lundi 4 décembre 2017

Le Président MACRON et la colonisation



Le candidat Macron


Le Président Macron



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Macron en Algérie: un voyage à risque ?

bfmtv

Macron en Algérie: un voyage à risque ?

Depuis lundi dernier, Emmanuel Macron effectue sa première grande tournée africaine. En quelques jours, le président français a visité le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Ghana et le Sénégal. La semaine prochaine, il tentera d'écrire une nouvelle page de l'histoire de la France avec l'Algérie. Cependant, une telle chose n'est pas facile à faire. Il fera donc face à un défi de taille. En effet, le déplacement d'un chef d'État français en Algérie s'accompagne toujours d'un peu de pressions. Et pour cause, certaines grandes phrases de l'Histoire de la France ont été écrites depuis Alger. Alors, ce déplacement d'Emmanuel Macron en Algérie est-il un voyage à risque ? Et surtout, va-t-il réussir à dépasser le passé entre les deux nations ? Décryptage avec: Albert Zennou, rédacteur en chef au service politique du Figaro. Et Mohamed Troudi, politologue, spécialiste de l'Algérie. - Priorité au décryptage, du dimanche 3 décembre 2017, présenté par Philippe Gaudin, sur BFMTV.

mercredi 14 juin 2017

Premier tour des législatives, la candidate En Marche Houmria BERRADA est arrivée en tête








Elle a certes adhéré au Parti Socialiste, du temps où elle était conseillère de quartier à Fives. Elle l’a très vite quitté. Pour Houmria Berrada, cette campagne des législatives dans la 2e  circonscription sera son véritable baptême du feu en politique. Un mot connoté, au-dessus duquel elle inscrit son engagement pour En Marche !«  Le but, c’est de dépasser les clivages politiques. Nous voulons parler à l’ensemble des citoyens qui ont besoin de savoir ce que l’on peut faire pour changer leur quotidien plutôt que de mettre en avant des étiquettes politiques  », proclame la jeune Monsoise, adhérente du mouvement depuis le début de l’année après avoir suivi sa naissance. «  Le discours d’Emmanuel Macron m’a interpellée. Libérer les énergies en dépassant les clivages, c’est une démarche qui me parle profondément. »
La candidate, qui a grandi à Wazemmes, vécu à Lille-Fives avant d’emménager à Mons-en-Baroeul où elle a créé le comit é EM !, estime qu’il y a aujourd’hui une vraie dynamique pour le mouvement qu’elle représente dans la circonscription. «  À Mons avec mon comité, à Villeneuve-d’Ascq avec ceux de Christian Carnois et d’Olfa Laforce, à Hellemmes ou à Ronchin, ces comités sont très actifs. Ils perdureront, car ils seront précieux dans les remontées du terrain. »
Un terrain auquel Houmria Berrada revendique son ancrage. «  Je suis une jeune issue de quartiers où il m’a fallu me battre avec ce que j’avais pour m’en sortir. Je me sens totalement en phase avec le discours d’Emmanuel Macron. Il y a dans ce pays des paralysies qui empêchent que s’expriment les énergies. Il est temps de s’inscrire en rupture avec cet état de fait. »
 S. H.

La voix du nord

Houmria est membre active du programme Génération Entrepreneurs en Algérie de l'association Maison de l'Algérie.


jeudi 25 mai 2017

Comment développer la coopération entre l'Algérie et la France du président Macron ?

Le Professeur Abderrahmane Mebtoul, économiste algérien et expert international.

« C'est un homme de dialogue, conscient des enjeux du monde nouveau… Je tiens à féliciter Emmanuel Macron, nouveau Président de la République française qui connaît parfaitement l'Algérie. Je pense fermement que certaines tensions entre l'Algérie et la France ne sont que passagères », affirme le Professeur Abderrahmane Mebtoul*, économiste expert de renommée internationale. Pour La Tribune, il rappelle ici quelques fondamentaux de la relation franco-algérienne, manière pour lui de contribuer dès le début de ce quinquennat au renforcement de la coopération entre les deux pays, quelques jours après l'élection présidentielle française et les élections législatives algériennes...

