Maison de l'Algérie Pont-d'intelligence

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jeudi 12 décembre 2013

VISITE DU PREMIER MINISTRE FRANÇAIS LES 16 ET 17 DÉCEMBRE EN ALGÉRIE : Les ingrédients d'un partenariat d'exception

Jean-Marc Ayrault
 
Les deux pays mettent présentement de côté les questions politiques tablant sur le côté économique en vue de construire un «partenariat d'exception».

Entre l'Algérie et la France, les choses s'accélèrent. Depuis la visite du président François Hollande, au mois de décembre 2012 en Algérie, la machine tourne à pleine vitesse.
La France qui veut sauvegarder sa position de «partenaire étranger privilégiée» avec l'Algérie, au moment où d'autres puissances sont à la conquête du marché local, multiplie les efforts pour ce faire.
C'est dans ce contexte qu'interviendra la visite officielle du Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, en Algérie, prévue les 16 et 17 décembre en cours.
«Ce déplacement a pour objectif d'approfondir le dialogue bilatéral dans le prolongement de la visite d'Etat qu'a effectuée sur place le président de la République en décembre 2012. Il sera l'occasion de tenir la première session du comité intergouvernemental de haut niveau, nouvelle instance de dialogue régulier entre les deux gouvernements que le Premier ministre présidera conjointement avec son homologue algérien, Abdelmalek Sellal et auquel participeront de nombreux ministres», selon un responsable français.
Les deux Premiers ministres vont également s'exprimer devant les entreprises françaises et algériennes qui se réuniront à Alger ce 16 décembre. Economie et investissement seront au menu de la rencontre. «Une rencontre économique réunira lundi prochain à Alger les chefs d'entreprise algériens et français pour permettre la mise en relation entre les communautés d'affaires des deux pays», indique, pour sa part, le Forum des chefs d'entreprise (FCE) dans un communiqué.
Cette rencontre coprésidée par les Premiers ministres algérien et français, MM.Abdelmalek Sellal et Jean-Marc Ayrault, constituera pour le FCE «une opportunité de contacts et de discussions pour les chefs d'entreprise autour notamment des thématiques sectorielles de l'agroalimentaire, les infrastructures, l'énergie, la santé, les médicaments, le transport, le bâtiment, les travaux publics, l'habitat et les technologies de l'information et de la communication». Les chefs d'entreprise des deux pays rencontreront également, durant la matinée du 16 décembre, le ministre algérien du Développement industriel et de la Promotion de l'investissement ainsi que les ministres français du Commerce extérieur et du Redressement productif.
Le lendemain, soit le 17 décembre, Jean-Marc Ayrault se rendra à Oran où son programme permettra d'illustrer le développement du partenariat économique entre les deux pays dans une logique gagnant-gagnant. Il visitera le tramway d'Oran, les usines Renault et Lafarge ainsi que les coopérations engagées au service de la jeunesse algérienne, notamment dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la formation professionnelle.
Ainsi, on peut dire que les relations entre l'Algérie et la France ont définitivement dépassé la glaciation qui les a caractérisées ces dernières années.
Les deux pays qui mettent présentement de côté les questions politiques, susceptibles de créer des tensions, tablent sur le volet économique en vue de construire ce que les responsables des deux pays veulent être un «partenariat d'exception». Ce désir a été exprimé par le Premier ministre algérien à l'issue de l'entretien qu'il avait eu, le 5 décembre dernier, au palais de l'Elysée à Paris, avec le président français, François Hollande.
Les deux pays sont-ils prêts à réaliser ce partenariat d'exception?
Oui, estime Jean-Pierre Chevènement, sénateur français, ancien ministre et président de l'association France-Algérie.
Dans une interview parue, hier, dans les colonnes du quotidien El Watan, M.Chevènement a soutenu que «maintenant, un partenariat d'exception peut exister entre la France et l'Algérie».
«Je crois pouvoir dire que dans tous les domaines, les échanges sont étroits entre la partie algérienne et la partie française. Il y a des liens de confiance qui ont été créés depuis une année et que nous devons, non seulement préserver, mais aussi approfondir», a-t-il argué.

L'EXPRESSION

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