samedi 3 novembre 2012

Hollande plaide pour un dialogue politique avec l'Algérie


Le président français, M.François Hollande, a adressé un message de félicitations au président de la République, M.Abdelaziz Bouteflika, à l'occasion de la célébration du 58e anniversaire de la révolution du 1er Novembre 1954 dans lequel il s'est réjoui de la «vigueur renouvelée» des relations algéro-françaises. «A l'occasion du 1er novembre, j'ai le plaisir de vous adresser à vous-même ainsi qu'au peuple algérien mes voeux très sincères et amicaux», a écrit le chef de l'Etat français dans son message.
«En cette année du Cinquantenaire de l'indépendance algérienne, je me réjouis de la vigueur renouvelée de nos relations qui se manifeste à travers les nombreux domaines dans lesquels coopèrent nos deux pays», a souligné M.Hollande. Pour le président français, «les récents échanges de visites ministérielles entre nos deux pays ainsi que la perspective de ma prochaine visite d'Etat (en Algérie) s'inscrivent dans cette ambition résolue de nous tourner vers l'avenir afin de sceller une amitié durable entre nos deux nations».
M.Hollande a fait remarquer qu'«à l'heure où les enjeux de coopération en Méditerranée prennent un relief particulier, les deux acteurs majeurs de la région que sont la France et l'Algérie ont le devoir de mettre à profit leur influence et leur expertise pour oeuvrer de concert en faveur de la stabilité et du développement régional». Le chef de l'Etat français a assuré le Président Bouteflika de la volonté de la France d'établir un dialogue politique «ouvert» et «constructif» avec l'Algérie sur cette question.

ENTREPRISES ALGÉRIENNES Aider les plus performantes


On n'aide pas les entreprises pour le plaisir, mais pour soutenir leurs efforts de compétitivité
Nul ne peut nier les efforts déployés par les gouvernements successifs de notre pays et visant à aider la production nationale.
Il suffit de rappeler, si besoin est, l'aide apportée aux entreprises algériennes sur de longues périodes et sous différentes formes et, bien entendu, personne ne trouvera à en redire sur le principe. Il n'est pas besoin que l'on vienne nous parler de chômage, de l'avenir de nos enfants et de l'entrée de notre pays à l'OMC pour que l'on saisisse l'importance et la nécessité de l'aide de l'Etat aux producteurs nationaux. Si, cependant, sur le principe il n'y a rien à dire, sur la manière dont cela se passe chez nous, par contre, tout est à revoir car tout laisse à désirer.
Si, aujourd'hui, on en est encore à appeler les Algériens à consommer local pour aider la production nationale et si l'on en est encore à demander à l'Etat de taxer les importations de manière à favoriser cette même production, c'est que - et il faut l'admettre - la manière dont a été conçue et menée jusque-là cette aide à la production nationale a été tout simplement du n'importe quoi.

Il est temps que certaines voix se taisent et que certains se retirent
A ceux qui ne font pas de différence entre la politique et l'économie et qui ne savent donc pas que, contrairement à ce qui se passe dans le monde opaque de la politique, les erreurs en économie se paient cash et sans délai, il y a lieu de rappeler que l'on aide la production nationale pour l'aider à être plus compétitive et non pour augmenter son «incompétitivité». Les Etats le font partout dans le monde, c'est vrai, mais partout dans le monde cela a donné des résultats. Pourquoi ce n'est que chez nous que cela doive ne pas en donner?
Il est temps de revenir au bon sens et de cesser d'insulter l'intelligence des Algériens qui savent être indulgents, et ils le sont parfois même au point de laisser passer certaines grossièretés au nom de l'intérêt national et pour le besoin des exigences du moment. Mais, entendons-nous bien, les Algériens ne sont pas plus dupes que d'autres. Ils sont capables de juger les actes à leurs résultats et, sur ce plan-là, les résultats de l'aide apportée aux entreprises nationales privées et publiques ne sont pas flatteurs. Pour preuve, nous en sommes toujours à une dépendance à 98% de notre sous-sol. La question qui se pose est simple: à quoi a servi toute l'aide accordée à la production nationale? A quoi a servi réellement la protection dont a bénéficié cette production? Absolument à rien!
On n'aide pas les entreprises pour le plaisir de le faire mais pour soutenir leurs efforts de compétitivité, la seule à même de leur assurer, d'abord, une survie et, ensuite, une part du marché. Si, maintenant, toute l'aide dont ont bénéficié les producteurs nationaux n'a rien donné, on est en droit de poser sérieusement la question de son efficacité dans ce cas précis et de soulever, a postériori, celle relative à l'utilisation de l'argent public à bon escient.
Il ne fait pas de doute que l'approche de l'aide aux entreprises nationales n'a rien donné et l'une des conclusions immédiates à tirer est qu'il faut changer d'approche. Pour cela il est nécessaire de changer les hommes aussi. Ceux qui ont réfléchi au problème l'ont mal fait. Ceux qui ont proposé des solutions n'ont pas trouvé les bonnes. Il est temps que certaines voix se taisent et que certains se retirent. Pour le grand bien de nos entreprises justement.

Ne gaspillons pas l'argent public
Nos maux à nous proviennent, entre autres, du fait que l'on charge n'importe qui de n'importe quoi et ce n'est donc pas un hasard si, chez nous, n'importe qui fait n'importe quoi... A l'arrivée, il ne faut plus s'étonner qu'un ministre de l'Intérieur trouve légal le marché parallèle des devises, que le gouverneur de la Banque d'Algérie le désavoue, que l'Algérie ait des bureaux de change privés autorisés que personne ne connait et dont les députés ne demandent même pas à connaitre l'identité des propriétaires. Ces députés dont une majorité n'a jamais lu un livre selon une vidéo qui circule sur YouTube. Tout nage dans le désordre en fin de compte. Un désordre qui, rappelons-le, a permis de transférer les fonds des entreprises publiques vers les caisses d'une certaine Banque El Khalifa. Un acte que certains veulent bien nous faire oublier mais qui demeure tel un témoignage de l'histoire contre ceux qui ont miné la situation financière de ces entreprises.
Quelqu'un demandait un jour à un penseur ce qu'il pouvait faire pour servir l'islam. Le penseur le regardait longuement et scrutait sa barbiche désordonnée, son kamis mal entretenu et son pantalon trop court avant de lui répondre: «La meilleure façon de servir l'Islam est de t'en éloigner!». De même, la meilleure manière dont certains pourraient aider nos entreprises et notre économie en général est qu'ils prennent leur retraite et qu'ils laissent les gens travailler. Assez d'aide à ceux qui ne peuvent l'utiliser à bon escient. Assez d'assistance à ceux qui ne peuvent se relever. Pour pouvoir tirer quelqu'un du fond du puits, il faudrait au moins qu'il tende la main afin que l'on puisse le tenir par le bras. Si, maintenant, il s'entête à garder la main derrière le dos, on ne peut pas passer l'éternité à vouloir l'aider. Aide-toi, disent certains, et Dieu t'aidera. Les canards boiteux coûtent trop cher au pays en fin de compte!
Lorsqu'on réfléchit à un niveau macroéconomique, il faut avoir le courage de reconnaître que l'aide ne peut être éternelle et que, par conséquent, on est obligé de laisser tomber les plus faibles. Les pays ne gagnent pas la lutte de la compétitivité avec des entreprises faibles et pour cela, ils ne se donnent pas le droit, comme veulent le faire certains chez nous, de gaspiller des ressources en les injectant là où elles n'ont aucune rentabilité. Dans une économie de marché on ne maintient pas les plus faibles au sérum du mensonge et de l'illusion, on propulse plutôt les plus forts. Si, maintenant, on raisonne au niveau microéconomique, on est obligé de concéder que l'entreprise privée est une affaire privée dont l'objectif premier est de réaliser du profit. Le citoyen n'est en aucun cas coupable de ses échecs pour avoir à supporter ses erreurs de gestion ou son incapacité à rester en vie et l'on n'a pas le droit de gaspiller l'argent de ce citoyen sans résultat en plus.

