Maison de l'Algérie Pont-d'intelligence

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lundi 9 décembre 2013

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : L'Université algérienne s'implique

L'Ensa devra réunir l'ensemble des spécialistes concernés afin de discuter des voies et moyens à mettre en place pour faire avancer le programme de la sécurité alimentaire.

Entrant dans le cadre du programme des pays 5+5, portant sur la sécurité alimentaire dans les pays de la rive sud de la Méditerranée, l'Ecole nationale supérieure agroalimentaire (Ensa) de l'ex-Belfort à Alger, organisera le 11 décembre prochain, une importante rencontre entre les universitaires et les opérateurs du secteur de l'agriculture.
Afin d'établir de véritables liens de travail et de partenariat entre l'Université algérienne et les agriculteurs, Omar Chérifi, enseignant chercheur à l'Ensa et représentant officiel de l'Université algérienne avec le secteur universitaire des pays 5+5, a révélé que «l'Ensa, devra réunir l'ensemble des spécialistes concernés afin de discuter des voies et moyens à mettre en place, pour faire avancer un programme d'action qui va dans le sens du développement de la production agricole». Se basant sur des statistiques de l'organisation internationale Oecd/FAO, la plus proche de la réalité, M.Chérifi a indiqué que l'Algérie produit une moyenne de 15 q/ha de céréales par an, sans pour autant omettre le groupe des 50 qui sont vraiment loin de hisser la production algérienne par rapport à la moyenne de production annuelle mondiale qui est de 60 à 70 q/ha de céréales par an. L'Algérie devra arriver à produire au moins 30 q/ha de céréales par an, afin de s'assurer une meilleure place en termes de sécurité alimentaire. Actuellement, la consommation annuelle du citoyen algérien est de 211 kg/an, alors que les citoyens des autres pays ne consomment que 64 kg de céréales par an. Interrogé sur les raisons qui poussent l'Algérien à consommer les céréales trois fois plus que les autres consommateurs, cet enseignant et chercheur avance plusieurs facteurs, à commencer par la surconsommation et le gaspillage du pain à longueur d'année.
Le régime alimentaire et la faiblesse du pouvoir d'achat, ont imposé des habitudes nutritionnelles depuis au point de se rabattre tous sur le pain et les dérivés des céréales, tout en réduisant la consommation des fruits et légumes, d'où la problématique du déséquilibre alimentaire à l'échelle nationale.
Belkacemi Haouès, enseignant chercheur à l'Ensa, dira de son côté, que l'éducation de la nutrition alimentaire (Enal), est devenue une nécessité afin de faire changer l'habitude des Algériens qui n'ont pas choisi leur mode nutritionnel, mais ce sont des phénomènes qui relèvent des mutations économiques et sociales. L'éducation qui porte sur l'équilibre alimentaire commence à partir de l'école primaire où on doit apprendre aux enfants les bonnes habitudes. «L'éducation des enfants dans ce sens et surtout les filles, sur l'importance de la nutrition alimentaire, peut changer les habitudes alimentaires à partir de la maison familiale», a souligné M.Belkacemi. La Confédération algérienne du patronat (CAP) est l'organisme qui s'est engagé aux côtés de l'Ensa pour développer une passerelle entre l'université et les entreprises qui doivent bénéficier de l'expertise universitaire algérienne, afin d'aller en avant. C'est le fruit d'un travail scientifique gigantesque effectué par l'ex-directrice générale de l'Ensa, Mme Isoula Rosa, dont tout le monde regrette son départ, et a été remplacée le 12 novembre dernier en pleine année universitaire.
«On ne voit pas pourquoi remplacer une compétence de ce niveau en pleine année universitaire», déplorent de nombreux enseignants et étudiants qui n'ont pas hésité à lui rendre hommage pour tous ses engagements en faveur du développement des compétences.
A en croire certaines sources concordantes, le nouveau ministre de l'Enseignement supérieur a été induit en erreur et ce, après que l'Ensa ait été remise sur les rails par la même directrice. Le nouveau directeur général qui a été installé devra s'inspirer des résultats de cette dame qui a quitté son poste après quatre ans à la tête de l'Ensa. Lutte de clans ou d'intérêt personnel, l'Ensa restera un pôle universitaire au-dessus des luttes partisanes, a-t-on souligné.

L'EXPRESSION

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