Nos deux pays doivent avoir une vision commune de leur devenir, et ce afin de contribuer ensemble à la stabilité régionale, conditionnée par un véritable co-développement. S'il ne s'agit nullement d'occulter la mémoire, indispensable pour consolider des relations durables entre l'Algérie et la France, il s'agit bien, en ce monde impitoyable où toute nation qui n'avance pas recule, de préparer l'avenir, ensemble et dans le respect mutuel.
Pour ma part, au cours de différentes rencontres avec d'importantes personnalités politiques et économiques, j'ai souligné que l'Algérie entend ne pas être considérée comme un simple marché. Et c'est dans ce cadre que doit se déployer un co-partenariat entre l'Algérie et la France, loin de tout préjugé et esprit de domination.
C'est dans le contexte de la quatrième révolution économique mondiale que doit être appréhendée une approche réaliste du co-partenariat entre l'Algérie et la France tenant compte.

Repousser les frontières de Schengen... jusqu'au sud du Maghreb

Au niveau mondial, nous assistons à l'évolution d'une vision purement matérielle, caractérisée par des organisations hiérarchiques rigides, à un nouveau mode d'accumulation fondé sur la maîtrise des connaissances, des nouvelles technologiques et des organisations souples en réseaux comme une toile d'araignée à travers le monde, avec des chaînes mondiales segmentées de production où l'investissement, en avantages comparatifs, se réalise au sein de sous-segments de ces chaînes.
Comme le note justement mon ami Jean-Louis Guigou, président de l'Ipemed (Institut de prospective économique du monde méditerranéen, à Paris), il faut faire comprendre que, dans l'intérêt tant des Français que des Algériens - et plus globalement des Maghrébins et des Européens ainsi que de toutes les populations sud-méditerranéennes -, les frontières du marché commun de demain, les frontières de Schengen de demain, les frontières de la protection sociale de demain, les frontières des exigences environnementales de demain... doivent être au sud du Maroc, au sud de la Tunisie et de l'Algérie, et à l'est du Liban, de la Syrie, de la Jordanie et de la Turquie, passant par une paix durable au Moyen-Orient, les populations juives et arabes ayant une histoire millénaire de cohabitation pacifique.
Plus précisément, l'Algérie et la France présentent l'une et l'autre des atouts et des potentialités pour la promotion d'activités diverses et cette expérience peut être un exemple de ce partenariat global devenant l'axe privilégié du rééquilibrage du sud de l'Europe, par l'amplification et le resserrement des liens et des échanges sous différentes formes.

Intensifier les échanges entre la France et l'Algérie

Les relations économiques entre la France et l'Algérie se maintiennent à un niveau important, comme l'atteste le bilan officiel 2016 du commerce extérieur de l'Algérie. Tandis que les pays de l'Union européenne sont toujours les principaux partenaires de l'Algérie (47,47 % des importations et de 57,95 % des exportations), on peut relever que le principal client est l'Italie, qui absorbe plus de 16,55 % des ventes, suivie par l'Espagne à 12,33 % et la France, à 11,05 %. Pour les principaux fournisseurs, la France occupe le premier rang des pays de L'UE avec 10,15 %, suivie par l'Italie et l'Espagne, avec respectivement 9,93 % et de 7,69 % du total des importations.
Durant les deux premiers mois de 2017, l'Italie a été notre principal client avec une part de 17,73 % des ventes algériennes à l'étranger, suivie par l'Espagne pour 15,14 % et la France pour 12,63 %. La Chine, qui représente notre principal fournisseur durant les deux premiers mois de l'année 2017, a livré 20,21 % de nos importations, suivie par la France pour 8,17 % et l'Italie pour 6,88 %, la France demeurant le premier investisseur hors hydrocarbures.
Cependant, les échanges entre l'Algérie et la France peuvent être intensifiés dans tous les domaines : agriculture, industrie, services, tourisme et éducation, sans oublier la coopération dans le domaine militaire, où l'Algérie peut être un acteur actif, comme le montrent ses efforts en vue de la stabilisation de la région.
Par ailleurs, n'oublions pas le nombre de résidents d'origine algérienne en France, qui dépasseraient les 4 millions, dont 2 millions de binationaux. Quel que soit son nombre exact, la diaspora représente un élément essentiel du rapprochement entre l'Algérie et la France, car elle recèle d'importantes potentialités intellectuelles, économiques et financières. La promotion des relations entre l'Algérie et sa communauté émigrée doit mobiliser à divers stades d'intervention l'initiative de l'ensemble des parties concernées, à savoir le gouvernement, les missions diplomatiques, les universités, les entrepreneurs et la société civile.