Quelle est notre stratégie en matière de PME?
Nous ne sommes pas contre l'aide aux entreprises. Nul n'ignore, en effet, l'importance des PME au niveau de l'emploi, du PIB, de la production etc. Mais on parle bien ici de la PME, c'est-à-dire d'entreprises capables d'aider leur pays car nous pensons que tant qu'elles participent à la croissance, les entreprises méritent d'être soutenues mais, à partir du moment qu'elles deviennent plutôt un fardeau pour l'économie de leur pays plutôt qu'un levier de croissance, ces entreprises devraient être considérées autrement. Tant qu'on y est, pourquoi ne pas donner de primes de rendement aux chômeurs?
Il n'y a pas longtemps, le patron de nos patrons avait demandé à ne pas payer d'impôts et voilà qu'aujourd'hui le SG de l'Ugta qui demande de l'indulgence aux citoyens quant aux niveaux bas de qualité des produits nationaux. On croirait rêver! Ce n'est pas en fermant les yeux sur le niveau non adéquat de qualité que l'on aide nos entreprises à s'élever et à s'affirmer, c'est en leur exigeant plus qu'aux autres qu'on pourrait les aider à s'améliorer. Ce n'est pas en taxant les produits d'importation que l'on aiderait les nôtres à devenir meilleurs, c'est en les poussant à affronter meilleur que soi qu'on les pousserait à trouver une place sur un marché de plus en plus difficile.
Cette politique qui a consisté à miser sur les sentiments en chatouillant la corde du nationalisme dans une question de management est une mauvaise politique. C'est un comportement inapproprié et une culture incompatible avec les exigences du management des entreprises. A la limite, nous dirions même que cela a été une politique irresponsable. La preuve est donnée par ces résultats, qui sont là, aussi lamentables que les 2% hors hydrocarbures que nous comptons dans nos exportations. Revenir après cela et demander au gouvernement à taxer les importations pour aider la production nationale ne peut être assimilé qu'à du n'importe quoi et les arguments à cette demande ne peuvent pas tenir la route.
Après tant d'années d'aide sans suite, il était plutôt de notre droit de nous attendre à ce que l'on vienne nous décliner une stratégie réelle et sérieuse pour la promotion du produit «made in Algeria» et pas une autre manière de camoufler les échecs répétés. Il était de notre droit aussi de nous attendre à ce qu'on nous parle de territoires, de clusters, d'avantages concurrentiels, de compétitivité des nos entreprises, de création de la demande, d'attraction des investisseurs étrangers, de produits nationaux aux normes internationales, de pénétration de marchés internationaux par certains de nos produits etc. Et qu'est ce qu'on nous dit? Les uns ne veulent pas payer d'impôts, les autres veulent encore de l'aumône sur le dos des citoyens. Eh bien, non! Cela ne fait pas sérieux, messieurs. Pas sérieux et pas responsable du tout!
Retirons donc le tube de sérum et que les meilleurs restent. Ceux-là mériteront toute l'aide de l'Etat et nous saurons être indulgents en tant que citoyens, en tant que consommateurs et en tant que compatriotes. Parler au nom des entreprises algériennes, lorsqu'on dit de telles aberrations, est mauvais en soi car on diminue de la sorte le mérite des bonnes entreprises, celles qui ont su s'élever et avoir des produits qui s'exportent. Que ceux qui demandent de l'aumône à l'Etat le fassent, au moins par pudeur, au nom des faibles et des incapables mais pas au nom de toutes les entreprises quand même.
Par ailleurs, il serait intéressant de savoir quelle est la stratégie mise en place par l'Etat pour les entreprises et, surtout, pour les PME. Quelle mission accorde-t-on à ces entreprises? Quelle est notre vision en ce qui les concerne? Quels objectifs avons-nous tracés quant à l'exportation? Quant aux parts de marchés? Dans quels secteurs exactement? Et quelle est la place de l'innovation dans tout cela? Comment sera organisée cette innovation? etc. Il est bien fini le temps où l'on pouvait gérer des ministères sans diplômes et être directeur d'entreprise sans avoir jamais fréquenté l'école? Il est bien loin ce temps-là. Nous sommes à un moment où la mondialisation fait ravage dans les rangs des entreprises les plus compétitives et, de notre temps, l'innovation devient incontournable pour ceux qui désirent arracher une part du marché ou, du moins, survivre. A croire cependant ce que l'on voit, chez nous, on innove dans la manière de cacher les échecs et de camoufler les défaillances. Et, le comble, comme si de rien n'était, ce sont toujours les mêmes qui parlent et qui continuent de proposer.

