jeudi 12 avril 2012

Nessma TV investit dans le virtuel du 50e anniversaire de l'Indépendance


«Dis la vérité une fois et tu peux mentir jusqu'à ta mort.» Proverbe algérien
Le patron de Nessma TV, Nebil Karoui, va présenter ce matin, lors d'un point de presse, son programme célébrant le 50e anniversaire de l'Indépendance de l'Algérie. Encore une fois, Nessma TV ne cesse de nous surprendre par son manque d'ingéniosité, de génie et stratégie audiovisuelle. D'abord parce que Nessma TV est une télévision de droit tunisien et que la Tunisie n'est pas liée directement par la Guerre de Libération et encore moins par les célébrations du 50e anniversaire de l'Indépendance de l'Algérie. Si la France a le droit de préparer des programmes et des émissions télés sur cette date historique cela se comprend par le partage de la mémoire et de l'Histoire entre nos deux pays. Alors à quoi servirait réellement ce programme spécial que la Télévision tunisienne Nessma TV va concocter pour célébrer cet événement national? Selon certaines sources, la chaîne de Nebil et Ghazi Karoui, prépare un programme spécial destiné au télespectateur algérien et cela entre les 16 et 23 avril (16 avril étant la Journée du savoir et on ne voit pas le rapport!). Selon un quotidien national, la chaîne accueillera pour une entrevue la militante Djamila Bouhired. Celle-ci a toujours refusé de donner des interviews à la presse nationale et surtout de s'exprimer sur les coulisses non dévoilés par Yacef Saâdi dans le film «La Bataille d'Alger». Pourquoi donc notre héroïne révolutionnaire a-t-elle enfin accepté de parler de l'Algérie sur une chaîne tunisienne? Nessma TV envisagerait également de diffuser le film de Mohamed Lakhdar Hamina, qui avait décliné l'invitation de la chaîne pour assister en direct à l'émission talk-show Ness Nessma. Combien Nessma TV a-t-elle offert pour les droits de diffusion du film à la Palme d'Or Chronique des années de braise? On espère que ce n'est pas le même tarif médiocre accordé aux films algériens qui sont diffusés toutes les semaines pour remplir la grille bien morne de la chaîne au logo rouge. Pour Nessma TV, la Révolution algérienne est «un fonds de commerce», qui marche et qui sert à tisser des relations et décrocher ce fameux agrément qui lui permet de travailler en Algérie en toute tranquillité. Mais la Télévision des Karoui préfère plutôt investir sur les ondes vides du satellite et profiter de la présence des invités prestigieux tels que Warda, Mami ou encore Khaled, Idir ou Takfarinas, que dans la production lourde et réelle. Contrairement à France télévision, ARTE, Al Jazeera ou même MBC et bien sûr l'Entv, Nessma TV n'a en effet pas investi un centime pour produire un film ou un documentaire dans le cadre du 50e anniversaire de l'Indépendance algérienne. Nessma TV préfère investir dans le virtuel des programmes-plateaux sur la Révolution nationale, dans l'espoir de reprendre sa place perdue dans le Maghreb et surtout recouvrer la notoriété qu'elle avait avant la Révolution du Jasmin.
Amira SOLTANE

L'OUVERTURE AUX LANGUES ÉTRANGÈRES AU CENTRE DES DÉBATS Les linguistes maghrébins en conclave à Alger

