaires sont censés être «les plus aptes à se prémunir des retombées de crises», constate M. Benarab, de l’université de Constantine, le problème réside, selon lui, «dans l’absence de qualité dans l’enseignement universitaire, ce qui ne permet pas l’absorption de ces nouveaux diplômés par le marché».
Ces distorsions ne sont pas propres au seul palier universitaire, ajoute un autre intervenant, il «se pose aussi aux secteurs de l’Education et à la Formation professionnelle».
Des critiques bien reçues par le ministre de la Formation professionnelle, présent aux débats.
Mais en tant que connaisseur, le DG de l’Ansej qui a déploré que les jeunes promoteurs ne connaissent rien d’un «bon de commande ou d’une facture», a conseillé aux lauréats de «bien choisir les bons métiers» qui sont demandeurs sur le marché. Or, force est de constater qu’une bonne partie des universitaires chez nous est «issue des filières des sciences humaines».
Il faut signaler tout de même cette initiative salutaire de l’université de Constantine qui vient de lancer la «première licence en entreprenariat» et qui touche onze étudiants. Cela va mieux imprégner nos jeunes entrepreneurs des rouages de la micro-entreprise, un monde dont ils sont loin de connaître la réalité. Cinq jeunes modèles ayant réussi dans l’aventure de la création de micro-entreprise ont été invités par l’Ansej à cette journée de réflexion.

1er tournoi de scrabble à Jijel : Un jeu et des lettres



Après les jeux de cartes, les dominos et les échecs, voici venir le tournoi de scrabble qui compte beaucoup d’adeptes dans la ville côtière de Jijel.
Les amateurs, «accros aux jeux de société», tels les mots croisés, les mots fléchés et autres, pourront triturer à loisir leurs méninges à l’occasion du 1er tournoi de scrabble, prévu à Jijel du 4 au 7 mai prochain, apprend-on des organisateurs. Mis sur pied par l’association locale Black Bore, ce tournoi, qui aura pour cadre la salle de lecture de la bibliothèque communale Salah-Abdelbaki, réunira de nombreux scrabbleurs de la ville, pour une confrontation cérébrale, la première du genre à être organisée dans cette cité du littoral.
Chaque table réunira quatre (4) joueurs, et seul le vainqueur de chaque table sera qualifié pour le tour suivant, indique le président de l’association et organisateur de la compétition. Le règlement prévoit une durée de deux minutes pour placer ou valider un jeton portant une lettre alphabétique, selon les organisateurs, qui précisent que ni les abréviations ni les mots composés, encore moins les noms propres ne sont admis dans le jeu.
Le scrabble est un jeu de société et un jeu de lettres où l’objectif est de cumuler des points sur la base de tirages aléatoires de lettres, et en créant des mots sur une grille carrée dont certaines cases sont primées. L’idée d’organiser cette confrontation intellectuelle est née chez les membres de l’association, qui ont à leur actif de nombreux galas artistiques et de musique moderne (rock, hip-hop) et qui entendent manifestement diversifier leurs activités. Le tournoi de scrabble est réservé à la catégorie seniors (18 ans et plus).
Pas moins de 34 inscriptions de personnes âgées de 35 ans et plus ont été confirmées à la date de lundi, indique-t-on.
Deux retraités de l’Education nationale, des «chevronnés» de la langue de Voltaire, assure-t-on, ont été désignés pour arbitrer ce premier tournoi de scrabble, pour lequel «aucun sponsor ne s’est malheureusement manifesté», regrette son organisateur. Toutefois, les heureux lauréats de ce concours se verront remettre des dictionnaires de langue française et des jeux de scrabble, affirme-t-on.
 

mercredi 27 avril 2011


Emploi sur Internet : Emploitic réalise 20.000 recrutements en 5 ans

10.000 embauches réussies en 2010.