Éviter toute sinistrose dans la vision de l'Algérie

En ce moment de tensions géostratégiques au niveau de la région, avec notamment le terrorisme, la consolidation des grands ensembles, les enjeux de la mondialisation, le rapprochement entre de nos deux pays est nécessaire pour une intensification de la coopération entre la France et l'Algérie via l'Europe, à la mesure du poids de l'histoire qui nous lie.
Mais les étrangers ne feront pas les réformes à notre place : l'Algérie sera ce que les Algériennes et les Algériens voudront qu'elle soit, en supposant que les réformes structurelles indispensables se fassent, si elle veut éviter sa marginalisation et le retour au FMI à l'échéance 2018-2019.
L'Algérie peut surmonter les difficultés actuelles et être un acteur actif au sein de la région méditerranéenne et africaine. Il faut éviter toute sinistrose dans la vision de l'Algérie, car la situation est différente de celle de 1986 : la dette extérieure, inférieure à 4 milliards de dollars, et des réserves de change de 109 milliards de dollars au 1er février 2017, offrent un répit de trois années.
L'Algérie peut surmonter les difficultés actuelles. Pourtant, la réussite du partenariat industriel, national et international, n'est pas réalisable sans une gouvernance centrale et locale rénovée, une vision cohérente se fondant sur des réformes structurelles tant politiques, sociales, économiques - dont le marché financier, le foncier, le marché du travail et surtout la réforme du système socio-éducatif, pilier de tout processus de développement à l'aube de la quatrième révolution technologique.

Entreprendre ensemble dans le cadre du respect mutuel

Les tactiques doivent s'insérer au sein de l'objectif stratégique de maximiser le bien-être social de tous les Algériens. Face aux nombreux nouveaux défis qui attendent notre pays afin de le hisser au rang de pays émergent, à moyen et long termes, l'Algérie se doit d'engager des réformes structurelles supposant un large front social interne de mobilisation, tolérant les différentes sensibilités. Pour cela, la domination de la démarche bureaucratique devra faire place à la démarche opérationnelle économique, avec des impacts économiques et sociaux positifs à terme. En résumé, l'intensification de la coopération ne sera possible - tout en n'oubliant pas le devoir de mémoire - que si l'Algérie et la France ont une approche réaliste du co-partenariat, un partenariat gagnant-gagnant loin du mercantilisme et de l'esprit de domination, et une vision commune de leur devenir.
L'Algérie et la France sont des acteurs incontournables pour la stabilité de la région, et toute déstabilisation de l'Algérie aurait des répercussions géostratégiques négatives sur l'ensemble de la région méditerranéenne et africaine, comme je l'ai souligné avec force dans mon interview donnée le 28 décembre 2016 aux États-Unis, à l'American Herald Tribune. Et bien entendu sous réserve que l'Algérie approfondisse l'État de droit et la démocratisation de la société, et qu'elle réoriente sa politique économique afin de réaliser un développement durable. Les tensions actuelles entre l'Algérie et la France ne sont que passagères, selon les informations que j'ai recueillies auprès d'importantes personnalités de l'Hexagone. Il s'agit d'entreprendre ensemble dans le cadre du respect mutuel. C'est dans ce cadre que doit rentrer un partenariat gagnant-gagnant entre l'Algérie et la France, loin de tout préjugé et esprit de de domination.
...
* Auteur de nombreux articles publiés dans la presse internationale, le Professeur Abderrahmane Mebtoul a notamment animé une conférence - dont La Tribune était partenaire -, le 7 avril 2016 à La Villa Méditerranée de Marseille,sur le thème « Le partenariat gagnant-gagnant et le dialogue des cultures dans le cadre de la coopération Algérie-France, facteur de stabilité de la région africaine et euroméditerranéenne » en présence de nombreuses personnalités politiques et économiques, d'experts internationaux et du personnel diplomatique du consulat général d'Algérie à Marseille.
LA TRIBUNE 

Le président Bouteflika nomme Abdelmadjid Tebboune Premier ministre


Le président de la République, Abdelaziz  Bouteflika a procédé mercredi à la nomination de  M. Abdelmadjid Tebboune au poste de Premier ministre, en remplacement de M.  Abdelmalek Sellal, a annoncé la présidence de la République dans un  communiqué.
"A la suite de la proclamation par le Conseil constitutionnel, des  résultats définitifs des élections législatives, et de l'installation de la  huitième législature de l'Assemblée populaire nationale, M. Abdelmalek  Sellal,  Premier ministre a présenté ce jour à son excellence, M. Abdelaziz  Bouteflika, président de la République, sa démission et celle du  gouvernement", a précisé le communiqué de la Présidence de la République.
"Le président de la République a félicité M. Abdelmalek Sellal, Premier  ministre sortant et les membres du gouvernement pour le travail qu'ils ont  accompli", a souligné la même source. "Conformément à l'article 91, alinéa 5 de la Constitution, M. Le Président  de la République, a, après consultation de la majorité parlementaire, nommé  M. Abdelmadjid Tebboune, Premier ministre", a indiqué le communiqué.
"Le chef de l'Etat a également chargé les membres du gouvernement  démissionnaire de vaquer aux affaires courantes de leurs secteurs  respectifs, en attendant la nomination du gouvernement", a souligné la même  source.
Le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune
Abdelmadjid Tebboune, nommé mercredi Premier ministre par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a occupé plusieurs postes ministériels durant sa longue carrière, dont le dernier était celui de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville.
M. Tebboune, qui est également membre du Comité central du parti de Front de libération nationale (FLN), est né le 17 novembre 1945 à Mechria (wilaya de Nâama), est diplômé de l'Ecole nationale d'administration (ENA), spécialité économie et finances (1965-1969).
Durant sa carrière, le nouveau Premier ministre a occupé les postes de ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur et des Collectivité Locales, Chargé des collectivités locales (1991-1992), ministre de la Communication et de la Culture (1999), ministre des Collectivités Locales (2000-2001) et ministre de l'Habitat et de l'urbanisme (2001-2002).
En 2012, il revient au ministère de l'Habitat et de l'urbanisme. Son département ministériel est élargi en 2013 à la Ville.
M. Tebboune, marié et père de cinq enfants, a assuré depuis janvier dernier l'intérim du ministère du Commerce suite à l'absence prolongée pour maladie du défunt Bakhti Belaib.
Avant d'occuper des postes ministériels, il a été secrétaire général des wilayas de Djelfa, Adrar, Batna et M'sila et wali d'Adrar, Tiaret et Tizi-Ouzou.
APS

Premier tour des législatives, la candidate En Marche Houmria BERRADA est arrivée en tête

https://www.facebook.com/houmriaberradaEnMarche/?pnref=story
Elle a certes adhéré au Parti Socialiste, du temps où elle était conseillère de quartier à Fives. Elle l’a très vite quitté. Pour Houmria Berrada, cette campagne des législatives dans la 2e  circonscription sera son véritable baptême du feu en politique. Un mot connoté, au-dessus duquel elle inscrit son engagement pour En Marche !
«  Le but, c’est de dépasser les clivages politiques. Nous voulons parler à l’ensemble des citoyens qui ont besoin de savoir ce que l’on peut faire pour changer leur quotidien plutôt que de mettre en avant des étiquettes politiques  », proclame la jeune Monsoise, adhérente du mouvement depuis le début de l’année après avoir suivi sa naissance. «  Le discours d’Emmanuel Macron m’a interpellée. Libérer les énergies en dépassant les clivages, c’est une démarche qui me parle profondément. »
La candidate, qui a grandi à Wazemmes, vécu à Lille-Fives avant d’emménager à Mons-en-Baroeul où elle a créé le comit é EM !, estime qu’il y a aujourd’hui une vraie dynamique pour le mouvement qu’elle représente dans la circonscription. «  À Mons avec mon comité, à Villeneuve-d’Ascq avec ceux de Christian Carnois et d’Olfa Laforce, à Hellemmes ou à Ronchin, ces comités sont très actifs. Ils perdureront, car ils seront précieux dans les remontées du terrain. »
Un terrain auquel Houmria Berrada revendique son ancrage. «  Je suis une jeune issue de quartiers où il m’a fallu me battre avec ce que j’avais pour m’en sortir. Je me sens totalement en phase avec le discours d’Emmanuel Macron. Il y a dans ce pays des paralysies qui empêchent que s’expriment les énergies. Il est temps de s’inscrire en rupture avec cet état de fait. »
 S. H.
La voix du nord

Houmria est membre active du programme Génération Entrepreneurs en Algérie de l'association Maison de l'Algérie




https://www.facebook.com/lamaisondelalgerie/videos/430395773807689/





En Marche ! esquive la cacophonie avec un ticket Berrada – Carnois


Cette fois ça y est… Depuis vendredi soir, En Marche ! a lancé sa campagne dans la deuxième circonscription (Villeneuve-d’Ascq, Mons-en-Baroeul, Ronchin, Lezennes, Lille Fives, Hellemmes), territoire ancré à gauche qui a déroulé un joli tapis rouge à Emmanuel Macron lors des deux tours de la présidentielle (24,01 % puis 76,33 %). Le mouvement du président de la République s’est pourtant pris les pieds dans ce même tapis à l’heure des investitures le 11 mai en oubliant la circonscription. Laissant même croire quelques jours que la députée socialiste sortante Audrey Linkenheld pouvait être En Marche-compatible.
« On est dans le raisonnable, l’efficacité, l’équilibre et la complémentarité. Ce tandem est pertinent. »

«  Il s’est tout simplement produit un couac dû à la jeunesse de notre mouvement  », relativise la Monsoise Houmria Berrada, candidate issue de la société civile finalement investie trois jours plus tard, alors que le Villeneuvois Christian Carnois, historique du MoDem, attendait lui aussi l’investiture EM ! Ne voyant rien venir, il avait décidé de se présenter sans attendre… Un imbroglio qu’En Marche ! a finalement géré sans vagues. Pendant une semaine, la coulisse a bruissé de négociations qui ont abouti, ce week-end, à l’officialisation d’un tandem pour les législatives.
Houmria Berrada, 34 ans, à la tête de son cabinet de consulting en stratégie d’organisation des entreprises et engagée dans le milieu associatif en faveur de l’insertion, sera bien candidate titulaire. Mais elle sera épaulée par Christian Carnois, pharmacien de son état et adjoint au maire de Villeneuve-d’Ascq en charge de l’économie, candidat suppléant. Une œuvre de diplomatie destinée à éviter la cacophonie dans une circonscription où le mouvement d’Emmanuel Macron aura assurément une carte à jouer, même si la partie devrait être difficile face à Audrey Linkenheld, députée sortante consciencieuse et assez estimée.
«  Mme Linkenheld est tout à fait respectable, mais il aurait été tout à fait inconcevable que la circonscription soit gelée pour elle au nom d’En Marche ! C’est pourquoi j’avais franchi le pas en me présentant sans investiture, je l’assume et ne regrette rien », défend Christian Carnois, qui aurait pu, toutefois, maintenir sa candidature aux législatives malgré l’investiture d’Houmria Berrada. «  Car sur le plan départemental, le compte n’y était pas pour le MoDem  », rappelle le Villeneuvois, qui a finalement préféré jouer la carte du tandem. «  On est dans le raisonnable, l’efficacité, l’équilibre et la complémentarité. C’est pertinent  », se satisfait l’élu MoDem, plusieurs fois candidat aux législatives pour le parti de François Bayrou, qui plaide l’expérience au côté de la jeunesse.
LA VOIX DU NORD
«Dépasser les clivages politiques»
A la tête d’un cabinet de consulting, la Monsoise de 34 ans fait son baptême du feu en politique.Elle a certes adhéré au Parti Socialiste, du temps où elle était conseillère de quartier à Fives. Elle l’a très vite quitté. Pour Houmria Berrada, cette campagne des législatives dans la 2e  circonscription sera son véritable baptême du feu en politique. Un mot connoté, au-dessus duquel elle inscrit son engagement pour En Marche !
«  Le but, c’est de dépasser les clivages politiques. Nous voulons parler à l’ensemble des citoyens qui ont besoin de savoir ce que l’on peut faire pour changer leur quotidien plutôt que de mettre en avant des étiquettes politiques  », proclame la jeune Monsoise, adhérente du mouvement depuis le début de l’année après avoir suivi sa naissance. «  Le discours d’Emmanuel Macron m’a interpellée. Libérer les énergies en dépassant les clivages, c’est une démarche qui me parle profondément. »
La candidate, qui a grandi à Wazemmes, vécu à Lille-Fives avant d’emménager à Mons-en-Baroeul où elle a créé le comit é EM !, estime qu’il y a aujourd’hui une vraie dynamique pour le mouvement qu’elle représente dans la circonscription. «  À Mons avec mon comité, à Villeneuve-d’Ascq avec ceux de Christian Carnois et d’Olfa Laforce, à Hellemmes ou à Ronchin, ces comités sont très actifs. Ils perdureront, car ils seront précieux dans les remontées du terrain. »
Un terrain auquel Houmria Berrada revendique son ancrage. «  Je suis une jeune issue de quartiers où il m’a fallu me battre avec ce que j’avais pour m’en sortir. Je me sens totalement en phase avec le discours d’Emmanuel Macron. Il y a dans ce pays des paralysies qui empêchent que s’expriment les énergies. Il est temps de s’inscrire en rupture avec cet état de fait. »
 S. H.