Le Haut Conseil de la langue arabe, se penche sur la diversité linguistiques et les sciences des langues qui rapprochent les institutions et les cultures des peuples dans toute leur dimension historique et contemporaine. «Toutes les langues du monde sont innocentes dans leurs régressions. Ce sont plutôt, les politiques et les utilisateurs qui ne s'imprègnent pas dans la recherche scientifique pour propulser les pays dans le développement», a souligné hier, Salah Belaid, linguiste à l'université de Tizi Ouzou, l'un des organisateurs du Colloque international sur le multilinguisme et langue consensuelle qui se tient du 10 au 12 avril à Djenane el Mithak à Alger. Animé par des linguistes nationaux et autres qui sont venus du Maroc, de la Tunisie, de l'Inde et même du Soudan, l'objectif de ce colloque, a-t-on souligné, vise à adopter une langue commune et compréhensible par tous les Algériens. Les langues maternelle et classique, telles que l'amazighi ou l'arabi dans toutes leurs dimensions, n'ont pas besoin de gros investissements matériel pour les enseigner tant que la langue maternelle est transmise aux enfants de manière systématique. Mais les plus grands efforts à faire, sont l'injection de la touche scientifique, laquelle permet aux langues maternelles de se développer et d'éduquer, former des citoyens conscients de l'importance de leurs appartenances culturelles, mais toutefois, le pays a besoin de langues vivantes telle que l'anglais qui constitue la matrice du développement de la technologie dans le monde.
En guise d'appui aux thèmes développées par ces spécialistes, il y a lieu de prendre l'exemple de la langue arabe qui est enseignée depuis l'âge de la scolarisation, mais, une fois arrivé à l'université tous les modules sont traduits en d'autres langues, ont-ils fait savoir. «Nous sommes des étudiants en sciences économiques; nous étudions en langue arabe. Tous les modules sont traduits des autres langues vers l'arabe, et il est très difficile pour nous de suivre, alors que les sciences économiques constituent la base de développement de tous les pays», ont regretté de nombreux étudiants en sciences économiques de Bouira que nous avons interrogés.
Conscients de l'importance du colloque, de nombreux conférenciers ont salué la tenue de cet événement fortuit pour le développement des langues étrangères en Algérie.
Amar CHEKAR 

CONFÉRENCE DE PRESSE DE RABAH MADJER «Ce match-gala doit faire la fierté de l'Algérie»


Un autre défi l'attend
Rabah Madjer a animé hier un point de presse au stade 5-Juillet pour informer des préparatifs du match-gala international prévu le 23 avril prochain à Alger.
L'ex-capitaine des Verts a évoqué l'organisation du match de charité qui mettra aux prises une sélection d'anciennes gloires du football algérien à une autre constituée d'anciennes stars du football mondial. Pour récolter le maximum de fonds pour les enfants de l'Afrique, l'ex-Ballon d'or africain en 1987, a tenu à ce que le plateau des participants soit «le plus relevé possible», afin de susciter un engouement populaire.
«Ma désignation (Ambassadeur de l'Unesco) est un honneur non seulement pour ma personne, mais aussi et surtout pour toute l'Algérie qui a toujours été à l'avant-garde des luttes pour les causes africaines», a indiqué Madjer avant de poursuivre: «Il s'agit là d'une responsabilité que je dois assumer de la meilleure des manières.»
C'est aux côtés du directeur général du Complexe olympique Mohamed-Boudiaf, et, celui du quotidien sportif, Le Buteur, que l'ex-star des Verts a présenté à la presse, le contenu de cette première initiative du genre dans notre pays, et à l'occasion de laquelle, le public sportif algérien fan de foot, aura à suivre au stade 5-Juillet. Un match-gala qui verra la participation de plusieurs stars du football algérien et international que Rabah à conviées pour être présentes à Alger. De grands noms du football africain et européen donneront la réplique aux ex-joueurs de l'EN des années 82 et 90. Côté organisation de ce type de rendez-vous mis sur pied au profit des enfants d'Afrique, en guise de solidarité, Madjer a estimé que «tout est déjà fin prêt pour la réussite de cette initiative qui devra faire honneur à l'Algérie, terre d'hospitalité toujours généreuse envers les enfants du Continent noir», a-t-il lancé. Concernant l'accès au stade 5-Juillet le jour du match- gala, Noureddine Benmihoub, le DG de l'OCO, a estimé de son côté que tout sera mis en oeuvre pour la réussite de cette rencontre de football à caractère purement convivial et fraternel. Toutefois, concernant la billetterie, les organisateurs espèrent qu'un sponsor prendra en charge l'achat des billets prévus pour la circonstance, ou bien fixeront un prix symbolique afin de permettre au public algérien de venir en grand nombre. Rabah Madjer a aussi souhaité que les familles soient de la fête à l'occasion de ce rendez-vous convivial.
L'ex-champion d'Afrique avec les Verts en 1990, n'a pas oublié d'évoquer la violence dans nos stades qui sévit actuellement. «Sincèrement, il est temps aujourd'hui de mettre fin à ce phénomène. Je pense, que ce fléau social, est l'affaire de tout le monde et le match-gala prévu le 23 de ce mois au 5-Juillet, sera l'occasion de faire passer un message fort au public algérien», a indiqué l'enfant terrible de Hussein-Dey.
Pour rappel, l'Algérien a été nommé Ambassadeur de bonne volonté de l'Unesco, en octobre 2011, en reconnaissance de son travail en faveur des jeunes et de la promotion des valeurs sportives. Footballeur de classe mondiale, Rabah Madjer a notamment évolué au FC Porto avec lequel il a remporté la Coupe d'Europe des clubs champions en 1987, en inscrivant en finale, face au Bayern Munich, un but sur talonnade, geste désormais inscrit dans les mémoires comme «à la Madjer». Après sa retraite du football, il a entraîné plusieurs clubs ainsi que l'Equipe nationale d'Algérie, avant de devenir consultant en sport sur des chaînes de télévision. Les ambassadeurs de bonne volonté de l'Unesco mettent leur notoriété au service de l'Unesco pour sensibiliser l'opinion mondiale aux questions d'éducation, de culture, de science, de communication et d'information.
Bachir BOUTEBINA 
l'EXPESSION

La coopération algéro-britannique devrait s’élargir à l’avenir à plusieurs secteurs (ambassadeur)


"La coopération algéro-britannique devrait s’élargir à l’avenir à plusieurs secteurs", a affirmé, mardi à Alger, l’ambassadeur du Royaume-Uni à Alger, Roper Martyn, qualifiant les relations entre l’Algérie et la Grande Bretagne d’"excellentes".
Dans une déclaration à la presse à l’issue de sa participation à une cérémonie de distinction de jeunes ayant bénéficié d’un stage de formation pour la création de micro-entreprises avec le soutien de l’ambassade de Grande Bretagne, M. Roper a indiqué que la coopération bilatérale "devrait s’élargir à l’avenir pour englober le secteur de la communication et les organisations civiles (scouts)".
M. Roper a en outre exprimé la volonté de son pays de "développer le partenariat avec l’Algérie" soulignant que "les deux pays partagent de nombreux intérêts communs". Il a ajouté que le Royaume uni "souhaite établir des relations fortes avec les pays arabes notamment à la lumière des mutations que connaît la région".
L’ambassadeur britannique a affirmé, dans le même contexte, que le projet de partenariat entre l’ambassade du Royaume-Uni et l’Association nationale des échanges entre jeunes (ANEJ), pour l’accompagnement des jeunes désireux de créer leur propre entreprise, a "réalisé les objectifs escomptés" souhaitant voir un plus grand nombre de jeunes bénéficier à l’avenir de ce projet qui leur permettra de réaliser leur autonomie financière.
Pour sa part, le président de l’ANEJ, Sahli Ali, a affirmé, dans une allocution prononcée à l’occasion, que les principes fondamentaux de ce projet consistent en l’accompagnement et la formation des jeunes désireux de créer des micro-entreprises. Soulignant que le secteur des services est le plus investi par les jeunes, M. Sahli a appelé ces derniers à se lancer dans d’autres secteurs tels que celui des nouvelles technologies.
APS

dimanche 8 avril 2012

Pont d'intelligence entre les jeunes français et algériens » : l’association Maison de l’Algérie compte faire aboutir le projet en dépit « d’embûches »

«Pont d'intelligence entre les jeunes français et algériens » : l’association Maison de l’Algérie compte faire aboutir le projet en dépit « d’embûches »


 L’Association Maison de l’Algérie compte faire aboutir son projet « Pont d'intelligence entre les jeunes français et algériens », prévoyant des modules de formation à Alger et Paris dans un premier temps sur la gestion de projets via la mise en place de séjours d’une semaine "Entreprendre en Algérie", nous affirmons œuvrer à concrétiser ce Pont d’Intelligence en dépit « d’embûches ».

                 Notre premier week-end initiatique sur Alger était prévu en septembre 2011 et force est de constater qu’à ce jour, notre démarche n’est pas comprise de part et d'autre (France -Algérie) du moins pas du tout accompagnée par ceux qui devaient l’être, en amont, et  nous le regrettons.

Dans un appel à la jeunesse des deux rives lancé en mai 2011,  l’Association invitait les jeunes français et algériens  à participer à l’émergence de générations d’entrepreneurs à Alger et, ce faisant, à se positionner sur le marché national.

Suite à cet appel, nous avons eu une adhésion massive  à notre projet et nous avons pris conscience de l’intérêt suscité par cette idée auprès de la jeunesse des deux rives.


Au vu des modestes moyens dont dispose l’association Maison de l’Algérie pour faire face à cet afflux, nous avons sollicité le soutien auprès des différents départements ministériels algériens (Tourisme, Culture, Environnement…) et autres administrations et organismes publics en Algérie : (Ansej, Andi, Air Algérie….) et auprès des institutions françaises ( Ministère de la jeunesse et des sports ( jeanette Bougrab), Conseil général du 93 ( Claude Bartolone), Conseil régional de l'Ile de France et Mr François Holland   ), nous déplorons « qu’aucune des structures censées accompagner cette démarche n’a répondu favorablement ». Ce soutien financier sera utilisé pour couvrir les frais de déplacement, de logement des jeunes et la rémunérations des animateurs des ateliers projets, clé de réussite du partenariat entre la jeunesse des deux rives.

L’objectif est de créer des modules de formation à Alger et Paris dans un premier temps, sur la gestion de projets via la mise en place de séjours d’une semaine « Entreprendre en Algérie » qui par conséquent doit booster l’esprit entrepreneurial des jeunes algériens au pays  en mettant à leur disposition un espace favorable et créer une passerelle opérationnelle pour les jeunes français binationaux sans oublier l’effet d’écho sur l’élite algérienne qui a déserté son sol natal.


Nous rappelons qu’il s’agit d'une démarche inédite de la relation franco-algérienne, l'option jeune ( 70% de la population algérienne) que doit déployer la France en direction de l'Algérie afin de renforcer sa présence en Algérie.

Ce genre de « tâtonnement » aiguise l’appétit d’autres pays dont les convoitises pour les jeunes algériens et les beurs en France « sont plus que menaçantes ». Nous avons en pour preuve l’initiative de l’Ambassade américaine à Alger, lancée à l’endroit des étudiants algériens auxquels elle prévoit des « Portes ouvertes sur la formation » en vue d’un « brain drain ».

Cette démarche américaine à l’égard de futurs cadres n’est absolument pas une nouveauté. De nombreuses structures américaines fonctionnent déjà en Europe et notamment en France en direction des élites des banlieues françaises avec pour objectif de former des élites algériennes  américaines qui serviront avant tout l’économie américaine.

L’initiative américaine n’est pas critiquable même si elle cible les compétences parmi la jeunesse algérienne, mais il nous appartient d’interpeller les institutions algériennes et françaises sur notre concept "Pont d’intelligence entre les jeunes algériens et français "afin de les amener à mesurer les retombées bénéfiques que peut générer la dynamique créé par ce mouvement d’échanges , sur les plans touristique, culturels et socio-économique des deux pays.