«Que ton enfant soit beau et tout le monde l'embrassera»
L'aide à une entreprise peut revêtir des formes multiples et variées. Mais la meilleure est sans doute celle qu'elle se donnera à elle-même. Tant sur le marché national que celui international, il n'y a qu'un seul critère qui soit valable pour la présence ou non d'un produit ou d'un service quelconque. Il s'agit de la valeur qui est ajoutée à ce produit ou ce service ou, pour être plus juste, il s'agit de la valeur de l'offre de l'entreprise. Cette valeur peut concerner directement ou non le produit ou le service en question. Il suffit, comme disent les gens du marketing, qu'elle soit «visible» par les consommateurs. Il ne fait dès lors aucun doute que les efforts de nos entreprises doivent être orientés non pas sur le produit ou service mais sur la qualité du produit ou service et sur le processus qui assurera cette dernière.
Si les produits nationaux trouvent du mal à se vendre c'est qu'ils ne renferment pas assez de valeur offerte. Cette valeur-là ne peut malheureusement pas s'améliorer par la taxation des importations ou par l'encouragement à consommer local, mais grâce à des stratégies de développement des entreprises et des stratégies d'innovation.
Les entreprises ont besoin d'être bien gérées pour arriver à améliorer leur capacités compétitives. Un proverbe bien de chez nous dit: «Jib oualdek zine elli wala y boussou» (que ton enfant soit beau et tout le monde l'embrassera). Lorsque nos entreprises arriveront à offrir des produits ou services valables, tout le monde en redemandera sans doute. En attendant, changeons la manière de les aider en les rendant plus responsables et moins dépendantes de l'aumône.
 

vendredi 2 novembre 2012

A UN MOIS DE LA VISITE DU PRÉSIDENT HOLLANDE Six ministres français à Alger en quatre mois



Après le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, en juillet dernier, la ministre déléguée en charge de la Francophonie, Yamina Benguigui, la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq et le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls qui a passé environs 48 heures à Alger, deux autres visites ministérielles sont attendues cette semaine à Alger. Selon un communiqué des services de l'ambassade de France à Alger c'est le ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui arrivera le 4 novembre prochain. «Cette visite s'inscrit dans le cadre de la préparation de la visite du président de la République et du renforcement des relations économiques entre nos deux pays», a indiqué le communiqué des services de l'ambassade de France. Le même communiqué précisant que durant son déplacement en Algérie, M.Arnaud Montebourg s'entretiendra avec Chérif Rahmani, ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement et rencontrera également d'autres représentants du gouvernement algérien.

