Maison de l'Algérie Pont-d'intelligence

Maison de l'Algérie Pont-d'intelligence

samedi 21 décembre 2013

APRÈS LE PREMIER MINISTRE FRANÇAIS, VISITES PROCHAINES DU MINISTRE CHINOIS DES AE ET DU SECRÉTAIRE D'ETAT AMÉRICAIN : Le ballet des puissants à Alger

L'Algérie n'est pas si isolée que ça
 
                                               L'Algérie n'est pas si isolée que ça
 
La diplomatie algérienne est en train de jouer une belle partition. «La symphonie est écrite par le président Bouteflika», rectifie le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.

Le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, vient d'achever une visite de deux jours à Alger. Il sera relayé par le ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine, Wang Yi, samedi et dimanche prochains à l'invitation du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. Cette valse de puissants à Alger sera clôturée par le plus puissant d'entre eux, les Etats-Unis. Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry sera, lui aussi, à Alger à la mi-janvier, ont affirmé des sources diplomatiques. Le grand mérite de ce ballet diplomatique à Alger est qu'il leve les incertitudes qui pèsent sur l'avenir d'un pays politiquement inerte.
Finalement, l'Algérie n'est pas si isolée que ça. La diplomatie algérienne est en train de jouer une belle partition. «La symphonie est écrite par le président Bouteflika», rectifie le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. Du reste, il s'agit d'un combat de gladiateurs que se livrent sur l'arène d'Alger les trois géants que sont les Etats-Unis d'Amérique, la Chine et la France. L'enjeu? Ce sont des marchés à prendre. C'est ce qui motive cet élan intense manifesté par les trois puissances occidentales. Par une conjonction de situations et d'éléments internes et externes, l'Algérie est devenue le Pérou, malgré elle. Un chantier de construction d'infrastructures de base à perte de vue, ce qui peut constituer une réelle bouffée d'oxygène à une économie occidentale en crise. Une île de paix dans un environnement régional en proie à de graves perturbations sécuritaires. Sur ce plan, l'Algérie, de par cette stabilité et son capital expérience dans la lutte contre le terrorisme, peut constituer un allié incontournable dans cette guerre transnationale contre le terrorisme. Le Premier ministre français a clôturé sa visite de deux jours à Alger par la signature d'une dizaine d'accords de coopération englobant divers secteurs d'activité.
S'agissant du dialogue politique, le communiqué relève qu'Alger et Paris ont constaté avec «satisfaction» la multiplication des visites bilatérales depuis 2012, estimant que cette «intensification» des rencontres témoignait de la volonté commune des deux pays de donner «une impulsion forte» à leurs relations bilatérales. Mais en filigrane, l'objectif de la France est de reprendre la place de premier partenaire en Algérie, qui a été ravie pour la première fois en 2013 par la Chine. Cette dernière ne s'encombre pas de détails. Dans un point de presse organisé, hier, à l'occasion de l'année du Cheval, l'ambassadeur chinois à Alger a affirmé que «la présence d'entreprises étrangères concurrentes est une très bonne chose pour l'Algérie».
L'ambassadeur a ajouté que son pays est disposé à aller encore plus loin dans la coopération avec l'Algérie, notamment dans tous les domaines dont celui de l'agriculture. «Les terres existent, les moyens aussi. Nous sommes prêts à contribuer à faire en sorte que l'Algérie devienne un exportateur de blé. Il faut faire de cette idée un objectif et non pas un rêve.» Cet aspect et d'autres domaines de partenariat seront abordés lors de la prochaine visite du ministre chinois des AE samedi et dimanche prochains.«Cette visite qui coïncide avec la célébration du 55e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays sera l'occasion de passer en revue l'ensemble des volets de la coopération bilatérale en vue d'approfondir et de développer les relations entre nos deux pays», a précisé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani.
Ce n'est pas tant l'enjeu strictement économique qui motive les Américains en Algérie. A chacun ses priorités, et c'est l'aspect sécuritaire qui intéresse l'Oncle Sam. Les Américains sont donc à la recherche d'un partenaire solide et confiant sur lequel s'appuyer pour défendre leurs intérêts. Vu son expérience reconnue dans la lutte antiterroriste, l'Algérie est tout indiquée en Afrique du Nord pour leurs intérêts économiques et stratégiques.

L'EXPRESSION

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire