Maison de l'Algérie Pont-d'intelligence

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lundi 2 décembre 2013

Le cinéma français porte un coup aux sites de streaming illégaux

Les professionnels du cinéma français ont patienté deux ans, mais fini par obtenir largement gain de cause. Jeudi, le tribunal de grande instance de Paris a ordonné aux principaux fournisseurs d'accès à Internet et moteurs de recherche en France d'appliquer une série de mesures pour faire disparaître seize sites de streaming pour les internautes français, dont le très populaire DPStream.
L'offensive judiciaire du cinéma contre les sites de streaming a été lancée en décembre 2011. Elle a été portée dès l'origine par l'Association des producteurs de cinéma (APF), la Fédération nationale des distributeurs de films (FNDF) et le Syndicat des éditeurs de vidéo numérique (SEVN), rejoints par l'Union des producteurs de films (UPF) et le Syndicat des producteurs indépendants (SPI).
Deux sites toujours actifs
Concrètement, le tribunal a estimé que les professionnels du cinéma avaient apporté suffisamment de preuves que les sites de streaming attaqués en justice étaient «entièrement dédiés ou quasiment dédiés à la représentation d'œuvres audiovisuelles sans le consentement des auteurs» et qu'ils portaient donc atteinte à leurs droits.
Les sites concernés appartiennent à la galaxie «Allo» (Allostreaming, Alloshowtv…), qui régnait sur le streaming en France il y a deux ans. Entre-temps, la plupart de ces sites ont stoppé leur activité, en raison de leur déréférencement dans les moteurs de recherche. Mais les ayants droit ont aussi ciblé deux réincarnations d'AlloStreaming encore actives, Fifostream et DPStream. Ce dernier a attiré à lui seul plus de 2 millions de visiteurs uniques en France en septembre.
Un blocage durant un an
Dans le détail, le jugement ordonne aux fournisseurs d'accès Orange, Bouygues Télécom, Numericable, Free, SFR et Darty Télécom de «mettre en œuvre et/ou faire mettre en œuvre […] toutes mesures propres à empêcher, à partir du territoire français […] l'accès par tout moyen efficace et notamment par le blocage» des seize sites de streaming de films et de séries télévisées concernés.
Les moteurs de recherche de Google, de Microsoft, de Yahoo! et d'Orange devront de leur côté «prendre ou faire prendre toutes mesures utiles en vue d'empêcher sur leurs services l'apparition de toute réponse et tout résultat renvoyant vers l'une des pages» de ces différents sites.
Le blocage entrera en vigueur d'ici à deux semaines et durera un an. Lors des audiences, les moteurs de recherche et les fournisseurs d'accès à Internet ont contesté ces mesures. Les coûts techniques seront pris en charge par les ayants droit, précise PCInpact. «Le coût des mesures ordonnées ne peut être mis à la charge des défendeurs, qui ont l'obligation de les mettre en œuvre», indique ainsi la décision. Les réincarnations de ces sites ne pourront pas être automatiquement bloquées, mais devront faire l'objet d'une nouvelle assignation en référé «afin que l'actualisation des mesures soit ordonnée».
Le Figaro

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