Par ce déplacement, M.Arnaud Montebourg souhaite poursuivre et amplifier le développement de partenariats industriels et technologiques avec l'Algérie, partenaire économique d'envergure, dans un esprit de bénéfice mutuel, en particulier en termes de création d'emplois et de richesses pour les deux pays. La même source rapporte qu'un point de presse conjoint aura lieu le 4 novembre au siège du ministère de l'Industrie à 13h. Il est ainsi attendu que lors de ce déplacement, il sera mis fin au suspense sur l'éternel dossier d'une usine de construction automobile qui traîne depuis des années. D'autre part, selon des sources non confirmées, la ministre française du Logement, Cécile Duflot, pour sa part, devrait arriver à Alger également, venir à Alger à la mi-novembre. Elle doit rencontrer son homologue, Abdelmadjid Tebboune. Depuis le retour de ce dernier à la tête du secteur de l'habitat, il a décidé de diversifier les partenaires en se tournant vers les Européens. Les entreprises chinoises étant implicitement éliminées, la niche est de ce fait libre. La concurrence sera engagée entre les entreprises portugaises, espagnoles et françaises pour la réalisation d'un ambitieux programme. Au moins 450.000 logements seront réalisés d'ici 2013. Jamais une visite d'un président français en Algérie n'a eu autant de préparatifs. A juger par le défilé des ministres du gouvernement français à Alger, il faut admettre que cette visite est loin d'être parasitée par un contexte régional très particulier. La France veut sa guerre au nord du Mali et l'Algérie freine des quatre fers.Après le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, en juillet dernier, la ministre déléguée en charge de la Francophonie, Yamina Benguigui, la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq et le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls qui a passé environs 48 heures à Alger, deux autres visites ministérielles sont attendues cette semaine à Alger. Selon un communiqué des services de l'ambassade de France à Alger c'est le ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui arrivera le 4 novembre prochain. «Cette visite s'inscrit dans le cadre de la préparation de la visite du président de la République et du renforcement des relations économiques entre nos deux pays», a indiqué le communiqué des services de l'ambassade de France. Le même communiqué précisant que durant son déplacement en Algérie, M.Arnaud Montebourg s'entretiendra avec Chérif Rahmani, ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement et rencontrera également d'autres représentants du gouvernement algérien.
Brahim TAKHEROUBT
L'EXPRESSION


Les jeunes Algériens connaissent-ils l’histoire de la Révolution ?


Mourners shout during the funeral of Abdelkader Akriche, who was killed during the recent flare-up of unrest triggered by a sharp rise in food prices, in Bou Ismail
Même le président de la République se pose sérieusement cette question. Les jeunes Algériens ont-ils une connaissance de l’histoire de la Révolution Algérienne. Que représente pour ces jeunes ce chapitre important de l’histoire de leur pays ? Ces questions ne revêtent plus aujourd’hui un quelconque caractère symbolique même si l’Algérie a célébré en grande pompe son cinquantenaire de l’Indépendance pour perpétuer à jamais les sacrifices consentis dans le sang et la douleur. Ainsi, de la Révolution, il n’en reste, malheureusement, à peine quelques cendres éteintes.
Le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, a dressé, d’ailleurs, sans aucune gêne ce constat : «Les jeunes d’aujourd’hui sont préoccupés par autre chose, pas par la Révolution. (…) Et ce n’est pas aujourd’hui qu’on va dire aux jeunes que la Révolution est sacrée»,  a-t-il déclaré l’été dernier à la fin des festivités organisées à l’occasion de la fête du 5 juillet qui a coïncidé avec le cinquantenaire de l’Indépendance. Des festivités qui n’ont pas réussi également à réconcilier les jeunes Algériens avec leur histoire, a constaté également le ministre lequel a avoué que les activités du cinquantenaire de l’Indépendance n’ont nullement réussi à «réchauffer la flamme patriotique auprès des jeunes».
Les 733 millions de dollars consacrés par l’Etat aux festivités du cinquantenaire de l’Indépendance n’ont donc pas servi à grand-chose. Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, n’apporte guère, lui aussi, un démenti à cette lecture puisque lui-même, en mai dernier, s’est plaint que les jeunes ne connaissent même pas Ahmed Ben Bella, premier chef d’Etat de l’Algérie Indépendante, décédé le 11 avril 2012 ! «J’ai été surpris de voir lors de l’enterrement du président Ben Bella que de jeunes algériens ne connaissent pas Ahmed Ben Bella, ils l’ont découvert pour la première fois. Ils ne connaissaient pas son existence, ils ne savaient pas qui il était. Cela veut dire que nous ne connaissons pas l’Histoire de notre pays», a déploré le premier magistrat du pays. L’ignorance criarde des jeunes de l’histoire de la Révolution du 1er Novembre est également déplorée par les Moudjahidines qui regrettent l’indifférence  dont fait preuve la génération actuelle vis-à-vis de l’histoire de son pays.
Et à ce sujet, le président de la Fondation de la mémoire de la wilaya IV historique, le colonel Youcef Khatib, dit « Si Hassan », a fait remarquer récemment que les jeunes  n’accordent  plus d’intérêt à l’histoire de la Révolution nationale. Les jeunes doivent s’intéresser davantage à l’histoire de la lutte pour l’indépendance menée par leurs aînés, a plaidé ce Moudjahid lequel a demandé aux jeunes Algériens de «s’imprégner des valeurs de la Révolution armée». Mais cet appel a-t-il trouvé de l’écho chez cette catégorie de la population ? Pas si sûr…
Amina Boumazza
ALGERIE FOCUS

FÊTE DU 1ER NOVEMBRE À ALGER


jeudi 1 novembre 2012

Toujours fidèles à la patrie...


Gloire à nos martyres 
L'équipe de Maison de l'Algérie

Le gouvernement oeuvre à maîtriser les marchés et les soumettre au contrôle quotidien


Le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé de la Prospective et des statistiques, Bachir Messaitfa, a affirmé mardi à Oran que le gouvernement œuvre à "maîtriser le système des marchés en Algérie et les soumettre au contrôle quotidien et permanent".
M. Messaitfa a indiqué à la presse, en marge du forum du quotidien "Al Wasl" organisé dans le cadre de la célébration du cinquantenaire du recouvrement de la souveraineté nationale, que la maîtrise du système des marchés qui est "liée à la stabilité et à l’équilibre social et économique", constitue l’un des objectifs fondamentaux que se fixent les services du secrétariat d’Etat de la Prospective et des statistiques.
Le secrétaire d’Etat a déclaré, dans ce contexte, que les marchés locaux nécessitent une surveillance continue, "surtout qu’un taux de 50 à 60 % des prix affichés sont artificiels et irréels, par le fait de la spéculation, du monopole et de l’accès de commerçants illégaux à ces marchés".
Il a également relevé que les marchés proposent des prix à des marges bénéficiaires supplémentaires et injustifiés recourant à des augmentations appelées communément de troisième et quatrième main (médiateurs) intervenant entre les prix de gros et de détail.
L’intérêt pour la maîtrise des marchés s’inscrit dans le cadre du plan d’action que s’attellent les services du secrétariat d’Etat à élaborer, portant particulièrement sur la prospection du système économique, la réduction de la dépendance à l’extérieur, l’étude de la demande intérieure et le suivi du commerce extérieur, a encore souligné M. Messaitfa.
Il a ajouté que ses services œuvrent également à rattraper les opportunités de développement à travers un travail prospectif, en fournissant une expertise, de la méthodologie et en déterminant une politique de statistiques exactes et sérieuses et l’étude des offres de création des ressources et leur bonne utilisation.
Le secrétaire d’Etat chargé de la Prospective et des statistiques a animé, en compagnie d’un nombre de professeurs universitaires, dont Bouchikhi Cheikh et Mohamed Taibi, une conférence sur la glorieuse guerre de libération de l’Algérie du joug colonial à travers l’analyse d’événements ayant précédé et suivi le recouvrement de la souveraineté nationale.
APS