Leader de recrutement on line, le site «Emploitic.Com» fait le bilan de ses cinq années d’existence et annonce avoir réalisé 20.000 recrutements. Avec plus de 280.000 candidats inscrits, l’audience mensuelle du site avoisine les 400.000 visiteurs.
L’année 2010 a été marquée par un dynamisme bien particulier avec une croissance record de +92 % par rapport à 2009,  soit l’équivalent de 10 000 recrutements réussis en 2010.
Une croissance que l’équipe d’Emploitic annonce avoir réalisée dans le sillage de la croissance économique hors hydrocarbures et de l’évolution de l’usage de l’Internet en Algérie avec à 4,7 millions d’internautes recensés en 2010.
Dans ce contexte très favorable, Emploitic.com a vu son audience passer de  3,4 millions visiteurs en 2009 à 4,2 millions en 2010 et le nombre d’inscrits augmenté de plus de 250.000. Un pic record d’un demi-million de visiteurs a été même enregistré en octobre 2010 suite à une large campagne de communication pluri-supports.
L’année écoulée s’est aussi caractérisée par une grande orientation des grandes entreprises et des multinationales vers l’Internet pour recruter puisqu’elles ont constitué 37 % du portefeuille d’Emploitic. Les PME demeurent, cependant, les clients les plus importants avec 55%, viennent ensuite les entreprises publiques et les administrations avec  5% puis les cabinets de recrutement avec 3 %. A la tête des secteurs d’activités qui ont le plus recruté sur le net en 2010, on retrouve l’industrie avec 25%, le commerce et distribution avec 25 % et les télécommunications avec 16 % des offres.
Le secteur des services, constitué principalement de PME, représente 12 % et le secteur du BTP qui recherche notamment du personnel d’encadrement, d’ingénieurs, techniciens et administratifs représente 10 %.
S’agissant du profil des candidats à l’emploi, ils sont de tout âge et de tout niveau et comme en 2009, les candidats sur Internet en 2010 sont plutôt diplômés. A 74 %, ils ont un niveau supérieur à bac+4  et une certaine expérience avec 70 % en poste ou disposent d’une première expérience à la recherche d’évolution et de mobilité professionnelle.
Géographiquement, ils sont à 69% au centre du pays en raison d’un plus grand nombre d’opportunités d’emploi et de la forte pénétration d’Internet à 17 % à l’est, 10 % à l’Ouest et seulement 4 % au Sud.
Offrant aux candidats accès aux annonces des entreprises avec en plus une assistance à la création de son CV et des conseils pour affiner les méthodes de recherche d’emploi, emploitic.com constitue également une véritable base de données de plus de 200.000 CV pour les entreprises qui peuvent entreprendre une recherche de candidats par région, métier, niveau d’étude ou encore compétences particulières.
En somme,  de l’avis de son co-fondateur Louai Djaffer,  le site a su positionner le recrutement sur le net comme un moyen incontournable pour les entreprises à la recherche d’efficacité dans leur stratégie de recrutement et d’acquisition de talents.
Hamida B.

Le wali d’Alger, M. Mohamed Kebir Addou, a annoncé lundi la création de quelque 200.000 emplois durant la période 2011-2014 à travers notamment l’encouragement des investissements dans les différents domaines.
Dans son intervention en session ordinaire de l’Assemblée populaire de la wilaya d’Alger, M. Addou a indiqué que ces projets d’investissement devant contribuer à la création de nouveaux emplois, concernent notamment les secteurs de l’Habitat, du Tourisme et des Travaux publics.
Il a rappelé à cette occasion les réalisations accomplies en faveur des jeunes, notamment la création de 900.000 emplois durant la période 2004-2011.
Par ailleurs, 99000 emplois ont été créés en 2010 et 13000 autres dans différents secteurs durant le premier trimestre de l’année en cours, a encore rappelé le wali.
Il a en outre évoqué les actions en cours en matière d’emploi de jeunes à travers notamment la facilitation de l’accès au crédit et l’octroi de locaux dans le cadre du programme de 100 locaux pour chaque commune.
M. Addou a appelé à cet effet au renforcement de la coopération et du partenariat avec les différentes parties concernées pour l’amélioration de la situation dans la capitale en réponse aux exigences dictées par les défis actuels.
Il a souligné l’intérêt qu’accordent les pouvoirs publics aux jeunes notamment en matière de sports et de loisirs appelant cette frange à s’organiser en clubs et associations pour une meilleure valorisation de leur compétences et talents.
La commission de la jeunesse et des sports de l’Assemblée populaire nationale (APN) a présenté à l’occasion un rapport sur les 96 infrastructures sportives réalisées jusqu’à présent. La commission a par ailleurs fait état
de 1053 clubs amateurs, 24 médiathèques relevant de l’établissement Arts et Culture répartis sur 16 communes.
Les participants à cette session ont souligné la nécessité de veiller au respect des normes dans la réalisation des projets et espaces sportifs et des délais de parachèvement de ces infrastructures soulignant l’importance de la création d’infrastructures sportives de proximité.

Rebonds : Quand l’Algérie construit les conditions de la stabilité


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Ce message solennel ainsi émis, le chef de l’Etat n’en a pas moins préconisé pour l’Algérie «l’approfondissement du processus démocratique, le renforcement des bases de l’Etat de droit, la réduction des disparités et l’accélération du développement socio-économique.»
Très Algériens, le discours du Président Abdelaziz Bouteflika, qui intervient dans une conjoncture internationale et régionale particulièrement mouvementée, et dans un contexte national globalement prédisposé à opérer des transitions qualitatives sur les plans politique, économique et social, est un texte programmatique pour une série de réformes qui devraient conforter les attentes sociales de la majorité, asseoir les bases d’une économie à fondement entrepreneurial, et conforter l’édifice démocratique.
La démarche explicative du chef de l’Etat ne pouvait faire l’économie, dès l’abord, d’un rappel de ce qui a été fait et réalisé au moment où tout était encore à faire et à reconstruire. Car au début était la fitna, dont il fallait éteindre le feu ravageur, et qui fut effectivement vaincue grâce aux lois successives de la Concorde civile et de la Réconciliation nationale.
Cette étape ayant été selon un processus dont les résultats ont été capitalisés et continuent de faire encore l’objet d’un suivi et d’une attention particulière, il y avait parallèlement à cela cet effort de construction et ce retard à rattraper en matière de développement et de réhabilitation de la place de l’Algérie dans le concert des nations.
D’où une décennie caractérisée par des programmes très intenses, avec des projets d’infrastructures d’envergure nationale, à tous les niveaux et touchant tous les secteurs des activités humaines, y compris sur le plan social, dont le lancinant dossier du logement, objet d’une mobilisation sans pareille depuis l’indépendance de l’Algérie.
DES PRÉALABLES NÉCESSAIRESDes réserves dans le discours du Président, il y en a eu, qui tendent à baliser le terrain pour toutes les initiatives et les décisions prises par l’Etat, en élaguant de l’espace de ce dialogue tous les effets politiques indésirables, les acteurs, eux, n’étant pas exclus ou du moins invités, de manière subtile, à se soustraire aux conditions qui pourraient susciter leur évincement. Il s’agit simplement de la question de la position internationale des courants politiques qui sont censés s’aligner sur le principe de souveraineté nationale et des peuples, et rejeter toute ingérence étrangère.
Le message est on ne peut plus clair qui exprime une préférence du Président pour les «forces politiques imprégnées du sens nationaliste qui bannissent toute ingérence dans les affaires des autres et rejettent, en contrepartie, toute ingérence étrangère dans les leurs. C'est là la position de la majorité écrasante de notre peuple qui suit avec intérêt les différentes initiatives et qui est en droit de s'exprimer quand la stabilité du pays est menacée.»
DES RÉFORMES SOCIO-ÉCONOMIQUESLes mesures de soutien aux catégories sociales touchées par les mutations économiques et les crises successives, la politique de logement, de création d’emplois socialement soutenus et autres n’ont jamais cessé, depuis le début de la décennie écoulée, de peser de tout leur poids dans les différents programmes de développement. Une politique qui a toujours reflété le souci constant de l’Etat de préserver la cohésion sociale, refusant de sacrifier celle-ci sur l’autel des priorités et des contraintes économiques, dont celles liées à l’ouverture aux ensembles économiques. Aujourd’hui, cette politique ne connaît pas un bouleversement majeur dans le sens de ses orientations, mais plutôt par son intensité, son volume et son étendue au sens du nombre de personnes qu’elle devrait toucher et des régions qu’elle devrait avoir déjà impliquées.
Evoquant cet ensemble de mesures qui vont du renforcement du soutien aux prix des produits alimentaires, passant par celui des différents dispositifs de soutien destinés aux jeunes et aux sans-emploi désirant créer leurs propres micro-entreprises, jusqu’à l’amélioration qualitative et quantitative des mécanismes d'emploi de jeunes diplômés, le chef de l’Etat, qui a particulièrement plus longuement abordé la question du logement, ses bilans antérieurs et ceux à venir, ses réalisations et les défis qui s’annoncent dans ce domaine, s’est refusé au satisfecit, malgré la reconnaissance que tous les efforts consentis l’ont été au profit de la collectivité nationale, prouvant, encore une fois, qu’il n’était pas homme à faire des bilans positifs, et pour cause. «Des fléaux sociaux tels la corruption, le népotisme et le gaspillage sévissent et l’Etat s’emploie à les combattre avec vigueur et détermination.»
DE LA BONNE GOUVERNANCE  D’où des mesures prochaines annoncées, dans cette lancée, par le président de la République, dont il est dit qu’elles auront vocation à insuffler une dynamique autrement plus intense aux programmes de développement et à stimuler davantage l’appareil de l’Etat dans le sens d’une lutte contre la bureaucratie, les dysfonctionnements de l’Administration et autres atteintes aux deniers publics. Une approche similaire prévaudra au niveau local, qui devrait favoriser une concertation, la plus large possible, afin de définir des objectifs qui soient très proches des attentes citoyennes.
La gouvernance économique n’est pas en reste, elle a partie liée, selon le chef de l’Etat, avec l’entreprise, qu’elle soit privée ou publique, reconnue comme étant la source génératrice de richesse et d’emploi, qui doit faire l’objet d’une politique rénovée de promotion et de mise à niveau, mais aussi qui doit bénéficier d’une amélioration de l’environnement des affaires et de l’investissement.
DE L’ÉDIFICE DÉMOCRATIQUETout en rappelant les acquis de l’Algérie en matière de pluralisme politique et médiatique et le tribut très lourd que l’Algérie a consenti pour que ces acquis adviennent, et tout en invitant les Algériens à en tirer de la fierté, le Président Bouteflika a dénigré à quiconque le droit «de réinstaller (…) la peur dans les familles algériennes, inquiètes pour la sécurité de leurs enfants ou de leurs biens ou plus grave encore, l’inquiétude de toute la nation pour l’avenir de l’Algérie, son unité, son indépendance et sa souveraineté nationale.» Ce message solennel ainsi émis, le chef de l’Etat n’en a pas moins préconisé pour l’Algérie «l’approfondissement du processus démocratique, le renforcement des bases de l’Etat de droit, la réduction des disparités et l’accélération du développement socio-économique.» Les conditions de succès d’une telle entreprise sont pour le chef de l’Etat : une implication de tous, populations, partis politiques, société civile et compétences nationales confondus, un Etat fort investi de la confiance citoyenne, une Administration compétente et crédible et une justice indépendante. Liant ces enjeux et ces défis à une plus grande légitimité et représentativité des instances élues, le chef de l’Etat, pour ce faire, a préconisé des amendements législatifs et constitutionnels. Codes et lois, qu’il s’agisse de ceux et celles organisant les élections et les partis politiques connaîtront des modifications dans le sens d’un meilleur exercice de la démocratie. Ce qui va pour les instances nationales, va également pour les instances élues locales dont il est prévu le renforcement de leurs prérogatives avec de plus grands moyens humains et matériels pour l’accomplissement de leur mission. Si les préconisations économiques et sociales, elles, sont déjà lancées, celles politiques qui portent sur la révision de la Constitution et de l’arsenal législatif devraient prendre une année, tel que le Président semble en avoir lui-même fixé l’échéance raisonnable. Ce qui nous situe en 2012, à l’orée d’élections nationales importantes.

lundi 25 avril 2011

L’USTHB célèbre le 37ème anniversaire de sa création

Le défi de la qualité



Par Amel Bouakba 
Avec plus de 28 000 étudiants, l’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene (USTHB) est la plus grande université d’Afrique. Elle jouit d’une grande notoriété. Conçue par le très célèbre architecte brésilien Oscar Niemeyer et inaugurée en 1974, l’USTHB a fêté hier son 37ème anniversaire, sous le thème «renforcer la confiance et les échanges entre l’université et l’entreprise».  A cette occasion, une cérémonie a été organisée en présence du recteur, M. Benali Benzaghou, lors de laquelle il a été rendu hommage aux  enseignants promus au rang magistral, soit 28 professeurs et 94 maîtres de conférences. Notons que 1 543 enseignants-chercheurs encadrent l’enseignement et la recherche à l’USTHB, dont 288 professeurs d’université et 448 maîtres de conférences. Depuis sa création, plus de 50 000 diplômés de graduation et près de 5 000 diplômés en post-graduation sont sortis de cette université.
Depuis 1974, que de chemin parcouru ! D’année en année, l’USTHB veut maintenir le cap sur la qualité de l’enseignement.  Aujourd’hui, l’université poursuit la mise en place progressive des modes d’enseignement en trois cycles, à savoir licence, master et doctorat. Ainsi, 23 500 étudiants sont inscrits en licence et master et 2 500 poursuivent leur formation dans l’ancien système (3ème année, 4ème année et 5ème année). Dans le but de renforcer les moyens pédagogiques et scientifiques, l’université continue la mise en œuvre de son plan de développement quinquennal, particulièrement dans le domaine des infrastructures et équipements. Côté partenariat université-entreprise, l’USTHB veut développer les passerelles en signant plusieurs conventions avec un grand nombre d’entreprises. Le partenariat avec des universités étrangères n’est pas en reste. Dans ce cadre, des conventions ont été signées avec des universités japonaises et russes. Un programme de coopération, Tassili, a été élaboré avec la France, 18 accords de partenariat avec des universités françaises, espagnoles, belges et tunisiennes, notamment, sont en cours», indique-t-on. La célébration du 37ème anniversaire de l’USTHB sera marquée par une série d’activités scientifiques, culturelles et sportives jusqu’au 28 avril prochain.

jeudi 21 avril 2011


L’avenir d’un monde sans pétrole : Les opportunités pour l’Algérie


«Il vaut mieux s’agiter dans le doute que de se reposer dans l’erreur».
Alessandro Martino
Jeudi 14 avril, dans la belle salle de conférences Khouani du siège de Sonatrach l’Ecole Polytechnique, à travers ses élèves, ingénieurs de 4e année est venue présenter sa vision de l’avenir énergétique de l’Algérie. Cette Journée fut ouverte par M. le ministre de l’Energie et des Mines en présence des hauts cadres de l’énergie. Monsieur le Ministre a présenté les grandes préoccupations du pays en matière d’énergie et l’ambition du plan énergie renouvelable.
Cette 15e journée de l’Energie qui est devenue une tradition, traduit une préoccupation, fondée sur la conviction que l’avenir de l’Algérie se prépare ici [pas à des milliers de kilomètres, ou dans les officines étrangères] et maintenant parce que le temps nous est compté du fait que le monde sera de plus en plus chaotique et que des dynamiques souterraines sont en train de redécouper dangereusement le Monde arabe faisant fi des identités, des spiritualités pour le seul profit du néolibéralisme sauvage porté par une démocratie aéroportée…De quoi avons-nous débattu? D’abord de l’état des lieux de la planète. Successivement ont été décrits les différentes sources d’énergie. D’abord le charbon, avec plus de deux siècles au rythme de consommation actuel, le gaz naturel avec une soixantaine d’années de réserves et le pétrole avec une quarantaine d’années dans le meilleur des cas. Des scénarios tendanciels du type business as usual élaborés par les élèves ingénieurs ont été proposés. Ils rejoignent dans les grandes lignes ceux de l’Agence internationale de l’énergie avant la catastrophe de Fukushima équivalente à celle de Tchernobyl (niveau7)

Le temps nous est compté
S’agissant du déséquilibre énergétique, il faut savoir en effet, que 80% de l’énergie dans le monde est consommée par 20% d’habitants de la planète et naturellement les 80% de la planète consomme 20% de l’énergie généralement traditionnelle (bois) ou renouvelable comme l’hydraulique. Il y a dons un rapport de 1 à 16; en clair, par exemple un Américain consomme 8 tonnes de pétrole par an contre 1,8 tonne en moyenne mondiale et à peine 0,5 tonne pour la plupart des pays africains. L’Algérie consomme 1 tonne mais elle peut en consommer moins du fait d’un gaspillage important évalué à au moins 20%. Nous consommons environ 12 milliards de tep dont environ 85% sont des énergies fossiles. Les énergies renouvelables sont marginales si on excepte l’hydraulique (10%).
On dit que la Chine a dépassé les Etats-Unis en termes de consommation globale d’énergie, mais le rapport par l’habitant est de 1 à 6 en faveur des E.-U. Le temps du pétrole abondant et bon marché sera très bientôt derrière nous. La production mondiale devrait atteindre son niveau maximum dans une dizaine d’années, c’est-à-dire au moins dix ans plus tôt que prévu par la plupart des estimations des pays de l’Ocde. Pis, les trois quarts des sites pétroliers auraient déjà atteint cette capacité maximale et seraient sur le déclin, un déclin lui aussi plus rapide que prévu. L’»oil crunch» devrait se traduire par une augmentation durable du prix du baril car la demande continue à augmenter et devrait même dépasser l’offre disponible dès l’année 2010. Il n’est pas normal [.....] qu’un liquide que la nature a mis des dizaines de millions d’années à fabriquer, qui n’est pas renouvelable, qui commencera à manquer dans 10 ou 20 ans, et qui détraque le climat, soit dilapidé en moins de deux siècles. Il n’est pas normal aussi qu’il vaille moins cher que le travail humain en Occident! Pour rappel, les pays industrialisés sont responsables de 80% de la consommation. Ils ont produit plus de 800 milliards de tonnes de CO2, ils demandent, dans le même temps aux pays, émergents de ne pas se développer avec une phrase ridicule et que nous trouvons au hasard des lectures. « Si les Chinois consomment comme les Américains, il leur faut trois planètes ». Oubliant soigneusement de signaler qu’un Chinois consomme 7 fois moins d’énergie qu’un Américain. Qu’un Tchadien consomme 15 ml de pétrole par jour pendant qu’un Américain en consomme 9 litres, qu’un Qatari 13 litres et qu’un Chinois comme un Algérien 1 litre de pétrole.
Sadad al-Husseini, un géologue et ancien directeur d’exploration de l’Aramco, la compagnie de pétrole nationale des Saoudiens, a révélé que la capacité de l’Aramco ne pourra jamais atteindre la production de 12.5 millions de barils par jour. Selon ce câble de Wikileaks, le pic pétrolier de l’Arabie Saoudite est prévu pour 2012. Dans ´´49 ans´´, il pourrait ne plus rester de pétrole exploitable sur Terre, ´´même si la demande n’augmente pas´´, prévient la banque Hsbc dans un rapport de prospective publié le 22 mars ´´Nous sommes convaincus qu’il ne nous reste qu’une cinquantaine d’années de pétrole», insiste, dans une interview accordée à Cnbc, Karen Ward. (1)
Les substituts, tels que les biocarburants et le pétrole de synthèse obtenu à partir de charbon, pourraient compenser une chute de la production de pétrole conventionnel, mais uniquement si les prix moyens du pétrole dépassent 150 dollars le baril», affirme Hsbc. La raréfaction du pétrole n’implique pas que ´´la menace du réchauffement climatique´´ va s’éloigner pour autant.. Justement le peak oil et les changements climatiques furent l’objet d’intervention de communications par les élèves ingénieurs. On apprend que le peak oil a été dépassé en 2006, selon l’AIE, et que la tragédie de Fukushima va encore plus accélérer le déclin du pétrole selon des calculs au fil de l’eau du fait que les scénarios visant à faire du nucléaire le sauveur de la consommation débridée, lui-même est objet de questionnement. Beaucoup de pays s’interrogent sur la durabilité du nucléaire Deux communications ont été faites sur le nucléaire, son état des lieux et le nucléaire du futur. Des variantes appelées «nucléaire de poche» présentant beaucoup moins de risques ont été présentées. Il s’agit de centrales chargées une seule fois et contenant une quantité de combustible équivalent à 25 MW pouvant subvenir aux besoins de 200.000 habitants pendant une vingtaine d’années.
Du point de vue des changements climatiques, objet d’une autre communication, les pays développés polluent, là aussi, pour plus de 80%. Il faut savoir que la Révolution industrielle a vu l’envoi dans l’atmosphère de près de 800 milliards de tonnes de CO2 principalement générées par l’industrie des pays industrialisés La pollution se partage globalement en trois secteurs, l’automobile (35%) le résidentiel (30%) et l’industrie-agriculture (35%). Ainsi à titre d’exemple, 35 millions de voitures sont construites chaque année et qui s’ajoutent au stock des 700 millions de voitures dont 250 millions voitures pour les seuls Etats-Unis (deux voitures pour trois personnes) et à peine 30 millions de voitures pour la Chine (une voiture pour 60 personnes). Chaque année, de 25 à 30 milliards de tonnes de CO2 sont envoyées dans l’atmosphère, ce qui a pour conséquence l’augmentation de la température par effet de serre. D’après les rapports du Giec, si on ne fait rien d’ici 2050 l’augmentation de température dépassera les 2°C. Les simulations de climat sur ordinateur nous montrent qu’il ne faut pas dépasser une teneur de 450 ppm (partie par million) de gaz à effet de serre dans l’atmosphère pour être à peu près sûr de tenir cet objectif.
Or nous en sommes déjà à 382, contre 280 avant la révolution industrielle. Le rythme actuel de plus 2 ppm par an résulte de l’émission annuelle de 7 gigatonnes de carbone. L’inertie du système, l’anomalie en gaz carbonique met plus d’un siècle à se résorber après injection dans l’atmosphère, suppose que les émissions mondiales ne dépassent pas 4 gigatonnes en 2050. La planète est surexploitée et chaque année ce qu’elle met à notre disposition est épuisé bien avant la fin de l’année «le jour du dépassement», le earth overshoot day de l’année. La date où la population humaine a épuisé les ressources produites en un an par le mince manteau vivant qui enveloppe la Terre, la biosphère ou écosphère fut le 20 août pour l’année 2010. Depuis, nous allons au-delà de ce que la planète nous offre, de sa biocapacité. Le premier jour du dépassement est tombé le 31 décembre 1986. En 1996, il se situait début novembre. En 2007, le 6 octobre. En 2010, la date du earth overshoot day a reculé au 20 août 2010!
Et dans dix ans? Aurons-nous assez de ressources pour nous nourrir? Au-delà des angoisses et des peurs, la véritable grande question posée par le peuplement sera celle des ressources: les pays, les sols, la Terre pourront-ils nourrir – et supporter – une population de 9 ou 10 milliards d’habitants? Aujourd’hui, près d’un milliard de personnes souffrent de malnutrition dans le monde. Un réchauffement de 1,7 C à 2,4 C en 2050 – prévision basse. Sécheresse, tempêtes, inondations, destruction des infrastructures. L’accroissement du stress hydrique pour 3 milliards d’humains, une eau mal répartie. Une pollution accrue de l’air.

La planète est surexploitée
La vision que le monde avait du nucléaire était celle d’un mal nécessaire. Les scénarios de l’AIE lui prédisaient même un bel avenir avec le déclin du pétrole. C’était avant Fukushima. Cependant le tsunami du Fukushima a remis en cause cet unanimisme quant aux vertus du nucléaire. Il y a donc un avant et un après Fukushima: l’Allemagne après avoir annoncé le démantèlement de ses centrales nucléaires d’ici à 2021, s’est récusée en août 2010 et a prolongé encore jusqu’en 2035 la durée de vie de ces centrales. En mars 2011, après le désastre de Fukushima, elle promet de se désengagers Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique, 452 centrales nucléaires étaient en service dans le monde en 2010. Le nombre de chantiers en cours a augmenté lui aussi: 38 en 1999, 65 en 2011 dont 27 pour la Chine.
Devant les dangers du nucléaire, notamment des accidents qui donnent lieu à des nuages radioactifs qui traversent les frontières sans visa, le moment est venu de mettre en place une coopération supranationale à même de prévenir les accidents et à les gérer. On oublie aussi que le risque zéro n’existe pas et que les déchets radioactifs (plutonium) ont une demi vie de 24.000 ans. Il n’y a toujours- pas de solution définitive quant au traitement des déchets. On oublie enfin qu’une centrale nucléaire désaffectée est aussi dangereuse qu’en activité; le sarcophage du réacteur de Tchernobyl s’est fissuré, il faut 1,7 milliard de dollars pour en construire un autre! De ce fait, le recours aux énergies vertes est plus qu’une option, une nécessité… Un rapport du Parlement européen pense qu’il faudra dépenser au total entre 60 et 80 milliards d’euros sur une période de 50 ans, avant qu’il soit envisageable de produire de l’énergie avec la fusion nucléaire. Ces accidents nucléaires seront peut être un choc et permettront aux pays industrialisés de se tourner vers les énergies vertes. Ils passeront de l’ébriété énergétique actuelle à la sobriété énergétique seule garante d’un développement durable.
Des professeurs de l’Ecole des spécialistes du Cder et de l’Aprue ont toujours conforté par leurs contributions les débats sur l’état des lieux dans l’optique du développement durable. Dans notre contribution, nous avons énuméré les dangers qui se profilent à l’horizon, et sans vouloir jouer les pythies l’avenir est sombre. Nous aurons droit à la pénurie prochaine du pétrole qui deviendra de plus en plus cher! aux changements climatiques rendus inéluctables après les échecs successifs Copenhague, Cancun, du fait de la fuite en avant des pays industrialisés et de plus en plus sur leur lancée des pays émergents. Nous aurons droit à des guerres de l’eau, des guerres pour la nourriture du fait des détournements des cultures pour les biocarburants [Un plein d’essence de biocarburant aux Etats-Unis, est équivalent à 225 kilos de maïs, soit de quoi nourrir un Sahélien pendant une année]. Nous aurons droit à des sécheresses récurrentes, aux avancées des déserts et enfin la guerre pour les matières premières minérales qui deviendra de plus en plus féroce du fait que 95% des ressources minérales sont détenues par la Chine. Enfin, le point d’orgue est que nous avons montré que la guerre pour l’énergie décrivait en creux le conflit de civilisations ou plus exactement l’acharnement contre ces pays arabes coupables d’être musulmans et de renfermer les deux tiers du pétrole et la moitié du gaz de la planète.

Le destin de l’Algérie
La dernière communication a fait un état des lieux sans complaisance de la situation en Algérie, elle a examiné les propositions récentes et ambitieuses quant à la production de 40% d’énergie renouvelable à l’horizon 2030. Elle propose un scénario vert réaliste, réalisable.
Un débat contradictoire et riche a eu lieu en présence de M. le président-directeur général de Sonatrach – que nous ne saurons assez remercier lui et tout son staff, a bien voulu nous accueillir avec élégance pour cette 15e Journée sur l’énergie-, et M.Bouterfa P-DG de Sonelgaz, notamment sur la nécessité pour le pays d’investir dans le nucléaire, deux visions ont été présentées avec des arguments pour et contre. S’agissant des gaz de schiste là aussi, le débat n’a pas porté sur le fond mais sur la fiabilité des données. En définitive, la vision du développement durable ébauchée par les élèves ingénieurs, n’a nullement la prétention d’être exhaustive, complète et définitive, elle montre seulement que ces élèves ingénieurs dans leur ensemble, sont aptes à s’emparer des problèmes de l’énergie, voire d’autres qui intéressent au plus haut point notre pays. La stratégie du fil de l’eau qu’ils proposent est adossée à une stratégie énergétique multisectorielle qui implique la société, les départements ministériels, bref, un plan Marshall décidé par l’Etat qui doit impérativement reposer sur l’Université algérienne qui doit réhabiliter la formation d’ingénieurs et de techniciens par milliers.
L’exemple de l’Ecole Polytechnique qui existe depuis près d’un siècle, matrice de la technologie du pays qui a formé plus de dix mille ingénieurs et un millier de docteurs devrait non seulement être conforté mais devrait naturellement se voir confier au vu de son potentiel une centaine de professeurs et maîtres, de conférences, un rôle dans ce plan Marshal du développement durable que nous appelons de nos voeux. Le destin du pays qui repose sur ses élites doit se décider en Algérie, nous n’avons pas besoin de tutelle qui doit nous indiquer si nous sommes sur la bonne voie ou si nous devons encore faire des efforts pour arriver à la norme, qui, on l’aura compris, est dictée par l’Occident notamment paléo-colonial.
Il serait tragique que la formation des hommes soit sous-traitée à l’extérieur. J’en appelle clairement à la remise sur rail, avant qu’il ne soit trop tard, de la formation technologique dans le pays, en réhabilitant la discipline des mathématiques, des mathématiques techniques, en revoyant fondamentalement la formation professionnelle, et naturellement en redonnant à la formation d’ingénieurs ses lettres de noblesse. Dans la cacophonie actuelle, ce qui restera dans le futur ce sont les hommes et les femmes bien formés, fascinés par le futur et dont l’Algérie aura besoin Le destin de l’Algérie se jouera assurément dans cette génération, ne la ratons pas!

Pr Chems Eddine Chitour
1.Karen Ward, Le peak oil Plus de pétrole dans 50 ans, prévient Hsbc petrole.blog.lemonde.fr 2010/04/04.
(Ecole Polytechnique enp-edu.dz )
(mondialisation.ca)