Maison de l'Algérie Pont-d'intelligence

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mercredi 16 juillet 2014

ON Y PENSE 50 ANS APRÈS L'INDÉPENDANCE DU PAYS : Alger veut changer de nom... à ses rues

Ces endroits portent encore, pour certains, des noms de gloires du colonialisme
 
Rue des Fusillés, Ruisseau ou Oued Kniss?
Ce n'est que cinquante ans après l'indépendance du pays que le ministère de l'Intérieur prépare un travail «titanesque» d'appellations nouvelles pour débaptiser des noms de rues, lieux, édifices publics.
Ces endroits portent encore, pour certains, des noms de gloires du colonialisme ou des appellations du «lieudit». Les exemples ne manquent pas pour illustrer cet illogisme qui heurte le sentiment nationaliste et fait main basse sur l'identité du peuple algérien Une conférence-débat s'est tenue hier au Centre de presse d'El Moudjahid pour examiner les efforts entrepris par les pouvoirs publics dans ce sens. En plus de la presse nationale écrite, radiophonique et télévisée, étaient présents à cette conférence, pilotée par Mme Fatiha Hamrit, directrice de la gouvernance au sein du ministère de l'Intérieur, des représentants de différents ministères et organismes concernés comme ceux de l'Intérieur, l'Habitat, les Moudjahidine, de la Défense... pour ne citer que ceux-là.
Le représentant du ministère de l'Intérieur, Ali Boulerbah, qui préside le groupe de travail chargé de cette mission a assuré, dans son intervention, que les moyens humains et matériels existent pour mener à bien cette action gigantesque et répondre aux besoins de cette opération. Il ne donnera toutefois aucun chiffre quant à son coût ou le nombre de personnes engagées dans cette entreprise qui doit durer six mois. L'opération de baptisation, a-t-il ajouté, doit être précédée d'un travail préparatoire qui consiste à collecter le maximum de données et d'informations urbaines et géographiques de la ville.
A cet effet la commune doit disposer des plans de la commune et d'un état des lieux avec une localisation des voies dénommées et non dénommées.
Les intervenants sont la commune et les services techniques de la daïra, les moyens et outils que sont un fichier numérique, documents cartographiques et photographies aériennes pour les communes non couvertes par une cartographie.. Il y a lieu de citer des situations aberrantes connues de tous et révélées par un universitaire présent à la conférence. Il s'agit d'un défaut d'harmonisation dans l'appellation des lieux par trois entreprises nationales de transport à propos d'un point focal de la capitale. Il s'agit d'un point de l'ouest immédiat du centre d'Alger. Pour le métro, il s'agit de la «Rue des Fusillés», pour le tramway c'est toujours «Le Ruisseau» alors que le téléphérique qui mène au Palais de la culture à partir de cet endroit, lui préfère le nom de «Oued Kniss»!?
Cet exemple est suffisamment édifiant pour comprendre la nécessité urgente d'une action de réhabilitation des noms de rues et avenues de la capitale.
La représentante du ministère de l'Habitat a été abordée par L'Expression dont le journaliste avait déjà fait remarquer au ministre précédent du secteur, les fâcheuses appellations de cités nouvelles par le nombre de logements qu'elles renferment, (400 logements, 125, 245 etc...) Manquons-nous à ce point de dates historiques, de noms de héros, de savants, de fleurs, de sites... pour se rabattre sur de simples chiffres? Voyons messieurs!.
L'expression

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