Ainsi, nous saisissons l'occasion des présidentielles françaises pour interpeller les candidats, la présidente de l'association Maison de l'Algérie a remis en main propre, lors de la rencontre "les candidats face aux associations" organisée par CPCA "la voix du mouvement associatif" le 10 mars 2012 à Saint Denis, la plaquette du Pont d'intelligence entre les jeunes français et algériens à :

- Mr François Holland candidat du PS, aucune réaction à ce jour, nous avons été trés déçu car se présentant comme le candidat de la jeunesse et porteur d'une vision nouvelle de la relation franco-algérien, et de plus entouré au niveau de son staff de campagne par des franco-algériens.

- Mme Nathalie Kosciusko-Morizet porte parole du candidat Nicolas Sarkozy de l'Ump, nous avons été trés surpris de la réactvité du staff de campagne de Nicolas Sarkozy. Mr Patrick Karam responsable de l'organisation des propositions émanant de la diversité pour le candidat travaille actuellement  avec nous afin de transmettre notre proposition au Président candidat Nicolas Sarkozy.

- Mr François Bayou candidat du Modem, aucune réaction à ce jour.

- Mr Jean luc Melenchon candidat du front de gauche, aucune réaction à ce jour, nous sommes comme même supris pour celui qui déclare que sa première visite officielle sera l'Algérie.

 - Mme Eva Joly candidate d'Europe Ecologie les verts, aucune réaction.

Notre conclusion, l'épanouissement durable de la relation entre la France et l'Algérie ne peut se faire qu'à travers la jeunesse porteuse d'un avenir serein et constructif dans un esprit de réciprocité.

vendredi 6 avril 2012

Festival international du film oriental de Genève (FIFOG) 80 films en compétition

L’Algérie sera représentée par des films de fiction récents et des documentaires portant notamment sur l’histoire de la guerre de libération.


La 7e édition du Festival international du film oriental de Genève (Fifog) aura lieu du 28 avril au 6 mai. C’est ce que nous a déclaré Tahar Houchi, directeur artistique de ce festival en marge du Festival du film amazigh qu’a abrité la wilaya de Tizi Ouzou. Quelque 80 films issus de plusieurs pays seront à l’affiche. La nouveauté cette année réside dans la mise en place de trois compétitions : long métrage (fiction), court métrage  (fiction) et documentaire, et l’hommage à un cinéaste ayant marqué par son œuvre la cinématographie, explorant les frontières entre l’Orient et l’Occident, ajoute M. Houchi.

Une exposition artistique, un colloque à l’Institut des hautes études internationales et du développement  autour de Mémoire et cinéma et un atelier de formation en faveur des jeunes Genevois et Marocains seront également au programme de cette rencontre.
L’Algérie sera représentée par plusieurs productions dont  Normal  de Merzak Allouache (prix du meilleur long métrage arabe au Festival de Doha-Tribeca 2011),  Essaha de  Dahmane Ouzid, Le pain nu de Rachid Benhadj, Demain Alger (Amine Sidi Boumediène), Brûlures (Farid Attoumi) et El Mektoub de Mohamed Soudani (production algéro-suisse). Dans la catégorie  documentaire, on retrouve Tahar Djaout, un poète peut-il mourir ? de Abderrazak Larbi Cherif, L’encre de liberté (Hocine Redjala), L’Algérie, de Gaulle et la bombe, de Larbi Benchiha, (France-Algérie) et Vent de sable, le Sahara des essais nucléaires (France-Algérie). L’Egypte participe, entre autres, avec la fiction 18 jours de Yousri Nasseroulah, Sherif Arafa, Mariam Abou Ouf.

C’est un  film collectif composé de 10 courts métrages de fiction relatifs aux événements de la place Tahrir, au Caire, du 25 janvier au 11 février 2011. Le pays hôte présentera des films récents et un documentaire sur la guerre qui a opposé Israël et le Hezbollah en 2006. Sous la forme d’un carnet de voyage réalisé par Patrick Chapatte et Marco Dellamula, ce documentaire d’animation traite des conséquences humanitaires des bombes à sous-munitions au Sud Liban. La Tunisie, pour sa part, sera en lice avec notamment un documentaire sur la révolution de jasmin intitulé Plus jamais ça ! «Le Fifog est avant tout un espace où s’exposent les plus récentes, les plus originales et les plus innovantes productions cinématographiques d’Orient et d’Occident.  

Un intérêt particulier est accordé aux œuvres de jeunes réalisateurs et aux films qui abordent des questions pertinentes et apportent des éclairages intéressants sur les sociétés dans lesquelles les œuvres sont ancrées. Aussi, le festival ambitionne de réduire l’incompréhension entre l’Orient et l’Occident en explorant continuellement les frontières entre ces deux mondes», souligne le directeur artistique de ce festival.                           

Ahcène Tahraoui
El Watan

1er salon national du film documentaire à Biskra A la découverte des sites archéologiques

Les cinéastes en herbe déplorent l’interdiction de filmer les sites archéologiques et les monuments nationaux, au moment où le pays enregistre un manque cruel en matière de cinématographie.


Des cinéastes professionnels et amateurs, venus de tout le pays, ont participé du 2 au 4 avril au 1er Salon national du film documentaire de Biskra. A cette occasion, une trentaine d’œuvres cinématographiques de 8 à 30 minutes, tournant autour du thème de «Algérie: Nature, monuments et sites archéologiques», ont été projetées à la maison de la culture Redha Houhou, organisatrice, en coordination avec Badrfilm, de cette manifestation qui a attiré des dizaines de cinéphiles en herbe et d’autres plus chevronnés.

«L’objectif de cette manifestation est de permettre aux cinéastes nationaux de se rencontrer et d’exposer leurs courts-métrages à la critique de leurs pairs et aussi du public. Le slogan de ce salon vise à promouvoir les référents culturels nationaux et à montrer les richesses archéologiques et touristiques des différentes régions de notre pays par le truchement des techniques audiovisuelles», a dit Amor Kabbour, directeur de la culture de Biskra, qui a donné le coup d’envoi de ce salon. Venu de Skikda, un jeune réalisateur de documentaires amateur n’évoque pas, comme on pourrait s’y attendre, le manque de matériels de prises de vues et de son ou leur cherté qui entraverait ses projets cinématographiques, il dénonce plutôt l’interdiction de filmer les sites archéologiques et les monuments nationaux décrétée par les pouvoirs publics.

Pour contourner cette mesure qui «n’a plus raison d’être à l’époque de Google hearth», selon ses termes, il a réalisé un film documentaire sur un site historique et archéologique délaissé et méconnu au moyen d’un téléphone portable. Il a dû, raconte-t-il, passer des heures à convertir, étalonner, formater et monter ses images prises à la sauvette et en catimini pour en faire une œuvre de «bonne facture», selon d’autres cinéastes. En marge de la projection des films, Ahmed Hamel, réalisateur professionnel venu de Annaba, a animé des ateliers de formation pour les jeunes sur les techniques de réalisation et de montage de films courts.

Une excursion vers les gorges d’El Kantara et son célèbre village rouge à été organisée au bénéfice des participants de ce salon qui ont trouvé en ces lieux matière à pratiquer leur passion à Biskra, laquelle recèle un nombre inestimable de sites archéologiques, historiques et architecturaux qu’ «ils ont pu filmer sous tous les angles», selon les organisateurs. Beaucoup ont promis de revenir l’année prochaine avec des œuvres plus abouties.
 

H. Moussaoui
El Watan